‹ Plantes fourrangèresChapitre 142 sur 168 · Ï 2fi,8 Ï · texte numérisé non relu

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fll,8 77,3 73,0

39,3 fl.5

Luzerne verte

On voit qu'au point de vue de la digestibilité, les feuilles vei'tes ne le cèdent en rien à la luzerne et aax autres fourrages verts.

Dans deux autres expériences, M. A.-C. Girard a déterminé la digestibilité des feuilles d'ormeau sèches comparativement avec le foin de luzerne ; il a obtenu les résultats consignés ci dessous :

té"ne.

CÂBBONE.

"lose!"

Ainsi, A l'état de foin sec, comme à l'état frais, la feuillée constitue un fourrage aussi digestible que la luzerne.

Cioogle

RAHILLËS ET FEUILLES. 461

D'après les données qui précèdent, on peut établir la teneur des feuilles fraîches ou sèches en substances réellement alibiles :

i- Feuilles vertes (60 à 65 p. 100 d'eau).

Acacia U.O 15,3

Aune (1) e,8 22,0

Bouleau 1,9 33,a

Charme 3,7 33,0

Chêne 4.5 23,3

Érable 4,5 18,0

Frêne 4.3 29,5

Marronnier d'Inde 3,8 tS.l

Noisetier 4.6 22.3

Orme i.'^ 20,0

Sorbier 4,0 37,1

Tilleul 4.8 1V,5

Vigne ". 3,4 19,0

Aiguilles de pin 2,4 30,3

î" Feuilles en foin (12 à là p. iOO d'eau).

Hydnle Albumine. <le carbone.

Orme 10,3 38,7

Peuplier 9.0 40.5

Marronnier d'Inde 11,8 41.0

Érable 10.8 37,0

Platane 6,0 40,9

Saule 13,4 37,3

Acacia. 17,2 34,8

Chêne 9,2 42,0

Noisetier 9,3 4Ï.0

Frêne 6.0 44.0

Bouleau 4.0 43,5

Sorbier 5,0 44,0

Charme 5,S ii.O

Aunenoir 13,4 39,0

Tilleul 10,7 36.0

AiguUles de pin 4,3 45,0

Vigne 8,0 41,0

(l) Les Icuilles d'aune ne sont acceptées du bétail qu'à l'état sec, il cause d'une sorte d'enduit glutineux qui les recouvre.

Ces données établies, il ne nous reste plus qu"à envisager les difTérenls cas qui peuvent se présenter dans la pratique.

D'abord, en ce qui concerne les bètes laitières, il est reconnu que l'emploi des feuilles d'acacia, d'ormeau et de marronnier, n'a aucune mauvaise influence sur la production, ni sur la composition du lait. Nous pouvons donc, sans crainte, baser le régime des vaches à lait ou des chèvres sur la consommation de la feuillée.

Pour qu'une vache de 500 kilogrammes de poids vif soit suffisamment nourrie, il faut qu'elle reçoive par jour 1250 grammes de matières azotées digestibles, et 12 kilogrammes d'hydrates de carbone. On trouvera cette quantité d'éléments nutritifs dans 23 kilogrammes de feuilles moyennes fraîches additionnées de paille à volonté. Pour l'hiver on pourrait donner, suivant la richesse des feuilles, de G à 10 kilogrammes de feuilles sèches avec 20 kilogrammes de pommes de terre cuites.

Pour l'entretien des bœufs, on donnera par t^te de 500 kilogrammes environ, 6 kilogrammes de feuilles sèches, avec de la paille à volonté. Si les bœufs sont soumis à un travail modéré, on distribuera par tête environ 12 kilogrammes de feuilles sèches, 20 kilogrammes de pommes de terre cuites, avec 1 kilogramme de tourteau de colza.

Pour des moutons du poids vif de 40 kilogrammes environ, on pourra donner 3 kilogrammes de feuillards frais, ou 1,5 kilogramme de feuillée sèche.

Les chevaux eux-mùmes ne refuseront pas la feuillée. On la substitue poids pour poids aux foins.

La conclusion de tout cela, c'est que les arbres en général et les forêts en particulier nous offi-ent des ressoui'ces énormes en fourrages, qu'il faut que nous apprenions à utiliser. La ramifie annuelle nous fournit un succédané de la paille; la feuillée sèche peut remplacer ie foin.

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