OBSERVATION VII
. (Jean-Marie), blessé le 5 août 1916 à Verdun par balle. Trajet en séton allant de la fesse droite à la région
sus-pubienne. {ssue d'urine par les deux plaies. 4
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Cystostomie précoce de dérivation à l’ambulance. Sonde à demeure. Est évacué sur le centre urologique le 20 août. Le drain est enlevé le vingtième jour.
En septembre, l’orifice d'entrée est cicatrisé. L’orifice de sortie présente un léger bourgeon charnu et ne laisse plus écouler d'urine. Les urines sont à peine louches, sans filaments ni albumine. L’urèthre est libre à l'explorateur 18. La capacité vésicale est de 200 centimètres cubes. La prostate est petite sans noyau. Les vésicules séminales non perceptibles. Par le toucher rectal, on ne sent pas le trajet de la balle. Les reins sont normaux. Le malade urine bien. Il sort guéri le 2 novembre 1916.
OBsERVATION VIII
J.., Adolphe, 27 ans, blessé le 26 août 1914, à Gerbevillers, par balle, trajet en séton, allant de l’épine pubienne droite à la partie supérieure de la fesse gauche. Pansement au poste de secours. L’urine s'écoule en totatalité mêlée de sang par les deux fistules. Le sondage ne ramène rien.
Evacué sur Romans où on l’opère le 12 septembre. Cystostomie par débridement de la plaie pubienne. Extraction de caillots et de fragments de capote intra-vésicaux. Drain sus-pubien, Sonde à demeure.
La plaie fessière fut cicatrisée en janvier 1915. La fistule sus-pubienne en mars. Mais on ne put supprimer la sonde à demeure, Le malade n’éprouvant pas de besoin mictionnel et l'urine s’écoulant continuellement par l’urèthre. Il est promené d'hôpitaux en hôpitaux (14 séjours), obtient des convalescences de deux mois, trois mois, un mois et demi. Le 31 juillet 1916, on note à Clermont : « incontinence d'urine diurne et nocturne, douleur au rein droit ».
Il entre enfin au centre urologique le 15 décembre 1916 : incontinence complète ; urine claire sans albumine. L’examen de l'urèthre montre un calibre normal n° 22; la sensibilité uréthrale est considérablement diminuée ; la capacité vésicale est de 300 centimètres cubes. L'atonie vésicale
est très marquée. La sensibilité considérablement diminuée. La prostate est normale, facile à délimiter. Cystoscopie (D: Bouloumeix) : on aperçoit à un demi-centimètre en dehors de l’orifice uretéral droit, une dépression en cul-depoule.
Le malade porte un appareil pour incontinence. Encore en traitement.
OBsERVATION IX
P.…., Louis, 412° d'infanterie, blessé le 2 juin 1916 à la cote 304 par éclat d’obus. Plaies multiples des régions fessières et périnéales. Plaie de la vessie traversée par un projectile venu se loger sous la paroi abdominale.
Premier pansement cinq heures après à l’ambulance. Le 3, dérivation sus-pubienne, drain de Marion. Est évacué sur le centre urologique le 40. Le drain sus-pubien est enlevé le vingtième ‘our. Le 17 juillet on note : « pas de rétrécissement, les urines sont claires, on ne sent rien par le toucher rectal ; le malade urine facilement par la verge. Rien à la prostate ni aux testicules. La plaie hypogastrique est presque totalement cicatrisée. » /
Le 10 août, la radiographie signale-un petit éclat à l’extrémité inférieure du pli inguinal, éclat superficiel; on l'enlève sous anesthésie. L'épreuve permet encore’ de constater la présence de plusieurs autres éclats. Comme ils n’entraînent pas d'accidents, on ne tente pas l'extraction.
Le 1* septembre, la plaie de cystostomie s'est cicatrisée d'elle-même. Uurines claires sans albumine. La miction est satisfaisante; mais la cystostomie a laissé un peu d’éventration de chaque côté de la cicatrice.
Le malade est évacué avec deux mois de convalescence.
3° Plaies associées de la vessie et du rectum OBSERVATION X &
5... (François). Est envoyé d'Annecyau centre urologique le 28 juillet 1916 pour fistule vésico-rectale.
“A été! Blessé le 27 Septembre 1914 à Hérleviller, dans la Somme, par balle entrée à gauche de ligne médiane: au-dessus du pubis, et sortie {à la fesse droite, à un travers de doigt pli interfessier ee trois travers audessus de l'anus. 3 AG iRS
ë “Perte de connaissance. Pénéeient: au posté de secours. Evatiation sur l'hôpital d’Arbonières. A ce moment le malade urinait ‘par l'hypogastre, par la fesse droite et le rectum. Urine mêlée de sang et de matières. <s de miction par la verge. al
Au troisième jour, évérostion- sur l'hôpital Saint-Louis. Service du D' Rochard. Pansement et lavages. Sonde à demeure, qu'on dut enlever, obturée par les matières. Pas d'intervention.
En janvier 1915, le malade passe à l'hôpital Cochin dans le service du D' Michon. Sonde à demeure avec trois lavages de vessie par jour. Intervention le 27 janvier, incision sus-pubienne ; cystostomie à ün travers de doigt de l'orifice d'entrée, dans lequel on met un drain. Sonde 000 gastrique.
Contre incision RATE Le 5 février on enlève la sonde hypogastrique. On met une sonde à demeure. On réincise au périnée; vers le 15 août on enlève la sonde uréthrale. A ce moment, il né s'écoule plus d'urine ni par le périnée, ni par l’hypogastre, ni par la fesse.
En septembre, l'urine apparaît à FES. au moment des défécations.
En octobre, le malade passe dans un service de médecine pour bronchite. chronique. |
Evacuation en avril 1916 et convalescence d’un mois. Après consultation du D' Michon, le malade retourne au dépôt, qui l’envoie au centre urologique. On note à l'examen uné cicatrice sus-pubienne et une périnéale plus petite. A l'exploration de l’urèthre, un n° 17 est arrêté à 13 centimètres. Une filiforme passe et à sa suite un n° 20. Ee canal apparaît dévié et un peu rétréci. Il n'existe pas de résidu vésical. Au toucher rectal on note, à gauche de la ligne médiane et à la place de la prostate, une masse globulaire dure et fixe de la dimension d’une noix, à la partie inférieure
de laquelle on sent une petite dépression, peut-être le trajet fistuleux. LE s
Les reins ne sont ni perceptibles ni douloureux; les urines claires avec un disque moyen d’albumine.
Le 30 octobre 1916, cystoscopie : la vessie est assez propre et claire; on ne note rien sur le plancher ni sur les ‘faces latérales. Il semble qu'on aperçoit au sommet du côté droit une fente avec matières noirâtres de 1 cm. 1/2 de largeur environ.
Le blessé refusant une nouvelle intervention, on le propose pour une réformeftemporaire avec gratification.