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PÂTURIN DES BOIS

Qualité de la graine: Les graines sont munies de poils en forme de toile d'araignée, semblables à ceux du pâturin du Kentucky et les graines des deux plantes sont semblables sous tous les rapports. La seule différence c'est que, dans les graines du pâturin commun, les glumes ont des nervures plus saillantes. Comme la graine du pâturin du Kentucky est beaucoup moins coûteuse on la substitue souvent à celle du pâturin commun. En fait, il est assez difficile d'obtenir de la graine pure de ce dernier.

PATURIN DES BOIS {Poa nemoralis L.)

Nom anglais: Wood meadow grass.

Description botanique: Le pâturin des bois est vivace, à souche courte, et pousse en touffes lâches; ces touffes se composent principalement de tiges florifères stériles; plus tard dans la saison, généralement après que la graine est mûre, des stolons feuilles se développent. Les tiges sont plus grêles que dans les autres espèces de Poa ici décrites, et les feuilles des tiges beaucoup plus longues. Ces feuilles sont très étroites, généralement aussi larges que la tige, et la ligule est extrêmement courte ou absente. La panicule est mince, d'oblongue à ovoïde pendant la floraison, et plus tard resserrée et étroite. Les épillets ne sont que d'une couleur, généralement vert ou brun clair. Ils contiennent de une à cinq fleurs.

Distribution géographique: Le pâturin des bois est indigène à l'Europe et aux régions tempérées de l'Asie; on prétend qu'il est également indigène au Canada. Ceci est douteux cependant, car les plantes canadiennes, généralement appelées Poa nemoralis, sont très différentes du vrai type européen. Ainsi on rencontre le Poa nemoralis dans les prés, le long des bois et même dans la prairie ouverte. Le vrai pâturin des bois se trouve dans les bois et ne vient pas bien dans les endroits exposés, du moins pas dans les prairies ouvertes. Il est très répandu dans les bois de hêtres où l'ombre est épaisse, ou sous les aibres décidus.

Valeur agricole: Le pâturin des bo's qui appartient aux localités ombragées n'a évidemment pas de valeur en agriculture, soit pour le foin ou pour le pacage, sauf dans des parcs ombragés ou dans des bois ouverts, où l'on désire avoir du fourrage. Il est très utile pour établir des pelouses sous les arbres.

Graine: La plupart de la graine du commerce vient de l'Allemagne où on la cueille sur des plantes sauvages pour la nettoyer à la main.

Qualité de la graine: La graine est très semblable à celle du pâturin du Kentucky et du pâturin commun mais elle en diffère par les nervures peu marquées de ses glumes; sous ce rapport elle ressemble beaucoup à celle du pâturin des marais dont elle diffère par ses glumes à bout pointu. Elle est brun jaunâtre vif, avec une teinte pourprée.

PÂTURIN DES MARALS {Poa palmtris h.)

Autres noms latins: Poa flava L., Poa serotina Ehrh., Poa triflora Gilib.

Noms anglais: Fowl meadow grass, False Red Top.

Description botanique : Le pâturin des marais est une plante vivace, à rhizomes courts, qui produisent de rares rejetons courts et feuilles. Il ressemble au pâturin commun, mais il forme des touffes plus ouvertes qui se composent principalement de tiges florifères. Ces tiges sont rarement très droites, elles sont ascendantes et leur base repose à plat sur le sol. A la base elles émettent des racines et des branches secondaires qui se développent en tiges feuillées ordinaires. Les tiges ont de deux à cinq pieds de hauteur, elles sont feuillées jusqu'au dessus du milieu. Les feuilles des tiges sont longues et étroites, à texture molle et à couleur vert clair. La ligule est généralement longue mais tronquée. Les panicules sont larges et portent aux jointures de nombreuses branches. A la floraison les branches sont très étalées; plus tard elles se redressent et forment une panicule étroite. Chaque épillet contient de trois à six fleurs d'une couleur singulière. La partie basse est verte, le sommet est jaune ou brun avec un lustre foncé ou bronzé. Les épillets ont ainsi deux couleurs et l'effet de la panicule entière est très différent de celui du pâturin du Kentucky ou du pâturin commun.

Distribution géographique: Le pâturin des marais est indigène à l'Europe, aux régions tempérées de l'Asie et à l'Amérique du nord.

Habitat: Il croît spontanément dans les prairies fraîches, les fossés et le long des rives de la mer et des cours d'eau, etc.

GLYCÊMB AQUATIQUE. 77

Culture: Il atteint la perfection dans les prairies humides où le sol est riche en matière organique, et il pousse bien sur les terres argileuses ou argilo -sableuses qui sont inondées de temps à autre.

L'eau stagnante ne lui fait aucun mal. Il convient donc mieux que le pâturin commun dans les localités marécageuses, où ce dernier est exposé à pourrir à la base des tiges.

Végétation: Il est assez facile d'obtenir une levée de cette plante mais il lui faut deux ou trois ans pour arriver à complet développement. Dans des conditions favorables il supplante à la longue les autres herbes et forme un gazon épais et persistant. Il se met à pousser plus tard que le pâturin du Kentucky et fleurit généralement quelques semaines plus tard que ce dernier. Il reste vert et assez succulent longtemps après avoir fleuri.

Valeur agricole: Le pâturin des marais est généralement cultivé pour le foin et il rend beaucoup dans les localités basses bien pourvues d'eau. Il donne un fourrage riche, très apprécié de toutes les sortes de bétail. Son regain est bon; il a donc une valeur considérable comme plante fourragère. On le sème généralement avec d'autres herbes comme l'agrostide et le mil, (fléole des prés.)

Graine: On cultive peu le pâturin des marais pour sa graine; les cultures les plus importantes sont en Bohême et en Autriche.

Qualité de la graine: Les graines portent à la base, avant d'être nettoyées, une touffe de poils en forme de toile d'araignée; elles sont d'un brun jaunâtre, souvent avec une teinte rougeâtre ou pourpre. Elles diffèrent des graines du pâturin du Kentucky et du pâturin commun principalement dans les glumes qui sont assez tronquées et ont des nervures indistinctes.

LA GLYGÊRIE AQUATIQUE (Glyceria aquatica, (L.) Wahlb.)

Autre nom français: Pâturin aquatique.

Nom anglais: Water meadow grass.

Graine, planche 26, fig. 17.

Description botanique: La glyceric aquatique est une plante vivace, à souche très longue, épaisse et rampante. Les tiges, généralement enracinées à la base, sont épaisses et atteignent jusqu'à neuf pieds de hauteur. Elles sont feuillées jusqu'au-dessus du milieu et ces feuilles sont longues et larges. La plante entière a une couleur vert clair singulier, ou vert jaunâtre. On reconnait aisément la

glycérie aquatique par les deux taches jaune ou brun jaunâtre à l'extrémité supérieure de la gaine. Les fleurs sont portées en panicules étalées qui ont parfois un pied et demi de long sur une largeur presque égale ; les branches sont très nombreuses et portent un grand nombre d'épillets. Ces épillets sont d'abord d'un vert jaunâtre, mais après avoir fleuri ils deviennent brun clair, parfois avec une nuance de pourpre. Un épillet contient de cinq à huit fleurs dont chacune est entourée de deux glumes.

Distribution géographique: La glycérie aquatique est propre à presque toute l'Europe et aux régions tempérées de l'Asie. Dans l'Amérique du nord une espèce étroitement alliée, Glyceria grandis Wats, qui s'en distingue principalement par ses fleurs plus petites, prend la place de la Glyceria aquatica et a peut-être une valeur égale en agriculture.

Habitat : La glycérie aquatique se rencontre sur les rives boueuses des lacs et des cours d'eau, où elle couvre parfois de vastes superficies à l'exclusion de toute autre herbe. Elle pousse superbement dans les eaux peu profondes, à fond marécageux, où les souches rampantes ne rencontrent aucune résistance. Dans les terrains secs, où les souches ne peuvent se développer convenablement, la végétation en soufi^re et l'herbe est de pauvre qualité.

Valeur agricole: Malgré son fort développement la glycérie aquatique est de texture assez molle et peut être broutée au ras du sol par les chevaux et les bovins. Les chaumes sont succulents, savoureux et très nutritifs, surtout quand ils sont jeunes, et très recherchés des bestiaux. Dans certains pays européens on connaissait déjà sa valeur au dix-huitième siècle et cependant elle est peu cultivée.

Graine: La graine est rare et souvent on ne trouve dans le commerce que les souches ou rhizomes. Les graines sont largement oblongues; la glume extérieure est tronquée et munie de sept nervures saillantes. La graine non dépouillée de sa balle est généralement verdâtre ou brun jaunâtre. La graine nue est brun noirâtre luisant, ovale à oblongue; elle a à peu près la longueur de la graine de luzerne.

Planche 11

FBTOQUE- ROUGE

( Feshaca rubra z..)

FÉTUQUE ROUGE. 79

FÊTUOUE ROUGE {Festuca rubra L.) Planche ii; graine, planche 26, fig, 18. Noms anglais: Creeping Fescue, Red Fescue.

Description botanique: La fétuque rouge est une plante vivace, à souche longue, rampante et souterraine, aux nœuds de laquelle naissent les tiges et rejetons aériens. Pour cette raison il ne se forme pas de vraies touffes, mais des tapis plus ou moins étendus, à tiges éparpillées. Ces dernières ont de dix-huit à trente-six pouces de hauteur, elles sont lisses et rondes. Des tiges secondaires naissent des bourgeons, dans les gaines des feuilles de la base. Quand ils se développent, ces rejetons passent au travers de la gaine en la déchirant en fragments. Les restes d'écaillés brunes et les fils que l'on trouve toujours à la base des tiges et des rejetons de la fétuque rouge représentent les restes des gaines. Ces restes permettent de distinguer la fétuque rouge facilement de la fétuque ovine. Les feuilles sont enroulées dans le bourgeon, de même que celles de la fétuque ovine, mais tandis que toutes les feuilles sont enroulées dans cette dernière, il n'y a que celles de la base qui se maintiennent en cet état dans la fétuque rouge; les feuilles de la tige sont plates. Les fleurs sont portées en panicule, comme celles de la fétuque ovine, mais, règle générale, la panicule est plus large et souvent un peu penchée. Les épillets, dont chacun renferme de quatre à six fleurs, sont de diverses couleurs, souvent d'un brun rougeâtre d'où le nom de fétuque rouge. La glume extérieure de la fleur a une barbe, généralement plus longue que dans la fétuque ovine.

Distribution géographique: Sa distribution géographique est à peu près la même que celle de la fétuque ovine.

Habitat: La fétuque rouge croît spontanément dans les prés et les pacages, le long des rives de la mer, sur les montagnes, dans les champs et l'es bois.

Culture : Elle est un peu plus difficile sur le choix du sol que la fétuque ovine, et ne vient pas bien dans les terres trop compactes ou extrêmement sèches où elle ne peut développer ses racines rampantes. Les sols ouverts, sableux, graveleux, contenant suffisamment d'humidité, lui conviennent mieux. Elle supporte assez bien la sécheresse, mais pas autant que la fétuque ovine, et elle résiste bien aux grands

froids. Ses racines rampantes étant à la surface, elle peut se développer dans les sols peu profonds.

Végétation : La fétuque rouge ne commence pas à pousser aussi tôt au printemps que la fétuque ovine. C'est au moment de la floraison qu'elle contient le plus de nourriture, car les feuilles de la base sèchent ou deviennent coriaces et peu succulentes bientôt après. Elle reprend rapidement après avoir été fauchée ou broutée. De nombreuses feuilles nouvelles naissent des souches souterraines. Pour cette raison elle fait une assez bonne herbe de pied dans les mélanges à foin.

Valeur agricole: Malgré sa valeur nutritive assez faible, la fétuque rouge a des qualités qui en font une herbe précieuse pour les pacages et les pelouses. Elle supporte bien le piétinement et les fauchages et forme des tapis fermes et durables de gazon solide qui lient le sol sur les terres sableuses ou graveleuses. On cultive des variétés naines, d'une texture extra fine, et l'on en garde la graine pour les pelouses.

Graine: La graine de la fétuque rouge se récolte généralement sur les plantes sauvages. Elle est de couleur paille, souvent avec une teinte rouge ou violette; elle est généralement un peu plus longue que celle de la fétuque ovine. Elle pèse de dix à quinze livres au boisseau.

O trop heureux Thomme des champs, s'il savait quel est son bonheur! Loin du bruit des armes et des discordes, la terre, dans sa pleine justice, lui fournit d'elle-même et sur son propre fonds une abondante nourriture. Sans doute, ce n'est point auprès de lui que se dressent ces palais aux portes

orgueilleuses mais ce qui ne lui manque pas en revanche, c'est le calme et l'absence de soucis,

c'est une vie exempte de plaisirs trompeurs, et riche de ressources variées; ce sont les doux loisirs et les larges horizons; les grottes, les lacs d'eau vive, et les frais vallons, les mugissements des bœufs et le sommeil agréable à l'ombre des arbres; là sont les pâturages et les halliers où gitent les hôtes des bois, une jeunesse dure à la fatigue et contente de peu; là on pratique le culte des Dieux et le respect de la vieillesse; c'est là que la Justice, avant de quitter la terre, a laissé la trace de ses derniers pas. — Virgile, Les Giorgiques, Traduction d'Henri Lantoine.

Aux anciens il fallait la plaine et la charrue.

Le grand air dort le souffle ondoie au front des blés;

Les nouveaux ont quitté le si'lon pour la rue.

Et, jeunes, des désirs ma'sains les ont troublés.

Leurs bras n'étaient pas faits pour les besognes viles, Et le joug paternel pesait à leur fierté. Les voyez-vous, épars sur les chemins des villes. Tous ces riches d'espoir qu'attend la pauvreté.

Ils ont, ces emigrants, ambitie x ou lâches, Gêné les citadins, gêné les artisans.

Dieu les avait créés pour de plus nobles tâches. Les paysans devaient rester des paysans.

PAUL HAREL. Voix de la Glèbe.

FÊTUQUE OVINE. 81

FÊTUOUE OVINE (Festuca ovina L.)

Autres noms français: Coquiole, petit foin, fétuque des brebis.

Graine, planche 26, fig. 19.

Description botanique : La fétuque ovine est une plante vivace, formant des touffes épaisses. Les tiges grêles et nombreuses sont plus ou moins anguleuses et ont de huit à vingt-quatre pouces de hauteur. Elles sont entourées à la base de nombreux rejetons qui naissent des bourgeons dans les gaines persistantes des vieilles feuilles de la racine. Ces rejetons apparaissent à l'ouverture de la gaine et non pas à la base de celle-ci, comme dans la fétuque rouge. Pour cette raison les gaines ne sont pas découpées en fragments comme dans la fétuque rouge, mais elles restent entières, sauf à la partie supérieure, et la base des tiges n'est pas entourée de fragments écaillés et de bandes. Les feuilles sont très étroites, généralement vert pâle; celles des rejetons de la base ont de trois à quatre pouces de long et celles de la tige n'ont qu'un pouce environ. Elles sont enroulées dans les bourgeons et persistent dans cet état même quand elles sont entièrement développées. C'est à cause de cela que les feuilles de la fétuque ovine ont souvent un aspect hérissé. Les fleurs sont portées en une panicule unilatérale de un à quatre pouces de long. Les rameaux de la panicule s'étalent pendant la floraison mais se redressent plus tard, en forme d'épi plus étroit. Les épillets sont verts, souvent avec une teinte violette. Chaque épillet renferme de trois à quatre fleurs et chaque fleur est entourée de deux glumes. La glume extérieure porte au sommet une barbe courte.

Distribution géographique: La fétuque ovine est propre à l'ancien monde; elle se rencontre de l'Angleterre au Japon et du Spitzberg et de l'Islande à l'Afrique du nord et l'Himalaya. Elle est également propre au Canada et à certaines parties des Etats-Unis. Toutefois, un bon nombre d'espèces ont été introduites d'Europe où elle est cultivée depuis environ 1820.

Habitat: Elle croît spontanément dans toutes les localités sèches, dans les pacages secs, les champs sablonneux, sur les rocs, etc., à partir des rives de la mer jusqu'aux régions alpines. En Europe on la trouve à huit mille pieds d'altitude au-dessus du niveau de la mer.

Culture: La fétuque ovine prospère sur les sols secs et stériles où la plupart des autres graminées ne peuvent s'établir ou périssent de sécheresse et de manque de nourriture. Elle endure presque

toutes les rigueurs de la nature sans en souffrir sérieusement et se relève promptement après de longues périodes de souffrance. Le manque d'humidité peut arrêter sa végétation, la forte sécheresse peut rendre ses feuilles si sèches qu'elles se cassent au moindre contact, mais que la plante, morte selon toute apparence, reçoive un peu d'eau, elle se remettra immédiatement à pousser.

Végétation: Elle produit une faible récolte l'année de semis et sa production diminue graduellement après la troisième année. Elle commence de bonne heure dans la saison et continue à pousser jusqu'à une époque avancée de l'automne.

Valeur agricole: Elle n'a qu'une importance secondaire comme plante fourragère et son emploi est assez limité. A cause de sa végétation basse, de ses feuilles courtes, serrées près du sol, elle ne peut être utilisée pour le foin. On peut en faire des pacages pour les moutons sur les terres pauvres où les graminées plus précieuses ne peuvent être cultivées avec succès. C'est là sa valeur principale. Comme elle pousse en touffes et que ses racines sont peu profondes elle ne résiste pas au piétinement, et devrait toujours être mélangée avec d'autres herbes ou aux trèfles. Semé avec le trèfle blanc, par exemple, elle donne un gazon ferme et le trèfle améliore la qualité du pâturage.

Graine: La fétuque ovine est une des herbes les moins coûteuses; elle produit beaucoup de graine qui est facile à récolter. Si on la laisse trop mûrir, la graine s'éparpille. Elle est prête à être fauchée quand les épillets se rompent facilement.

Qualité de la graine: La bonne graine de commerce est de couleur paille, — un peu plus jaunâtre en général que la fétuque rouge. Elle pèse de dix à quinze livres au boisseau.

Quand je considère, écrivait Columelle, le grand art de l'agriculture, lorsque je l'envisage formant un corps d'étude d'une vaste étendue, et lorsque je passe à l'examen de toutes les parties dont il se compose, je crains de voir la fin de mes forces, avant d'avoir pu acquérir la connaissance entière. — Columelle. ler siècle.

Il en est d'un champ comme d'un homme; il importe peu qu'il rapporte beaucoup, s'il coûte beaucoup; alors le profit est nul. Le vrai but est de retirer l'intérêt de ses avances et de ses peines: ainsi, le premier soin doit être d'épargner la dépense. — Caton. 95-46 a. J. C.

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