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GROSSEUR DU PLANT. — FRAGMENTATION

On peut conclure de ces faits que, même dans le but de la production économique, il serait préférable de planter de beaux tubercules, plutôt que de choisir les petits, comme on le fait dans les Vosges et dans beaucoup d'autres pays. Car nous &vons obtenu, en moyenne, 226 quintaux avec les gros tubercules, 215 avec les moyens, et 209 avec les petits. L'augmentation de produit est de 11 quinUuK nets, en passant des moyens aux gros, et de 6 quintaux en passant des petits aux moyens. Le poids des tubercules plantés étant respectivement 26, 16 et 10, l'augmentation de rendement net par rapport à l'augmentation de poids des plants employés est donc de 100 p. 100.

Depuis cette étude, Aimé Girard a repris cett« question avec l'ampleur qu'il donne à tous ses travaux. H a fait porter ses recherches sur dix variétés et il a été conduit à conclure que : 11 Les tubercules de poids élevé donnent, en général, un produit plus abondant que les tubercules de poids faible.... Les très gros tubercules donnent quelquefois des récolles moindres que tes gros et les moyens. " Au point de vue pratique, il rscommande de choisir des tubercules moyens. Mais que faut-il entendre par làî Le poids, bien entendu, en sera différent avec la variété cultivée, suivant que celle-ci produit particulièrement des gros ou des petits tubercules. Mais on peut les définir en disant que ce sont ceux qui, par leur grosseur, représentent le type moyen de la récolte, en laisant de côté les petits et les gros.

Pour la variété Richter's Imperator, c'est entre 80 et 200 grammes qu'il convient de fixer le poids des tubercules moyens.

Pour la Jeuxey ou Vosgienne, on choisira des plants pesant de 60 à 80 grammes. Pour i'Early, on prendra des plants de 80 à 110 grammes; pour la Chardon, de 80 à 100 grammes; pour la Farineuse rouge, de 130 à 290 grammes. Ces poids ne sont donnés ici que comme exemple et comme indication générale.

En résumé, de toutes les expériences précitées, il ressort que l'on doit éliminer les petits tubercules du plant à employer; et que les moyens doivent être préférés, parce qu'ils sont plus

économiques que les très gros, toul en donnant un rendement

En ce qui concerne la fragmentation, les essais d'Anderson et de Bergier, rapportés plus haut, montrent qu'elle diminue sensiblement la récolte.

Nous avons fait également des expériences à ce sujet qui nous ont conduit à des conclusions variables avec les variétés cultivées. Nous y reviendrons après avoir étudié la question de l'espacement des plants, h laquelle elle nous semble un peu liée.

Espaoemeni des plants.

M On sait aujourd'hui, dit Aimé Girard, qu'un rapprochement ou un écartement exagéré des plants sont également nuisibles : placer trois tubercules au moins, quatre au plus par mètre carré, c'est se mettre en réalité dans les conditions les plus favorables.

" A ces espacements à la vérité, il est bon d'apporter, suivant la variété cultivée, quelques modifications ; si celle-ci est à gros rendement, l'écartement peut être augmenté ; si elle rend peu, au contraire, les plants peuvent être plus rapprochés.

« En moyenne, c'est le nombre de 3,3 plants au mètre carré {33000 poquets par hectare), qui, pour les variétés à bon rendement industriel, me parait le mieux convenir. A cet écartement, pourvu que les variétés soient vigoureuses, la végétation couvre entièrement le sol, le protège contre l'envahissement des plantes adventices et permet, par conséquent, de diminuer l'importance des façons, en même temps que l'appareil foliacé, prenante travers l'atmosphère un large développement, réalise la production maxima de matière organique et par conséquent de fécule. i>

Ces considérations générales nous amènent, afin de préciser, k rapporterl es résultats que nous avons ohtenus en 1880, sur huit variétés différentes, plantéesàdes espacements variables ;

ËSPACEHENT DES PLANTS.

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