‹ Plans de discours; ou, Projets d'instructions et de conférences sur lesChapitre 7 sur 83 · POUR LE TROISIÈME DIMANCHE DE SAVENT · texte numérisé non relu

POUR LE TROISIÈME DIMANCHE DE SAVENT

SUITp DES CONDITIONS OU QVAXITis DE LA PEIÈRE.

XL ne suffit pas de prier avec attention , avec désir et avec confiance. L'humilité est essentielle à la prière ^ et rien n'est accordé qu^à la persévérance.

lo L'humilité , 4® disposition. Sans elle y point de prière. La prière est une expression

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f^t un témoignage naturel de cette vertn. Par la prière nous confessons et proclamons nof misères , nos besoins et notre impuissance.

Cetstyeu public et solennel, Dieu Pexige. Il B0U5 met sur les lèvres ce langage : ^;o sum pauperetdolens... (Ps, ixYiii.y Ego virifidens paupertatemmeam. (Tfaren* m.) A.utre texte:

^d quem autem respiciam nisi ad pauper^ culum et trementem sèrmones meoj?(Isaïe.) Il était humble , ce grand roi David qui s^é* criait : Ante Dominum qui elegit me, vilior jiam..,. {jiKe%* vi. ) Il était bamble, ce Pu- Llîcain dont il est dit : PercutieSat peciiis suum^* Nolebat nec oculos ad cœlum leua^re (Lttc« XVIII.) Il était humble cet enfant prodigue :.•• Pater, non sum dignus vo^ carifiUus tuus,..Fac me sicut unum de meA cenariis. {Id* xv.) Il était humble, ce Diea victime qui, les brasétendus^s'estrenduobéisu ^ant jusqu'à la mort de la croix. {Philip, ii, 8.) Je parle d'humilité dans la prière ; et de jeunes personnes se présentent dans le saint temple pour prier , toutes couvertes des pompes du démon et du siècle. Elles désirent être vues et plaire«... Je parle d'humilité dans la prière ! Et des hommes , parce qu'ils sont hommes , parce qu'ils ont quelque avantage de naissance, de rang et de fortune , craignent de se confondre avec le peuple; ils pssent avec iatréj^dité devant le Saint des Saints -, ils

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dessinent i peine un salut imparfait; ils Ûé' chissent dédaigneusement un demi-genou; ils appellent superstition nos prosternemens !

Quel ignorant orgueil ! Voyez Jésus au jardin des Oliyes. Il tombe la face contre terre: Procidit in faciem suam, orans. ( Matth.

XXVI 9 39. ) C^est dans une posture humiliée que le grand Apôtre implore les miséricordes du Père céleste z Hujus rei graùdflecto ge^ nua mea ad Pairem Domini nostn /.*C« ( Eph. 111 y 14. )

Vous qui croyez tout savoir , ignorez- vous doncqu^il y a un langage naturel, inné, uniforme et d'une force presque irrésistible»

Hé ! quel est le vaincu qui ne demande à. genoux la conservation de sa vie an vainqueur?

On se jette aux pieds d'un Prince pour lui présenter un placet , une supplique. Quelle ne serait pas la mesure de vos abaissemens , si votre avancement et votre fortune étaient à ce prix ! Écoute donc, profanateur insensé ; écoute, ver impur ; écoute, atome : Qui es-tu selon les oracles des livres saints , pour jeter la tète en arrière et braver ton Dieu?... Pul» *vis es. Qui es-tu pour disputer k celui qui t^a formé une coudée de ta taille exiguë? Tu ne seras jamais assez près de terre. Puhis.

es. N'insistons pas davantage.

5® et dernière disposition. Lapersévérance.

PUe couronne l'œuvre : Qui perseyeraverit

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usqùe injfinem^sahus eriu (Mattli. x. ) Que sert-il de courir , si Ton s^arrète? Il faut at-* teindre à rextrémité de la lice« Ce qu^on es-» time dans le monde , c^est un homme cons* tant qne rien ne rebute ni ne décourage ^ qui lutte contre tous les délais ^ tous les pbstar clés y et en triomphé.

Vous me direz peut*être : Je ne cesse dd prier , et je ne suis point exaucé ! Vous le serez : mais Dieu a des raisons d^une haute saliesse pour vous faire attendre ses dons. Il vous punit du peu de cas que vous en avez fait j il vous en montre le prix; il vous éprouve j il vous apprend ainsi à les conserver.

Voulons-nous des modèles de persévérance ?

Kemettons sous nos yeux cet homme qui force son ami à se lever la nuit et à céder à son im« portunité et k ses instances. Pensons à cette veuve qui ne laisse aucune tranquillité à son juge, quelle n'ait enfin obtenu Teffet de sa juste demande. Une femme Chananéenne sollicite auprès de Jésus la guérîson de sa fille : le Sauveur ne daigne pas lui répondre. £ile insiste : le Sauveur lui tient un langage plein d'une apparente dureté. Alors elle s'estime digne de tous les rebuts , et elle prie encore. ccO femme! s'écrie J.-C. , votre foi « est grande ; qu'il vous soit fait comme voua % le désirez. » ( Matth. xv , 22^ 28. )

Seigneur, faut-il dire avec les patriarchef

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et les prophètes y Seigneur ^ à vous la justice^ à noas la confusion des visages. Ce n'est point dans aucune confiance en nos mérites y mais uniquement dans la pensée de vos éternelles miséricordes, que nous répandons nos cceurs en votre présence. Seigneur ! ne nous faites pas selon nos iniquités y et soyez- nous propice pour votre nom. Et le jour et la nuit nos cris sMIéveront à vous : Raucœ factœ. sunt vo-^ ces meœ. ( Ps. lxviii y a. ) Je perdrai la vie plutftt que Pespérance *y je lutterai comme Is^ raël : je veux être fort contre Dieu. {Gènes» XXXII y 38. ) J'oserai dire : Non, Seigneur , non y je ne vous laisserai point aller que vous ne m'ayez exaucé et béni. Ainsi soit-il.

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