‹ Plantes fourragères [microforme]Chapitre 27 sur 43 · AGROPYRE DE L'OUEST OÙ CHIENDENT DE L'OUEST · texte numérisé non relu

AGROPYRE DE L'OUEST OÙ CHIENDENT DE L'OUEST

(Ægropyron occidentale Seribn.) Autre nom latin: Agropyron Smithii Rydb.

Noms anglais: Western Wheat Gras,

Colorado Bluc Stem, Blue joint, Alkali Grass.

L'agropyre de l'Ouest est très vivace, à souche t

‘ainpante, semblable à celle du chiendent.

Les plantes ne poussent pas en touffes comme le ray-grass de l'Ouest mais forment un gazon ouvert, à tiges clairsemées et à rejetons feuillés, comme le chiendent. La plante entière est d'un vert bleuâtre, d'où les noms de “Blue Stem’’ et de “Blue joint” qu'elle porte en anglais. Les tiges, de un à quatre pieds de hauteur, sont assez fortes. Les feuilles sont relativement longues, de texture fer-ne, rlate, ou enroulées dans les localités sèches. L'inflorescence est fortement aplatie, plus large et plus serrée que celle du ray-grass de l'Ouest. Les épillets sont à peu près deux fois plus longs et contiennent un plus grand nombre de

fleurs, environ huit en général.

Dans un épillet de ray-grass de l'Ouest

les deux glumes inférieures sont à peu près aussi

longues que l'épillet entier tandis que dans l'agropyre elles sont à moitié aussi longues.

L'agropyre de l'Ouest est propre à l'ouest du C s'étend de la Saskatchewan aux Montagnes Rocheuses. Dans les Etats-Unis il s'étend à l'ouest à partir du Michigan et du Kansas,

Comme le chiendent, il est peu difficile sur les sols de 1 I se rencontre dans les plaines exposées at Bien qu'il soit très résistant à la sécher

anada. Il

a localité.

issi bien que sur les côtes. esse, on ne le trouve pas en général sur les sols très sablonneux et trèc secs. Il préfère les terrains il Y trouve assez d'hu-

riches et y fait une pousse luxuriante a and midité. Il réussit mieux que la plupart des autres herl

es de prairie

ambre

et d'herbage sur les sols salins, d'où le nom d'Alkali Grass qu'il porte également en anglais.

On connaît peu la valeur agricole de l'agropyre de l'Ouest. Dans quelques-uns des états de l'Ouest on l'estime surtout pour Île pâturage et on le croit très nutritif. Mais son gazon devient trop compacte à la longue à cause de sa souche rampante et de sa végétation étalée, et il peut se faire qu'il ne mérite pas d'être cultivé.

AGROPYRE À BARBE (Azcropyron Richardsonii Schrad.) (Autrefois appelé à lort Froment des chiens.) Graine, planche 27, fig. 27.

Nom anglais: Awned Wheat Grass.

L'agropyre à barbe à une souche courte et pousse en touffes comme Île ray-grass de l'Ouest. Il se distingue aisém.nt de ce dernier par les longues barbes que portent ses glumes florifères et par la disposition de ses fleurs en épi unilatéral. Il est répandu dans les provinces des prairies, particulièrement en dehors des régions semi-arides. Il est généralement plis grossier que le ray-grass de l'Ouest et convient moins que ce dernier pour faire du fourrage à cause de ses barbes longues et raides.

CHIENDENT (Azropyron repens (L.) Beauv.) Graine, planche 27, fig. 25.

Le chiendent est une plante très vivace, à souche très étendue, et à nombreux rejetons feuillés qui forment de grandes planches très compactes. Sa végétation est semblable à celle de l’agropyre de l'ouest mais il en diffère par sa couleur d'un vert plus clair et par ses épillets plus petits. Indigène à l'Europe il a malheureusement été introduit au Canada, dans les districts de l'Est, où il s'est solidement implanté. Malgré sa valeur relative en agriculture c'est une des mauvaises herbes les plus dangereuses, contre laquelle on doit se garder soigneusement.

Qui suivra la routine n'aura bientôt ni pain ni farine.—Bujault.

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ELYME DE VIRGINIE

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ÉLYME DE VIRGINIE. 103

ÉLYME DE VIRGINIE (Ælvmus vireinicus 1.) Planche 16; graine, planche ‘27 fi9s 28.

Noms anglais: Virginia Lyme Grass, Bald re Grass, Wheat Grass, Terrell Grass.

Description botanique: L'élyme de Virginie est une plante vivace, à souche très courte, et poussant en touffes serrées. Les tiges, qui ont généralement de deux à quatre pieds de hauteur, sont nombreuses, très serrées, lisses et plutôt grêles, feuillées jusqu'au sommet et souvent teintées de pourpre. Les feuilles sont longues et larges. leur couleur varie de vert clair à vert glauque. Les fouilles basses brunissent et sèchent bientôt et généralement toutes sont mortes au moment de la floraison. L'inflorescence est en forme d'épi. Les épillets ne sont pas solitaires à chaque nœud comme dans le genre Agrebyron: ils sont généralement en paires, ce qui donne une inflorescence serrée et touffue. Chaque épillet porte à sa base, deux glumes stériles, il y a done quatre glumes stériles à chaque nœud. Ces gluimes sont épaisses, en forme de griffes, courbées à la base, et constituent une marque Caractéristique qui permet de distinguer facilement l'élyme de Virginie des autres herbes de ce genre. Chaque épillet renferme deux où trois fleurs dont chacune est enveloppée de deux glumes étroites. La glume extéricure n'a pas de barbe où n'a qu'une courte barbe au sommet. Quand il y a une barbe l'épi entier ressemble quelque peu à celui du seigle; quand il n'y en a pas, il ressemble à celui du blé, d'où les noms de ‘Bald rve-grass’ et de ‘Wheat grass’ que la plante porte en anglais.

Description géographique: L'élyme de Virginie est propre à presque toute l'étendue de l'Amérique du nord. Au Canada il s'étend de la Nouvelle-Ecosse aux Montagnes Rocheuses.

Habitat: 11 se rencontre le long des rivières, des bois, dans les fourré ;, etc. Il est assez commun dans les bois ouverts mais rare dans les prairies. C'est pourquoi il est plus fréquent dans les provinces Maritimes, de Québec et d'Ontario, que dans les provinces des prairies.

Culture: L'élyme de Virginie supporte bien la sécheresse et les froids extrêmes et fait une pousse vigoureuse sur les sols légers et secs où beaucoup d'autres herbes donnent un faible rendement.

Vr sr agricole: Sa valeur agricole est assez douteuse. Dans les prermères phases de sa végétation il est nutritif et succulent, mais il perd bien vite ces qualités en durcissant, et les feuilles de la base sèchent et brunissent rapidement. Dans un pâturage on devrait donc le faire paître de bonne heure et dans un pré à faucher on devrait le couper très vert, bien avant que les plantes aient commencé de fleurir. Il ne produit pas un regain raisonnable ce qui diminue beaucoup sa valeur comme plante à prairie ou À pâturage.

Semé seul on doit mettre quinze livres de graine à l'acre.

L'histoire de la culture du trèfle est éminemment curieuse et intéressante, et elle doit encourager les efforts, si souvent rebutés, de ceux qui cherchent à utiliser de nouveaux végétaux, Il y a deux siècles environ, l'usage de cette légumineuse était complètement inconnu et sa culture n'existait pas: celle-ci prit naissance à cette époque dans notre pays (la Belgique), et de là se répandit en Angleterre, en Allemagne et en Fr.nce,

Aujourd'hui le trèfle augmente de plusieurs millions la richesse des nations, il a tué la jachère cette lèpre de l'agriculture et en se répandant de Belgique chez les autres nations, il a beaucoup contribué à donner à notre agriculture nationale la réputation dont elle jouit à l'étranger. —Mollen cité par joigneaux

L'expérience nous apprend qu'un arpent de trèfle et de luzerne sur lequel on fait trois coupes rapporte non seulement plus de fourrage que l'arpent de pré ordinaire mais même que quarante arpents en commune soumis au pâturage toute l'année, —Mémoire présenté par la Société royale d'agriculture de France à l'assemblée nationale, le 24 octobre 178g

Nous n'omettrons pas une méthode de labourer que les dévastations des guerres ont suggéré dans l'Italie transpadane; les Salassiens ravageant les campagnes situ

au pied des Alpes, se jetèrent sur le panic et le mil qui commenÇaient déjà à croître; n'en pouvant rien tirer, ils passèrent la charrue dans les champs; la moisson n'en fut que plus abondante; et ce résultat enseigna ce qu'on appelle maintenant artrare (labourer le blé en herbe). Cela se fait quand le chaume commenÇant à croître a déjà poussé ceux ou trois feuilles.—Pline, Histoire Naturelle.

Sache pourtant qu'après avoir confié la semence à la terre, si tu la retournes lorsque le germe échauffé par les influences du ciel, sera monté en herbe, c'est une nourriture que tu donnes à ton champ, c'est un engrais qui le fortifie. Siau contraire tu laisses la semence croître librement jusqu'à la maturité du grain, il sera aussi difficile à la terre que j'ai supposé faible, d'en produire beaucoup, qu'à une truie languissante de nourrir beaucoup de pourceaux déjà forts.—Xénophon, l'Economique, 434-355 a.

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