QUINZIÈME INSTRUCTION
SUmt DIT QUATRIÈME COBIMANliEM£I<fT.
sua LES DETOI&S DES PiESS ET MARES*
JSt vos, patres..., educate illos in disciplina et cor^ reptione J^omini,
Et vous, pères, ayez soin de bien ëleyer vos enfans eli Jes corrigeant et les instruisant selon le Seigneur. (£p^ €. TX| y. 4* }
JDaks les États et les familles les devoirs sont aréciproques.** Si les enfans sont liés aux paxens par Pamour y le respect, la soumission <t les assistances qu^ils sont obligés de leur rendre } les parens ont â leur tour une grande tâche à remplir envers leurs en£ans. Us doivent à leur jeune £amille , je ne dirai pas la tendresse.... ( il serait superflu de traiter ce sujet) ; ils doivent le soin^ rinstruction et la correction^ Cette morale s^adresse aussi aux instituteurs et institutrices | aux magistrats et supérieurs de tout rang.
lo i^c soin. Pourquoi mettez- vous des enfans au monde? Serait-ce pour les abandon*
Sun LES COMMANDEMEWS BE DIEU. A^S ner? Les animaux les plus féroces ne le fe* raient pas. Voyez dans ces petits enfans les larmes, la faiblesse, la souffrance et Timpuissancê de Page , et laissez parler vos entrailles..* Votre soin est de nourrir vos enfans, de les vêlir sans soperfluîté ni mollesse ; votre soîa est de ne pas les perdre de vue un instant dans leurs maladies, de les former en santé à Parrangement, à l'ordre et à une propreté sévère. Que d^enfans négligés et abandonnés! que de mères indignes de Tètre !
Deux excès dont les enfans sont victimes :
jo ^ivrognerie et la gourmandise des pères qui consument tout; a® la crainte de manquer qui produit dans les parens une parci' monie extrême.... Nolite ergo solUeiti esse ^ dicentes : Quid mafiducabinms ?..• aut quo operiemur?..,. Sùitenim Pater vester quia his omnibus indigetis, (Matth. vi, 3i , 3a.)
a® I/instruction.G^estde très bonne heure qu'il faut la donner et à tout prix. Le plus bel héritage et le plus sûr, c'est l'éducation... Il est honteux qu'un enfant ne sache pas lire.
De là une épaisseur et une matérialité qui souvent feraient la voie à toute influence religieuse , à toute direction. Profitez du petit
âge : arbrisseau qui se ploie Pâte qu'on
peut pétrir. -rf^eô à teneris consuescere multum est, disaient les auteurs païens. Quo se^ mel est imbuta recens...... ( Hor. ) L'esprit
^^6 VtATSS Bfi DISCOURS alors est docile j le cœur se prête à toas les mouyemens de la grâce. Tournons j retournons cette terre heureuse Mères cliré-
tiennes , tous êtes les apôtres des familles^ Prenez ces mains innocentes ; conduisez-les et imprimez le signe salutaire de la croix sur un corps pur... SMl meurt un juste ^ il faut "VOUS écrier : Sa mémoire est en bénédiction. ( Ps, 111 , r^. ) O mon fils , puissiez- vous lui ressembler ! Si c'est un méchant , dites : O mon enfant , que les jugemens de Dieu sont terribles ! ^ Ps. xxxv , 7. ) Imitez la reine Blanche... ce Je vous aime (c'était son lan- « gage à S. Louis) y je vous aime : mais j'aiflc merais mieux encore vous voir mourir tf qu'en état de péché mortel...» O pères, 6
mères, vous pouvez beaucoup Nous, on
«^accoutume à nous entendre : vous, il vous est libre de saisir le moment; et la tendresse la plus vive donne à votre voix un accent ir-< résistible.
Ne nous y trompons pas. Parler , c'est peu j faire, c'est beaucoup Oui : par le spectacle des bonnes actions les yeux sont pris, les cœursattirésetlesprétextesconfondus. (Hor.) Longum iter per prœcepta^ bre%fe autem per exempla,.. (Senec. ) On ne vous croira pas de bonne foi, si vous ne pratiquez; on en appelle à votre conduite.
Les hommes ^pnt injustes dans leurs raw
SUR LBS C0MMA^^1>EMENS DE DIEU. ^97
sonnemens j je le sais... Si dans une campagne un pasteur manque à ses devoirs les plus essentiels j ce qu'il enseigne n'est pas vrai ^ diront les paysans , il n'y a pas d'enfer, . . Nous qui sommes en autorité ^ pratiquons donc j ou nous ruinons la Religion par ses fondemens^Plus on est exposé à la vue^ plusil faut pratiquer. Énormité du scandale. ( Matth.
XVHT , 6. ) Pénétration des enfans et des élèves. Ne leur dites point : Faites ce que je dis..... Ne dites point qu'il faut une religion pour le peuple j qu'il faut que les enfans se confessent... Si vos déréglemeus leur sont connus y vos enfans se riront de vos discours et reproduiront vos œuvres. Pareds irréligieux et libertins , la malédiction va s'attacher à votre race.
3*» La correction. Lorsque dans la primitive Eglise on élevait au sacerdoce des gens mariés , l'Apôtre y mettait cette condition : ce Qu'ils aient des enfans soumis et formés par
ce eux à une entière chasteté Car si quel»
(c qu'un ne sait pas régler sa famille , com- <c ment prendra-t-il soin de l'Eglise de Dieu?» ( 1 Tim. 1 1 1 . ) « Pères , con tin uait saint Paul , a ceux que vous avez mis an monde ^ repre* <c nez- les ^ dirigez-les , corrigez-les dans la ce crainte du Seigneur : in disciplina et cor* ce reptione Domini. » ( Eph. vi. ) C'est-àdire encouragez -les ^ s'ils disent bien ; blà*
29^ PLANS DE DISCOVAS
laez'lesj s*Hs disent mal j modifiez leurs bu* meurs ^ veillez sur leurs caractères. . . Montrez* leur ce quHls doivent faire. Punissez en eux le mensonge, Pim pureté, la fainéantise... Récompensez la vertu. Point de préférence ni de prévention. — Joseph haï de ses frères.
Pour quelle cause. ( Gen, xxvii. )
Deux excès i craindre , la dureté et une molle condescendance.
1^ La dureté. Affreuse image que celle de la violence. Danger des coups. Sobriété dans les châtimens.Ne pas flétrir Pâme ; conserver dans les enfans la fleur et la délicatesse dit sentiment. Être bon , lors même qu^on se montre rigoureux.
2!^ Molle condescendance. Sottise des mères qui efféminent leurs fils et en excusent les fautes. Lutte entre les chefs de la famille : Pun reprend et Pautre loue. On veut n'en-»
tendre dire que du bien de ses enfans. Faiblesse du bon vieillard Héli. Sa punition.
( 1 Reg. II , 22. ) Combien il est difficile de tenir un juste milieu entre la sévérité et la bonté 5 combien il est difficile d'élever aujourd'hui la jeunesse. Recourir à Dieu et lui adresser la prière de Salomon.
ce O Dieu de mes pères , Dieu de miséricorde, ... je suis un homme faible qui dois vivre peu , homo injirmus et exigui temporis (Sap. IX; 5 ), qui me sens peu capable dçbiei^