‹ Plan de Pompéi, et remarques sur ses édifices par le chanoine De JorioChapitre 24 sur 36 · APPELLAT · texte numérisé non relu

APPELLAT

(1) Aujourd’hui au M. K.

HO

il ne possédait d’intéressant qu’un autel d’une forme gracieuse et orné sur un de ses côlés d'un bas-relief représentant un boeuf prêt à être sacrifié (i).

LXVII. Lieu du Déeurionat dont l’excavalion en 1818 ne produisit que 18 fragmens d’inscriptions en pierres et en caractères dilTérens.

LXVUI. Panthéon, ou Temple d’Auguste (a). Voici 1rs objets les plus intéressans parmi ceux trouvés dans les boutiques avant et après son portique : Une écritoire de bronze ; une lampe de la même matière en forme de tète de veau , longue 14 onces , et large neuf. Quatre petits hermès de marbre et une tète de Jupiter placée dans une niche. Un grand nombre de choses en te&re cuite , et dans le portique, un squelette.

L’intérieur de cet édifice fut découvert depuis le mois de Septembre t8at , jusqu’à celui de Juin i8aa , en y pénétrant par l’entrée particulière donnant sur la rue dite des Auguslales. Les peintures dont il est décoré, sont du plus grand intérêt sous tous les rapports. Outre que l’on y rematque une grande franchise de pinceau , et une diversité d’objets qui plait à l’œil ; la forme architectonique de l’édifice , les changement que l’on y remarque encore , sont dignes d’attirer à la fois l’attention des savant et des architectes soigneux.

(1) L’intérieur de ce temple est représenté avec la même fidélité par le peintre I. Vf. II u ber , qu’on retrouve dans les élégants dessins de sou ouvrage Vues Pittoresques des ruines Us plus remarquables de l'ancienne ville de Pompéi. Tab. g. Zurich.

(a) Parmi les inscriptions qui sont sur les murs extérieurs on lit amini au gus t ali sadali augustali. etc.

Il contenait plusieurs pièce* de monnaie d’argent et de bronte , ainsi qu’un anneau d’or et des terre* cuites , les unes vernissées , les autres simples , d autres enfin riches d’ornemens en bas-reliefs. De plus , des morceaux de glace très-épais, un manche de couteau d’ivoire , se terminant en tète de chien.

Trois écriloircs de bronte dans lesquelles l’encre s’était conservée; plusieurs vases, des lampes de différentes formes , et enfin une espèce d’autel rectangulaire de deux palmes 8 onces de longueur sur un palme et deux onces de largeur , orné de figures et soutenu par quatre hippogryphes.

Les deux statues de Livie et de Drusus décoraient aussi ce monument , ainsi qu’une inscription sur marbre placée set»* dessus dessous.

Après avoir observé le dit Panthéon on se rend à la rue appelée degti Augustali , et l’on parvient

au N.°

LXIX. Boutiques et hôtelleries ensevelies sous a 3 palmes de lapilto , de cendre, de terre , et découvertes du mois de Juillet »8at, à celui d’Aoüt 182a.

On rencontra dans celles qui côtoient à droite et k gauche un des côtés du Panthéon , beaucoup d'objets dont les suivans sont les plus inléressans : trois anneaux d’or près d’un petit foudre de même métal ; une cuiller et quatre pièces de monnaie d’argent.

En brome : quatre sistres , trois strigiles , plusieurs balances et des moules pour la pâtisserie; deux écritoires dont l’encre est encore visible ; trois tubes qui furent appelés cannelles par les ouvriers à cause de leur ressemblance avec celles qu’on met à un tonneau, mais qui dans le fait , ne devaient servir que de cro-

chefs , à la vérité très-élégants , pour y suspendre des balances ou tout autre ustensile de ce genre.

Un grand vase d’un très-beau travail , à quatre anses , dont deux placées sur le goulot , les deux autres plus petites près de la base. Par ce moyen à la fois ingénieux et commode , la personne qui devait verser le liquide contenu dans le vase , pouvait former un point d’appui en mettant une main sur une des anses inférieures , l’autre sur l’anse supérieure du côté opposé ; et de cette manière diminuer le poids du vase.

Parmi les lampes , celle à trois mèches , unique jusqu’à présent dans son genre, et soutenue par trois chaînettes afin de pouvoir la suspendre à une certaine hauteur. Une Victoire 'ailée ( 1 ) de deux palmes et f de haut , très- élégante dont le bracelet en or est enrichi d’une pierre précieuse. Deux des amulettes de cçux Souvent mentionnés , un desquels , ailé , a sept onces de longueur sur trois de hauteur ; l’autre représente un homme assis. 11 est à remarquer qu’on voyait en bas-reliefs de terre cuite, plusieurs autres amulettes du même genre , d’étrange forme et ailés , sur le mur extérieur d’une des dernières boutiques à gauche de la rue. Une Vénus eu marbre, haute de trois palmes, arrangeant scs cheveux; la draperie qui la couvre depuis les lombes était peinte en rouge.

Un morceau de métal dans le creux duquel on voit

(i) Quelques auteurs l’ont aussi appelle la Fortune. Mais il finit savoir que le gloh# de marbre placé sous scs pieds , est moderne.

gravée une belle tèle de femme , et que l’on croit avoir servi de poinçon. Mais pour savoir positivement l’usage de cet intéressant objet , il faut attendre les cclaircissemens qui seront donnes par l’Académie Royale des JSrcolarttsi.

Une belle tasse d’albâtre oriental d’un palme, trois onces et J de diamètre , et de la hauteur de huit et ; ; une conque marine, beaucoup d'objets en terre cuite et de verre; des fragmens de ces derniers entassés dans un coin de boutique.

Enfin une prodigieuse quantité de comestibles dont plusieurs existent encore dans des vases de verre , en particulier des lentilles , légume qu'on n’avait point encore trouve à Pompéi (t).

Les peintures qui ornaient ces boutiques ne manquent pas de prix , entr’autres le Bacchus si gracieux qui presse dans sa main une grappe de raisin , et aux pieds duquel on voit une panthère.

En continuant le chemin et tournant à droite , on traverse 1 a rue au levant , parallèle au forum. Elle fut déterrée du mois de Juillet 1821 jusqu’en Octobre 1Ü22 , ainsi que les constructions qui sont sur la droite; et les boutiques, elles entrées d’habitations sur la gauche. La première maison qui se présente, est celle

( I ) Je ne parla point içi des os coupés at percés d’un ou plusieurs trous que l’on recontre très-fréquemment dan. les fouilles de Pompéi ainsi que dans tous les tombeaux du royaume. Ils sont appelés tibia par les Académie, cm Ercolaneti , à cause que la plus grande partie est sciée du tibia d’un animal. Quoiqu’üen soit, je persiste à croire qu’il» servaient d’amulettes d’une espèce particulière. r

LXX. Du Roi de Prusse, (1) ainsi nommcc parce que ce monarque fut présent à des fouilles que l’on y fit ; et qui produisirent les objets suivans :

Quelques petites statues et des balances ; des fragmeus d’orncniens de lit ; quatre sistres , autant de slrigiles et cinq écriloires, le tout en bronze.

En or : une boucle d’oreille, deux bracelets formant vingt-deux demi coquilles de noisettes ; deux anneaux auxquels sont enchâssées des pierres précieuses.

En marbre : un disque du diamètre d’environ un palme , représentant d’un côté deux masques en basrelief, et de l’autre un hippogryphe.

LXX.I. Maison de Pènus el de Mars ou des noces cP Hercule , ainsi appelée d’après deux fresques qui représentaient ces divinités. Son excavation en 1820 produisit deux mosaïques de sept onces en carré , représentant deux figures. Un tronc: d’arbre supportant une biche de marbre sans pieds, sur le dos de laquelle on voit encore les quatre pattes d’un animal qui peutêtre l’allait mettre en pièces ; un piédestal revêtu de

(1) Découvert* depuis le mois de Notembre 1822 , jusqu’en liai 1820.

lia

crépis , lesquels étant tombés ont laisse voir l’iuscription suivante.

PHiurrns. MP.ussAn.

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1VCVHDVS. IIOLCONI AMTENORIS AVCTVS. HtXVI NYMPHODOTI MINISTRI. AVG.

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M. LVCReTi. HASLIAld. L. ALBIENI. sTaI. f ( . V. J. D.

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