EVOLUTION
Il existe certainement des cas bénins qui guérissent sans intervention et qui, de ce fait, passent inaperçus. Dans d’autres cas, un simple tamponnement suffit. D’autres cas sont enfin compliqués.
Il faut signaler tout d’abord l’hémorragie qui, par son abondance et sa répétition, peut entraîner la mort, comme dans le cas de CONDAMINE ou de
R. KoOCH.
Secondairement, il faut surtout songer à l’infection de la plaie, infection d’un hématome sous-péritonéal, abcès, sans oublier la possibilité d'une cellulite, d’une péritonite ou même d’une septicémie mortelle comme dans le cas E. R. PASMAIN.
Quant aux complications tardives, surtout lorsqu'il s’agit de plaies larges et infectées, il faut : 3
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craindre les sténoses cicatricielles avec leurs conséquences qui, en plus de l’infirmité pénible qu’elles créent, peuvent se rompre et causer une hémorrasie plus ou moins abondante.
En résumé, le symptôme qui doit toujours attirer l’attention, c’est la quantité et l’aspect rouge du sang. Il faut donc y penser : Interroger le malade, mais il ne faut pas compter obtenir tous les renseig$nements nécessaires. Ii faut surtout bien examiner la malade, rechercher les lésions associées, l’intégrité des culs-de-sac vaginaux.
Il est nécessaire aussi, devant une déchirure de l’hymen, de ne pas se contenter de l'examen superficiel de la vulve, mais d'examiner le vagin au spéculum et d’y rechercher une plaie vaginale associée. Enfin, dans le cas où l’examen est rendu difficile à cause du vaginisme, il faudra endormir la malade pour bien conduire l’examen et traiter convenablement les lésions. On écartera facilement les hémorragies d’origine interne. L’interrogatoire permettra aussi de reconnaître les accidents par empalement, mais c’est avant tout aux manœuvres abortives qu’on pensera devant une plaie du vagin.
On voit l’importance de l’interrogatoire poussé, d’ailleurs souvent bien difficile pour reconnaître l’origine exacte d’une plaie du vagin. .
DIAGNOSTIC ETIOLOGIQUE
La recherche de la cause, pouvant expliquer les plaies du vagin au cours du coït, n’est pas toujours facile.
Rarement, il s'agira d’une jeune fille avant la puberté. Ici, le développement incomplet de l’appareil génital explique facilement la déchirure vaginale, associée à d’autres lésions, en raison des disproportions d’organes.
D'une femme âgée à la ménopause, par suite de l’arrêt de la sécrétion ovarienne, le tractus génital de la femme âgée s’indure, devient scléreux et se déchire facilement.
A ce sujet, COTTE et RIVOLLIER relatent une observation intéressante d’hémorragie après Coït chez ‘une femme de 65 ans qui avait été hospitalisée pour cancer du col, et qui présentait de petites déchiru-
res répétées après coît.