VI INTRODUCTION
proche encore, où il m'a désigné pour être son successeur.
Mais, puisque les éditeurs de cette collection ont voulu que ce fût le directeur en exercice de l'Institut agronomique qui présentât aux lecteurs la nouvelle Encyclopédie, je vais tâcher de dire brièvement dansquel esprit elle a été conçue.
Des Ingénieurs agronomes, presque tous professeui's. d'agriculture, tous anciens élèves de l'Institut national agronomique, se sont donné la mission de résumer, dans une série de volumes, les connaissances pratiquesabsolument nécessaires aujourd'hui pour la culture rationnelle du sol. Ils ont choisi pour distribuer, régler et diriger la besogne de chacun, Georges Werï, que j'ai le plaisir et la chance d'avoir pour collaborateur et pour ami.
L'idée directrice de l'œuvre commune a été celle-ci : extraire de notre enseignement supérieur la partie immédiatement utilisable par l'exploitant du domaine rural et faire connaître du même coup à celui-ci lesdonnées scientifiques définitivement acquises sur lesquelles la pratique actuelle est basée.
Ce ne sont donc pas de simples Manuels, des Formulaires irraisonnés que nous offrons aux cultivateurs: ce sont de brefs Traités, dans lesquels les résultatsincontestables sont mis en évidence, à côté des hases scientifiques qui ont permis de les assurer.
Je voudrais qu'on puisse dire qu'ils représentent le véritable esprit de notre Institut, avec cette restriction qu'ils ne doivent ni ne peuvent contenir les discussions, les erreurs de route, les rectifications qui ont fini par établir la vérité telle qu'elle est, toutes chosesque Ion développe longuement dans notre enseigne-
INTRODUCTION Vil
ment, puisque nous ne devons pas seulement Taire des praticiens, mais Tormer aussi des intelligences élevées, capables de faire avancer la science au laboratoire et sur le domaine.
Je conseille donc la lecture de ces petits volumes ànos anciens élèves, qui y retrouveront la trace de leur première éducation agricole.
Je la conseille aussi à leursjeunes camarades actuels, qui trouveront là, condensées en un court espace, bien des notions qui pourront leur servir dans leur» études.
J'imagine que les élèves de nos Ecoles nationalesd'agriculture pourront y trouver quelque profit, et que ceux des Ëcoles pratiques devront aussi les consulter utilement.
Enfin, c'estaugrand public agricole, aux cultivateurs' que je les offre avec confiance. Us nous diront, aprèsles avoir parcourus, si, comme on l'a quelquefois prétendu, l'enseignement supérieur agronomique est exclusir de tout esprit pratique. Cette critique, usée, disparaîtra définitivement, je l'espère- Elle n'a d'ailleurs jamais été accueillie par nos rivaux d'Allemagne et d'Angleterre, qui ont si magnifiquement développéchez eux l'enseignement supérieur de l'agriculture.
Successivement, nous mettons sous les yeux du lecteur des volumes qui traitent du sol et des façons qu'il doit subir, de sa nature cbimique, de la manière de la corriger ou de la compléter, des plantes comestibles ou industrielles qu'on peut lui faire produire, des animaux qu'il peut nourrir, de ceux qui lui nuisent.
Nous étudions les manipulations et les transformations que subissent, parnotre industrie, les produitsde la terre : la vinification, la distillerie, la panifîca-