Le grand sacrifice s'offrait ; le Ciel et la
terre étaient en attente. Une multitude stu-
pde voyait sans voir et ne profilait pas de
refFusion du sang iàorMeiStabatspectans»
24 9LANS DS DISCOURS Application da texte : Milites genuflexo itlu' debant ei: (Matth. xxvii. ) Peinture de cetiX qui viennent dans nos églises ayant l^air égaré , la tète mobile, les regards inquiets
Ils sont des moqueurs : Illudebant ei. Ah !
si vous présenties nne supplique à un roi de ia terre , comme vous seriez préoccupé de Pobjet de votre demande !..é.... Si vous étiez dans le palais d^un grand et en sa présence ^ ririez- vous? parleriez- vous? Et quand il s'agit d'un commerce saint et sublime avec votre Dieu y quand il s'agit d'écouter sa voix et de l'entendre !•••• Dissertation courte sur les distractions. Ante orationem prcepara ani^^ mam tuam.
tP Désir fervent et tendre. Il ne faut pas s'étonner qu'il n'y ait pas d'attention dans la prière 9 quand on ne prend pas intérêt à son objet 9 quand le cœur n'y entre ponr rien* La prière est l'afl&ire du cœur ; Dieu le Dieu du cœur. L'homme est tout entier dans son cœur.
Prœbe , fili mi , cor tuum , disent les livres saints. Reproches de J.-C. : Populus hic la^ biis me honorât ^ corautem eorum longé est à me
Ah ! Chrétiens ! avons- nous dans le cœur la faim et la soif de la justice ? En serons-nous rassasiés y nous qui n'apportons dans nos tem-> pies que dégoût et ennui, qui comptons les moment? Je sais que U ferveur n'est pas
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toujours sensible. Délaissement apparent et sécheresse. Prix de cet état. Le bien alors est Piratait et désintéresse : il y a sacrifice. Dire a?ec Israël : Je ne vous laisserai point aller que 'VOUS nem^ajrez béni. Le Seigneur parait somn&eiUer à nos yeux ; il n^en conduit pas moins la barque ; bientôt elle Ta toucher au port désiré.
3<^ Condition ou disposition. Confiance pleine et entière.
Ce que J.-C. demandait aux malades : .
Croyez-vous que je pmsse' tous guérir ? Ce que répondait Fun d^eux : Credo, Domine , adjuva incredulitatem meam. II ayait une vraie confiance , ce lépreux , ... ce centenier . . • Elle était animée d^une vive confiance, cette liémorroïsse qui s^écriait : Si je puis seuler ment toucher la frange de son vêtement...
Motifs de notre confiance, quand nous noua adressons à Dieu : sa puissance, sa bonté, sa
parole. Il faut nous les approprier Com**
bienil est consolant ce langage des livres saints l «c Le Seigneur a fait ce qu^il a voulu au ciel et «t en la terre. Mon Père vous aime. Deman- « dez et vous recevrez : tout ce que vous dece manderez avec la foi de Fobtenir , vous sera ce fait. » Ah ! s^il était permis de le dire , pre^ nous le Seigneur au mot.
La confiance naît sur- tout du prix de la KédempUon. C^est par J.-G. et en son nom»^
que nons prions et nous espérons. Chrétiens!
je vous fais le reproche de ne pas croire assez à Tamour et à la tendresse de Dieu pour vous. Sentimens exprimés dans les psaumes: //z te^ Domine , speray^L,. ( Ps. lxx. ) Deus illumi* natio mea et salus mea. (Ps. xxvi. ) Job di' Bait : Etiamsi occident me , in ipso sperabOé Seigneur 9 fixez la légèreté de mon esprit*. • Allumez en mon ame le feu d^un saint désir et d^un tendre amour... Inspirez-moi la con* £ance que vous demandez de moi. Ces premières dispositions ^ )e les attends non point de mes forces, mais de votre sainte grâce.' Ainsi soit-il.