NAVET
de le voir monter à gi'aine. Cetl« nécessité de semer tard, permet d'avoir tout le temps pour donner au sol une préparation complète et soignée ; elle autorise, en outre, sa culture en récolle dérobée sur les premièi'es céréales moissonnées. It en résulte que le navet peut rendre de très grands services comme culture accessoire dans la plupart des régions, surtout lorsque, par suite de la sécheresse printanière, les betteraves et les carottes ont mal levé, ou que les prairies naturelles ou ai'lîfici elles ont peu fourni de rendement en première coupe. Le navet, dans ces conditions, vient assurer l'approvisionnement d'hiver du bétail.
Sol.
Si le navet végète v^oureusement dans une atmosphère humide, il redoute les sols où sévit un excès d'humidité. Il réussit surtout bien dans les sols légers, limoneux, frais sans excès, bien pourvus de terreau et légèrement calcaires. En Angleterre, les terres calcaires sableuses donnent les meilleurs résultais. 11 prospère aussi sur défrichement. Dans les terres dépourvues de carbonate de chaux, l'emploi de la chaux ou de la marne contribue beaucoup à la réussite de sa culture.
Girardin et Du Breuil ont obtenu dans la culture des navets sur dilférents sols, les rendements suivants :
™.«nso.
kil.
SaEle d'allQVion
Ces résultats confirment les indications données plus haut. Exigences en éliment» fertilisants.
Le navet est une plante à végétation rapide, qui, en quelques mois, doit tirer du sol ou des engrais, une quantité élevée de