‹ Plaies pénétrantes de poitrineChapitre 4 sur 16 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

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Pendant la guerre russo-japonaise, les guerres balkaniques et les premières phases de la grande guerre actuelle, on avait une conception sur le traite— ment des plaies pénétrantes de poitrine tout autre de celle que l’on à aujourd’hui. On intervenait rarement, le plus souvent on se contentait d’un traitement médical approprié pour combattre les symptômes et les complications possibles de ces plaies. Le transport des blessés de la ligne de feu à l’ambulance ou à l'hôpital était très long et très pénible, on cite même le cas de formations sanitaires qui, dans la guerre des Balkans se trouvaient à 5 ou 6 jours de marche des troupes au combat; 1l est évident que tous les blessés graves succombaient. Cette sélection faite, 1l ne restait que des blessés légers, guérissant le plus souvent par le traitement médical; mais ces guérisons n’ont été bien souvent que provisoires, et on a pu voir que

TO dans la suite beaucoup de blessés qui avaient été jugés suffisamment guéris pour retourner aux armées, ont dù être hospitalisés à nouveau pour des séquelles.

La gravité des plaies pénétrantes de poitrine est extrêmement variable, et ceci à tel ‘point que tandis que certains chirurgiens les estiment bénignes et ne réclament qu’une thérapeutique minima, d’autres les considèrent comme toute autre plaie des tissus, c’està-dire comme des plaies infectées, et pour eux 1l faut se tenir prêt à intervenir dans beaucoup de cas pour prévenir l’infection, infection qui reste localisée au début et dont on peut être maïtre un certain temps.

Quelle conduite faut-il tenir en présence d’une plaie pénétrante de poitrine récente ? Dans quelles conditions faut-il mtervenir? Nous ne nous permettrons pas d'imposer une règle de conduite, nous nous bornerons à dire ce qui a été fait dans une ambulance de l’avant qui recoit ses blessés peu de temps après leur blessure et, en nous basant sur quelques observations, nous montrerons quels ont été les résultats obtenus.

Nous limiterons notre sujet aux plaies pleuropulmonaires ; celles qui mtéressent le cœur, les gros vaisseaux, la moelle, l’abdomen, constituent des variétés dont le pronostic est différent de celui des plaies isolées du poumon.

Ainsi délimité, notre sujet est encore très vaste; aussi laisserons-nous de côté l'historique de la question qu’il nous serait d’ailleurs assez difficile de faire sur le front, privé de tout document. Après l’exposé de nos observations, nous passerons rapidement sur l’étiologie, la classification, l'étude des lésions et la symp-

tomatologie des plaies pénétrantes de poitrine, et nous terminerons par quelques conclusions pratiques pour lesquelles nous nous inspirerons avant tout de l'expérience de chirurgiens dont le dévouement s'exerce dépuis longtemps dans. une formation avan— cée, où ils prodiguent leurs soins aux grands blessés intransportables,

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