ITER. QV1SQ. TRI
MUT. AS. POFVL. EX. D. t>.
■A. ( Aulus ) Vejus , fils de Marcus , DuumviY 'de justice pour la seconde fois , Quinquennalis , Tribun des soldats , élu par le peuple , d’après le décret des Décarions.
XXXU1. Vedette. Tombeau de Marcus Ccrrinius.
Le premier nom de ce monument lui vint de la forme qu’il a, et qui est assez-semblable à celles de nos vedettes , et plus encore À cause de sa situation près de la porte de la ville. -Mais les rapports des excavations ont fait assez connaître son ancien usage (a). 11 fut découvert au mois d'Ao&t 1^63, et consiste en une petite cha-
ir) Le premier nom loi fut donné sans raison. On commença à le découvrir au mois d’Août 1763, et on le termina en Mars 1764. (a) Voyez P ompéi décrits par Charles Bonucct. tic. pag.
pelle voûtée qui était décorée de peintures aujourd’hui détruites. Il y a dans le fond une niche de six palmes et ~ de haoteur sur deux de largeur , et ornée d’une corniche de marbre. Cette niche contenait un piedoucbe destiné à soutenir un simulacre , ou une urne , ce dont on ne peut être sûr , puisqu’on n’a découvert là aucun de ces objets.
L’inscription suivante était sut- la niche , elle est maintenant au Musée. Marcus Cerrinius. Reslitutus . Augustalis. Place accordée par ordre des Récurions.
M. CERRINIVS RESTTTVTVS
AYOVSTAUS. tOCO. D. D. 0
Celte intéressante inscription était répétée dans cinq lignes,
M. CERRIHIVS RESTITVTVS AVGVSTAEIS LOCO. DATO
sur nn autel de travertin qni fut trouvé au centre du tombeau. Les ignorans ouvriers, après avoir rompu cet autel , s’en servirent pour faire quelques réparations à Pompéi même.
Le savant Mazois examinant seulement la forme architectonique du monument , sans avoir connaissance des Rapporù dont j’ai parlé , et qui forment le précis historique des excavations , crut avec raison que c’était
une Ëdicula , ( petite chapelle ) consacrée aux divinités tutélaires des rues. ( Violes dii ) et que les sièges qui y sont joiuts, étaient destinés aux passants qui s’arrêtaient dans ce lieu pour accomplir leurs vœux rcligicut. D’après la découvcite dont je viens de parler, on y reconnaît aujourd’hui, non-seulement un tombeau , mais avec certitude cette nouvelle forme de monument sépulcral.
Immédiatement après ce monument on trouve une des portes de la ville.
XXXIV. Porte Erculanée (t). Elle est formée de trois baies du cèle intérieur, ainsi que de trois à l’exlérieur. L’espace qui est entre ces deux entrées, est découvert afin de donner aux habitons le moyeu de se défendre encore contre l’ennemi , dans le cas que ce dernier vînt à forcer la première porte. Les trois baies intérieures étaient fermées par des portes; et- des trois extérieures, celle du milieu l’était par une sairasine au moyen d’embrasures pratiquées daus les murailles; les deux latérales fermaient avec des grilles de fer.
Les murs latéraux et extérieurs de celle porte servaient pour ainsi dire d'album , et l’on y tiaçail avec tin pinceau et en caractères noirs ou touges , les avis publics. Lorsqu’on les découvrit , on y lut encore les restes d’une iuscriplion qui annonçait deux combats des gladiateurs de Rufo ainsi qu’une châsse dan* l'amphithéâtre qui devait être couvert de voiles.
Le fragment des murs qui de celte porte court vers l’oric .t cl le nord-est jusqu’à l’autre porte dite de Nota,
(0 Voyr* l'Appendice, l.“ Portes , murs et tour».
commença à être découvert en novembre 1786. et Ail continué depuis le mois d’Aoôt 1811, jusqu'au moi! de mai 1813. On y aperçoit les vestiges d’une autre porte détruite , et les restes de quatre tours.
A peine a-t-on traversé la porte Erculanèe que l'on entre dans la ville , dont la première rue qui se présente au voyageur est bordée des deux côtés de restes d’habitations. Celles à droite n’offrent que des ruinés produites en grande partie par les tremblemens de terre de l’an 63 de l’Ere chrétienne , et que l’on u’élait pas encore parvenu à réparer entièrement, lorsque Porapéi en 79 fut ensévelie sous les cendres du Vésuve. Ce» maisons étaient construites au-dessus et à côté de anciennes murailles de la ville , devenues inutiles par la longue paix, dont Auguste et ses premiers successeur! firent jouir l’Italie. Elles avaient plusieurs étages, des terrasses placées au couchant et s’avançant sur la marine. Ces terrasses les rendaient vraiment délicieuses soit pour la vue étendue de la mer et des villes environnantes dont on y jouissait, soit pour les doux zéphirs qui venaient y apporter une fraîcheur rendue mille fois plus agréable encore par l’extrême chaleur du climat.
On commence ordinairement h visiter l’intérieur de la ville par l’édifice à droite et contigu à la porte que l’on nomme,
XXXV.- Auberge £ Albinus. L’entrée, large de onze pieds et demi, est pavée en pierres du Vésuve et de manière à ce que les chars pussent y passer comme* dément. C’est peut-être ce qui l’a fait aussi appeler Poste de Pompêi. On trouvait dans celte hôtellerie tout ce qui était nécessaire pour se procurer de l’eau et du
lèn; les avances n’y étaient point oubliées , etc. Voici les pièces qui la composaient. Une cour et des chambres de différentes grandeurs, nn petit portique il droite et une arrière-cour. De celle-ci on descend dans un souterrain voûte , long de io5 pieds , large de 10 el-j , et 'haut de i3 , qui servait décavé. En sortant de la dernière cour on entre dans un endroit qui est derrière la porte de la ville, où l’on déterra plusieurs os d’animaux divers, et où l’on jetait les immondices.
Parmi ce que l’on a pu déchiffrer des inscriptions tracées sur le mur, on distingue ce qui suit :