SIXIÈME COMMANDEMENT
TENDREDf CHAIR NE MANGERAS, NI LE SAMEDI MÊMEMENT^
Dehtur nobis leguminct ad vesceiidum et aqua ad^ hibendum.
Que Tou nous, donue des légomes pour notre nonrrir tare et de Teaa pour notre bcHisson. ( Dan» ci.)
JNous avons dans Fancien Testament deux exemples qui condamnent j par rapport an.
précepte que vous venez d^entendre , notre
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sensualité y notre lâcheté insigne et notre mauvais respect humain. Daniel et trois jeixnés Israélites étaient élevés dans le palais de Nabuchodonosor : ils refusent de toucher au vin de la table du Roi et à des alimens qai les eussent souillés , soit parce qu^on les avait, offerts aux idoles , soit parce quHIs étaient défendus par la loi de Moïse. lis résistent avec persévérance : ce Qu'on nous apporte seulece ment, disaient- ils, des légumes à manger ce et de Peau à boire. y> Le Ciel couronne leur fidélité eh leur donnant une santé et une frai* cheur dont n'approchaient pas les autres corn-* pagnons de leur âge.
Au temps de la persécution d'Antiochus^ le bon vieillard Éléazar repousse des viandes défendues par la loi , déterminé à tout souffrir avec une patience héroïque y plutôt que de rien faire de criminel par amour de la vie. Patienter sustinens, destinavit non admittere illicita prbpter vitœ amorem* ( ja Machab. VI, 20. ) On lui propose quelque vain subterfuge; il répond avec une sainte indignation qu'il n'abjurera point la foi de ses pères , et qu'il veut laisser à la jeunesse un grand exemple de son courajge et de sa soumission à la loi. (ibid., 3i*) Et nous, mes frères, avec toute noire perfectibilité, notre force d'esprit et noti*e étendue dans les idées, nous sommes incapables ^ quand il s'agit de
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ce sixième commandement de PE^ise, de supporter , non pas la mort ^ mais un mot et une raillerie : nous ne satons que désobéir à Dieu et à son Église.
Venons à l'explication du sixième précepte que je vais vous répéter j
Vendredi chair ne mangieras j ni le salnedî mêmement.
Examinons \^ les raisons qu'a eues PÉglise d'intimer ce commandement ; Vk^ combien est anti-cbrétienne la conduite de eeux qui ne gardent point les abstinences p]^scrit«s.
I'« PARTIE. Raisons de l'Église. Mère religieuse et attentive ^ elle nous regarde icibas comme exposés à mille périls j comme redevables à la justice de Dieu. Elle ne cesse de nouis dire : c« Portez dans vos corps 1»
a mortification de J.-C. » ( a Cor. iv, lo ).' (c Mortifiez vos membres qui sont sur «! la terre. » ( Coloss. ui^ 5. ) ce Sans la ce pénitence^ vous périrez. » (Luc. xiii, 3.) Outre le carême, les quatre temps et les vigiles j l'Eglise a fixé deux ]oàt« par semaine^ dans lesquels, pour expier nos fautes et nous prémunir contre les tentations, elle nous oblige' à ne point prendre une nourriture trop succulente et trop sensuelle , et où elle nous réduit aux plus simples alimens. Voiv dfîons-nous cédçr à Tiittraîl d'une îndi^n,e
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gourmandise et compromettre ainsi notiré conscience et notre salut ?
^o L'Église^ en prescrivant Pabstinence le Tendredi et le samedi, a voulu aussi nous faire honorer spécialement la passion et mort de N. S. J.-C. C'est un vendredi qu'il a été mis en croix y l'adorable Sauveur} qu'il a été abreuvé de fiel et de vinaigre.... Entrons en part de ses souffrances ^ et pour compatir i la douloureuse mémoire du vendredi ^ consacrons ce jour a la pénitence.
Même pratique à suivre le saçiedi. Le soir de sa mort, Notre Seigneur fut renfermé dans un tombeau j et c'est pour entrer dans le deuil de sa sépulture que nous continuons les samedis à mortifier nos sens. Le commandement de l'Église est formel : il porte au« tant sur le samedi que sur le vendredi. Il y a même encore quelques autres jours où l'abstinence est d'obligation } et l'on ne peut y manquer sans péché mortel. Si l'on a des rai* sons valables pour s'en dispenser, il faut les soumettre aux supérieurs ecclésiastiques ou aux curés de nos paroisses , et attendre leur permission.
Ih PARTIE. Ne vous y trompez pas, mes chers frères. Transgresser dans cette matière le commandement de l'Église, c'est révolte, c'est une défection honteuse , c'est scandale*
Rés^olte. N^êtes-voas pas les sujets et enfans de rÉglise? De quel droit frondez- vous ses ordonnances et les traites-vous de minu*tles? Trouvez dans les nations païennes | dans Pancienne Judée^ dans les Indes et jusqu'au sein des sectateurs du Êiux prophète y trouvez une religion qui n'ait eu ses mortifications et ses abstinences. Toute soci^të dont on foule les lois aux pieds, on y îndrodnit la confusion et Panarchie*
Défection honteuse. Conime Pierre , vous vous renversez i la voix d'une servante. Vous quittez le poste; vous livrez à l'ennemi les forts avancés: je crains qu'il ne pénétre dans le cœur même de la place. Je vois dans votre conduite de l'infidélité et de l'apostasie. Dans les malheureuses circonstances faussement philosophiques où nous nous trouvons, c'est lever l'étendard de la foi que d'être obéissant & des lois même rituelles, promulguées par une autorité établie de Dieu pour nous gouverner. Quoi que vous en disiez , c'est ici le commencement des douleurs : Hœc autem initia sunt dolorum. { Matth. xxiv , 8. ) N'étant pas fidèles dans des choses qui vous paraissent petites, vous ne le serez point dans les plus grandes. ( Luc. xvi, lo. )
Enfin vous scandalisez et les forts qui s'affligent, et les faibles qui vous voyant n'attachent plus d'importance à rien* Ces derniers
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Pag.
Qtjiv«ii«> ŒjflraucTioir. Sur k* devoirs des pères et mères ^i
Sbiu^mb ivsTRUCTioir. Devoirs des époux «99
J^x-sB«Pièmii»sTirtJcnoif.Bevoifsd» Couses. . . 3o6
Pu-HUiTiÀMB iHSTRrcTiOK. SoT U» devoirs des domesticpies - . 3ia
Dix-VBUviÀHB usx&uertov. Sur les devoirs des maîtres envers les domestiques. 3i8
ViKGTilitB TmmÊXGtivm* Swb^4m ^rraias et marraiues ^ * ' ' ^®
VoiOT-uiriàiiB iHSTXUCTioir. Cinquième commandement. Snrla haine, la cotère «t ta yenj^eance. . . âaS
VivGt DBiruivB ursTRBCïio». Sixième et neuvième commandement. Sur le dérèglement des mœun. . 33 1
Xtfmr-rtiimiànK iHsravcnoK ou Ckmférence. Septième et dixième commandement. Sur le vol et la Tcstitatîon. . i . . • • 34«
ViKCT-QUATRièHB iHffTHfJCTioir. HuiÉièmc Commandement. Sur le mensonge ....•• ^^6
ViHGT-ciHQmèME iHSTBccTioir. Sur la médisance, • 35o
Même discours entièrement dévdoppé 35/
CCMdMANDEMENS DE L'ÉGLISE.
MFI.BXIOVS PBÉtlMtWAlXES ^5
PjiBHiBB comiÀïri>BMB»T- • • ^ . • . . 356
SbCOBD COMMABBEliEUT 36o
TBOISlàHB COMUAHDXKBMT. . • . • 36l
QCATMÀICE' COMMAKDBMEBT I^id.
ClSQYHàVB COMVASTDBKEKT, 36a
Ibstbuctioiï sur les Quatre-Temps et Vigiles 363
Sixii^HB coniiÀnDSMEjfT , . . % 367