FUMURE DES PRAIRIES ET DES PATURAGES
La digestibililé du regaiQ est au moins égale à celle du meilleur foin. Mais à cause de l'époque tardive de sa récolte, il est plus exposé que ce dernier àëtre déprécié parles intemtempéries. Lorsqu'il a été lessivé après la coupe par des pluies abonnantes, il a pu perdre facilement 20 p. 100 de ses principes nutritifs solubl es. Il est de plus moins facile à sécher, il se recouvre souvent de moisissures, ce qui fait que les animaux le refusent ou que leur santé en soufTre. Mais loi-sque le fanage s'est opéré dans de bonnes conditions de température, le regain est en réalité un fourrage excellent.
Nous verrons plus loin que la composition chimique du foin peut être très influencée par la fumui-e donnée aux prairies.
Exigenoes et fumure des prairies et des pâturages.
« Avec une bonne organisation des prairies, disons-nous dans notre ouvrage consacré aux engrais, en ne négligeant ni les irrigations partout où l'eau est disponible, ni dans tous les cas les engrais, on ne doit pas exiger moins de 50 h 70 quintaux de rendement. Pour l'estimation des apports d'engrais à faire, c'est sur le rendement le plus élevé qu'on puisse raisonnablement atteindre qu'il faut se baser. Nous nous arrêterons donc à une production de foin sec de 70 quintaux à l'hectare.
« Dans le quintal de foin moyen récolté, renfermant encore 15 p. 100 d'eau, on trouve :
kil.
Azote 1,86
Acide phosphorique 0,30
Potasse 2,21
Chauï 1.24
La récolte de foin enlève donc annuellement à la prairie :
Azote 130 kilogrammes.
Potasse Ijj —
Chttui 87 ~
uGoogle
4i PRAIRIES NATUREUES.
i: Ce sont ik des esiinialions inférieures à la réalité, car il faut y ajouter les éléments qui font partie des déchets tombés sur le sol pendant la fenaison, des chaumes et des racines. Ces quantités-ci i-estent évidemment dans le sol, et par leur décomposition peuvent servir dans l'avenir à l'alimentation de la prairie. L'inconvénient qu'il y a à les négliger est beaucoup moindre que lorsqu'il s'agit d'une culture annuelle ou de peu de durée.
M La production d'une abondante récolle de foin de pré exige donc à peu près autant d'azote, de potasse et de chaux qu'une belle récolte de blé; il lui fout, par contre, moitié moins d'acide phosphorique.
i< L'action des engrais sur les prairies est le plus souvent remarquable, comme cela ressort des belles études de Lawes et Gilbert. Ces érainents agronomes ont étudié à Rothamsted, d'une manière suivie l'action des divers engrais suf les prairies permanentes. Ils ont non seulement recherché l'influence de la fumure sur le rendement, mais aussi celle qu'exerce la nature des principes fertilisants sur le développement des diverses espèces de plantes qui composent le gazon des prairies. Nous allons chercher à résumer ici leurs principales conclusions :
de |g sus.
a. Sans engrais 47,46
b. 439 bit. de superphosphate 29,19
c. 439 kil. de superphosphate et 448 kil. de sels ani-
moniacaui 44,»9
d. 448 kil. de sels ammoniacaux 34,52
! 336 kil. de sulfate de potasse
1112 kil. de sulfate de soude
')li2 kil. de sulfate de magnésie
1349 kil. de superphosphate '
f. Comme e, plus 4iS kil. de sels ammoniacaux.... SS,S4
g. Comme e, plus 616 kil. de nitrate 72,03
k. 616 kil. do nitrate seul 45,56
k. Comme e, plus 308 kil. de nitrate 59,79
;. 308 kil. de nitrate seul 43,62
m. 3SO0O kil. de fumier pendant sept ans 53,52
n. 35 000 kil. de fumier et 224 kil. de sels ammoniac. 61,28