PÂTURIN COMMUN
trouve pas ces poils dans la graine du pâturin du Canada : on peut donc facilement distinguer cette dernière, quand elle est fraîche, de la graine du pâturin du Kentucky. Mais ces poils disparaissent au cours des frottements occasionnés par le fanage et les nettoyages, et alors la graine de commerce du pâturin du Kentucky et du pâturin du Canada se ressemblent beaucoup. Règle générale, la graine du premier est pointue, les nervures des glumes sont saillantes tandis que la graine du dernier est tronquée et les nerv^ures des glumes sont peu apparentes.
Le poids légal d'un boisseau de graine de pâturin est de quatorze livres.
PÂTURIN COMMUN OU PÂTURIN RUDE (Poa trivialis L.)
Nom anglais: Rough stalked meadow grass.
Description botanique : Le pâturin commun est très semblable au pâturin du Kentucky. C'est une plante vivace à souche courte, d'où naissent des tiges et des rejetons feuilles. Ces derniers sont dressés ou rampants. Les rejetons dressés paraissent en grand nombre à la base des tiges, et les plantes sont en touffes plus visibles que le pâturin du Kentucky. Les stolons rampants naissent de la même manière mais s'étendent dans une direction horizontale. Ils correspondent ainsi, d'une certaine façon, aux stolons du pâturin du Kentucky mais les différences sont très sensibles. Les stolons du pâturin du Kentucky sont souterrains et écailleux, tandis que les stolons du pâturin commun rampent toujours à la surface et portent des feuilles vertes, de grosseur normale. Ils émettent des racines aux jointures et leurs extiémités finissent par se redresser et produire des rejetons normaux feuilles, dont le développement est très semblable à celui des rejetons correspondants du pâturin du Kentucky. Tous les jeunes rejetons du pâturin commun sont nettement aplatis tandis que ceux du pâturin du Kentucky sont ronds. Les tiges, de un à trois pieds de hauteur, sont feuillées jusqu'au-dessus du milieu; elles sont rudes immédiatement au-dessous de la panicule, d'où le nom significatif de pâturin rude. Les feuilles sont nombreuses, généralement d'un vert foncé, à gaine grossière et à ligule longue et aiguë. La panicule est semblable à celle du pâturin du Kentucky, mais elle est généralement plus étalée et vert foncé.
Distribution géographique: Le pâturin commun est propre aux régions tempérées de l'ancien monde ; il a été introduit dans l'Amérique du nord.
Habitat: Il croît spontanément dans les prairies riches et fraîches, au bord des bois, dans les taillis, les jardins, les champs cultivés, le long des chemins et des fossés, à partir du niveau de la mer jusque sur les hautes montagnes.
Culture: Le pâturin commun préfère les terrains bas où le sol est riche et l'humidité abondante.
Climat: Il ne résiste pas à la sécheresse aussi bien que le pâturin du Kentucky. Ceci provient de ce que les stolons rampants sont au-dessus de la terre et plus exposés que ceux du pâturin du Kentucky qui sont souterrains. Il reprend rapidement après une sécheresse et peut être cultivé sur les terres irriguées pourvu que les autres conditions soient favorables.
Végétation: Il prend racine beaucoup plus promptement que le pâturin du Kentucky. La première année les plantes produisent des stolons rampants qui s'enracinent aux jointures» et forment des branches dressées. La croissance est rapide et le sol est bientôt recouvert. La deuxième année, les plantes ont atteint leur plein développement et donnent le rendement le plus élev6.
Valeur agricole : C'est quand il est en fleurs que le pâturin commun donne le fourrage le plus nourrissan , c'est donc à ce moment qu'on doit le couper pour en faire du foin. Toutefois, sur les terres humides, il est bon de le couper plus tôt car les tiges pourrissent aisément à la base. C'est une plante précieuse dans les mélanges que l'on fauche une fois par an, mais quand on désire plus d'une récolte on fera bien de le remplacer par une autre plante car son regain est insignifiant. Il est précieux comme herbe de pacage à cause de sa végétation rapide et vigoureuse et du fait qu'il résiste très bien au piétinement.
Graine: Dans le centre de l'Europe on se procure généralement la graine du pâturin commun sur des plantes sauvages, dont on la dépouille à la main. Au Danemark la graine est cultivée pour le commerce sur une assez grande échelle. On nécolte du même champ de deux à quatre ans de suite. On sème en j;én6ral de quinze à vingt livres de graine à l'acre.