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INTRODUCTION A L'ENCYCLOPÉDIE AGRICOLE

Je conseille donc la lecture de ces petits volumes à nos anciens élèves, qui y retrouveront la trace de leur première éducation agricole. Je la conseille aussi h leurs Jeunes camarades actuels, qui trouveront là, condensées en un court espace, bien des notions qui pourront leur servir dans leurs études.

J'imagine que les élèves de nos Écoles nationales d'Agriculture pourront y trouver quelque profit et que ceux des Écoles pratiques devront aussi les consulter utilement.

Enfin c'est au grand public agricole, eux cultivateurs, que Je les offre avec confiance. Ils nous diront, après les avoir parcourus si. comme on l'a quelquefois prétendu, l'enseignement supérieur agronomique est exclusif de tout esprit pratique. Cette critique, usée, disparaîtra définitivement, je l'espère. Elle n'a d'ailleurs Jamais été accueillie par nos rivaux d'Allemagne et d'Angleterre, qui ont si magnifiquement développé cheE eux l'enseignement supérieur de l'Agriculture.

Successivement, nous mettons sous les yeux du lecteur des volumes qui traitent du sol et des façons qu'il doit subir, de la nature chimique, de la manière de la corriger ou de la compléter, des plantes comestibles ou iodustriellee qu'on peut lui faire produire, des animaux qu'il peut nourrir, de ceux qui lui nuisent.

Nous étudions lea transformations que subissent, par notre industrie, les produitsde la terre: la viniOcaUon, la distillerie, la panification, la fabrication des sucres, des beurres, des fromages.

Nous terminons en nous occupant des lois sociales qui régissent la possession et l'exploitation de la propriété roiale.

J'ai le ferme espoir que leS agriculteurs feront un bon accueil à l'œuvre que nous leur offrons.

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ENCYOLOPÈDIE AGRICOLE

Rapport à la Société nationale d'Agriculture ûe M. Louis PASSr

niond'lngénieurBagro- I U haute direction de noire confrère, te D' Regnard, directeur de l'Institut agronomique, s'efforce de mettre à la portée des agriculteurs l'ensemble des connaissances nécessaires ii la produclion du sol ; mais son origine lui imprime uncacbetparticurier, et en lait, pour ainsi dire, Toipression d'une doctrine et d'une

L'enseignement de l'Institut agronomique, les quinze cents élèves qu'il a formés et qui, depuis plus de vingl-cinq ans, répaqdent cet enseignement et l'appliquent en France et à l'étranger, soit commâ

Galiciens, soit comme professeurs, chefs d'usines ou de laboraires, telles sont les bases solides sur lesquelles repose la nouvelle Encyclopédie agricole.

Pareille publication arriva ft son heure.

Elle parut si nécessaire au commencement de l'année 1902 que des éditeurs avisés, MM. 3. BailliËre, offrirent à notre confrère M. Regnard de l'entreprendre.

H. Regnard accueillit avec empressement les proppsitions flatteuses de MM. Bailliôre.

H. le Di Regnard avait besoin, dans la direction de cette entreprise, d'un collaborateur spécial et compétent. 11 a eu la bonne fortune de trouver M. Wery. ancien élève de l'Institut agronomique, fous-directeur de l'bcote, qui prit en main la direction immédiats de l'œuvre.

On pouvait hésiter entre deux formes de publication : le dictionnaire et la collection de volumes séparés, traitant chacun une branche de l'art agricole. Ce fut cette dernière méthode qui fut préférée. Elle a le précieui avantage de réserver l'avenir, de laisser à l'ouvrage une grande souplesse, puisque l'on peut augmenter & loi- «ir le nombre des volumes, selon les besoins de la pratique et les besoins de ta science.

Lorsque tes matières sont étroitement soudées en un corps complet, comme un dictionnaire, il est impossible de les rajeunir séparément. Dans' cette combinaison, l'indépendance est absolue; lei tirages réduits assurent à chaque matière l'occasion d'éditions fréquentes, chaque fois mises bu courant du progrès. Ainsi sera i^lisé le vœu que notre président, M. Tisserand, exprima, en noua demandant une récompense, pour le premier volume de cette Encifelopédie.

■ Si la Direction de t'Insfilut agronomique, dit M. Tisserand, a la loin de revoir VÈvtyclopédie agricole, dont nous saluons aujourd'hui avec bonheur et fierté la naissance, à des intervalles plus on moins éloignés pour que celte grande et belle œuvre eoil loujoun au point et au niveau desdécouverteset des connaissances acquises,-

ENCYCLOPÉDIE AGRICOLE

l'Encyclopédie agricole ne vieUhfU. \a.iaais et MM, Begnard et Wery pourront se flatter d'avoir rempli l'une des plus iiuporianles mîBsions -assignées k aotre Ecole supérieure d'agriculture. >

Telle fut la pensée maîtresse d'un ouvrage n"' comprendra einijuante volumes in-18 de 400 à 500 pages accoiupa^nëes des gravures nécessaires à l'intellieeDce du textef Chaque volume a ét6~conflé & un ancien élève de tlnslilut, spécialiste dans les études. D'autre

§art, tes différents auteurs rédigèrent au préalable un plan détaillé e leur travail. Les Directeurs purent aJnsi intervenir auprès des anteurs afin qu'aucune partie ne soit négligée et que les oifTérents volumes n'empiètent pas les una sur tes autres. C'est ainsi que l'cËUvre, animée cependant du même esprit depuis le commence' m^nt jusqu'il ta tin, a su éviter dans la mesure du possible les redites et les lacunes. Les auteurs ont prouvé qu'ils destinaient leura petits livres b la terre; ils sont restés tout près d'elle. Cependant on y retrouve l'influence déterminante, d'un enseignement supérieur qui unit entre elles toutes les parli'es de t'oeuvre. Chaque volume ?8t terminé par une table alphabéUque des matières, en sorte que l'ensemble de ces tables formerai» nomenclature d'un dictionnaire complet.

De cette série de cinquante volumes, trente-cinq ont paru. Dés le premier jour, notre Société les a accueillis avec faveur. Elle a récompensé la plupart d'entre eui en décernant & leurs auteurs des médailles d'or. Le public agricole semble aussi les apprécier, puisque certaines ùdilions sont déjà épuisées aux quatre cinquièmes. Chacun d'eux est tiré jl BSOO exemplaires. C'est donc, pour les cinquante ouvrages nui constituent V Encyclopidiê plus de cent mille volumes qui répandront au Iran nnOuence de riijstilut national agronomique et" les résultats 'e son ens^ gnement.

Il semble qu'i noire confrère M. Regnard reviendrait l'honnenr de représenter devant nous, comme devant le public, la nouvelle Encuclopédie agricole; mais nous devons déférer à son désir et reporter sur M. Wery, le véritable directeur de l'Encyclopédie agricole, les félicitations et la récompense que votre Section d'économie, de stalislique et législalloa agricoles est heureuse de décerner à cette œuvre considérable, très utile et très réussie. M. Werr lui-même a publié un volume intitulé Drainage et Irrigations, en collaboration avec M. Risler, et nous prenons plaisir à fe signaler. f»"rft^î:''T''°."f r™'' ■lo.'-Weler les service*s éminents fendue jaais a l inaUtut agronomique par son directeur honoraire, notre cher confrère Risler. ■•"" =

^y^A ",> «'^'■°°j.^*?^^-'""*'P°f,^ d'accorder à M. Wery une meiiûiU» if or à l effigie ti'Olivier de Serres.

Louis Pust.

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