PLANTES A DETRUIRE DA.NS LES PRAIRIES
Hellébores (Helleborus) (lig. 28). — Les animaux ne touchent jamais à ces plantes dans les pâturages, mais si elles se trouvent mélangées au foin, elles peuvent occasionner Hes accidents graves. 11 faut donc les arracher avant la floraison dans tous les prés oii elles se rencontrent.
Digitale pourprée [Digitalis purpurea) (ii^. S9). — Elle est très fréquente dans les pâturages granitiques ou schisteux.
FJg. 34. — Carex. eig. 33. — Prâlo.
C'est une plante bisannuelle et très vénéneuse. Il faut donc l'arracher dès qu'elle apparaît et dans tous les cas l'empêcher de disséminer ses graines. 11 en est de même de la digitale jaune (D. lutea) qui vient dans tes terrains jurassiques.
Chardons. — Certains ctiardons tels que le chardon anglais (Cirâum anglicum) ne se rencontrent que dans les parties où l'humidité est stagnante ; ou, comme le chardon des marais (C. palustre], que dans les endroits humides et tourbeux. Le bétail les repousse. Pour arrêter la propagation de ces plantes
Tivaces, il faut assainir le terrain et les couper au-dessous du collet avant la floraison.
l,e chardon des champs (C. arvense) se développe un peu partout et se multiplie rapidement. 11 faut l'arracher ou le couper à plusieurs centimètres au-dessous du collet, avant la formation des graines.
Berce [Heraeleum spandylium] (flg. 30). — C'est une ombellifère \ivace, très vigoureuse, à racines puissantes. Elle prend un grand développement <lans les fonds humides et fertiles, et les prairies irriguées avec des eaux de féculeries. 11 faut la considérer comme nuisible, car, si k l'état jeune elle est mangée par les bestiaux, elle durcit très vite et forme un très mauvais foin. Très envahissante, il faut l'arracher à la pioche dès qu'on la voit apparaître, et faire l'opération avec grand soin, car les fragments de racines oubliés donnent de nouvelles plantes. Pour empêcher son extension, il faut loujours, quand on n'a pu l'arracher à temps, la faucher avant la floraison. Lorsque la prairie est infestée, il faut la défricher et lui demander au moins deux plantes sarclées. Les mêmes observationss'appliquentau cerfeuil sauvage (Choerophyllum sylvestre, k la carotte (Daueuscarota), et au panais [Poitinaca saliva).
Berle {Sium lalifolium) (fig. 31). — Cette plante vivace, à odeur forle et à saveur acre, est commune dans les prairies marécageuses, les rigoles et les canaux d'irrigation. Les vaches la mangent quelquefois, mais elle donne un mauvais goût au lait et sa racine est vénéneuse. Il faut la détruire par l'arrachage et l'assainissement ou le drainage.
Joncs (Jancus) (fig. 32), Laïcbes {Carex] (flg. 34), Linaigrettes {Eriophorum) (fig. 33). — Ces plantes végètent dans les mêmes conditions et nuisent également à la valeur nutritive de l'herbe ou du foin. « Ce sont des plantes dures et indigestes, dit A. Boitel, refusées de tous les animaux. Leur abondance annonce un sol négligé et mal assaini où les eaux stagnantes séjournent pendant une partie de l'année. Ces plantes sont ceiiainement celles qui font le plus de mal aux prairies naturelles. Il n'en est pas de plus répandues, de plus envahissantes, et de plus nuisibles aux bonnes espèces. « C'est par l'assainissement, combiné avec l'arrachage des rhisomcs