CHAPITRE VI
De la surveillance du tout.
Comme il y a tout lieu de présumer qu’il y aura, un jour à venir, un grand nombre de ces établissements, dans une Province aussi étendue qu’est le Bas-Canada, il est essentiel de les organiser de manière qu’on en puisse suivre le fil et les surveiller.
La division de la Province en Paroisses, Districts et Comtés nous doit naturellement fournir ce moyen d'organisation ;
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on devroit donc dans la principale cité de chaque District former un Bureau central qui auroit la direction et surveillance des établissements d’education faits et à faire dans les Paroisses et Comtés et leurs arondissements,.
Chacun de ces Bureaux devroit être confié, soit à une seule personne (ce que je préférerois) soit a plusieurs.
On devroit s’adresser à ces personnes pour tout ce qui concerneroit l'érection, l’entreiien et la police des établissements d'éducation ; la nomination et fixation des salaires des Maitres et Précepteurs ; la surveillance et repression des abus ; la ; romu':"ation des règles et réglements.
C’est aussi à ces personnes que devroient être faits les retours du nombre de ces établissements, dans les Paroisses,: Comtés et Villes des Districts, de la quantité d'élèves qu'ils contiennent, de leurs dépenses et recettes.
Chacun de ces Bureaux devroit étre tenu de faire le tableau général de son District d’après ces divers retours, le remettre à qui lui seroit ordonné, ou le faire imprimer dans une Gazette, nour l'information publique.
Etant spécialement donné en charge par la Société d’avoir égard aux circonstances actuelles du Canada ; et les circonstances où il se trouve, par rapport aux trois professions de foi qui y sont reconnus, demandant des dispositions, qui préviennent les animosités, et donnent à chacune d'elles des suretés qu’elles ne seront point troublées dans les exercices et propagation de leurs croyances respectives, il devruit être formé, outre les Bureaux centrals de Districts, des Bureaux particuliers de membres de chacune de ces professions de foi, qui auroient la direction et superintendance des établissements de ceux de leur croyance seulement, et séparément de ceux d’une autre croyance ; en avoir seuls l'érection, l'entretien et ia police ; la nomination et
fixation des salaires des Maitres et Précepteurs ; la réformation des abus ; et la promulgation des règles et réglements : dont et du tout ils devront faire rapport au Bureau central de leurs Districts respectifs.
Les Bureaux centrals devroient être autorisés à former des Bureaux particuliers dans les Comtés de leurs Districts respectifs, quand le cas le requérera, ou qu’ils en seront sollicités ; à en nommer les membres, à leur donner des
règles et à en recevoir les retours des écoles et autres éta-
blissements publics et privés de leurs Comtés respectifs.
Comme il y a des sectes de l’Eglise Anglicanne et Presbytérienne qui désireroient avoir des établissements d’éducations particuliers, pour élever leurs enfants dans leur croyance, ils devront s'adresser au Bureau particulier de l'Eglise Anglicanne ou Presbytérienne, dans lequel ils ont plus de confiance, pour étreautorisés à les ériger, les entre. tenir et les surveiller eux mêmes ; à en nommer les Maitres et Précepteurs, à leur fixer leur salaire et à leur donner les régles et réglements qu’ils jugeront convenables pour l’enseignement et la police de ces sortes d'établissements.
Il seroit très a propos d’empécher qui que ce soit d'ouvrir des établissements publics, ou privés, d'éducation et enseignement quelconque, a moins que la personne qui se propose de le faire n’obtienne d’un Bureau central, ou particulier, du District où elle veut s'établir, un certificat de bonnes mœurs et de capacité ainsi que la permission de le faire.
Je ne puis terminer l’apperçu de ce que Je conçois être le plus propre à propager l'éducation dans le Bas-Canada, eu égard à ses circonstances actuelles, sans suggérer à la Société Littéraire et Historique de Québec, le besoin d’exciter l’émulation des écrivains sur le mode d’enseisnement le plus expéditif et le moïns dispendieux pour le pays ;
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ainsi que sur la méthode théorique et pratique de la grande et petite culture convenable au Bas-Canada.
Quoi que chacun des chapitres que j'indique soit susceptible d’une plus grande extension, je n’ai pas cru devoir le faire ; j'ai préféré la laisser à la pénétration et sagacité des Membres de la Société et me restraindre à ne donner qu’un apperçu des bases, sur lesquelles, on devroit, à mon aviss appuyer l’enseignement de l'éducation, dans le pays ; pour le rendre solide, substanciel et permanent:
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