LE BILAN DE LA DENTISTERIE COLONIALE
Il n’est pas d’éloquence plus sûre que la brutalité et la concision des chiffres : nous donnons donc cidessous un tableau. Nous y avons réuni nos 26 colonies, nos protectorats (Maroc et Tunisie), les pays à mandat (Togo et Cameroun) et l’Algérie.
Pour chacun de ces pays, nous établissons :
1° sa superficie en kilomètres carrés ;
2° sa population ;
3° le nombre de dentistes ou stomatologistes exerçant ;
49 le territoire desservi par chaque praticien, en kilomètres carrés ;
59 le nombre d’habitants desservis par chaque praticien.
Disons immédiatement que ces nombres ne signifient qu'une chose : la pénurie de praticiens.
Car nous les calculons sur l’ensemble du territoire : or, suivant une règle qui ne comporte que peu d’exceptions, les praticiens s’établissent tous dans les capitales. Si bien que si les villes tentaculaires sont rela-