EXCÉDENTS
15 000 kil. de fuiûier, 2T kil. d'aeide phospliorique eoluble au citrate, ÏS kil. d'azote nitrique, et 50 kil.
quinLui.
ÎM
2 fiO m kil. de fuiuier de ferme 1 S30
(60 kil. d'azote phosphorique des no-)
3 dulea, 30 kil. d'azote nitrique et^ 430 '. 50 kil. de potasse 1
(56 kil. d'acide piiospiiorique solublel * ] au citrate, sS kil. d'azote nikique S30
StD
Gomme 4, moins l'acide phosphor, . .
l'endani toute la durée de leur végétation, les parcelles qui n'avaient pas reçu d'acide phosphorique soluble au citrate sous forme de superphosphate présentaient un aspect plus chélif. La parcelle 8 à l'abstinence de superphosphate, ne différait pas k l'œil du témoin n° 5 ; au contraire la pafcelle 11» 9, privée d'engrais azoté, se montrait jusqu'à l'automne aussi belle que celles pourvues d'engrais complet. A cette époque seulement, elle prit une teinte plus jaunitre. A l'arrachage, qui eut lien le 28 octobre, on l'emarquait outre les différences de rendement que montre le tableau, que les carottes provenant des parcelles sans superphosphate étaient beaucoup plus racineuses.
Avant de tirer les conclusions que comportent ces essais, il nest pas inutile de rappeler que le sol de ce champ d'expé- .■rience «st d'une bonne richesse en azote ; qu'il est riche en potasse totale, mais que celle-ci ne s'y trouve qu'en quantité
EXIGEKGE5 EN ËLgME»TS FERTILISANTS. 39?
relali veinent petite sous forme assimilable ; enfin que le manque d'acide phosphorique soluhle dans l'acide citrique est son caractère le plus saillant.
Si l'on considère les excédents obtenus, on en peut déduire :
1° Que dans un sol qui, comme celui de Cloches, donne «ncore après six années de culture sans engrais un rendement de racines élevé, l'addition d'engrais appi'opriès, naturels, artificiels ou mixtes, augmente encore le rendement dans une très grande propoMion;
2" Que les excédents les plus élevés sont obtenus par l'emploi du fumier h petite dose complété par des superphosphates, du nitrate de soude et du chlorure de potassium, et ensuite avec l'engrais complet au superjihosphate : S40 quintaux et 20S quintaux d'excédent. Le fumier seul à forte dose vient au ti-oisième rang ;
3" Que l'engrais complet au phosphate minéral est beaucoup moins eHlcace que l'engrais complet au superphosphate. Il donne seulement 60 quintaux d'excédent au lieu de 20S, moyenne des parcelles 4 et 7. En ce qui concerne les carottes, l'acide phosphorique soluble à l'eau et au citiate a montré une supériorité évidente sur l'acide phosphorique en combinaison tricalcique ;
4" Que des trois éléments fondamentaux de l'engrais, azote, potasse et acide phosphorique, celui qui a montré l'action la plus intense sur le rendement est le dernier. C'est lui du reste qui fait le plus défaut dans le sol. L'influence propre de l'acide phosphorique soluble au citrate peut se déduire de la comparaison des excédents fournis par les parcelles 4 et 7, d'une part, et par la parcelle S, qui n'a pas reçu d'engrais phosphatés depuis plus de six. ans. Malgré la potasse et l'azote qu'elle a reçus régulièrement, cette dernière ne donne que 30 quintaux d'excédents à côté d'une moyenne de 205 donnée par les autres ;
5" Que la potasse, quoique beaucoup plus abondante dans la carotte, agit moins sur le rendement. La parcelle 6, à l'abstinence de potasse, donne seulement 40 quintaux de moins qUe la moyenne des parcelles 4 et 7. Cela tient à ce que le sol est moins épuisé de poUsse que d'atidejtbosphorique ; GtnoLA. — Plantes fourragères* {3
6° Enfin que l'azote ne donne également, quand on le supprime, qu'un déficit beaucoup moins grand que l'acide phosphorique ; avec engrais complet dou? avions en moyenne 205 quintaat d'excédent, nous en avons encore 150 sans azole. La difféi-ence n'est que de 53 quintaux.
Le graphique de la figure 125 fait sauter aux yeux les conclusions qui précèdent.
CAR0TTB8
§« 6^ Phosphate ^"^T. »S -«-g.
S. *■ Engrais complet a- a. *
Fig. iiy — Action des engrtiJs.
Coogk
liXlGE.NCEâ EN ÉLÉMENTS FERTILISANT?. 399
Au champ de démonslration de l'École primaii-e siipéiieure de Bonneval, que dirige M. Singlas, on a fait deux récoltes de carottes blanches h collet vert. La première, en 1897, succédait à une prairie artilicielle de trois ans. La parcelle n" 2 a reçu SO tonnes de fumier, et la parcelle n" 3, 25 tonnes avec une demi-dose d'engrais complet. Ce dernier pour la parcelle n" 4 compi-enait 600 kilogrammes de superphosphate, 200 kilogrammes de chlorure de potassium et 300 kilogrammes de nitrate de soude. Les rendements suivants ont été obtenus :
«recllM.
BXCÉIIENTS,
Sans en rais
ïâo
2ii
Forte fumure
— sansacidephosphorique.
On voit que l'excédent le plus élevé a été obtenu dans la parcelle à engrais complet. Le fumier seul donne un rendement inférieur de 50 quintaux. La fumure mixte a produit 25 quintaux de plus que la forte fumure de fumier. Les parcelles à engrais incomplets nous montrent que la suppression de la potasse a été très préjudiciable, puisqu'elle a fait baisser Texcédent de 99 quintaux, soit de 56,7 p. 100. C'est un fait normal, étant donnée la pauvreté du sol en potasse assimilable (OB', 13 seulement par kilogramme]. L'absence d'azote dans ia fumure a été moins sensible quoique appréciable, puisqu'elle se chiffre parune diminution de 62 quintaux, soit de 3o, 6 p. 100 de l'excédent donné par l'engrais complet. Ce fait tire son explication de l'action de la prairie artinclelle sur l'enrichissement du sol en azote. Pour ce qui est de l'acide phosphorique, sa suppression n'entraîne qu'une dépression de 22 quintaux, ou de 12 p. 100 ; et cela tient à cette anomalie du sol par laquelle la parcelle cultivée sans apport de superphosphate se
CAROTTB.
Uouve naturellement riche en cet élément [Oï',30 par kilogramme), tandis que le reste du ctiamp est au contraii-e plutdt pauvre (0»^,i2).
La seconde récolte a été Taite en 1900, après une avoine de mars récoltée en 1899. Le tableau suivant indique les résultats obtenus ainsi que les fumures données :
si
EXCÉOENTS.
kg'-
Fumier de ferme (50 000 k. en 1900).
l/2fumierdererrrie|£S 000k. en 1900).
1/3 (Nitrate. MO^
engrais ^Superphosphate. . 300 cliimique.fchlor.*. potassium. 100
Engrais complet;
Superphosphate fiûO
Chlorure de potassium ÏOO
Comme le n" 4 (sans pol«9se|
lUOO
Comme le n" 4 (sans azote)
Comme le n° 4 (sans phosph.|
Pour cette deuxième récolte, l'excédent le plus fort est obtenu sur la parcelle à fumure mixte. La forte fumure de fumier seul donne sur la précédente un déficit de 65 quintaux, et sur l'engrais complet le délicit est de 40 quintaux. La suppression de la potasse est extrêmement sensible : l'excédent .s'abaisse par rapport à l'engrais complet de 141 quintaux. La suppression de l'azote a moins d'influence : le rendement ne tombe que de 3S quintaux. Quant à la suppression de l'acide phospliorique, elle a une action mesurée par une diminution de récolte de 45 quintaux.
EXIGENCES ES ÉLSMENTS FaRTILlSAtiTS. *0i
En tenant compte de ces deux récoltes, faites dans des conditions difTérentes, on voit que dans le sol pauvre en polasse de Bonneval,lasuppression de cette base dans la fumure supprime presque complètement le bon effet des autres principes fertilisants ; tandis qu'à Cloches le même fait se pi'oduit pour l'acide phosphurique. Ce rapprochement montre combien la composition du soi doit être piise en considération pour rétablissement des fumures et rinteri»rétation des i-ésultals fournis par les champs d'expérience.
Nous trouvons encore une confirmation de ce qui précède dans les résultais que nous avons obtenus dans la culture expérimentale de la carotte h Grouasleu, chez M. Maudemain. En 1891, nous avons culljvé chez cet habile cultivateur la carotte blanche des Vosges et la carotte blanche à collet vert cAte à cAte, dans une terre siliceuse compacte moyennement tenace et à peine calcaire. Au point de vue chimique le sol était d'une richesse moyenne en azote, mais pauvre en chaux, en potasse et surtout en acide phosphorique.
Le champ fut divisé dans le sens de la longueur en trois planches égales : la première ne reçut aucun engrais ; on donna à la seconde, par hectare, 600 kilogrammes de scories de déphosphoration à 16 p. 100 d'acide phosphorique et '440 kilogrammes de nitrate de soude. Enfm la troisième planche reçut 10 tonnes de fumier de ferme, 600 kilogrammes de scories et 200 kilogrammes de nitrate de soude.
La dépense d'engrais, au cours de l'époque, s'élevait à ttO francs pour la deuxième parcelle et à 170 francs pour la dernière.
Quoique le champ ait beaucoup souffert d'une pluie d'orage diluvienne le 6 juin, on a obtenu tes rendements consignés au tableau suivant :
.df/Googlc
CRetTES
( Racines
Saos engrais ) FeuLltea
( Total
( Racines
Scories et nitrate ] FeuiUes
( Total
quinlait..