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On obtient un excellent fourrage en associant l'onlhyllide avec les ivraies, la lléole, le lrt.'fle blanc, la minette, etc.
La {iroduclîon de la graine peut être très avantageuse, mais comme elle se sépare facilement des gousses, il faut faire la fauchaison aloi-s que celles-ci sont à moitié vei-tes. Le hattage et l'égrenage se font comme pour le trèfle. Le rendement en graine est oi-dinairemenl de 4 à 6 quintaux par hectare.
SAIHFOIM {Hedysarum onobryckis).
Le sainfoin ou esparcette d'oïl spontanément dans le centre le midi de le Fi'ance, surles rocs secs et arides, et jusque dans ï fentes de rochers, à la condition qu'ils soient calcaii-es.
Climat Et sol. ai
C'est une plant« valeureuse, selon l'expression d'Olivier de Serres, qui vient suppléer à la pénurie des prairies permanentes, dans les sols secs de bonne heure au printemps, où la luzerne et le trèfle ne pourraient pas couvrir les Tiaisque leur culture exige.
Le sainfoin est une plante vivace, à racine pivotante. Celle-ci s'enfonce liai'foisjusqu'àdeux mètres (le profondeur. Ses ti(;es sont flexueuses et portent axiilairemenl des épis de fleurs roses. Les fruits sont des gousses monospernies, hérissées de pointes. La hauteur des tiges varie de 33 à 66 centimètres.
Il fournit un fourrage excellent, trf^s sain, n'exposant pas les animaux à la météorisation, comlne le trèfle ou la luzeine, lorsqu'il est consommé en vert. Jamais ses tiges ne deviennent aussi dures que celles de la luzei-ne, et le foin qu'il foui-nit est de qualité supérieure. Son rendement est inférieur il est vrai à celui de la luzerne dans les sols qui ng. 51. ^ Sainfoin, conviennent à celle-ci,
mais it en donne encore un convenable là où les autres légumineuses ne pouiraient pas être cultivées. C'est là son véritable rôle i^icole. Il permet aux contrées déshéritées d'entretenir un bétail plus nomhi-eux et d'élever le niveau de leurtîullure par le fumier qu'il procure, et aussi par l'amé-
lioration notable où se titiuve le sol après son défi'ichement. 11 est en effet, comme lu luzerne, une plante ami^liorante de premier ordre.
Climat et sol.
Le sainfoin dans sa première jeunesse craint les hivers rigoureux; mais lorsqu'il a déjà six mois, il les supports sans souffrir. Il préfère lu climat du Midi h celui du Nord, mais il donne toutefois dans ce dernier des produits satisfaisants.
1! préfère avant tout les sols profonds et fortement calcaires. Il donne même des pi-oduits avantageux dans ceux qui sonl uniquement formés de calcaire, à ta condition qu'ils soient perméables pour permettre h ses l'acines de s'y enfoncer librement. Sa C|jlture peut aussi s'étendre au.\ sols légers, sablonneux, graveleux, pourvu qu'ils aient reçu des amendeinents calcaires, et qu'on les pl&tre, ou bien qu'ils soient naturellement calcaires. Il réussit dans les sols les plus secs; ses racines y vont chercher profondément dans le sol la fraichcur que lui refuse la surface. Mais toutefois, quand le sol est desséché à plus de 33 centimètres de profondeur, il cesse de pousser jusqu'au retour de l'humidité. Dans les terres fraîches, il donne deux honnes coupes; dans les terres sèches, il n'en donne qu'une et un regain qui ne dépasse pas le quai't de la coupe.
11 ne redoute que les terrains argileux, compacts, humides, et en général tous les sols qui retiennent l'humidité stagnante dans les couches inférieures.
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