CONCLUSIONS
Arrivé au terme de notre étude, nous espérons que des problèmes de la stomatologie marocaine, aucun ne nous aura échappé. Nous les avons brièvement traités en indiquant succinctement notre pensée.
On peut en tirer les conclusions suivantes :
1° Le Service stomatologique du Protectorat doit être basé sur les deux principes suivants :
a) Création d’un centre à Casablanca, dirigé par un chef de Service recruté par concours ; à ce centre seront adressés tous les cas importants des villes qui n'auront pas de service compétent.
b) Instruction élémentaire des médecins de l’Assistance, qui seront chargés alors du service dentaire ordinaire à l’intérieur et devront rester en liaison avec le centre de Casablanca ; l’équipement des infirmeries de bled sera d’un prix peu élevé en considération des services rendus.
Ces deux genres de formations dentaires constitueront l’armature du service ; on devra s'attacher à les organiser dans le plus bref délai possible, compte tenu des nécessités budgétaires. Nous insistons plus particulièrement sur l'autonomie nécessaire du Cen-
PROD
tre de Casablanca qui ne doit pas devenir le parent pauvre de l'hôpital, mais tenir un rang égal à celui des autres spécialités.
20 Création d’un service de prothèse.
a) Soit un laboratoire central destiné à fournir à l’appareillage total du Maroc. s
b) Soit un laboratoire mobile, effectuant une tournée régulière, solution préférable à notre sens, étant donnée l’incompétence des médecins en ce qui concerne la technique si spéciale de la prothèse.
Tels sont les deux éléments indispensables actuellement. Plus tard, quand le nombre des praticiens spécialisés en odonto-stomatologie suffira aux besoins de la population, le service spécial se modifiera au gré des circonstances ; mais on peut prévoir, par l’examen des organisations françaises ou étrangères, que le rôle du stomatologiste des hôpitaux marocains restera toujours prépondérant, quelsque soient le nombre et la valeur des stomatologistes civils exerçant. Quant au Centre de prothèse, l'exemple de Paris prouve sa nécessité, et cependant, ce ne sont pas les officines de dentisterie au rabais qui manquent dans notre ville.
Aïnsi donc, l’œuvre que nous préconisons et dont nous avons esquissé les grandes lignes sera, non une étape provisoire sur une route incertaine, mais une œuvre durable dont l'expérience faite souventes fois ailleurs se passe de commentaire.
Sur de telles bases une organisation similaire pourra être établie dans nos autres colonies en y
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apportant les légères modifications nécessitées par la configuration géographique de chacune d'elles, et sera le remède héroïque à apporter à un mal actuel dont on ne saurait attendre la guérison spontanée.
La genèse en sera dans les mains des ministres de la Guerre, des Colonies et, — car hélas, tout se paye, — dépend des libéralités de leur collègue le grand argentier.
Que demande-t-on au ministre des Colonies, ou plus exactement à son Service de santé ?
1° De dresser le plan des nécessités dentaires.
29° D’effectuer les recensements qui indiqueront les lieux où l’on peut honnêtement inviter un praticien civil à s'installer. l
30 Donner à cette invitation la publicité suffisante dans les écoles dentaires, dans la presse dentaire, pour décider un certain nombre de jeunes à tenter leur chance.
Tout ceci n’est guère onéreux.
40 Organiser des centres stomatologiques importants dans chaque capitale, et des postes régionaux.
59 Organiser le service dentaire mobile.
Quant au ministre de la Guerre que lui demandet-on ?
1° De mieux utiliser les dentistes présents sous les drapeaux en les nommant d'emblée dentistes auxiliaires et en les expédiant aux colonies qui en ont besoin. L’attrait du voyage, la haute paye coloniale, cela décidera les hésitants.
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20 De créer un corps de dentistes coloniaux, sur le modèle des médecins coloniaux, destinés à assurer le service dans les endroits où l’on ne peut recruter Fe des civils. AE:
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Vu et permis d'imprimer :
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