SUR LA SOURCE DES EAUX
2)IB »©saæ4lL
Les eaux de Pompéi étaient assez abondantes pour
délia Realc Accademîa Ercolanese di Àrcheologia si mette al coneorso per ]o premio di ducati trecento il «eguente programma. Descrivcre esuttamente gli edilizj privati di Pompei , e fare un conlronto giudizioso fralla vita dômes tica degli antichi, e de 'modérai; cioc i.° Detcr ininare le classi nellc quali si possono comodameute distinguere le case Porapciane fînora scoverte , cos\ sccondo la lor ampiezza , corne secondo i loro diversi usi ; 2/ sceltene alcune delle più antpie e meglio conservale , determinarne le membra , o parti : e quindi l'uso , e'I destiuo delle 6tesàe parti , iudicando dis Lin lamente i mezzi adoperati per goder délia luce , del loto , del comodo delle acque , e degli agiamenti ; corne pure il < ullocamento massimamciite di notte de 1 figli masclii , e delle Jiglie féminine, desservi, c delle serve — L* Accadcmia aspetta ehe in queste ricerchc si fr.ccia un uso cbnrenevole di tutt’ilumi, chepuô somministrare l’antichità Grcca e Romans da un lato , erl'architettura moderna orientale , ed occidentale dall’altra — Le memorie the ciascun concor rente vorrà esibire, dovranno essere iijviate al Segretario perpetuo non più tardi dcl 5 i maggio 1828. — Dovranno essere scrittc in puro italiano, o in latino. Saranno chitise eutro di un piego , e munito di suggello. Non avranno nome di autore , ma porteranno in testa un motto o grcco , o latino, o italiano. Lo ste$so motto sarà ripetuto sopra una sclieda ugualmrute suggellata , entro la quale sarà icritto il nome dcll’ „ u tore.
id flirt aux besoins de la vie , ainsi qu’au luxe. Cette abondance a paru surprendre quelques personnes , mais elles avaient oublie alors le soin que se donnaient les anciens Romains pour se procurer un clément qui a tant d’influence sur la salubrité et les agréinens d’une ville.
Aucune des rues découvertes jusqu’à pre'scnt à Pompéi, ne manque de fontaine, et il est peu de maison même qui n’ait la sienne. Par quel moyen les anciens ont-ils procuré à Pompéi cette quantité d’eau ? C’est ce qui. présenta encore un sujet de recherches. J’offre à ect égard les observations locales que j’ai laites, afin qu’elles soient discutées par ceux qui en auront le temps les moyens.
Je sais que plusieurs auteurs distingués ont soupçonne que les eaux provenaient à Pompéi soit des montagnes de Caslellamare , soit de quelque source qui avait existé anciennement dans les flancs du Vésuve et détruite depuis par les éruptions de ce volcan , soit enfiu de l’aquéduc de Sert no. Quelques personnes n’ayant observé que le peu d’élévation, du niveau , par où le Sarno se jette dans la mer , en concluent que les eaux de ce fleuvo n’arxivaient pas à Pompéi ; d’autres prétendent le contraire. Sans entrer dans cette discussion , je vais donner- mes idées telles que des faits existans encore m’ont suggéré, et qui me portent à croire que les sources des montagnes de Sarno procuraient les eaux abondantes de cette ville.
Pour bien raisonner sur cet article, il faut avoir toujours prcscos les faits que voici.
i.° Le niveau actuel du fleuve Sarno.
a.” Le caual modciuc de Sarno qui, traverse Pour-
pci , et conduit les eaux it la Torre delta Nttmiafrt.
3.° L’impossibilité qu’il y avait que le niveau de ce canal pût alimenter toutes les fontaines de Pompéi.
4° Enfin les restes d’anciens aqueducs qui sont dans le territorie de Samo ainsi que dans la ville de Pompci.
1. ° Le lit actuel du-fleuve Sarno dont l'embour.liure est aux moulins de Bottàro, ne traverse que la plaine qui est au-dessous de la colline où Pompeï se trouve située. Matois qui ne connaisait d’autres eaux ni d’autres sources au Snrno que celles qui nourrissent aujourd'hui le fleuve actuel, a donc eu raison de dire, que ces eaux , à cause de leur niveau , ne pourraient animer les nombreuses fontaines de^ Pompéi , si supérieures au lit du fleuve (t). Mais puisqu'il est ici question du fleuve de Sarno il faut remonter h ses sources , et ù leurs diverses élévations , afin de juger avec fondement du niveau où elles pouvaient être conduites.
2. ” Les eaux du Sarno ont plusieurs sonrees , les unes qui des montagnes de Sarno se réunissent sur un seul point nommé Focr ; les antres qni accourant de divers lieux , et le long du chemin , viennent grossir le fleuve. Comme ces dernières ne se rattachent point h notre sujet, nous n’en parlerons pas , et nous ne nous occuperons que de la Foce. Ainsi donc en regardant celte dernière comme source du Sarno , on
(i) a Les eaux de Sarno ne pourraient être élevées dans l’in- >» térieur de la ville, |>arre tpie le lleuve coulait au bas de l’émi— » nonce sur laquelle elle était située..,.. Explication des plan : s'a.*»* partie, pag. 5.
peut la considérer sous deux aspects, l’un naturel et l’autre artificiel.
Le premier n’offre que l’ensemble des eaux diverse! et nombreuses qui naissant de différens joints du mont S. Angelo de Samo, se réunissent d’elles-mcmcs et vont paraître dans le point nommé Foce par les habitans du lieu. Le second , l’écluse qu’on y a faite pour élever les eaux de ce même récipient construit vers la fin du XVI. *“* siècle. ,
C’est à cette époque che l’on bitit, par les conseils du comte Aluzio TutlaviUa , des moulin» à la Tarre délia Nuniiala r ce qui fut d’une grande commodité pour Xaples , ceux de flotàro u’étanl pas suffisaus (i). Ceux-ci sont alimentés par les eaux du Sarno qui venant de leur source naturelle la Foce ne pouvaient s’élever assez haut pour animer les moulins de la Nunziata.
L’architecte Dominique Fontana songea donc aux moyens de les utiliser selon ses vues, de la manière suivante. Il forma une écluse à la Foce., et il les éleva à la hauteur d’environ a4 pal. (a) ; construisant ensuite uu canal an partie découvert , et par lequel les
( i) Voyez Memorie Storico-iritiche , tullo stato fiiico ed economico antico e moierno délia Città di Sarno ec. di Nicol Andrea Sut ni , Canon ico Teologo. 1816.
(3) La notice de ce niveau , ainsi que de ceux que j indiquerai dans la suite, m’a été communiquée par l'habile et ingénieux ardétecte D. Oioeué Russo. C’est par un excès de modestie qu’il s’est exprimé parce mot environ, et à cause que les eaux n’ayant pas toujours la même abondance, elles Tar ent de niveau.
eaux te jetaient 34 palm. plut haut que le fleuve ne les recevait autrefois. C’est par ce moyen qu’il conduisit les eaux à la Torre de la Nunziata. Comme les eaux de cette écluse te jettent en partie dans le canal / et que les surabondantes tombent dans la source du Sarno, que j’appelle naturelle c’est-à-dire la Foce ; j’ai dit que celle-ci peut-être considérée sous deux aspects, comme source naturelle et artificielle à la fois. La dernière donne principe au canal actuelle/ Conte { s), et la première peut-être regardée comme la véritable source du fleuve moderne et ancien.
L’architecte Fontana en exécutant ce canal , lui donna la direction que son art et les circonstances locales lui inspirèrent. Il dut nécessairement traverser la colline sur laquelle est élevée Pompéi , et en y pénétrant il perça plusieurs habitations et trouva aussi des restes d’anciens aquéducs. 11 se servit de quelquesuns pour y faire passer les eaux nouvelles , les autres furent bouchés (s).
3. 11 est bien clair que par son niveau ce canal qui maintenant traverse Fompéi , n’aurait îpu animer toutes les anciennes fontaines de celte ville.
En jetant un coup d’œil sur le plan lettres U. O,
(1) Cet aquéduc est appelé indistictement Hegio canule ; Canule di Sur no ■ Canalc del Conte ; ed Acqua délia Foce.
(a) Voyez le plan pour ce qui se rapporte à la direction du caual qui traverse Fompéi, où l’on voit encore aujourd’hui d’autres restes d’anciens aquéducs t dans lesquels on jieut entrer commodément. Quaul à tout le reste voyez ma carte de Naples et se, enviions.
on verra U est vrai qu’il la traverse toute , mais dan» sa jiarlic basse , et que Pompéi sour'tout dans sa partie élevée, est trèi-riclie en fontaines. C’est ce qui prouve que les conduits trouves par Fontana étaient des ramifications du conduit principal , lequel devait sc rencontrer à Porapéi , sur un point plus clevé de celui où commence aujourd'hui le nouveau canal.
11 fallait donc que la source qui fournissait l’eau à l’ancienne Pompéi , fût aussi plus élevée que celle qui à présent alimente le canal del Con/e. Cette troisième source est celle que j’indiqnerai comme étant l’ancienne qui procurait toutes les eaux à Pompéi et à ses environs.
4. Outre les deux sources du fleuve Samo dont j’ai fait mention , et du Regio canale del Conte qui naissent de la même Face , mais qui ne pouvaient,, ainsi que je l’ai dit, animer toutes les fontaines de Pompéi , il existe dans le territoire de Samo et de Raima des restes d’anciens aqueducs, dont le niveau est aussi supérieur aux deux sources décrites (1).
Sur les flancs des montagnes de Sarno, en se rendarit de la Foce vers Falma , on observe encore de nos jours, que parmi diverses ruines d’un ancien canal , il en est deux de si remarquables qu’elles ont
(1) Il fout savoir que les eaux îles monts de Sarno prennent leurs sources de plusieurs points et à différentes hauteurs plus ou moins considérables. Voyer sur l’abondance des sources qu’offrent les monts de Sarno , Dilue idazipni di un’amico délia verità suite Memorie slorko Crilic/ie eu lia Citlà di Samo pag. 60 c srguenle.
donne leur nota aux rites où elles/ existent; on les nomme glt Arci et le Torricelle (,»).. -
Tontes deux sont supposées sur la carte de Zawnoni , où on les indique sous le nom de conduit antique. La première est appelée Arci à cause de la quantité d'anciennes arcades sur lesquelles on observe encore les restes du conduit. Quant aux Torricelle , elles n’offrent qu'une continuation de pilastres qui soutenaient les arcades , et annoncent' les restes du canal : le tout servant à l’aquéduc en question.
Les paysans les ont appelées Torricelle, ( petites tours , ) parce que les pilastres ont la forme de petites tours rectangles.
Si je m’udre&iis à des personnes qui connussent les lieux, ce que je viens de dire serait suffisant, mais il est nécessaire dé donner quelques autres cclarcissemens à ceux qui ne sont pas au fait des circonstances locales.
Le premier et le plus fort argument en mafavenr, serait d’observer le niveau des Arci , et des Turricel/e (a) et ainsi de suite des autres ruines découvertes jusqu’ici, et celles qui ponrront l’être jusqu’à Pompéi. Ainsi on finirait par trouver dans celle ville le commencement de ce même canal qui certainement doit cire du côté du Nord ; et cela ne serait meme
( 1 ) Dans U vallée dite du Monaco à Palma et sur les flancs du mont di Fora dans cette dernière ville.
(a) L'architecte Russo précité m’a assuré que la hauteur du moderne canal de Samo aux Toriicelle est d'environ 65 palmes.
pas difficile & présent que la circonférence de celte ville est connue. . ni , .
D’après ces faits si avérés , il n’y aurait plus rien, d’incertain ni de problématique , mais on ne peut pas attendre d’un simple particulier de pareilles opérations. . ' \ ,
Cependant il existe des faits qui sont à la portée de tout le monde et spécialement des personnes qui pour parler d’antiquités topographiques , n’ont d’autre moyen pour cela que des livres et des cartes. Nous citerons d’abord les caries géographiques de Zannot\i , où l’on, verra la direction du canal moderne del Conte.
En observant les yirei , les TorrieeUe et d’autres restes qui existent jusqu'à/ Pompéi , on peut deviner aisément quel était le coûts de l’ancien conduit , lequel par un niveau toujours plus élevé, d’abonl plusau Nord du moderne et ensuite plus à l’occident , conduisait les eaux à Pompéi. . •> . .•••.. . ,i
Sans compter bien d’antres preuves de la direction de ce canal , il en est une frappante dans les dits sirci. Ceux-ci en se prolongeant après les TorrieeUe côtoient les flancs des montagnes de Sarno ; mais , sur un point qui est plus près de ceux du Vésuve, ils changent leur direction , et laissant à droite les collines de Sarno, s’étendent à gauche vers celles du Vésuve.
A quoi aurait servi celte divergence , si ce n’est à conduire les eaux sur la colline de Pompéi , où elles n’auraient pu arriver sans côtoyer les flancs du Vésuve ?
On pourrait enctfre faire de nouvelles recherches sur les hauteurs qui sont entre les deux points déjà cités. Ces petites collines sont appele’es Turone et Tu-
rteHo p*r les habitait*. 11 n’y a pas long-temps encore, qu’il s’y trouvait une statue de marbre d’une grandeur plu* que naturelle, et qui orne à présent le séminaire de Nota. On dit par tradition qu’elle représente un Consul qui eut soin du conduit en question. II 11’est point h négliger que les Académiciens Ercolaneti , parlent d’un autre village , appelé Taurania enseveli par l’éroption de 79 (1).
Si le Taurania des anciens est le Torone dont nous avons parlé , comme il est probable , il y aurait 1k un autre village à fouiller.
On pourrait m’aliégoer , il est vrai , qu’il serait possible que celte divergence servit à conduire les .eaux à d’autres pays , comme : Nola , Acerra , etc, où il ne manque pas de restes d’anciens aqueducs ; mais cela n’empècbait point que le bras pour Pompéi n'existàt , ce que nous prouverons par de nouveaux faits. 11 serait à désirer que l’habile architecte Julien Fazio terminât son travail sur le niveau des: aqueducs des anciens, dont les ruines sont en grand nombre dans la Campanie. Après un pareil ouvrage, écrit par une plume aussi exercée et aussi connue que celle de cet estimable architecte , nous pourrons parler avec plus de précision et de sûreté sur cet article.
En attondant voici d’autres faits , dont le suivant bien qu’étranger au sujet , pourra dans la suite donner lieu à de savantes recherches. C’est ce qui me décide à le faire connaître. On observe dans les Arci et dans les Torricelle , certaines restaurations que l’on
( 1 ) Visser. Isagog. pag. SS.
voit clairement être l’ouvrage < de* Romains. Cellee-ci sont encore sur pied , et les constructions d’une antiquité plus reculée qu’elles soutenaient, sont presque toutes détruites. , \, •.
* U"® «“‘te preuve pour le sujet en question , se trouve dans le rapport de l’architecte Pietro Antonio Letliji , qu’il nous a laissé sous la date de i 56 o (1).
Get architecte pendant l’espace de quatre ans environ, s’occupa de rechercher tontes les ruines visibles de conduits qui pouvaient exister de Serino dans une vallée dite de Sabalo , jusqu’à Cumes et Afisi-ne. Il cite aussi celles qu’il a observées chemin faisant dans les lieux qui se trouvent entre ces pays , ainsi que dans d’autres situations j tels que JVbia, Fra tUtmtig* giore , Afragohx , Atella , et d’autres que l’auteur nu nomme pas , pour abréger , comme il le dit lui-même. Voici un passage.de sa relation, a E perché io , corne » ho detto , li anni addielro vacato io rilrovare del-, » T aquedotti antichi per spacio di circa quattro anni » conlinui, et per questo ho visto et oonsiderato per » la luiigba csperiencia et pretlicha chc io tengo nelle » iabriche , dico che li pred. aquedutti antichi per » esserne boni delle ire parte le due se potriano re- » sa rc ire con di spesa de ducati ottantamilia, al più ; a e deppo rester» de sàtisfare ai patrone dell’ acqua a lo prezo dell’ acqua che se pigliasse a.
Ainsi que je l’ai déjà dit , je me suis occupé pen-
(*) On pourra le lire dans le Dlzionario Geograftco Ragionalo del llegno di Napoli. Di Lonnzo G 'wiliniani etc. Vol. VI , art. Napoli. pag. 406. et 409.
dcuU l'espace d'environ quatre ans de retrouver des aqueducs a ni iens. Voici le résultat de mes observations, et de l’expérience queij'ai acquise depuis long-temps sur les constructions ; c'est que les aqueducs anciens déjà cités étant bons aux trois quarts , pourraient être restaurés en dépensant 80,000 duc. au plus , et il resterait encore de quoi satisfaire les propriétaires des eaux sur la quantité qu'on leur en enlèverait. 1 Ce même auteur nous a laissé dans sa relation , ce qui suit sur le caual qui conduisait îles eaux il Pompéi. « £ poeô più abbascio da detlo aquedolto an-* » ticlin nel piano de Palma , 'dériva va tui’allro raine» » de acqua , quqle và verso il Incho dove stava an~ » ticamente la cil là de Postent , che era in qUello alto » che stà in fronte la Une délia Jfuneiala , et iu u detlo lochni ne ap|>areno milti vestigij ».
Un peu plus bas de cet aheien dqaéduc , dans Id plaine de Palma , on voyait tin autre conduit lequel se dirige du côté où était -anciennement la vide da Pour tr ; c'est-à-dire sur la hauteur vis-à-vis la tour de la Nnnziiita.' Il en existe encore là -des vestiges.
Je fais observer au .lecteur, que ce qu^il. vient de lire , est d’un auteur qui écrivait il y a environ trois siècles , et dont les soins pendant quatre ans , par' ordre de J). Pielro de Tuledo , ont été consacrés à parcourir ces lieux ; ce qui est le seul moyen de pouvoir parler et juger d’Autiquités locales et topographiques (1). D’après l’aveu mèute de 1 ’ architecte eu question ,
(1) (rîustiniani nous assure dans son dictionnaire, que sous les comtes d’Anjou, les eaux de Saruo animaient les fontaines de Naples.
il ne manque à ses recherches que de traiter du niveau des conduits qu’il a observes. On ne peut donc savoir si toutes les ruines dont il parle, appartenaient à une même source , et si elles faisaient partie d’un seul conduit. Dans ce cas, toutes les eaux seraient venues de Serino et principalement de la vallée de Sabalo. Néanmonis comme d’après des faits certains il parait plus probable que celles de Scrino n’étaient pas les mêmes que celles de Samo , et d’après les preuves que j’ai données plus haut, j’ai cru pouvoir avancer que les eaux de Pompci provenaient des monts de Sarno au lieu de Serino. Néanmoins ce que je dis ici ne sera qu’une simple conjecture jusqu’à ce que l’on ait exécuté d’autres essais sur les anciennes ruiues d’aqueducs qui existent dans les vallées de Serino.
En attendant j’ofl're aux savans une autre observation , déjà esquissée pag. 83 en parlant du récipient aü, ainsi que du pointé, des Thermes. Voyez pt. 111.
On observe dans ces derniers les mêmes stalactites que l’on trouve sur d’autres anciens aqueducs et piscines qui appartenaient aux eaux de Surno.
Je crois que ce qui précède, aura plus que suffisant pour deviner avec quelque fondement, comment Pompci recevait les eaux abondantes qui l’ embelliraient et l’alimentaient en même temps (i).
(i)D’aprèsl’intcrprétation que l’abbé Cataldo lannclli, académicien , a donuée à l’inscription Osquc ( Tab. IV. n.° 1. ) qui paraîtra bientôt, le but de mes recherches obtiendra , je l’espère , un plein succès. L’abbé précité uous prouvera que cette inscription atteste, qu’un magistrat de ces temps par le moyen d’un aquédm , avait fait parvenir à Poinpéi, les eaux des sources de Sari o.
J~} vainc me.
OBSERVATIONS SUR LE MOYEN FAR LEQUEL LEE EAUX PARVENAIENT IMMÉDIATEMENT AUX THERMES.
Voici jusqu’à présent les deux opinions qui ont été publiées sur ce sujet.
La première, que par le moyen d’un arc traversant la grande rue vers l’angle 33 de l’édifice , l’eau arrivait dans les bains. La seconde, que la piscine 35 était le récipient d’où l’eau se répandait daus chaque bain. Voyez Tab. III.
La première de ces opinions prend sa source dans ce que M.' Mazois écrivit :
» La fouille que l’on voit dans cette planche ( 1 ) m ouvre une nouvelle rue traversée par les arcades » d’un aquéduc qui conduisait à Poinpci l’eau des » montagnes voisines ; un des piliers de ces arcs est u à moitié déterré et parait dans le fond & droite. » Comme le pilastre découvert à moitié , dont parle l’auteur , est précisément l’angle 33 des thermes vers la grande rue , on a cru que les eaux s’y rendaient par ce canal.
(fc) Explication des planches , □.< partie ; plan : XLI. pag. St
Mais cet auteur distingue non seulement ne vit qu’à peine le commencement de la fouille et ne put la suivre, mais il lui fut impossible encore de connailrc la destination de l’édifice dont -ou s’occupait. On a reconnu depuis que le morceau saillant au dehors de l'angle indiqué et qui ressemblait assez à un commencement d’arc, n’éiait autre chose qu’une espèce de corniche qui s’avançait ainsi , soit comme un simple ornement , soit pour recevoir les eaux pluviales ( 1 ).
De plus on n’a découvert sur les murs vis-à-vis et appartenants à la maison de Pansa , aucune trace de conduits ni de pilastres qui auraient dit les soutenir. Mais ce qui est encore plus remarquable c’est que dans la partie de cette maison qui correspond directement à l’angle des thermes déjà cité , on ne trouve que des baies au lieu de gros uiurs ou de pilastres. Enfin , dans la partie supérieure de ce même angle 33 on n’a point trouvé le conduit qui dans cette supposition ; eut été nécessaire en suivant cette direction , c’est-à dire vers le mur de la maison de Pansa.
Quant à l’opinion que les thermes reçussent les eaux de la piscine 35 , elle n’est fondée que sur la prétendue existence de quelques arcs, construits, disaiton , entre les murs de cette piscine et ceux des thermes ; ainsi que sur les tubes de terre cuite dont il subsiste encore des restes sur celte portion de la piscine
(t) M.' le Comte de Clarac et M. r Gau, dignes continuateurs du grand ouvrage de M.' Maiois, traiteront sans doute ce sujet avec l’érudition et l’exactitude qui les distinguent,
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35 , vis-à-vis les thermes. Mais il est facile de voir que celle dernière n’avait aucune correspondance avec les thermes, en observant plus attentivement cl sa position et sa structure.
Four ce qui a rapport aux arcs dont il a etc parlé, j’ai ouï dire qu’ils n’ont jamais existes, et qu’il y avait même une voûte laquelle , appuyant d’un côté sur les murs de la piscine , de l’autre sur ceux des thermes , recouvrait une partie de la petite rue. A l’égard, des tubes de terre cuite , leur direction est tout-à-fait opposée à celle qu’ils auraient dû avoir dans le cas qu’ils eussent servi à conduire l’eau aux thermes. Ils sont disposés du haut eu bas, il est vrai, c’est-à-dire aj ant une grande inclinaison , mais celle dernière ost vers l’intérieur de la pisciuc, et non vers les thermes ( 1 ).
La hauteur à laquelle ils sont , aurait peut-être été suffisante pour que les eaux tombassent dans les thermes , mais dans ce cas là même il faut faire une remarque , c’est que le niveau des tubes est bien différent de celui du fond de la piscine. Ce dernier non seulement n’est pas au niveau de la petite rue , mais il se trouve même à i5 pal. au-dessous du trottoir.
D’après cela, ce récipient pouvait, il est vrai, fournir de l’eau aux thermes , mais c’était alors par le seul moyen de pompes. Ainsi donc , jusqu’à ce que l’on retrouve soit dans la piscine , soit dans les thermes
(i) Relativement à l’usage dons lequel étaient les anciens de pratiquer des tulies en terre cuite dans les voûtes , et pourquoi cet usage. Voyez d’Ancora , ouvrage précité.
les indices d’une pareille machine , il nous sera impossible de comprendre comment ces bains publics pouvaient recevoir toutes leurs eau* de ce récipient, dont le niveau leur était si- inférieur. Quant au* tubes en question , l’eau ne pouvait nullement s’y introduire parce dit réservoir lors même qu’ils auraient eu une tout autre direction que celle qu’ils ont ci» effet , à moins que les tubes anciens n'cusscRt la propriété de pomper l’eau ; car la piscine a quatre ouvertures en forme de fenêtres ; les deux qui se trouvent à l’extrémité sont au-dessous des dits tubes ; les deux autres placées sur les côtés sont encore plus bas (i)> D’ailleurs d’après le plan de celte piscine fait pur- M. r Liberge , architecte fiançais , avec la plus grandeexactitude et accompagné de réflexions d’un- véritable artiste , on voit clairement qu’elle B’a a»cun vestige de stalactites : ce qui devrait avoir lieu si ello
eût contenu les mêmes eaux que le récipient et le canal 34 où l’on en observe. H y a- plu» , c’estqu’elle n’était pas entièrement terminée , o’est-à-dire qu’il, lui. manquait, le crépi et d’autros accessoires qnt» l’cfti trouve ordinairement d-ns l’intérieur d’un réservoir d’eau. Ces faits existans prouvent assez , il me semble , que les aricieus ne s’eu servaient poiut au moment de la catastrophe.
L’habile architecte précité- dit qu’il a- reconnu dan*
( 1 ) Je ne sais ca que les architectes penseraient d’une piscine qui a des leuêtres sur chacun de ses quatre côtés, et disposées de manière à ce que le soleil y pénétrât à toutes les hcuces du la journée ?
les arches intérieures de celle piscine , divers thangemens laits par les anciens , qui selon toulc apparence de probabilité lui en faisaient subir d’autres , au moment où elle disparut par l’effet de l’éruption. Mais les bains étaient en pleine activité lorsque celle dernière eut lieu. 11 me parait donc prouvé que cette piscine n’appartenait nullement aux thermes.
11 ne nous reste donc plus maintenant qu’à rechercher de quel point et par quel moyen les thermes étaient alimentés.
Le véritable observateur en examinant attentivement le plan , et fixant scs regards sur l’angle 33 , 33 , verra qu’il patle assez de lui-même. Naturellement on se demande dans qu’elle vue les anciens l’avaient ainsi agrandi , se servant pour cela du trottoir de la petite rue , cl par quel motif ils y ont ajouté la petite fabrique 34, dont la forme n’est certainement pas l’effet du caprice ? D’après ce que je en iis , en voici la raison (t).
Observez sur le plan lu petite construction 34 et le bain 3o (u). Dans l’intérieur des deux rectangles
(i) Je sais bien que pour être plus clair, j'aurais tlù donner ici le plan et la coupe de celte partie des thermes ; mais jusqu’à présent je ne puis offrir au lecteur que les simples observations faites sur les lieux mêmes.
(z) Bibent marque à ce point et en blanc, un espace rectangle formant une ligne horizontale depuis la petite rue jusque dans l’intérieur des thermes , et précisément du point 3i au point 3o. Il a peut-être voulu nous indiquer le vide qui existe à l’extrémité supérieure , ce que l’on observe d’en bas , ainsi que la petite voûte qui forme la dite baie.
de la première sent deux petit» conduit» perpendiculaires et de terre cuite - T et sur le plein de l’angle 33 ,33 , précisément dans la direction du bain 3o , il en existe un autre, plus grand que les précédens.
On peut conjecturer d’après cela que les deux petit» tubes servaient de canaux par lesquels l’eau passant sou» la rue et formant une écluse dans l’un d’eux, s’élevait k la hauteur du mur , et retombant ensuite s’introduisait partie dans le troisième conduit pour alimenter le bain 3a , et partie par le moyen du second tube serendait dan» le reste de» thermes (■).
Ce mécanisme peut être observé dans toutes les fontaines de Pompéi où on l’a pratiqué.
L’eau y parvenait par des canaux construits sous les rues ; et au moyen d’écluses , elle montait à. la hauteur des jet» plus ou moins élevés des fontaines.
Le canal découvert 34 et adossé à la grande muraille, fut très-bien imaginé par les anciens, afin que l’eau- surabondante en retombant n’cndommagcàl pas les murs de l'édifice-
M.' Kubly a observé aussi que le troisième conduit avait été obstrué par les anciens , et que la petite vo&te qui se trouve dans la directiou des n.° 3o et 34 était dégradée u coups d’instrumens de fer lorsqu’on la découvrit. Ce» circonstances nous démontrent que les ancien» au moment de la catastrophe ne
(i) Jk dois une partie de cos détails à l'architecte Suisse Félix Guillaume Kubly qui a bien voulu examiner sur les lieux, mènes les questions que je lui avais proposées.
se servaient plus du grand conduit ( 1 ) pour alimenter le bain 3o , et qu’après l'avoir condamné ils en avaient pratiqué un autre plus commode et plus adapté dans les thermes.
En résumant ce que nous venons de dire, et en observant la rusticité et l’extrèrae petitesse des thermes , depuis le n.« 28 jusqu’au n." 3a , je suis porté à croire qu’ils ont été les premiers établis dans cet endroit de Pompéi ; et qu’on a peut-être augmenté ensuite l’cta- Llbscmcnl eu en construisant ii côté de plus grands et de plus magnifiques. Dans ce cas on dut donner une autre direction au cours des eaux qui du grand tube coulaient dans le bain 3o ; car on observe effectivement que d’une des chaudières 34 , l’eau passait aussi dans les petits bains. Un des canaux est marqué sur le plan n.° lil , le même qui a été publié dans le Musée Royal Bourbon.
En admettant ma conjecture , on serait alors dissuadé de l’idée que la grande différence qui existe entre ces deux thermes , vient de ce que les uns étaient destinés pour les hommes et les autres pour les femmes, ( ainsi qu’on l’a dit ). Idée qui ne pieut raisonnablement entrer dans la tctc d’aucune personne qui a la plus simple connaissance des coutumes des Romains.
( 1 ) Il avait été en activité , et môme pendant long-temps , ainsi que le prouve la stalactite qui est sur lo couduit n.° 3*, dont j’ai parlé.
ts£ÿÿte?nâc& fâmÿtue me.
Afaison de Castor et Pollux, ainsi nommée parce que dans le grand nombre des belles et intéressantes peintures qui la décoraient ( 1 ), celles représentant les Dioscures parurent les premières. On en commença l’excavation en Mai i8a8 , et sa façade disposée en bossages coloriés, fit connaître qu’elles n’étaient pas de celles communes à Pompéi. La maison de Polybc surtout avait de pareilles décorations extérieures, dont il ne reste plus aujourd’hui la moindre trace.
On a découvert jusqu’à présent dans celte habitation trois entrées principales sur la grande rue t/et Mercurii, et deux secrètes dans la ruelle qui est parallèle à cette dernière. Deux des entrées principales conduisent à autant de demeures distinctes, dont l’une est plus grande que l'autre. La troisième entrée annoucc également une autre habitation dans le même goût que celle du milieu , mais d’une moindre dimension.
(») On a trouvé dans les murs des restes d’encadremeus destinés à recevoir des tableaux portatifs , ainsi que dans la maison M i'hirurgo. V oyeî pag. 58.
11 faut remarquer que les deux premières maisons n’ont point de boutiques, sans en excepter même celles à louer. Mais il existe dans la troisième une petite chambre à gauche du protbyrum, qui communique avec ce dernier, et qui a une autre ouverture à côte de la porte de l’area ; cet exemple n’est pas rare à Pompéi , tel que dans la maison dite Y siccademia di Musica ( pag. 71 ) , ou l’on reconnaît clairement que celte pièce était une boutique.
Si dans la suite on découvre une ruelle à l’extrémité de la quatrième maison qui commence it paraître , l’édifice entier nous offrira alors un autre bel exemple de l 'Insula à Fompéi (1). Mais nous ne pouvons parler en détail de leurs parties architectoniques jusqu’à ce que les descriptions et les plans en aient été légalement publiés. Alors aussi nous connaîtrons les pièces de monnaie d’or que l’on y a trouvées ; la belle lampe de bronze à trois mèches dont le manche se termine en forme de croissant , qui a au milieu un buste de Jupiter , et aux extrémités les tètes de Minerve et de Junon, etc.
L’Etranger ne sera point surpris, non-seulement de la belle conservation des peintures et de tout l’édifice , mais encore du grand nombre de réparations faites à propos cl avec discernement , lorsqu’il saura que nous les devons aux soins de notre Auguste Souverain. 11 a daigne honorer souvent de sa présence
(1) Ce serait ne pas connaître Pompé! , que de prétendre que cet ensemble de bâtiment ne lutine qu’une seule habitation.
l’excavation de ce bâtiment , ainsi que celle de plusieurs autres, et les ministres Ruifo père et fils, si dignes de remplir les vues de notre Monarque, en ont fait exécuter les ordres avec le zèle infatigable qui les distingue.
C’est aussi à leurs soins qu’on doit toutes les autres ameliorations qui se rattachent à la branche des antiquités, source intarissable de délices pour les amateurs , et de recherches pour les Savans.
Depuis 1754 jusqu’en 1756 , en faisant des restaurations à la grande route , précisément dans l’endroit appelé Tavema del Lapitlo , ( Voyez le plan ) les ouvriers ayant eu besoin de terre iirent des fossés au pied de la colline qui est auprès , et qui couvre une partie des murailles de la ville.
On découvrit à celte occasion une suite de tombeaux (1) , qui ressemblaient pour la forme à ceux déterrés ensuite dans le bourg Auguslo Felice. 11 fut aisé de s’apercevoir que quelques-uns des premiers avaient été précédemment dépouillés ; les autres étaient d’une parfaite conservation et renfermaient les objets qui sont ordinairement dans les anciens tombeaux. 11 faut remarquer dans le nombre un vase de verre rempli de liquide et d’os brûlés , pareil à ceux décrits page a 3 .
(1) 11 est très-probable que ces tombeaux faisaient partie do ceux qui devaient border la rue le long de cette portion de muraille.
Les inscriptions suivantes au nombre de t 5 , sont gravées sur marbre et sur pierre. Les autres depuis n.° iC jusqu’à celui 22 , furent découvertes en divers endroits dans la Hue des tombeaux .
Le fragment n.° q 3 doit cire ajouté à l’autre Romulus Marti s , rapporté pag. 109, avec lequel il se lie parfaitement depuis la ligne 4 pisqu’à la huitième ( 1).
L’inscription n.° 34 fut trouvée dans le temple de Vénus. Voy ; pag. 102. La aô.®* sur le mur d’une boutique située vis-à-vis la porte du temple d’isis , en 1764. La 26. mc dans la maison de Julie Fcliec. ( \oycz pag. VI. Ici. D.
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