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COMPOSITION ET VALEUR ALIMENTAIRE DU TRÈFLE

Mais la composition du foin de trèfle est 11*68 variable, suivant les procédés de fenaison, el suivant aussi l'époque de la récolle. Comme pour la luzerne, ce sont les feuilles qui l'enferment le plus de sulxt lances azotées et non azotées digestibles. 11 y a donc aussi un Ivt-s grand intéi-èt à les conserver dans le foin en ayant recours à un système de séchage appro- |nié. D'après les recherches de Diétrich, la plante de trèfle est constituée, aux diverses époques de sa crois-sance, comme il

Poiiilles 24 ly 18

PiHioles iS 11 fO

GapitulUij 6 il 12

Tib-cs 58 ;■!) 60

Les parties grossières forment donc cnvii-on 53 p. 100 du produit total et les pertes de la fenaison ne portent guère que sur les parties Unes; on ne sauraitdonc prendre trop de précautions pour les éviter.

Voici, d'après WolfT, les variations de la teneur du foin de Irèlle en éléments nutritifs bruts, suivant l'époque de la récolte du fourrage i

Avant rendanl Finda

Matière axoU-c 15,5 iî.Ô 9,0

Graisse 3.(1 2,3 2,0

Hydrates de tarbone. 36,0 38,0 38,0

Cellulose 22,0 25.0 30,5

En même temps que la matière azotée diminue, la cellulose augmente beaucoup et par suite le fourrage devient moins digestible, comme on l'a vu plus haut pour le trèfle vert. Kn combinant ces coefMcients de digcstibilité avec les données du tableau précédent, on obtient en effet les résultats qui suivent :

Hydrales

rroli;iiie. dcrai-lioiic. CellLiioto. Tolnl,

Avant la floraison H,0 27.4 11,1 4!l.3

Pendant ta floraison.. 8.1 27.7 11,7 47.5

Pin de Ja lloraiBon 5,3 28," li.l 44,1

Cioogle

t26 TRÈFLE VIOLET OU ORDINAIRB.

11 en découle que la valeur nutritive totale diminue de 5,5 p. 100 du début à la lin de la Hornison et que de plus la matière albuminolde diminue do pn-s de 50 p. 100. 11 faut tenir grand compte de ces faits pour l'alimentation des jeunes et de vaches laitières qui réclament un régime riche en albuminoldes.

Climat et sol.

Le trèfle est devenu la base de la production founagère des pays à climat humide. Dans les regions méridionales ou continentales à atmosphère sèche, il ne réussit qu'à l'aide de l'ii'rigation. Dans sapremière évolution, lasécberesse du printemps lui porte un extrême préjudice ; et, plus tard, les mêmes circonstances atmosphériques emi)èc1ient son développement vigoureux. Il craint moins le froid que la luzerne ; cependant par les hivers sans neige, les fortes gelées éclaircissent les plants, principalement dans les endroits humides. Les gelées tardives au printemps tuent tes jeunes pousses et nuisent énormément aux jeunes trèfles, surtout quand ils ont été pâtui'és un peu tard à l'automne.

(^tte plante ne donne de bonnes récoltes que dans les sols frais, qui ne redoutent pas les sécheresses de l'été. Elle prospère surtout dans les sols argilo-calcaii-es et argileux. Elle donne aussi de bonnes récoltes dans les terres limoneuses et sablo-ai'g lieuse s qui demeurent fraîches en été par suite de leur position, ou d'un sous-sol argileux. Le trèfle réussit bien aussi dans les terres légères où l'on voit pousser la prèle des champs {Equisetum arvcnse), qui indique un sous-sol ai^ileux et frais. Il ne faut pas d'auli'e part que le sous-sol soit complètement imperméable, car cela ferait pourrir les racines et périr le trèfle. Comme la racine est pivotante, il faut que le sol soil profond. Mais le trèfle est une plante très avide de chaux et de potasse. 11 en puise une quantité considérable dans le sol qui doit en être abondammentpourvu. Tous les terrains qui manquent de calcaire sont rebelles àsa culture. Ils doivent préalablement être chaulés ou marnés. Les terrains absolument calcaires ne lui conviennent pas non plus ; partout où

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