‹ Plans de discours; ou, Projets d'instructions et de conférences sur lesChapitre 66 sur 83 · DIX-SEPTIÈME DISCOURS · texte numérisé non relu

DIX-SEPTIÈME DISCOURS

ou INSTRUCTION.

fiUÏTE BU QUATRIÈME COMMANDEMEJVr*

DEYOI&8 DES iPOUSES.

Miilieres, suhdiUB estote viris, sicut oportet, in JDq^ mino»

Femmes y soyez soumises à vos maris , comme il est hien raisonnable , en ce qui est selon le Seigneur. ( Cot^, cm, V. 18.)

Jt^N dounant anx personnes du sexe engagées dans les liens du mariage les a\is qui leur conviennent ^ nous avons Pespërance d'être favorablement écoutés. Les épouses et les jnéres ont en général Tesprit plus docile et le cœur plus ouvert aux sentimens de religion et de bonté que les pères et les époux. On ne se fait pas 9 dans le sexe, une gloire insensée de mépriser ouvertement FÉvangile et ses ministres. L^urbanité dans les manières, Thonnêteté dans les moeurs, une sensibilité tendre pour tous les genres de besoins et d'infor*

Sun LES COMIilANDEMENS 1>E DIEU. So/ tunes 9 voilà ce que nous trouvons le plus souvent dans les épouses et les mères*

Femmes chrétiennes , fortifiez-vous dans l^accomplissement de vos devoirs y et apprenez de plus en plus à les bien connaître. Comme pasteur et comme directeur des âmes , je ne puis trop vous recommander i^ un esprit de soumission et de respect envers vos époux ; 2<* un esprit de piété et de douceur dans vos familles ; 3^ Péloignement du luxe et de la parure ; 4^ un esprit d^ordre et d^administration dans Pintérieur du ménage.

1® Un esprit de soumission et de respect envers vos maris. ccComme PÉglise , dit saint ce Paul 9 est soumise à J.-C. , les femmes doi- <c vent aussi être soumises en toutes choses à <c leurs époux. » (^Eph. v, a4.) Ce précepte est souvent répété par le grand apôtre ; et combien n^est-il pas analogue à ce que nous apprennent la nature et la raison? L^homme gouverne en chef; il donne le nom à la famille : J^ir caput est. ( Eph. v , a3. ) L^homme a dWdinàire plus d^âge que son épouse y plus de fermeté dans les organes^ plus de fori;e dans le caractère , plus de maturité pour les affaires du dehors et plus de stabilité dans les vues; il se laisse moins entraîner à une sensibilité irréfléclûe , à des considérations puériles et minutieuses. Et n'est-ce pas à la vigne ployante et flexible à s'appuyer sur

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l'ormeau ? L'époux représente J.-C. ^ selon saint Paul , et l'épouse tient la place de l'Église ; mais l'Eglise ne commande pas à son divin Maître ; elle lui obéit. Il suit de là que les épouses doivent céder à leurs maris ^ dans ce qui a rapport au mariage , à la disposition juste et légitime des biens , au placement des enfans... Il suit de là que les épouses ne doivent rien dépenser, rien entreprendre, ni rien mettre en réserve sans le consentement et l'approbation de leurs époux. Il suit de là qu'elles doivent toujours avoir des égards respectueux , des propos mesurés, des manières prévenantes , des soias délicats et attentifs pour leurs maris. Cependant si ceuxci voulaient exiger d'elles quelque chose qui fut contraire à la loi de Dieu , il faut se sou* venir alors que la soumission , selon saint Paul j doit être raisonnable et selon le Sei* gneur ( Col» m ) ; et qu'il, vaut infiniment mieux obéir à Dieu qu'aux hommes. (^^cU éip.ïv^ 19.)

0,^ Ce devoir de la soumission n'a rien de pénible pour des épouses pleines de douceur et de piélé. La piété et la douceur doivent être, si je puis le dire, les attributs distlnctifs et caractéristiques des épouses et des mères. Renfermées dans vos maisons , assujetties à une grande gêne et à des détails qui jBie finissent plus , ayant des sollicitudes ton-»

SUR LES C0MMANDBMCT7S BB DIETT. So^

jours renaissantes que donnent un époux ^ des enfans et des domestiques , obligées sou-^ vent de dévorer vos peines en silence ^ ohl combien vous avez besoin que la Religion soutienne votre courage et console vos douleurs? Qui est-ce qui peut se passer de la Religion ? Mais les épouses et les mères s'en passeraient moins que personne. Femmes chrétiennes , supportez tout sans aucune plainte et sans aucuii murmure. Les orages ne durent point ; prenez votre temps pour vous insinuer dans l'esprit et le cœur de vos pères et de vos époux. Votre force est dans la persuasion et dans la patience. C'est avec de semblables armes que sainte Monique triompha de Patrice, époux dur et emporté 5 d'Augustin ^ que de faux systèmes et les désordres des sens avaient jeté dans un profond abyme. Le mari infidèle, selon saint Paul, est souvent sanctifié et ramené par l'épouse fidèle. ( 1 Cor^ VII , i4- ) Le fils est converti par la mère» Femmes chrétiennes , exercez par vos di&* cours et plus encore par vos exemples, exercez dans vos maisons un saint apostolat. Âh ^ c'est vous qui faites l'espoir et la joie de notre ministère.

J'ai honte de vous parler en troisième lieu de l'éloignement où vous devez être des va-« nités et du luxe du monde.

11 y a, je le sais ^ des bienséances de r^ng;

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et d'état ; il y a des occasions où, pour plaire i leurs maris , les épouses s'écartent, et daas leurs habits et dans leur ameublement j d'une simplicité qui leur est chère; mais on cède à regret; mais la modestie conserve tous ses droits; mais on témoigne en toute occasion le peu de cas que l'on fait du luxe et de la parure. Une épouse chrétienne a toujours présentes à l'esprit ces paroles de saint Pierre : ce Ne mettez point votre gloire à vous parer ce au dehors par la frisure des cheveux , par <c l'éclat de l'or et par la beauté des habits» ce Parez plutôt l'homme invisible caché dans « votre cœur ; parez Je par la pureté încor* ce rnptible d'un esprTt plein de douceur et de ce paix : voilà un magnifique ornement devant ce Dieu. » ( 1 Petr. m , 3.) La pieuse Eslher condamnée à des pompes mondaines qu'elle déteste , fait à Dieu la protestation que vous allez entendre : ce Vous savez y Seigneur , la ce nécessité où je me trouve ; vous savez que ce je déteste les marques de grandeur que )e ce porte sur ma tète dans les jours que je pace rais en public , et que je m'en abstiens lors* ce que je suis en liberté. Vous savez que dece puis que votre servante a été en cette Gonr^ ce jusqu'à présent, elle n'a mis sa joie qu'en ce vous, Seigneur Dieu d'Al>raham* » ( Es th.. XIV. )

4^ Enfin, c'est un de voir indispensable pouB

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