‹ Plan d'éducation pour les enfans pauvres, d'après les deux méthodes combinées du docteur Bell et de M. LancasterChapitre 20 sur 23 · EXAUEN DES OBJECTIONS CONTRE LE PLAN PROPOSÉ · texte numérisé non relu

EXAUEN DES OBJECTIONS CONTRE LE PLAN PROPOSÉ

Mk voici arrivé à la partie la plus difficile de cet écrit et à l'obstacle terrible que j'ai annoncé comme devant s'opposer à son succès et à celui du plan tju'il renferme. Je veux parler de cette idée funeste, mallieureuseraent trop répandue , que les lumières sont dangereuses dans les classes inférieures de la société. Je vois déjàles partisans àeiprogi'ès del'ignoranc(f lever contre moi leurs cornes menaçantes ; je les vois chasser dans la rue mes pauvres entaus et les traiter comme le commis de Cliathara dans la jolie scène de Shakespeare (i). Hélas ! que ferai-je? Ch^

. (i) Shith. — Le commis de Chaiham 1 il sait écrire, lire et clliffrer !

CiDE. — Oh l'horreur '.

Shitb. — Nqus l'aTODs surpris composant des exemples pour les eofauSi

CiDE. — Ah le coquin !

Smith. — Il a dans sa poche un livre avec des lettres rouges. ,, Caoe. — Oh ! alors c'est un coospiraleur.

Smith. — Ce n'est pas tout , il sait faire des contrats et des placels.

. Cade. — Ma fui , tant pis. Ëst-il vrai , malheureux , que ta coutume soit d'écrire ton nom? ou bien n'as-tu pas plutôt une mar- .^ue qui le distiogue comme tous les honaêtes marchands ?

cberai-^e à les convertir? mais que penrent les raisons contre les préjugés , les teotinieDS vis-à-vis de lorgaeil , des vérités nouvelles snr d'auciennes erreurs! Un seul point m'encourage ; au miUendes rangs de cette opposition formidable, j'aperçon det hommes vertueux , éclairés , bienialsans , qui n'ont renonce qu'avec peine à une partie de Icnrs botnei œuvres, qui sacrifient à l'amour seul du bien va des moyens de faire le bien. Si je puis gagner ces âmes généreuses , si je puis leur persuader qu'elles sont dans l'erreur , j'aurai rendu aux pauvres et an» amis des pauvres une source nonvelle pour eux de bienfaits et de reconnaissance.

1^ première objection qui se présente est celle-d:

»| êont les lumières trop répandues qui ont cauté rèvolutinn en France ( i ). Nons avons déjà cherdié 1 combattre celle opinion par des ai^mens ("a), ' ilous allons l'essayer par des £ait$. Ouvrons les faslei

Lr Coxhis. — Monsieur, Dieu merci , j'ai ixé mti bien âefi pour lavoir écrire mon Dom-

Tous EnsEHPLE. — H a loul avoue. Ali le trallre ! qu'oa remmène; ah leco^in!

Cade- — Qu'on remmène , divje , el pendez-le lur-le-cbnqp arec la plume et son écntoirc autour du cou.

Henri VI , acte IV, siène ».

0) On dbail ï BiTarol i]ue c'^ialeul les geni d'esprit ^ rauieoi [Mtâu la France. Que ne )a Muviez-Toui ? répoodii-it. l (aj PrHacf , |»£< «tJ

' de cette révolution terrible , qu'y trouvons-nous ? Quelques individus Sortis de la classe moyenne delà société, plus habiles , plus entreprenans que les au-

*- très , qui connaissaient leurs contemporains et qae - leurs contemporains ne connaissaient pas. Ces hommes se sont dit : Les grands de la terre sont occupés de leurs plaisirs , les malheureux de leurs besoins. Tous sont étrangers au mouvement qui les conduit et aux rapports habituels qui existent entre eux. Les uns seront faciles à vaincre parce qu'ils sont heureux, les autres plus faciles à séduire parce qu'ils sont igno- . rans, etc'est avecrignorancequeuouscombattrons la faiblesse. Alors îls ont fait entendre ces discours séducteurs, ces déclamations insidieuses qui sont venues frapper l'oreille du pauvre, et troubler par des espérances le repos dont il jouissait dans ses peines. Le laboureur a arrêté sa charrue, le marteau est tombé des mains de l'ouvrier ; une lueur trompeuse a égaré des hommes simples et conlians; !a civilisation 3 quelque temps suspendu sa marche, et c'est l'expérience seule qui a fait connaître au peuple ses torts et ses erreurs. Loin donc de lui nuire , ce sont au contraire les lumières qui l'ont tiré des maux oii l'avait entraîné l'ignorance. Auraient-ils été si facilement séduits , ces hommes naturels et bons , s'ils avaient été élevés au même degré de connaissance que leurs conducteurs infidèles , s'ils avaient connu leurs devoirs réels , lorsqu'on venait leur parler de droits imaginaires ? et ceux qui comptateat ainsi sur

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reunion ; et l'un «

it pas; qu'ils n'avaient rien à dépenser pour nne Li^lise qui leur était étrangère ; que, si on voulait leur en bâtir une chez eux et payer un curé , ils iraient à la messe , mais qu'en attendant il en serait comme par le passé. Je m'informai de ce que c'était que le passé , et où ils faisaient baptiser leurs enfans. Ma foi , M. de Laborde, me dit le maire, j'ai quatre enfans, il y en a deux de baptisés , ils me coûtent autant à nourrir que les autres. Voilà ce qu'on dit à quinze lieues de Paris; et j'en appelle à tous les propriétaires , même dans les autres pays j s'il n'en est pas ainsi à peu près dans toutes les campagnes. L'esprit naturel et une absence totale de préjugé donnent aux Français plus dtpparence d'instruction qu'ailleurs; mais ils en ont tout aussi peu. Or, irez-vous dire à un homme qui ue fait pas baptiser ses enfans de les envoyer au prêche? il ne sait seulement pas ce que c'est; mais si vous lui dites : à un quart de lieue d'ici , il y a une école où votre fils en quatre ans saura lire , écrire et compter parfaitement, sans qu'il vous en coûte un sou , et où même il recevra des gratifications s'il se conduit bien ; où votre fille saura de plus tous les ouvrages nécessaires dans un ménage : ce qui fait que, si votre fils est soldat, il pourra devenir oflicler , s'il est domestique , il pourra devenir commis , s'il est niaçoo , il deviendra entrepreneur , si votre fille est servante , elle pourra tenir la boutique ; il n'y en a pas un qui n'envoie dft

cœur son enfant, fût-ce même à une lieue de ige de lui qu'il étudie avec soin. Alors les enfans seront instruits de leur religion qui fait .partie de leurs études. Ils se pénétreront de bonne heure des principes de morale et de vertu dont il -reste toujours quelque chose dans le cœur de ■rhonime , et, pour acquérir des talens, ilss'habitueront à des devoirs et à des mœurs i;égulières.

Wapprend-on pas au collège le latin moins pour la connaissance même de cette langue que pour les beaux préceptes de morale et de philosophie que renfennent les auteurs anciens, que pour les faits de l'histoire que l'on sait en même temps par-làV De même il faut apprendre à lire dans les villages , moins pour les avantages qui peuvent en résulter que pour mieux faire connaître la morale et la religion. Les .mots ne sont là que les signes des pensées.

Mais je suppose que les en&ns s'attachent davantage aux connaissances matérielles qu'ils recevront , n'est-ce donc rien que de procurer aux classes malheureuses le moyen de s'aider dans mille occa- .sioiis de la vie? Cet enfant du pauvre à qui vous donnez des talens en mente temps que des vertus, -peut un jour par son industrie , sa bonne conduite, iSou économie , acquérir une petite fortune. Combien ne lui sera-t-il pas utile alors de savoir lire et écrire , pour l'administrer , pour diriger sa nom- >breuse famille? Cette petite fille, qui sans doute n'est destinée qu'à être servante de la ferme ; peut se

marier et être à même de conduire les affaires d'un ménage plus étendu. Combien d'excellens domestî- (lues n'a-t-on pas regretté de ne pouvoir tirer de leur état pour les faire intendans d'une maison , régisseursd'uneterre? Que de braves sont peut-être morts soldats qui auraient pu aspirer au commandement ? Tout cela parce qu'il leur manquait les premiers élémens de i'instructiou qui ne peuvent s'acquérir que dans l'enfance.

IVIals , dîra-t-on encore, ceux qui sauront lire de bons livres , pourront en lire de mauvais , et le danger se trouverait à c6té de l'avantage. Sans doute; mais, àl'àge où les mauvais livres pourront tomber entre leurs mains, ils connaitront déjà les •Jwns , et ils aurout des principes assez arrêtes poor ne pas facilement céder à une nouvelle influence. Ils auront pris l'habitude du bien et tonou la bonle du mal , résultats si utiles de l'éducation publique, et surtout de l'éducation d'après la. nouvelle juéthode.

11 est encore quelques individus dont la délica- [ 4esse ne peut consentir à voir les classes inférieures - jiartager les avantages que dûunent la naissance et j ^ fortune ; qui croient que la pensée s'avilit en se -prodiguant , et que le respect pour leurs personnes . courrait diminuer en raison de l'intelligence de ceux qui les approcbent. Que voulez-vous que nous L ,^sion&, diront-Us , d'uu domestique qui , an lien ; .4e dormir daus l'anticliaiiibre ou de ne penser «

rien, ce qui est une ibrt bonne façon de penser ;' lira lerapport du ministre des finances , et prétendra «mil aurait peut-être mieux valu fonder sur-Iecliamp une dette dans un pays qui a peu de dettes , oue de créer des valeurs flottantes dans un pays qui a peu de crédit ? Je répondrai à cela que le domestique qui tiendrait un pareil propos et qui serait en ■état de le prouver par de bons argumens , ce qui serait possible , ferait un assez bon commis ; mais ce ne serait pas du tout une raison pour lui de le devenir, si tous ses pareils et ceux d'un rang inférieur possédaient les mêmes connaissances. Si , malf^é ces avantages , il reste domestique , c'est qu'il lui aura été impossible de se placer autrement , et alors il faudra qu'il mette autant de zèle k remplir les devoii's de sa place , que si lui et ses compagnons ne savaient rien du tout ; sans quoi il s'exposerait à être remplacé par un autre matliématicien ou financier qui brosserait mieux les bottes ou ferait mieux les commissions. Le mérite sans doute est une chose positivcj mais sa valeur est relative au nombre de ceux qui le possèdent A au bcsQin ■qu'on en a. L'orgueil d'un domestique n'est donc ■ point à craindre. D'ailleurs , les mêmes instructions qui lui auront procuré des talens , lui auront appris à se conduire honnêtementdatis toutes les situations delà vie, et même à respecter l'ignorance de ses nobles maîtres , si le malbeui' veut qu'il soit placé près de maîtres respectables sous ce point de vue.

Loin que rinstruction soit nuisible au caractère des hommes, elle le forme; loia qu'elle rende lés " différentes professions plus fâcheuses, eile en diminue le tourment et l'humiliation ; car elle fait vivreau milieu de gens plus sensés et meilleurs. Il serait souvent moins pénible de conduire une charrette que de ti'availler douze heures dans un bureau , si le genre d'individus avec lesquels une de ces professions force à vivre , présentait les mêmes rapports

\ que ceux que l'on a avec les autres.

Il faut avouer cependant que, si l'instruction dans les rangs inférieurs n'entraîne aucun iiconvénient

pour eux-mêmes et pour les personnes auxquelles ils sont subordonnés, il n'en est pas de même pour : la classe moyenne de la société , à qui elle prépare des concurreos dangereux. C'est alors à elle à redoubler d'efiforts pour acquérir plus de capacité, pratiquerplusdevertus, inspirer plus de confiance. Ce système tend à avancer tout le monde ; malheur aux traînards ! Il semble que , dans un pays où tous ■les individus seraient appelés a partager une ins- -truction gMerale , il serait facile d'établir une répartition de connaissances relatives à la situation de chacun ; il suffirait aux pauvres de savoir lire , écrire et compter , et d'être instruits dans les élémens de la religion et de la morale. Les classes mitoyennes auraient de plus les études classiques , les sciences exactes, les notions nécessaires au commerce et à l'administration. C'est aux gens ricbes

seulement qu'appartiendraient les arts et les talenà d'agrément , tels que la musique, la danse , le dessin, qui tiennent aux habitudes élégantes de la vie, et à la disposition de tout son temps.

' ' A l'appai des raisons que nous venons de présenter, nous citerons des faits curieux qui ne laissent plus de doute sur cette ^nportaute question : ces faits se multiplient tous les jours en Angleterre , et leur autorité seule aurait suiïi pour répondre victorieusement a. toutes les objections.

Aucun enfant , sur cent mille à peu près qui ont déjà reçu une éducation gratuite dans les écoles de Bell et de Lancaster ^ n'a été repris pour une faute grave, ni traduit devant les tribunaux, comme on en voyait sans cesse autrefois (i). On remarque de plus que ces eufaos sont beaucoup plus doux que les autres, plus posés, plus sincères, plus retenus, moins cruels dans leurs jeux.

Le comté de Westmoreland , où les pauvres , par des souscriptions particulières, recevaient depuis long-temps une éducation soigne'e , n'a pas vu depuis trente-six ans une seule exécution (2). Dans les assises qui ont lieu une fois par an dans ce comté , souvent on ne trouve sur les registres aucun indi-

(1) Address on Education, by George Uarr (3) Ibid. pag, 32.

; acab

if iOjÊtne 4aw réist de rÉcosse il 7 aeat , etdmsOTaétatactoeL

n j arnt en Ètxifste , dans Tannée 1698, dit on auaen icnt»m <le ce vaj& d), denxcent inHIc ! ^oïdiniéaà albnt oiendier de pente en porte, el, mi eux , cent mille an moins vivant sans loci, I relifjion , sans morale , souvent coupables dt Tob et de meurtres ; hommes et femmes toujonri ivre* t blasphémant , jurant et se battant. Que lit alora le gouveraenient de ce pays , pour réformer ce» mceur» barbares ? S'occupB-t-il de punir les mal- * 'veîllans , ou de donner de l'emploi aux pauvres ? rîon; il pensa , avec raison , que ces mesures sont de faibles palUalîfs qui ne prennent pas le vice dans «a racine ; il s'attaclia k cliaiiger le mode d'éducation , et , par un acte du parlement d'Ecosse , de l'année 169G, il fut établi des écoles dans cbaqne paroisse , et des fonds fanait &ib pour le paiement ' des maîtres d'écoles. En rffel „ lywnd ou punit un criminel , on 6le on booaoaeà la société; mais, quand on élève on »i&nt , ou lui donne deux liotnmes , celai qui se serait renda coupable du meurtre , et cehii qui ea eût été la \ictime f on pré-

lient à la fois le Crime et le malheur. L'écrivain lî rend compte de ces mesures ne pouvait juger ( i'effet qu'elles devaient produire; mais on le nnaît aujourd'hui , et l'Ecosse est , sans cxcepm , le pays de l'Europe où il se commet le moins I crimes , en raison de sa population , et cela néme dans une disproportion fort extraordinaire avec l'Angleterre et l'Irlande ( i ). La proportîoa des hommes arrêtes comme prévenus de crime , est sur vingt raille , tandis qu'elle est , en Irlande , 'un sur quinze cents , et dans le comté de Middle- ;x , d'un sur neuf cents. Il n'est pas rare de trouver 9n Ecosse un berger lisant Virgile ; mais il est presque inconnu d'y rencontrer un malfaiteur (2). On remarq^ la même circonstance en Suisse , en Holbmde , aans le Palatiuat ; et , en général , on peut établir , comme règle certaine , que les crimes dans 1m pays sont toujours plus multipliés en raison du |ieu d'instruction qu'il possède.

On a vu même un exemple intéressant des avantages de l'éducation dans les basses classes : pluûeurs de ces pauvres entans ont tellement édifié

( i) Voyez, à la fin de cet ëcrit , la note G. (2) Le même système d' éducation fut établi à la baie de Maîdiusscl , dans le nord de l'Amérique , par un acte pasié eà ïga , et il a eu le même succts. Borrington Sckool , p, 6.

leurs familles > qn'ils les ont arracbées à des în rlin a-i

lions yicieuses (r). Singulier empire de la rérité,' ■ «ingulier cbarme de la vertu , qui séduisent le vice ■ et adoucissent la rudesse, mieux que ne poorrai^it I iaire la force ou l'éloquence ! ]

Ah ! que ce spectacle serait touchant parmi mw,, ] lorsque ces jeunes ministres de la foi reviendraïcaf ! dans leurs familles raconter les beaux passages des livres saints , comme Jésus-Christ eufaut prêchant la parole de Dieu ; lorsqu'ils rappelleraient ainsi aux vieillards les préceptes qu'ils n'en tendaient plus ré- J péter , et aux guerriers les premières leçons gu'ik reçurent des vieîllardst Alors ces hommes des temps célèbres, ces soldais revenus dans leurs foyers après lant d'aventures, raconteraient à leur tourjes coatbats dans lesquels ils se sont trouvés, res périls ati'jis ont bravés , et feraient naître dans le cœur des enfans l'amour de la gloire et de la patrie , qui s'allie si bien avec celui de la vertu, noble échange du re- «it des belles actions et des bonnes maximes , de ce ■qui honore une nation et de Ce qui la rend heureuse: ^t si , dans la postérité , on demandait un joui; de quel temps date un changement semblable dans les mœurs de tout un pays , on dirait , c'est de l'arrivée d'un roi {)hilosophe qui est venu apporter à ses peuples la paix et la liberté -, l'instruction et le repos ,

(0 VojM la note D.

qui n'a pas dédaigné de se joindre à leur gloire et de les admettre à partager ses lumières. Ah ! puisset-il,ce souverain généreux , encourager bientôt de sa protection celte institution naissante, et finir ainsi ce que son auguste frère , de douloureuse mémoire , xvait si bien commencé ! Puîsse-t-ii confier eucore cette fonction touchante à l'ange consolateur qui , après avoir partagé son exil , partage aujourd'hui ses soins paternels , à cette noble infortunée qui répandît souvent des larmes sur la terre étrangère , au nom seul, à la voix, an souvenir des Français ! Ministre de bienfaisance , princesse charitable , vous avez déjà pris sous votre protection les mères malheureuses , laisse^aussi leurs enians venir à vous , sine parvutos venire ad te. Fille des rois blenfaisana (car c'est ainsi que l'histoire pourrait nomimer votrç auguste maison ) , jetez un regard d'intérêt sur la génération qui s'élève auprès du trône .de vos pères pour eu être l'appui. Elle vous demande la connaissance de la vérité, le secours de la religion, la pratique de la vertu. Won, ils ne seront plus enlevés à la fleur de leurs ans, ces enfans destinés à taire fleurir nos campagnes ; ils n'iront plus traîner des jours incertains loin de leur belle patrie ■ mais ils ne languiront pas non plus dans une houleuse oisiveté ; ils sauront que l'industrie est aussi ^une gloire nationale à laquelle les peuples sacritietit ,îeur repos; ils emploieront pour elle leur courage indomptable contre les privations de la vie, les c

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