IB
Je le vois bien^ des plus l)izarres ornemeate ! Mêle sans goût le bronze avec les diamante.
Le luxe des salons et des palais gothiques Est passé de nos jours jusque dans les boutiques ; Dans tous les magasins y de gaz resplendissants, Ce ne sont que taf^s y ce ne sont que divans. C'est peu que, pour garnir ses riches étagères, L'amateur festueux , aux rives étrangères Fasse de tous côtés ramassa à grands frais Tout ce que l'art produit de vains colifichets ; Pour assouvir son luxe il faut que des vieux âges L'art reproduise encor d'imparfaites images. Que de styles souvent dans la même maison !
Pompadour au premier, moyen-âge au second ; Et pour surcroît de goût et de magnificence, Coupole byzantine et dehors renaissance*
Oui, c'est fort beau! c'est là du progrès, j'en convien; Mais, je vous l'avoûrai , je n'y conçois plus rien. De ces styles divers le bizarre mélange Ne présente à mes yeux qu'un pêle-mêle étrange. Un grand siècle a toujours son style , son cadbiet ; Le vôtre n'en a point , je le dis à regret.
— La vieille assurément radote , allez-vous dire. — Eh bien ! soit. Aé^imez les transports de votre ire!
Puisque vous le voulez , je vais (iiangor de ton ; Mais souffrez qu'un instant je vous parle raison :
Vous qu'en ce jour le peuple a ( hoisis pour Édiles , Consacrez vos instants à des soins plus utiles ; À d'autres laissez l'art d'embellir la cite ; Vous, songez un peu plus à sa sécurité I Redoublez, s'il se peut^ de soins ^ de prévoyance! Qu'en tout temps soient remplis vos greniers d'abondance ; Que Paris y inquiet du pain du lendemain ^ Ne soit jamais réduit à redouter la iaim* Gaidez que l'architecte et le propriétaire ^ Éternels ennemis du pauvre locataire ^ Lorsque nos yeux surpris voyent de toutes parts La ville s'élargir en vastes boulevards , Entassant tout exprès étages sur étages , Enferment des humains dans ces étroites cages ^ Dans ces obscurs cachots où l'homme emprisonné A périr faute d'air est bientôt condamné.
Surtout n'écoutez pas ma sœur l'Architecture, Qui semble dédaigner le gazon , la verdure ; On dirait , à la voir, qu'elle veut à tout prix Exiler pour jamais les arbres de Paris.
Que dis^jel à chaque pas la vie est menacée, Si vous ne réglez mieux la course embarrassée
De ces milliers de chars , juste effroi des passants , Dont le nombre paraît s'accroître tous les ans, Et seMble' ne porter, quel péril est le nôtre f La moitié de Paris que pour écraser Tautre, Et le pauvre piéton, que va-t^l devenir, Si, soigneux de ses jours , on ne vous voit bannir Aux portés de Paris , p» excès de prudence , PiW'du ïéger \Vagon la lourde diligence?
C'est peu de ces dangers. Que dirais-tu , Boileau , Toi qui nous fis jadis un si piquant tableau De tous les embarras de notre grande ville , S'il t'en fallait citer aujourd'hui plus de mille ? Si , du séjour des morts tout à coup transporté , Au milieu des progrès de ce siècle vanté , "^
Tu cherchais parmi nous la fleur de politesse Qui longtemps fit l'orgueil de l'antique Lutèce? Si tu voyais , âii lieu des abbés , des marquis , Du bon ton , du bon goût , ces modèles exquis , Nos modernes Lions , le cigare à la bouche , Encenser de tabac la beauté qui les touche?
Si tu voyais Paris , ce centre du bon goût , Dans toutes les saisotis pluà sale qu'un égout ? ' Je n'en finirais pas si je voulais tout dire. Ediles, que d'abus avant tout à détruire !
Mais laissez là mes murs, ils ont bien quelque prix
Parmi les monuments de l'antique Paris ;
Car si du Mazarin la riche galerie
Ne vaut pas à mes yeux mon humble boiserie y
Faut*il que les tableaux du vieux RomanelU
Périssent à jamais dans un injuste oubli ?
Mais quoi 1 nul d'entre vous ne vput donc me comprendre? Contre mes ennemis nul ne veut me défendre?
Car j'en ai ; vraim3nt oui I je le dis sans détour ! Il est temps sur ce point de parler à mon tour. Assez et trop longtemps des feuilles ennemies Ont lancé contre nous d'infâmes calcMnnies.
Contre moi^ pauvre vieille , hélas ! qui de tout temps Au respect du public ai dressé mes enfapts!
A tant d'acharnement je ne puis rien comprendre ; Mais il faut à la fin parler et les défendre, Et montrer dans son jour toute la vérité.
Est-il sort plus cruel , surtout moins mérité , Que celui qui poursuit mes bibliothécaires ?
Moi seule je connais leur vie et leurs misères , Leurs pénibles travaux ; mais que puis-je pour eux? Que puis-je faire , hélas I que de stériles voeux? De qui recevront-ils , enfin, leur récomp^ise?
Que les temps sont changés I hélas I lorsque j'y pense.
Pour moi , pour mes enfants ! et combien autrefois Ils coulaient d'heureux jours sous mes paisibles lois !
D'érudits empressés , à peine un petit nombre Venait sous mes lambris ^ dans l'été, chercher l'ombre ; Et y moins nombreux encor, bravant les cruels froids , Occupés tout entiers à souffler dans leurs doigts , Ils n'osaient accuser la rigueur de leurs pères, Qui ne connaissaient point les doux calorifères. .
Moins éclairé peut-être , et plus discret alors , Le savant jouissait en paix de mes trésors.
C'était le siècle d'or ! Deux jours sur sept , à peine , De mes riches filons s'ouvrait la docte veine, Et tous trouvant chez moi le calme et le repos , En vrais bénédictins vaquaient à leurs travaux. Un jour, je m'en souviens , jour que , dit-on, l'histoire Doit inscrire à jamais au temple de mémoire , Tout à coup retentit le cri de liberté ! >
Comme tout cœur français mon cœur a palpité. ^
Soudain de toutes parts l'impatiente foule, Avide de clartés , dans mon temple s'écoule.
Tout est ouvert ! le peuple a réclamé ses droits , Et règne en souverain dans ce palais des Rois. Depuis , tous ont reçu de mes mains libérales Le pain de la science à portions égales.
Mais bientôt 9 je l'ai vu, quel fut mon désespoir ! Malgré leur zèle actif à remplir leur devoir, Mes prêtres ne pouvaient suffire aux sacrifices 1 Qui pourrait du public contenter les caprices? Car il faut l'avouer, ainsi qu'en sots auteurs Notre siècle est fertile en stupides lecteurs. Mais des oisifs surtout quelle est la tyrannie ! Pour peindre de chacun les goûts et la manie, D'Horace il me faudrait emprunter les pinceaux.
De livres cet oisif entasse des monceaux , Et le conservateur, qui pour lui s'évertue, Sans cesse entend gronder ce refrain qui le tue : a Monsieur il faut fermer, morbleu! je le soutien, € Cette bibliothèque où l'on ne trouve rien. » L'autre appelle ignorant le bibliothécaire.
Lorsqu'on n'a pu trouver un livre imaginaire Que pour lui tout exprès ont devait imprimer. Ce poète crotté qui s'épuise à rimer.
Lassé des vains efforts d'une ingrate Minerve , Vient voler Richelet pour enrichir sa verve.
Combien on compterait de ces hardis flâneurs Qui , pour tuer le temps , fléaux des travailleurs , Sans employer jamais encre, papier ni plume, Promènent leur ennui de volume en volume !
Des lecteurs usurpant et la place et le rang ,
L'un dort sur une table et l'autre sur un banc.
Dirai-je le rentier qui , par économie,
Pour se chauffer l'hiver, passe toute sa vie
Le matin dans mes murs, le soir au Panthéon?
Heureux si , s'emparant d'un ancien feuilleton y.
Il peut se rapprocher de la douce atmosphère
D'un des quatre conduits de mon calorifère !
Cet autre oisif pour qui tout volume est égal ,
Pendant six mois entiers lit l'Almanach royal.
Ceux-là viennent , poussés par une autre manie ,
Chaque jour compulser leur généalogie,
Et chaque jour , déçus , ils s'en vont furieux ,
Car d'Hozier oublia le nom de leurs aïeux.
Trop souvent lorsqu'il faut , remontant vers les nues ,.
De mes combles scruter les routes peu connues ,
Du service plus d'un gourmande la lenteur,
Et voudrait que le livre objet de son ardeur.
Plus vite que le vent , que la flèche lancée ,
Pour lui tombât du ciel et prévînt sa pensée ;
Mais que si , par malheur, quand le panier descend,
La machine en travail accouche d'un absent ,
Chacun sait quel orage ou plutôt quel scandale
Son transport furieux jette alors dans ma salle ^,
Quels mots injui'ieux , quels horribles propos
De mes murs profanés insultent les échos !
Des lecteurs dangereux dirai-je les ravages ,
Les feuillets déchirés , l'encre inondant les pages ?
Dirai-je Fécolier, animal destructeur,
Qui , pour l'étudier, lacvve son auteur ?
Fléau plus redoutable et cent fois plus à craindre
Que le feu ni les vers, qui ne peuvent m'atteindre.
Vous peindrai-je ces flots de bavards visiteurs ,
Ces oisifs curieux , dangereux fureteurs ,
Touchant tout , brouillant tout et jetant dans ma salle
Plus de bruit qu'on n'en fait à midi dans la halle ?
Ah ! faut-il voir, hélas! mes autels encensés
Par la foule importune et par tant d'insensés !
Faut-il longtemps subir cette honte? et mon temple
Que l'univers de loin avec respect contemple ,
Doit-il à cette tourbe une hospitalité
Peu digne de son nom et de sa majesté?
Je l'avoue entre nous , j'ai plus de sympathie
Pour l'amateur atteint de bibliomanie ,
Qui , toujours le compas et la règle à la main ,
En extase devant un docte parchemin ,
En calcule avec soin les lignes et les marges ,
Et paye au poids de l'or les blanches et les larges.
Sa folie , après tout^ donne encor quelque prix A des livres tombés dans un juste mépris.
Ah! qui pourrait jamais exprimer la torture Qu'un bibliothécaire incessamment endure !
Toujours courant! toujours harcelé^ harassé^ Et de ses longs travaux si mal récompensé !
Trois lustres et trois ans ont comblé sa misère. Mais enfin le ciel semble exaucer ma prière.
Qu'ai-je entendu? grand Dieu ! ce tumulte, ces cris... La Liberté , dit-on , de retour à Paris , A déployé sur nous ses drapeaux tutélaires , Et du peuple français fait un peuple de frères ! Peuple ! naguère esclave , aujourd'hui souverain ,, Que je sois de la veille ou bien du lendemain j Qu'impoi*te ? A mes conseils, à mon expérience Tu peux t'abandonner en pleine confiance.
Mais garde-toi surtout de ces vils orateurs , Si dédaigneux hier, aujourd'hui si flatteurs, Et du ton caressant de tel qui veut peut-être T'opprîmer à son tour et devenu* ton maître.
Pour moi je te dirai de dures vérités :
Ne crois pas leurs discours sur les capacités ! Les hommes sont égaux , mais par la destinée , Hélas ! il est trop vrai , leur race est condamnée-
A remplir ici-bas des rôles différents.
Respect à la science y au génie , aux talents ! Honneur à l'ouvrier d'art et d'intelligence Qui cultive en secret l'arbre de la science ! Cet arbre aux rameaux d'or qui dans l'ombre apparaît Aux yeux seuls de l'élu dans la sombre forêt ! L'élu du ciel reçut le don de la lumière , Mais pour la partager d'abord avec son frère. Pourquoi rougirais-tu de lui donner la main , Faible aveugle? il pourra te guider en chemin. Oui , dans chacun des miens tu trouveras un frère ! Songe qu'on nait poëte et bibliothécaire!
Peuple, rappelle-toi cette suprême loi !
Rappelle-toi surtout ce qu'ils ont fait pour toi : Dès longtemps ce sont eux qui vont dans la poussière Exhumer chaque jour des trésors de lumière , Germe heureux de ces arts et de ces libertés Dont les fruits aujourd'hui par toi sont récoltés. Si leur saveur te plaît , si leur douceur te flatte , Que ton âme envers eux ne soit jamais ingrate! Ouvriers comme toi , peut-être plus souffrants , Victimes du caprice et de l'orgueil des grands ! De leurs obscurs labeurs nul ne plaint la misère ; On dirait qu'ils sont nés pour porter la lumières ,
Conune une tour en mer jette au loin la clarté y Du milieu de la brume et de l'obscurité.
Non j tu n'entendras pas l'infâme calomnie Qui verse son venin sur cette noble vie.
Peuple f tu les connais ! peux-tu trouver ailleurs Ouvriers plus actifs , plus ardents travailleurs? Des prêtres remplissant , d'une foi plus sincère , Leur noble mission , leur sacré ministère?
Et, du premier ministre au dernier desservant , Plus de science unie à plus de dévoûment?
Pour eux comme pour toi s'ouvre une nouvelle ère ; C'est à toi maintenant de finir leur misère ! C'est à toi maintenant d'assurer mon repos.
Quoi ! l'on veut que je coure et par monts et par vaux! Quoi ! nul ne prend pitié de ma longue souifrance ! Faut-il le dire, enfin? J'en rougis pour la France. Français ! avez-vous pu m'oublier si longtemps? Ouvrez donc aujourd'hui l'oreille à mes accents; Quelque étranges qu'ils soient, et dussiez-vous sourire Des accords surannés de mon antique lyre , Dussiez-vous rire encor de ma simplicité , C'est en vers que jadis parlait la vérité.
Pour dire mon avis je brave la çensui'c ; L'habitude est chez moi forte comme nature.
En vain depuis vingt ans , pour calmer mon effroi y Sans cesse Ton ftie dit qu'on s'occupe de moi ; Tout ce que j'entends dire et m'afflige et m'irrite. Mais aujourd'hui j'apprends qu'on me prépare un gîte ; Au Louvre on veut porter mes pénates , dit-on. Qui y moi y je changerais y non y non y mille fois non , Pour ces lambris dorés , ces royales peintures , Et mes festons de chêne et leurs simples sculptures? Pas si folle , vraiment ! Non , non , pas tant d'honneurs ! L'ambition perdit plus d'une de mes sœurs.
Des révolutions quand vient l'heure fatale , Le feu divin s'éteint, la torche du Vandale S'allume au sombre feu de l'abîme entr'ouvert ^ Et vomit pai*mi nous tous les feux de l'enfer. Tout justifie, hélas! une trop juste crainte. Du Louvre vous voulez que la royale enceinte Du vrai beau , du bon goût , du génie et des art^ Réunisse en un point les prodiges épars?
Les discordes , hélas ! de jour en jour moins rares ,. Un jour y conduiront ces hordes de barbares Que l'univers a vus , déployant leurs fureurs , Éteindre son flambeau dans leurs flots destructeurs. Songez-y bien , le monde en un jour peut apprendre Que tous ces monuments sont un monceau de cendre.
Et ce Louvre, d'ailleurs, quel siècle fortuné Se vantera jamais de le voir terminé?
— Il s'achèvera ; car, argument sans réplique , Jamais de pots-de-vin dans une république !
— Oui , mais en attendant que vais-je devenir, Moi qui vois le présent et prévois Tavenir, Qui vois diminuer et se combler sans cesse
Le bassin provisoire où coule ma richesse?
S'il ne s'élargit pas , que ferai-je ? — A quoi bon , Va me dire à ces mots quelque nouveau Timon ; De livres , que nous font ces ramas indigestes , Utiles rarement , et plus souverit funestes ? Qu'un vaste auto-da-fé nous délivre à jamais D'inutiles bouquins amassés à grands frais!
— Qu'on y jette surtout les bibliothécaires , Diront ces vieux savants , auteurs atrabilaires De mémoires diffus, de poèmes mort-nés , Qui jamais d'aucun prix n'ont été couronnés ; Ces poètes éteints dont la muse tragique
N'a jamais pu dormir au trône académique.
Mais vous qui de mon sort prétendez disposer, A de moindres périls croyez-vous m'exposer , Lorsque vous confiez à des mains mercenaires Les tï'ésors conservés par m(\s soins lutélaires ?
Que diront, en voyant vos projets insensés.
Des Naudé, des Van-Praet les mânes courroucés ? Quand ils verront traîner sur les places publiques Tant de vieux monuments , précieuses reliques, Ces merveilleux essais d'un art alors nouveau , Enfant déjà fait homme et cachant son berceau , Que révère à genoux le vrai bibliomane,.
Et que ne doit jamais toucher un doigt profane? Mes circa , mes vélins , mes riches manuscrits , Dont la peinture et Tor ont rehaussé le prix ; Cet or si pur encor, ces fraîches miniatures Qui des siècles nombreux ont bravé les injures ; Ces marges que jamais n'entama le couteau , Mon luxe , mon orgueil à moi , dans le ruisseau Engloutis pour toujours ou broyés sous la roue, Périraient tout entiers dans des monceaux de boue l
Quoi ! l'on m'exposerait à cet horrible sort ! Anathème , anathème à qui sur mon trésor Osant porter sa main abominable , impie , Voudrait me réserver à tant d'ignominie !
Et que le nom d'Omar, des lettres détesté ,.
Lui demeure à jamais dans la postérité.
Songez-y, dans la rue à peine descendue , Je le prévois trop bien , Français , je suis perdue.
Oui , cet horrible arrêt quiconque Ta dicté, C'est l'arrêt de ma mort, hélas ! qu'il a porté.
Toi donc, Peuple, qui veux la gloire de la France, Et vous , Représentants , ma plus chère espérance , Voulez-vous , désireux d'un solide renom , Au plus grand des bienfaits attacher votre nom? Prononcez au plus tôt l'arrêt irrévocable Qui fixe mon palais sur sa base immuable ; Dictez sans plus tarder cette suprême loi Qui le rende à jamais immortel comme moi !
Vous-mêmes régle^-en le plan et la structure , Et, sous vos sages lois, laissez l'Architecture En faire, s'il le faut, un chef-d'œuvre des arts, Capable de charmer désormais les regards.
Que de mes murs surtout épargnant ce qui reste , Elle abjure à jamais un système funeste ; Ou bien non , laissez-la toujours me réparer, Et je n'aurai bientôt plus rien à restaurer ! Quant à moi , qu'il s'allonge en vastes colonnades , Que le cintre ou l'ogive en ouvre les arcades , Peu m'importe , pourvu que mon temple debout Ne soit plus un objet de mépris , de dégoût , En horreur au passant qui le fuit à la ronde Comme un cloaque impur, comme un reptile immonde.
Quoi ! je vois mon palais et ses abords affreux Depuis plus de trente ans plus sales , plus hideux Que l'antre de Cacus ou bien de la Siljfylle, Et l'on trouve mauvais que j'exhale ma bile ! Quoi ! je verrai mes murs sans cesse bigarrés , Vrais arlequins , offrir à tous les désœuvrés , Dans ces nombreux placards que sur eux l'on applique, De quoi faire en plein vent un cours de politique ! Ah ! s'il fallait longtemps endurer cet affront , J'aimerais mieux subir l'ignoble badigeon.
Mais non , Qiieux inspirés , du temps sur mon visage Réparez , s'il se peut, l'irréparable outrage. Que le teint noir des ans , ce vernis du passé , Sur mes murs rajeunis soit paitout effacé ; Que ma circonférence , enceinte continue , Soit un cercle s^ns borne , énorme en étendue, Sans mesure , sans fin , comniie l'éternité; Que son vaste pourtour, comnjie elle illimité , S'étende à chaqiue pas que fera la science ; Que ce soit comme une île, une oasis immense; Que la rue à J'ento^r s'écarte avec respect!
Que , pour mieux l'enibellir, rien n'en gène l'aspect! Que mon temple,,en vffi mot, soit conweunearchesainte Inaccessible au bruit, à lewieute, à la crainte,
Où la science puisse habiter en repos ; Que jamais le tambour n'alarme les échos , Paisibles habitants» muets sous mes arcades; Loin du flot populaire et loin des barricades, Que les muses, enfin, tranquilles désormais, Y puissent rencontrer le silence et la paix.
Sois désormais moins fière , orgueilleuse industrie! Prosterne-toi devant ce palais du génie.
Oui , ce temple, des arts éternel monument.
Sera de ton quartier le plus bel ornement.
Français , voilà Tavis qu'un juste orgueil m'inspire; Il est digne de vous et de moi , c'est tout dire. Je suis vieille, il est vrai; mais la glace des ans N'a point fermé mon cœur aux nobles sentiments. Mon cœur vous aime tous ; il chérit votre gloire Et vos vrais intérêts. Surtout n'allez pas croire Que mon esprit , rêvant des systèmes nouveaux , Comme font de nos jours de si profonds cerveaux, Bâtisse des châteaux au pays d'Icarie.
Peuple , je te le dis au nom de la patrie :
Toujours des anciens temps garde le souvenir! Respecte le passé comme moi l'avenir !
Et songe qu'ici-bas, pour mieux voir la lumière. Il faut à chaque pas regarder en arrière.
Français, pour vous donner ces sincères avis. Que je crois excellents , surtout s'ils sont suivis , Au sein de mes enfants j'ai pris pour secrétaire Le plus humble de tau$ ^
UN BIBLIOTHÉCAIRE
Pari». - Imurîmerif Le Notmant, nie A^ Seine, H.
ERRATA
P. 10, vers 3, au lieu de paye fort , lisez paye assez.
— 20, après ce vers
Mais il n'en est jamais avec l'alignement.
ajoutez les deux suivants :
Peut-on s'imaginer une telle insolence?
Ah! d'indignation j'en frémisquand j'y pense!
16, — 13, au lieu de voycnt, lisez ont vu.
20, — 17, — ont, — on.
En vain depuis vingt ans , pour calmer mon effroi , Sans cesse Ton me dit qu'on s'occupe de moi ; Tout ce que j'entends dire et m'afflige et m'irrite. Mais aujourd'hui j'apprends qu'on me prépare un gîte ; Au Louvre on veut porter mes pénates , dit-on. Qui ^ moi , je changerais y non j non j mille fois non j Pour ces lambris dorés , ces royales peintures , Et mes festons de chêne et leurs simples sculptures? Pas si folle , vraiment ! Non , non , pas tant d'honneurs ?: L'ambition perdit plus d'une de mes sœurs.
Des révolutions quand vient l'heure fatale , Le feu divin s'éteint, la torche du Vandale S'allume au sombre feu de l'abîme entr'ouvert ^ Et vomit parmi nous tous les feux de l'enfer. Tout justifie, hélas! une trop juste crainte. Du Louvre vous voulez que la royale enceinte Du vrai beau, du bon goût , du génie et des art^ Réunisse en un point les prodiges épars?
Les discordes , hélas! de jour en jour moins rares y Un jour y conduiront ces hordes de barbares Que l'univers a vus , déployant leurs fureurs , Éteindre son flambeau dans leurs flots destructeurs. Songez-y bien , le monde en un jour peut apprendre Que tous ces monuments sont un monceau de cendre.
Et ce Louvre, d'ailleurs, quel siècle fortuné Se vantera jamais de le voir terminé?
— Il s'achèvera ; car, argument sans réplique , Jamais de pots-de-vin dans une république !
— Oui , mais en attendant que vais-je devenir, Moi qui vois le présent et prévois l'avenir.
Qui vois diminuer et se combler sans cesse
Le bassin provisoire où coule ma richesse?
S'il ne s'élargit pas , que ferai-je? — A quoi bon. Va me dire à ces mots quelque nouveau Timon ; De livres , que nous font ces ramas indigestes , Utiles rarement , et plus souverit funestes ? Qu'un vaste auto-da-fé nous délivre à jamais D'inutiles bouquins amassés à grands frais!
— Qu'on y jette surtout les bibliothécaires , Diront ces vieux savants , auteurs atrabilaires De mémoires diffus, de poèmes mort-nés , Qui jamais d'aucun prix n'ont été couronnés ; Ces poètes éteints dont la muse tragique N'a jamais pu dormir au trône académique.
Mais vous qui de mon sort prétendez disposer, A de moindres périls croyez-vous m'exposer , Lorsque vous confiez à des mains mercenaires Les tî'ésors conservés par m(\s soins lutélaires ?
Que diront, en voyant vos projets insensés, Des Naudé, des Van-Praet les mânes courroucés ? Quand ils verront traîner sur les places publiques Tant de vieux monuments , précieuses reliques, Ces merveilleux essais d'un art alors nouveau , Enfant déjà fait homme et cachant son berceau , Que révère à genoux le vrai bibliomane ,.
Et que ne doit jamais toucher un doigt profane? Mes circa , mes vélins , mes riches manuscrits , Dont la peinture et l'or ont rehaussé le prix ; Cet or si pur encor, ces fraîches miniatures Qui des siècles nombreux ont bravé les injures; Ces marges que jamais n'entama le couteau , Mon luxe , mon orgueil à moi , dans le ruisseau Engloutis pour toujours ou broyés sous la roue , Périraient tout entiers dans des monceaux de boue !:
Quoi ! l'on m'exposerait à cet horrible sort ! Anathème , anathème à qui sur mon trésor Osant porter sa main abominable , impie , Voudrait me réserver à tant d'ignominie ! Et que le nom d'Omar, des lettres détesté ,.
Lui demeure à jamais dans la postérité.
Songez-y, dans la rue à peine descendue , Je le prévois trop bien , Français, je suis perdue.
Oui, cet horrible arrêt quiconque l'a dicté, C'est l'arrêt de ma mort, hélas ! qu'il a porté.
Toi donc. Peuple, qui veux la gloire de la France, Et vous , Représentants , ma plus chère espérance , Voulez-vous , désireux d'un solide renom, Au plus grand des bienfaits attacher votre nom? Prononcez au plus tôt l'arrêt irrévocable Qui fixe mon palais sur sa base immuable ; Dictez sans plus tarder cette suprême loi Qui le rende à jamais immortel comme moi !
Vous-mêmes régle^-en le plan et la structure , Et, sous vos sages lois, laissez l'Architecture En faire, s'il le faut, un chef-d'œuvre des arts. Capable de charmer désormais les regards.
Que de mes murs surtout épargnant ce qui reste , Elle abjure à jamais un système funeste ; Ou bien non , laissez-la toujours me réparer, Et je n'aurai bientôt plus rien à restaurer ! Quant à moi, qu'il s'allonge en vastes colonnades. Que le cintre ou l'ogive en ouvre les arcades , Peu m'importe , pourvu que mon temple debout Ne soit plus un objet de mépris , de dégoût , En horreur au passant qui le fuit à la ronde Comme un cloaque impur, comme un reptile immonde.
Quoi ! je vois mon palais ei ses abords affreux Depuis plus de trente ans plus sales ^ plus hideux Que l'antre de Gacus ou bien de la Siljylle, Et l'on trouve mauvais que j'exhale ma bile ! Quoi ! je verrai mes murs sans cesse bigarrés y Vrais arlequins , offrir à tous les désœuvrés, Dans ces nombreux placards que sur eux l'on applique, De quoi faire en plein vent un cours de politique ! Âh ! s'il fallait longtemps endurer cet 9fi'ront , J'aimerais mieux subir l'ignoble badigeon.
Mais non , ipieux inspirés , du temps sur mon visage Réparez, s'il se peut, l'irréparable outrage. Que le teint noir des ans , ce vernis du passé , Sur mes murs rajeunis soit partout effacé ; Que ma circonférence , enceinte continue , Soit un cercle sans borne , énorme en étendue, Sans mesure , sans fin , comme l'éternité; Que son vaste pourtour, comme elle illimité , S'étende à chpqiiie pas que fera la science ; Que ce soit coipme une île, une oasis immense; Que la rue à J'entoiir s'écarte avec respect! Que , pour mieux l'enibellir, rien n'en génie l'aspect ! Que mon temple, ,en un mot, soit comme unearchesainte Inaccessible au bruit, à 1 émeute, à la crainte.
Où la science puisse habiter en repos ; Que jamais le tambour n'alarme les échos , Paisibles habitants, muets sous mes arcades; Loin du flot populaire et loin des barricades^ Que les muses, enfin, tranquilles désormais, Y puissent rencontrer le silence et la paix.
Sois désormais moins fière , orgueilleuse industrie! Prosterne-toi devant ce palais du génie.
Oui , ce temple, des arts éternel monument.
Sera de ton quartier le plus bel ornement.
Français , voilà l'avis qu'un juste orgueil m'inspire; Il est digne de vous et de moi , c'est tout dire. Je suis vieille , il est vrai ; mais la glace des ans N'a point fermé mon cœur aux nobles sentiments. Mon cœur vous aime tous ; il chérit votre gloire Et vos vrais intérêts. Surtout n'allez pas croire Que mon esprit, rêvant des systèmes nouveaux. Comme font de nos jours de si profonds cerveaux, Bâtisse des châteaux au pays d'Icarie.
Peuple , je te le dis au nom de la patrie:
Toujours des anciens temps garde le souvenir ! Respecte le passé comme moi l'avenir !
Et songe qu'ici*bas, pour mieux voir la lumière, Il faut à chaque pas regarder en arrière.
Français , pour vous donner ces sincères avis , Que je crois excellents , surtout s'ils sont suivis , Au sein de mes enfants j'ai pris pour secrétaire Le plus humble de tous j
UN BIBLIOTHÉCAIRE
Pari». Imimmori" Le Nofmant, rue H<? Seliiç, 8.
ERRATA
P. 10, vers 3, au lieu de paye fort , lisez paye assez.
— 20, après ce vers
Mais il n'en est jamais avec ralignement.
ajoutez les deux suivants :
Peut-on s'imaginer une telle insolence?
Ah! d'indignation j'en frémisquand j'y pense!
16, — 13, au lieu rfe voyent, Usez ont vu.
20, — 17, — ont, — on.
Que diront, en voyant vos projets insensés, Des Naudé, des Van-Praet les mânes courroucés ? Quand ils verront traîner sur les places publiques Tant de vieux monuments , précieuses reliques, Ces merveilleux essais d'un art alors nouveau, Enfant déjà fait homme et cachant son berceau y Que révère à genoux le vrai bibliomane,^ Et que ne doit jamais toucher un doigt profane? Mes cî'rca, mes vélins, mes riches manuscrits. Dont la peinture et l'or ont rehaussé le prix ; Cet or si pur encor, ces fraîches miniatures Qui des siècles nombreux ont bravé les injures; Ces marges que jamais n'entama le couteau , Mon luxe , mon orgueil à moi , dans le ruisseau Engloutis pour toujours ou broyés sous la roue , Périraient tout entiers dans des monceaux de boue !:
Quoi ! l'on m'exposerait à cet horrible sort ! Anathème , anathème à qui sur mon trésor Osant porter sa main abominable , impie , Voudrait me réserver à tant d'ignominie !
Et que le nom d'Omar, des lettres détesté ,.
Lui demeure à jamais dans la postérité.
Songez-y, dans la rue à peine descendue , Je le pi'évois trop bien , Français, je suis perdue.
Oui , cet horrible arrêt quiconque Ta dicté, C'est l'arrêt de ma mort, hélas ! qu'il a porté.
Toi donc. Peuple, qui veux la gloire de la France, Et vous , Représentants , ma plus chère espérance , Voulez-vous , désireux d'un solide renom, Au plus grand des bienfaits attacher votre nom? Prononcez au plus tôt l'arrêt irrévocable Qui fixe mon palais sur sa base immuable ; Dictez sans plus tarder cette suprême loi Qui le rende à jamais immortel comme moi !
Vous-mêmes réglez-en le plan et la structure , Et, sous vos sages lois, laissez l'Architecture En faire, s'il le faut, un chef-d'œuvre des arts, Capable de charmer désormais les regards.
Que de mes murs surtout épargnant ce qui reste , Elle abjure à jamais un système funeste ; Ou bien non , laissez-la toujours me réparer, Et je n'aurai bientôt plus rien à restaurer ! Quant à moi, qu'il s'allonge en vastes colonnades. Que le cintre ou l'ogive en ouvre les arcades , Peu m'importe , pourvu que mon temple debout Ne soit plus un objet de mépris , de dégoût , En horreur au passant qui le fuit à la ronde Comme un cloaque impur, comme un reptile immonde.
Quoi ! je vois mon palais et ses abords affreux Depuis plus de trente ans plus sales y plus hideux Que l'antre de Cacus ou bien de la Sil]fylle, Et l'on trouve mauvais que j'exhale ma bile ! Quoi ! je verrai mes murs sans cesse bigarrés j Vrais arlequins , ofirir à tous les désœuvrés, Dans ces nombreux placards que sur eux l'on applique, De quoi faire en plein vent un cours de politique ! Ah ! s'il fallait longtemps endurer cet affront, J'aimerais mieux subir l'ignoble badigeon.
Mais non , ipieux inspirés , du temps sur mon visage Réparez, s'il se peut, l'irrqparable outrs^e. Que le teint noir des ans , ce verpis du passé , Sur mes murs rajeunis soit partout effîicé ; Que ma circonférence , enceinte continue , Soit un cercle sans borne , énorme en étendue, Sans mesure , sans fin , comme l'éternité; Que son vaste pourtour, coname elle illimité , S'étende à chaqjiie pas que fera la science ; Que ce soit comme une île, une oasis immense; Que la rue à J'entoHT s'écarte avec respect!
Que , pour mieux l'enibellir, rien n'en gène l'aspect! Que mon temple,ien un mot,soit conmeunearchesainte Inaccessible au bruit, à l'émeute, à la crainte,
Où la scieoce pusse Ubiier e
Que jamais le laaboar B*afanftp les êck» .
Loin du flot popiriaine et Ion des konicwies* Que les muses, enfin, înaÊqaâSks dêsorwK^^ Y puissant rencomrer le silence et b paix.
Sœs destinais moins fièie, orfneilknse i Prostame^-toi deyant ce palais dn ^«e.
OuiyCetem^^desaitsélenKi monrancnt.
Sera de ton quartier le plus bel ornement.
Français y tuSël Taris qu'un juste orffuefl m*inspire; II est digne de tous et de mm , c*est tout dire. Je suis vieille, fl est vrai; mais la ^iace des ans N'a point fermé mon cœur aux nobles s^itim^its. Mon cœur TOUS aime tous; fl chérit Totre gloire Et vos vrais intérêts. Surtout n allez pas croire Que mon esprit , rêvant des systèmes nouveaux , Comme font de nos jours de si profonds carveaux. Bâtisse des châteaux au ^ys d'Iearie.
Peuple , je te le dis au nom de la patrie:
Toujours des anciens temps garde le souvenir ! Respecte le passé comme moi l'avenir !
Et songe qu'ici-bas, pour mieux voir la lumière , Il faut à chaque pas regarder en arrière.
Quoi ! je vois mon palais et ses abords affreux Depuis plus de trente ans plus sales , plus hideux Que l'antre de Cacus ou bien de la Siljylle, Et l'on trouve mauvais que j'exhale ma bile I Quoi ! je verrai mes murs sans cesse bigarrés , Vrais arlequins , offrir à tous les désœuvrés , Dans ces nombreux placards que sur eux l'on applique^ De quoi faire en plein vent un cours de politique ! Âh ! s'il fallait longtemps endurer cet affront^ J'aimerais ipieux subir l'ignoble badigeon.
Mais non , ipieux inspirés y du temps sur mon visage Réparez, s'il se peut, l'irréparable outrs^e. Que le teint noir des ans , ce vernis du passé , Sur mes murs rajeunis soit partout effacé ; Que ma circonférence , enceinte continue , Soit un cercle sans borne , énqrme en étendue, Sans mesure , sans fin , comme l'éternité; Que son vaste pourtour, commue elle illimité , S'étende à ch^qjiie pas que fera la science ; Que ce soit comme une île, une oasis immense; Que la rue à l'entpur s'écarte avec respect!
Que , pour mieux l'enibellir, rien n'en génie l'aspect I Que mon temple, en un mot, soit connneunearchesainte Inaccessible au bruit, à l'émeute, à la crainte,
Où la science puisse habiter en repos ; Que jamais le tambour n'alarme les échos , Paisibles habitants, muets sous mes arcades; Loin du flot populaire et loin des barricades^ Que les muses ^ enfin, tranquilles désormais, Y puissent rencontrer le silence et la paix.
Sois désormais moins fière, orgueilleuse industrie! Prosterne-toi devant ce palais du génie.
Oui , ce temple, des arts éternel monument, Sera de ton quartier le plus bel ornement.
Français , voilà l'avis qu'un juste orgueil m'inspire; Il est digne de vous et de moi , c'est tout dire. Je suis vieille , il est vrai ; mais la glace des ans N'a point fermé mon cœur aux nobles sentiments. Mon cœur vous aime tous ; il chérit votre gloire Et vos vrais intérêts. Surtout n'allez pas croire Que mon esprit , rêvant des systèmes nouveaux , Comme font de nos jours de si profonds cerveaux. Bâtisse des châteaux au pays d'Icarie.
Peuple , je te le dis au nom de la patrie :
Toujours des anciens temps garde le souvenir ! Respecte le passé comme moi l'avenir !
Et songe qu'ici*bas, pour mieux voir la lumière, Il faut à chaque pas regarder en arrière.
Français, pour vous donner ces sincères avis. Que je crois excellents , surtout s'ils sont suivis , Au sein de mes enfants j'ai pris pour secrétaire Le plus humble de tous j
UN BIBLIOTHÉCAIRE
ParÎH, Iiiiinimcri" Le Notmwl, rue d«f SHhp, H.
ERRATA
P. 10, vers 3, au lieu de paye fort , lisez paye assez.
— 20, après ce vers
Mais il n'en est jamais avec l'alignement.
ajoutez les deux suivants :
Peut-on s'imaginer une telle insolence?
Ah! d'indignation j'en frémisquand j'y pense!
16, — 13, aw lieu de voyènt, lisez ont vu.
fO, — 17, — ont, — on.