il. 4 13.8 16,t
Si dans ces analyses le taux de cellulose brute est beauroup plus élevé que dans les précédentes, c'est que les méthodes d'analyse sont diiTérentes: ici la cellulose brute renferme la plus grande partie des pentosanes, ou cellulose sacchariliable de Muntz.
On remarque, d'après ces données, qu'en général un haut dosage en matière azotée a pour contre-partie une faible teneur en cellulose brute, et est en conséquence une indication très importante de la valeur nutritive du foin.
La digestibilité du foin de pré a été étudiée avec soin par MM. Mûntz et Girard, sur les chevaux. Nous résumons ci-dessous les résultats qu'ils ont obtenus;
COMPOSITION ET VALEUH AUMENTAIHE.
COEFFIJIEKTS
de
DICB3TIBILITÉ.
i'Foin de Seine-et-Marne.
Cheval no i . , . .
Moyennes...
2» Foin de Bourgogne.
ChevftI no i , .
Moyennes...
3" Foin de la Haute-Vienne.
Cheval n« 1 . . .
Moyennes. ,
Comme la composilion, la digestibilité du foin varie selon son origine ; elle varie aussi d'après l'aplitude individuelle des animaux soumis & l'expérience.
H ne faut donc considérer que comme des indications générales les coefficients de digestibililé moyens consignés
Matière azolée. -
Graisse brute
Glucose
Pentoaanes (cellulose sacchariliablel..
Hydrates de carbone divers
Cellulose brute
D'aprèscequi précède, nous pouvons considérer ^ue 100 kilo-
Coogk
grammes de foin de pré ordinaire contiennenL les quantités
suivantes de principes nutritifs digestibles :
Matières azotées ^•'>
Graisse - ■ ^•'*
Glucose ■ ^'^
Pentosanes (cellulose sacchari fiable) 12.!!
Matières non azotées diverses 22,5
Cellulose 13,8
Total des éléments nutritifs 5ti.3
Comme dans la digestion de h» cellulose, sous l'action des bacléries, il y en a environ moitié (lui est transformée en gaz des marais et autres inutilisables par l'organisme, il ne faut compter par kilogramme de foin que sur 500 grammes d'éléments nutritifs totaux.
Le foin de deuxième coupe est surtout constitué par les feuilles des plantes qui forment le gazon de la prairie. On n'y rencontre que peu de liges. Le regain est donc plus fin et plus nutritif que le foin proprement dit. S'il n'est pas toujours aussi estimé que ce dernier, c'est qu'il est assez fréquemment rentré dans des conditions peu favorables. Bien récolté, il dose en général 15 p. 100 d'eau.
M. Joulie a analysé comparativement le foin de première coupe et le regain de deux prairies ; en ramenant les résultats à des fourrages renfermant IS p. 100 d'eau, on arrive au tableau suivant: