CONCLUSIONS
Tableau résumant nos observations.
Nature du traumatisme Cause de l'intervention
Opérés secondairement
Foyer de fracture très
esquilleux.
a) Séton ASE
Thorax Hemopyothorax.
Sept fois pour projectile
; volumineux, fermé
b) Plaie borgne. / Deux fois pour projec- | tile menaçant de gros vaisseaux,
Projectiles mal tolérés (hémoptysie-pyrexsie)
Thorax couvert (avec grosse Importance des dègats traumatopnée
Ces 51 observations n’ont pas été choisies, mais représentent la série intégrale de toutes les plaies pénétrantes de poitrine, hospitalisées, traitées et suivies dans un même service. Il nous semble donc que,
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de cet ensemble, on puisse tirer quelques enseignements.
I. — Il y a pratiquement deux catégories de blessés de poitrine; ceux avec thorax fermé, ceux avec thorax ouvert; ces derniers survivent rarement à leur blessure.
IH. - L’abstention ne peut plus constituer une
ligne de conduite. Sur 51 cas, 22 ont dù être opérés
dans les 24 heures et 6 secondairement. L’intervention avait paru indiquée par le volume du projectile
inclus (indication non absolue) ou par sa situation;
secondaire, elle était nécessitée par un hémopyothorax ouun petit projectile mal toléré (hémoptysie, douleur).
IIT. — La résection de la IV® cote en avant constitue la voie d'élection pour la plupart des cas de chirurgie pleuropulmonaire. Il y a avantage à inciser le plan musculo cutané à 3 centimètres plus bas, afin de recouvrir la brèche d’un plan résistant et dépourvu de cicatrice. Enfin, après toute intervention précoce et complète, on s’abstiendra de drainage, avec un maximum de chance pour le poumon de recouvrer son intégrité fonctionnelle.
IV. — Mais, malgré tout, l’abstention n’a pas perdu ses droits et s’il est intéressant de constater tout ce que l’on peut attendre de la chirurgie du thorax, il faut, néanmoins, remarquer qu’un nombre important de blessés de poitrine, 44 pour 400 dans notre série,
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ont pu bénéficier de la méthode abstentionniste, avec une mortalité qui n’a pas dépassé 16 pour 100.
Aussi, ne saurions-nous partager l’opinion de certains chirurgiens de l’armée, qui forts de quelques séries heureuses, mais limitées, ont recommandé récemment l'intervention primitive précoce dans la presque totalité des Re de poitrine avec lésions pulmonaires.
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