‹ Plan de Pompéi, et remarques sur ses édifices par le chanoine De JorioChapitre 11 sur 36 · C. IVLIVM. FOlYbIVM ti. VIR. MVUONES. HOG · texte numérisé non relu

C. IVLIVM. FOlYbIVM ti. VIR. MVUONES. HOG

Cet édifice a pour dépendance les deux boutiques qui viennent ensuite, et avec lesquelles il communique. Elles ont un comptoir avec un fourneau , ainsi que les autres accessoires qui leur sont propres, et eu général tout ce qui était nécessaire pour y préparer des mets et spécialement des boissons chaudes. A. l’entrée sur le pilastre du milieu , on voit grossièrement sculpté un amulette pour éloigner les maléfices de l’envie et les sortilèges, (>)(</ Janet no , i mal occfd ). En face

(1) Voyez la dissertation <lu Savant Chev.' Marq.* Anliti Directeur du Musée Royal Bourbon. Surintendant des Excavations des antiquités etc. Il Fascino e l'amuleto contro il fascino presso gli antuhi.

jRomanclli dit à ce sujet que c’était une fabrique d'amulettes donnant pour preuve qu'on y en a trouvé un grand nombre en or, en argent , en corail , en bronze, et du même genre de celui qui était sur le pilastre indiqué ci-dessus : mais cette assertion est fausse.

du mur ouqucl était attaché le comptoir on trouva dans une niche les restes d’un tableau peint sur bois.

En excavant ce lieu on vit au-dessous de l’amulette une inscription tracée en caractères noir», et dont on , ne peut lire que ces mots :

! AR;SVM

ïvmvs. polYbivs. æd.

Parmi les divers objets que l’on a déterrés dans cette hôtellerie , étaient deux squelettes de chevaux avec leurs têtières et leurs brides. Il faut remarquer dans le trottoir qui borde les boutiques , des trous auxquels on attachait les bêtes de somme, et quelquefois aussi des cordes pour soutenir des tentes ; ce que l’on fait aujourd’hui par le moyen de longs bâtons.

En sortant de cette hôtellerie, on peut observer une petite maison découverte au mois de mars 1787 , et connue sous le nom de Casa del Triclinio , parce que son triclinium en compose à-peu-prci la partie principale. Malgré que celte habitation soit aussi dégradée que la précédente , elle n’en est pas moins très-intéressante pour l’amateur des usages anciens. Voici ce qu’en dit Mazois qui en donne le plan et la coupe , accompagnées de ses savantes observations.

« Maison située près de la porte de la ville , au pied » des murailles. Celui qui l’occupait , ne devait jonir n que d'une bien faible aisance; car cette habitation, fort » lestreinte , n’offre aucun vestige de luxe; mais elle » annonce cependant que son possesseur était du petit » nombre de ces hommes qui valent mieux que leur » fortune , et qui savent unir aux goûts simples con-

v diable» à la médiocrité , des sentimens clevés et ■» des affections douces. 11 aiuiail à honorer les Dieux , » ainsi que l’indique sa chapelle domestique , et â réu- » nir ses amis h de modestes banquets , comme nous a l’apprend le triclinium qu’il avait placé sous la treille » de son jardin. C’est en un mot la petite maison de » Socrate ou d’Horace, c’est encore celle de Martial; » car comme lui il pouvait dire : — Les cris des pas- » sants me réveillent ; la ville est à la porte de ma » chambre b coucher. »

XXXVI. yiuùerf'c. Son entrée était de la même largeur que celle de l’auberge de Albinus , et un pave semblable offrait une égale commodité aux chars. Dans la cour rustique étaient uu puits et un abreuvoir; et dans l’écurie , les restes d’un char dont ou conserve les cercles de fer au Musée. La boutique qui précède et ses dépendances sont annexées à l’auberge. Ou lisait des restes d'inscriptions sur le crépi du mur extérieur , lequel étant tombé a laissé à découvert d'autres inscriptions qui y avaient été tracées avant ces dernières. Elles annonçaient des combats de gladiateurs, des chasscs'jans l'amphithéâtre, et indiquaient plusieurs noms propres. Le comptoir de celte boutique avait plusieurs fourneaux, dans un desquels un trouva maçonnée une marmite de brome avec son couvercle. Ce comptoir était d’une élégance extrême, peint en dedans, et revêtu eu dehors de marbre à divers compartimens. Le devant était orné de deux médaillons en marbre avec leur encadrement en bois et représentant deux têtes de femme eu relief. Dans l’angle du comptoir était comme attachée au mur, une petite statue de terre cuite recou- . •vcite d’une espèce de vernis vert , et qui est du genre

ir

ïa

îles amulettes dont il a etc question plus haut. Gctte Jnléressante découverte est conservée avec soin au Musée Royal Bourbon , Galerie des terres cuites. Dans le même lieu il y avait un autre amulette en bronze destiné au même usage et du meme genre que ce dernier* et qui soutenait des clochettes suspendues à de petites chaînes de bronze.

Contre le mur de la boutique qui suit , et qui a aussi quatre dépendance} il y a un siège en maçonnerie le long de la rue. lequel servait au repos des passans. Les inscriptions suivantes en caractères noirs étaient tracées sur le mur.

Page 1