III. — Les\types cliniques que l’on observe sont
différents dans une ambulance de première ligne ou
dans un centre urologique du territoire. Dans un cas, c’est un syndrome abdominal ou une plaie du bassin avec fistule vésicale, vésico-rectale, avec ou sans fracture osseuse. Dans l’autre, ce sont les projectiles intravésicaux méconnus auparavant, les fistules entretenues par la suppuration des trajets
ou la persistance d'un foyer osseux, la fistule sus-
pubienne reste d'une taille antérieure; enfin des troubles fonctionnels après cicatrisation, et qui se résument dans la rétention ou l’incontinence.
SG + Et
IV. — Beaucoup de plaies vésicales sont bénignes et peuvent guérir d’elles-mêmes. Pour celles qui sont graves le pronostic dépendra surtout du traitement
employé, à l'avant précoce et systématique, à l'arrière - spécialisé et minutieux.
Dans les plaies intrapéritonéales une laparotomie précoce donne au malade quelques chances de survie. Dans les blessures extrapéritonéales, une cystostomie de dérivation, précocement faite, assurera l'évacuation urinaire, sauvera ces blessés de la septi-
‘ cémie ou de linfiltration d'urine et permettra de poursuivre dans les meilleures conditions, quand ils seront revenus à l'arrière, les traitements ultérieurs; l'ablation des corps étrangers, le débridement des
trajets fistuleux, le curetage des foyers de suppuration
osseuse, l'occlusion par cystorrhaphie d’un orifice de taille où de blessure lent à se fermer, ou enfin la réfection plastique d’un urèthre profond, qui aurait été plus ou moins détaché de la vessie.
Le Président de la thèse,
Vu : V. ROCHET.
Pour le Doyen :
Le Professeur délégué,
Aug. POLLOSSON.
Vu ET PERMIS D'IMPRIMER :
Lyon, le 45 mars 1947.
Le Recteur, Président du Conseil de l'Université,
JOUBIN.