partie
II* PARTIE. Dieu , mes frères , fît sortîr
StTR L£ S7MB0Z.S. pS
cltt néant cette masse énorme qa41 suspendit d^abord; puis il Passit sur ses fondemens*.
Fundasti terrant super staMitatem suante ( Ps. cm. ) Les eaux la couvraient : à sa voix les eaux s^enfuient et entrent dans le bassin qn^il leur avait creusé. Cette terre se diversi* fie et se décore de plantes j dé toute espèce de fleurs et de fruits. Des animaux; sans nombre rhabitent ( ûi. i5, 16 ) ; ils attestent la grandeur et la magnificence de celui qui les a formés. Quelle infinité dans les desseins de Dieu ! Pas un être qui ressemble à un être ; pas une feuille qui soit semblable à une feuille» Grandeur de mon Dieu ! )e vous déshonore en. vous publiant : je devrais admirer et me taire. •"—Uamas des eaux prend le nom de mer ( Gen, 1 , 10 ) : Dieu 7 fait naître les poissons et les 6iseaux. (Id. ao ^ ai . ) Ceux-ci nagent dans Télément liquide ^ ceux-là s^élé-^ vent et planent*
Mais quelle providence ! Dieu soigne et conserve tout ce qu'il forme. Ah. ! si ce grand Dteu revêt avec magnificence l'herbe de»
champs , s'il prend pitié des petits du corbeau et qu'il ne leur refuse point la nourriture y combien plus vous serai^je cher , ô Seigneur , moi, votre image; moi, le prix de vo^ Ire sang 5 moi , votre temple ! (^Maith. vi , aô.)
Il fallait à ce ciel un contemplateur assidu.^ à la leyre et aux créatures animées et imanin
94 PLAKS d'instructions
mées qai rhabitent un Seigneur et unmaUre# Dieu médite Phomme. ce Formons , dit-il ^ l%omme à notre image et ressemblance. 3»
( Gen, I, ^6.) Il se recueille. LWorable Trinité intervient ; Formons*. Dieu lui-même prend de la terre; l'argile se façonne par cette main habile et puissante (/rf. 27 ) : vailà notre corps dont la structure et les proportions surpassent tout ce qui avait existé j usque là de semblable. Dieu anime ce corps d'un souffle divin j il y répand une ame capable de connaître et d'aimer :cVst ce qui fait la noblesse et la dignité de notre être. L'homme ne reste point seul. Une compagne lui est donnée ^ elle est tirée de l'homme (Gc/i. u) ; elle embellit son séjour ; elle partage ses peines et ses plaisirs ; ... elle est la confidente de ses pensées. Dieu les unit l'un à l'autre par un lien sacré et indissoluble. Joug commun j soyez toujours celui de l'amour et de la vertu.
Tirons quelques conclusions , mes frères.
Qui que vous soyez , vous êtes terre.... Jeu-» nesse et beauté, votre empreinte est sur V&)t^ gîle. Mais cette argile se dessèche, se durcit, . se gerce et se désassemble. Poudre, nous retournons en poudre... Ne nous appuyons pas trop sur le sable d'une terre mouvante.. ..
Qui que vous soyez, vous êtes spirituel et divin. Ah ! que votre ame , cette portion de la Divinité , si je puis parler ainsi , s'élè?e
Stm Z.E STMBOIB. pS
âonc au-dessus des passions et d'elle-même.
Yoas entrerez ainsi dans les yastes etsublimes concepti<Kis de la Providence. Vous serez dt« gne d^elle et du boi^heur quelle vous desfine. Ainsi soit-il.
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aNQUIËME INSTRUCTION.
»U». l^K CHUTE DE L^HOMME ET LE B.£pAB.AT£Vlk
raoMis «
Creatorem cœli et terrœ, Créatear di} ciel et de laterre.
UvE Foi y un Dieu y un Dieu bon et puissant^ un Dieu créateur du ciel et des Anges , de Is terre et de Thoinme : telle a été la matière des quatre instructions qui ont précédé. J^aî encore à vous parler de Fbomme : ce sujet nous touche de près. Notre chute originelle, première partie ; le réparateur qui nous a été promis , seconde partie de cette cinquième instruction qui terminera le premier article du Symbole.
P« PARTIE. Notre chute. LTiomme ayail été créé libre. Dieu lui donne un commande-
96 PLANS d'iK&TR0CTXON9
ment y un commandement facile.. •'•• ( Génm m, 3. ) Aveaglement de Phomme ; il déso* béit et tombe. Changement de la natare entière. Chardons et épines. Saisons qui se dé* règlent ; élémens qui nous deviennent con»
traires ; animaux rebelles. La femme enfante avec doulear. ( Id. 16. ) Ignorance ; conctipiscence ; maladies et mort. Postérité d'Adam viciée dans sa source.
Mais comment peut-il se faire que je naisse coupable d'un péché que je. n'ai point actuellement commis et dont il faut cependant que je porte la peine ? Réponses. Dieu existe j Dieu est juste; tout ce qu'il fait est juste. — * Dieu a révélé ce fait de la chute de l'homme et de la transmission de son péché. Ecce m iniquitatibus conceptus sum...(Vs. l.) Pesea chacune des paroles de Job : Homo natus de muliere, brei^i a>iuens tempore , repleturmuU tis.misenis,,» (Job. xiv. ) Posuisti me contranum tibî. ( Id. vu. ) Doctrine de saint Paul : In omnes homines mors pertransiit ^ in quo omnes peccaverunt. (Rom. v.) Avec quelle force il se plaint au septième chapitre de cette même Épitre aux Romains j de cette opposition au bien qu'il trouve dans sa propre nature , de cette loi de péché qui le captive comme malgré lui ! ( Èom. vu. )
La raison vient à l'appui du dognie du pé-
gO% tfi STMBOtB. 97
'elle originel. En tout pays , en tonte nation y qni est-ce qui ne lutte pas contre la conçu»
pîscence? Un seigneur de. la cour de Cyrus
se plaignait d^a^oir deux âmes En tout
pays, eu tonte nation, qui est-ce qui ne nait pas dans un état de souffrance et de larmes ^ avec toutes les marques du courroux d'ua Dieu vengeur ? Sub Deo justo nemo miserp nisimereatur, disait un Père de PEglise («Su Augustin. ) Lisee dans Cicéron et dans Pline la description touchante de nos disgrâces ori* glnelles, des douleurs qui nous assiègent au berceau , comme si la nature était envei-s nous une marâtre. . . Aussi une secte fameuse croyait à la transmigration des âmes qui expiaient dans les corps les péchés commis dans une vie antérieure. Saint Àuguitin se récrie làdessus : Us ont vu la chose } ils n'ont pu re-> monter à Porigine. Rem viderunt, causam non 'viderunU
Raisonneur insensé! vous contestez un fait indui»îtahle que je ne puis pas mieux expli* quer que vous ! Hé quoi ! au tribunal detf hommes on ennoblit chaque jour le père et les enfans ; on déshérite les enfans d'un père coupable. Et certes si le malheur de notre chute originelle est grand , est- il donc irréparable? Non, Chrétiens ; il admet un remède ^ un remède efficace ^ proposé à tous ^
^ PXANS B^INSTRUCTIONS
et OÙ la miséricorde du Seigneur parait dans tout son éclat. ( JRom* V) 17. ) Ceci me coar dait à la seconde partie.
H« PARTIE, Le Réparateur promis. Dieu maudit le serpent... 11 annonce une race bé*
BÎte qui doit en écraser la tête Conteret
caput tuum.... {Gen. m, 14 9 i5.) Lespro»
messes s^oublient. Il fallait sentir ^os maux et connaître toute notre insuffisance.— -Dieu venouyelle lemystère de laFoi dans Abraham:
«a postérité se multipliera comme le sable de la mer ; et dans celui qui doit Tillustrer j «lie possédera les nations pour héritage. ( Gen. 911) 3.) Isaac montre Pimmolation de la victime attendue ; Jacob, la lutte de notre Mé- /diateur avec Dieu. Joseph vendu par les siens, plongé dans un cachot , devenant le sanveur de PÉgypte , puis reconnu par ses frères (Ge/i. jLLiv) , quelles figures !...
Ce peuple qui , un ou deux siècles après , est épargné par PÂnge exterminateur , qui onange FAgneau pascal , qui a Moyse pour chef d^une nouvelle alliance.. ... ( Exod. xi, la) ; quelles figures! Tout retrace à ses yeux le Messie promis et désiré. Cette Foi se conserva. David est miraculeusement choisi pour réunir Israël et Juda. David passe le torrent de Cédron ; David chante le Messie , ce Dieu assis à la droite dW Dieu. Dixit Dominas Do'
SITR XE SYMBOLE. «g
mina meo : Sede à dextris meis. ( Ps. cix. ) H est Phistorien de sa ipmiQniDeus, utquid
dereliquisti me? (Ps. xxi, lxviii. ) Salo-
mon représente le Christ dans sa gloire. Bientôt tous les prophètes crayonnent à Penvî quelques traits de ce Rédempteur divin. Un grand événement, la capUvité de Babylone^ annonce une autre captivité, un autre retour. Malachie fait place à saint Jean qui montre Jésus. C'est ainsi que Dieu, pendant quatre mille ans, tient les hommes dass l'attente , et quHl la couronne enfin cette attente. Tel fut Penchaînement des promesses. Chrétiens, nous en avons recueilli les effets ou les fruits* Ah f puisse notre fidélité le disputer à notr^ reconnaissance et à notre amour !
J OO PLANS d'iNSTRITCTIONS