‹ Plaies de la Vessie:Chapitre 6 sur 29 · OBSERVATION II · texte numérisé non relu

OBSERVATION II

G... (Joseph), 159° d'infanterie, est blessé le 9 juillet 1915 :

à la Fonteuelle. Plaie borgne à la partie supéro-externe de la cuisse gauche, par laquelle s'écoule l'urine presque en totalité.

Pansement au poste de secours. Evacué sur l’Hôtel-Dieu de Lyon, service du Prof. Vallas. La sonde à demeure permet la cicatrisation de la fistule au bout de trois semaines environ. Mais le malade conserve des troubles de la miction pour lesquels il rentre au centre urologique le 15 mai. L'examen montre un urèthre normal, des urines louches sans albumine, un résidu vésical de 80 grammes. À la radiographie, le projectile se projette au niveau de la symphyse pubienne, à 10 centimètres de profondeur.

Intervention le 3 juin 1916 par M. Rochet : La découverte de la vessie est laborieuse par suite de nombreuses adhérences au-devant d'elle et une sorte de péricystite adhésive. La moitié du schrapnell est trouvée sur le plancher vésical, entourée d’une zone fongueuse comme un ulcère chronique. Suture complète de la vessie avec simplement deux petits drains en arrière du pubis. Sonde à demeure uréthrale. | |

Le 17 juillet la plaie est complètement cicatrisée: le sondage ne ramène pas de résidu ; la vessie se vide bien; les urines sont encore légèrement louches sans albumine ; le malade est évacué le 31 juillet. 4

OgseRrvATION III

P... (Louis), 2° groupe aviation.

A été blessé à Vassincourt le 9 septembre 1914 par balle pénétrant à la racine de la verge et perforant la vessie. Sonde à demeure à l’ambulance. Le projectile fut extrait par taille sus-pubienne en mars 19:5, à Bourges : balle Mauser incrustée de phosphates. Cicatrisation de la plaie en un mois.

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