I II
Eftu 89,33 89,03 90,19
Macère orgaDiqne U.!S 9,87 8,71
Gendres 1,39 1,10 1.10
AlbumiDOldes " 0,7* 0,79
Matières azotéea diverses. » 0,G6 0,58
Matières azotées totales . . 1,19 1,40 1,30
Matières grasses 0,17 (1) O.OG |9) 0,04 {ii
Sucre ; ,.„ t 1.74 1,72
Glucose S *•"" ; 1.77 1,68
Pentosanes 1,84 t.02 1,09
Cellulose 0.80 1.Ï9 1,21
Poids moyen des racines. ? Ok. 39 Ok. 3j
I. Analyse de MM. Mflntx el Girard II. Analyses de M. Garola.
Les principes immédials de la carotte sont d'une très facile digestion, ainsi qu'il ressort des recherches de MM. Miintz el Girard, dans l'alimeatation du cheval. Nous donnons cidessous les coefficients de digeelibilité qui résultent de Icur^ observations ;
Coefacienla dedig«(ibili(J.
Matière sèche 87,6 p. 100.
Cendres 40,98 —
Sucres, corps pectiques, amides... 100,00 —
Pentosanes(ce]Iulosesacchariflab1e}. 98,03 —
Cellulose 90,25 —
Albuminoldes 79,70 —
D'après ces données J 000 kilogrammes de carottes peuvent fournir à l'oi^anisme animal les quantîfés ci-après de substances réellement nutritives, en moyenne :
Albuminoldes S,8
Hydrates de carbone, amides 80.7
Total ~eo,!i
{1} Extrait éthèré.
(2) Graisse pure.
.df/Googlc
COHPOSITIO» ET VALEUR ALIHBMAIHË. 381
Les feuilles de caroties, qu'on séparadearacioesaumomenl de l'arrachage, constiluent aussi un fourrage vert riche en principes alimentaires, sain et bien accepté par les animaux. On peut leur assigner la composition suivante pour les
variétés précitées :
Eau 82,0 p. lOO.
Matière organique 15,4 —
Albuminoldes 1,1 —
Amides 0,6 —
Matières azolÈes totales 1,7 —
Hydrates de carbone divms 10,7 —
Cellulose brute 3,0 —
Leur rligestibilité est assez élevée. On peut l'estimer comm il suit :
Matières azotées albuminoldes 60 p. 100.
— non azotées diverses 90 —
Cellulose 57 —
It'où il suit que 1 000 kilogrammes de feuilles vertes de carottes peuvent fournir à l'organisme:
Maljères azotées albuminoldes 7,î
Hydrates de carbone et amides 103,3
Total 109,5
La carotte, comme nous l'avons déjà dit, entre souvent dans l'alimentation des chevaux, pendant l'hiver. On la considère non seulement comme étant un aliment substantiel, mais encore comme jouissant d'une action rafraîchissante très nette sur l'organisme du cheval. Dans certaines contrées on l'emploie en forle proportion pendant la mauvaise saison et on la recherche beaucoup pour l'alimentation des chevaux des villes. 11 y a là pour sa production un débauché assuré et
rémunérateur, car on la paye souvent de 30 à 40 francs 4es 1000 kilogrammes. '
On la donne entière ou décogpéc en languettes; ou encore on la passe au coupe-racines et on la mélange au son. On la substitue partiellement au foin et à l'avnine. Il convient de la distribuer le soir, ou à un repas assez éloigné de la sortie des animaux, car elle est réputée un peu laxative.
Dans leui^ expériences sur la recherche de sa valeur ali mentaire pour le cheval, MM. Muntz et Girard ont pu eu nourrir exclusivement un cheval pendant une longue période. L'animal en consommait 50 kili^rammes par jour et gagnait du poids.
On emploie aussi avantageusement les carottes pour l'alimentation des bétea bovines et surtout des vaches laitières. Elles ont la réputation de favoriser la sécrétion lactée et de produire du beurre excellent.
Nous avons essayé leur emploi pour l'engraissement des moutons pendant l'hiver avec avantage, avec la collaboration de M. Oscar Benoist, agriculleur à Cloches. Un lot de cinq jeunes moutons pesant au début de l'essai 162 kilogrammes vivants, a reçu du 22 novembre 1897 au 22 février 1898 une ration formée de :
Luzcroe sèclie 2,3
Tourteau de sésame 1,5
CarolI«a blanches (collet vert} 29.0
A la fin de l'expérience, le poids vif s'élevait à 240x",5, avec un gain total de 78"", 5. Le rendement en viande nette à l'abatage a été de 127, soit de S2 kilogrammes p. 100. Si l'on admet qu'au début le lot aurait donné un rendement de SO p. 100, il aurait fourni alors 81 kilogrammes de viande nette, et le gain sous ce rapport aui'ait été de 4S kilogrammes.
Dans des conditions identiques, nous avons obtenu une production de viande nette de 43 kilogrammes avec les petites betteraves de la variété jaune ovoïde des Barres, et seulement de 33 kilogrammes avec les grosses racines de la même variété. Les carottes blanches à collet vert se sont donc
EXIGENCES EN ËLËHBNTS FERTILISANTS. 38J
moatrées supérieures à cette betterave fourragère dans une proportion importante.
Dans cet essai le croit des animaux a été payé SI fr. 40. Du avait dépens<ï pour le foin et le tourteau 'M> fr. SS ; de sorte que les carottes consommées ont été payées 51 fr. 52. Comme leur poids t«tal s'élevait à 2668 kilogrammes, les 1000 kilogrammes ont été payés 19fr. 31. Or cette même année, le rendement en racines à l'hectare avait atteint 58400 kilogrammes, de sorte que leproduit brut de cette culture égalait 1 128 fr. 70. (Voir Betleraves : page 282).
Exigenoss en éléments fertilisants. — Fumure.
Pour nous rendre compte des exigences de cette plante sarclée en principes nutritifs, nous avons entrepris de rechercher la composition de la plante dans ses diverses parties à tiiiis époques de sa végétation.
A cet effet, le 11 avril 1899, nous avons semé des carottes blanches des Vosges dans 12 grands pois, contenant 28 kilogrammes de terre de limon, provenantd'Ai'chevilliers. Chaque pot a reçu comme engrais 1 gr. 5 d'azote nitrique, 2 grammes d'acide phosphoi'ique soluble, et 1 gramme de potasse à l'état de chlorure. La levée a eu lieu le 5 mai suivant.
Le 15 juin, nous avons fait la première recolle sur 4 |)oU. Nous avons obtenu les quantités suivantes de matièi-e sèchi', pour 880 plantes :
Feuilles ai grammes.
Racines et radicelles â8 —
Total 82 grammus.
Il a été impossible, à cette époque, de séparer les radicelles des racines proprement dites. Une plante enlière moyenne était donc constituée alors de :
Feuilles 0,061)
Racines O.OSi
Total 0,098
uCooi^lc
s avons -analysé la matière sèche des tiges et des s et obtenu les l'ésultats ci-dessous :
ET/r^LES.
Acide phosphorique
l'ntasse
Chaui
Nous en déduisons que le 15 juin la plante moyenne présentait la compositon suivante :
HADreELLES.