‹ Plaies Du Vagin Au Cours Du CoitChapitre 16 sur 25 · ET GA · texte numérisé non relu

ET GA

La première malade de notre observation fut prise d’une hémorragie abondante qui l’amena au médecin qui constata une plaie de la face postérieure du vagin. C’est également une hémorragie très abondante qui amena notre seconde malade.

L’abondance de l’hémorragie varie d’après l’importance de la plaie du vagin, le siège de cette plaie, et certaines prédispositions particulières du sujet (hémophylie, etc..). Ces plaies saignent le plus souvent en jet, parfois en nappe, parfois même elles sont à l’origine d’un hématome souspéritonéal.

L’hémorragie 4, commé caractère, d’être conti: nue, persistante. Le sang remplit bientôt le vagin, s'écoule par la vulve. La quantité de sang ainsi perdue peut être considérable.

TARDIEU ayant eu à examiner une petite fille présentant une plaie du vagin après viol, estime la perte de sang à plus de deux litres.

La durée de l’hémorragie est variable. Elle peut: persister plusieurs heures, elle peut se renouveler après chaque nouveau coiït. La simple compression vulvaire ne suffit pas à l’arrêter et bientôt compresses, fampons, sont traversés par le sans. C’est qu’en effet l’hémorragie se fait en vase clos et peut continuer, malgré les caïllots qui remplissent le vagin. Ces hémorragies persistantes vont se tra-

SRG S à HORS

duire par une anémie aiguê, avec tous les signes qui accompagnent les grandes pertes de sang.

C’est la continuité de l’hémorragie qui décide la malade à entrer à l’hôpital. Il est certain que sans ce symptôme et en dehors de toute complication (fistule, infection), un certain nombre de plaies passent inaperçues.

Il faut admettre que dans un certain nombre de cas impossibles à déterminer, l’hémostase se fait spontanément et la plaie vaginale se répare et se cicatrise, en dehors de tout acte chirurgical. Dès lors, rien ne vient divulguer ces déchirures si ce n’est la douleur, symptôme secondaire mais toujours présent, que nous avons rencontré au cours de l’interrogatoire de nos deux malades. Cette douleur traduit la déchirure. Elle est extrêmement vive. C’est une sensation d’arrachement, d’avivement cuisant. Elle ne manque jamais pour ainsi dire. Elle a pu déterminer un état syncoptal. Parfois, elle s'accompagne de cette sensation curieuse do les femmes d’un mauvais chemin pris par

l'homme. Lorsqu” il s’agit d’une nullipare, cette douleur éveille forcément l'attention, mais s’il s’agit d’une vierge, la douleur liée à la déchirure vaginale peut se confondre avec celle qui, d’ordinaire, accompagne la défloration partant, elle peut

ne pas être rapportée à sa véritable cause.

Ce symptôme douleur a cependant été discuté, et si certains, comme GUILLEMIN, parlent toujours

ÉARVRE © RRt

d’une douleur vive, d’autres, comme BONAFOS insistent sur l’indolence d’une pareille déchirure.” Pour certains même, l’hémorragie est absolument

indolore. ie

Dans nos deux observations, le symptôme dou-

leur existait.

En résumé, les deux signes fondamentaux des plaies du vagin peuvent se résumer en : hémorrasie et douleur.

L'examen de ces malades montré :

1° Au toucher vaginal, le vagin éncombré dé caillots. Dans un cul-de-sac, la déchirure en général difficilement perceptible, ;

2° C’est le spéculum qui permet de préciser l’origine de l’hémorragie et révèle la déchirure et ses caractères.

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