‹ Plantes fourrangèresChapitre 49 sur 168 · CLOCHES · texte numérisé non relu

CLOCHES

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D'après les expériences des Allemands, on trouverait dans ce foin les quantités suivantes de principes immédiats digestibles :

Albuminoldes 7,3

Amides 2,0

Graisse 1,6

Hydrates de carbone 2S,4

Cellulose 10,3

C'est une plante très avide de potasse, de chaux, et d'acide phosphorique, comme la luzerne. Elle tire sa nourriture des mêmes couches du sol et puise la plus grande partie de son azote dans l'atmosphère.

GiMLA. — Plantes fourragères. i*onoli'

Variétés.

Ia cultui'e prolongée du sainfoin onlinoire tlaos nn soi calcaire, léger, l'iche et profond, a produit une vai'iété dite sainfoin à deux coupes, qui se distingue par une plus grande vjgueui- et peut donnei- deux coupes de fourrage, tandis que le sainfoin oi-dinaiie ne donne qu'une coupe el un petit regain. Mais le sainfoin k deux coupes demande des terres pins riches que l'autre, el dans les sols pauvres, il dégénère, de sorte qu'il est nécessaire de faire venir la graine des pays privilégiés.

Fumure.

Comme pour toutes les légumineuses à facines profondes et particulièremenl la luzerne, il importe que le sous-sol soit riche en chaux, en potasse et en acide phosphorique assimilables. Il est donc nécessaire de fournir ces substances aux sols qui n'en sont pas suffisamment pourvus, et de favoriser leur descente dans les couches profondes. Nous savons que le plâtrage (Voy. Engrais) a pour effet de mobiliser la potasse des couches supérieures et de lui permettre de gagner le souS'Sol, cet amendement sera donc fort utile. Du reste, ce que nous avons dit en traitant de la luzeine s'applique au sainfoin. Plus le sol où l'on cultive l'esparcette estnche, plus les i-écoltes sont abondanl«s, el, d'autre part aussi, plus l'amélioration du terrain à l'époque de son défrichement est grande.

Culture.

Le sainfoin demande la même préparation du sol que la luzerne. Pour être bonnes et bien germer, les graines de sainfoin ne doivent pas être âgées de plus d'une année, el il faut qu'elles aient été récollées en pleine maturité. Les bonnes graines sont grises, luisantes, avec un reflet bleuâtre, ou bien encore d'un brun luisant avec l'intérieur d'un beau vert! Si les graines de sainfoin sont ternes, c'est qu'elles ont été échaulTées ; si au contraire elles sont d'un blanc p&le.

CI LTURS. lil

c'est qu'elles ont é\é récoltées ayant d'être mûres. Dans lès jeux cas elles germent très mai. Il faut donc les rejeter. En achetant la graine de sainfoin, il faut toujours, la soumettre à r«ssai, en décossant un certain nombre de semences, et en les faisant germer sur du coton humide. Une bonne semence doit avoir une pureté de 98 p. 100 et une faculté ^rminative de 80 p. 100. Elle doit être exemple do pimprenelle.

Le sainfoin peut être semé pendant toute la durée de la belle saison, et, pourvu qu'une sécheresse persistante ne succède pas au semis, il réussit. On peut donc le semer à. l'automne, dans une céréale, si le climat n'est pas trop rigoureux, et si le sol s'égoutte parfaitement d'une part, et d'autre part ne se déchausse pas par l'action successive des. gels el des dégels. On obtient ainsi dès la lin de l'année suivante une bonne coupe.

Dans les conditions contraires on sème le sainfoin au printemps dans une céréale d'automne ou de printemps ou une navette d'été. Dans uns céréale d'automne, on ameublit la surface par un bon hersage avant de semer. Dans une céréale de printemps, on aura fait la préparation complète commet pour la luzerne. On sème parfois le sainfoin seul, en préparant le sol avec les mêmes soins.

Bien que la graine de sainfoin demande àétre peu enterréer il faut toutefois qu'elle le soit. On l'enterre par un hersage. A cause de la légèreté de cette graine, un hersage ordinaire ne suftit pas toujours. On emploie alors les herses articulées et le rouleau Crosskill.

Pour avoir un fourrage fm, une praii-ie artificielle bien garnie, et qui laisse difTicilement accès aux mauvaises plantes^ il faut semer le sainfoin très dru. Dans ce but, on emploie 5 hectolitres de graine, à la condition que l'on soit bien sùi* de sa valeur; sinon il fout augmenter la quantité de semence et aller jusqu'à 6. Comme l'hectolitre pèse en moyenne^ 32 kilogrammes, c'est de 160 à 192 kilogrammes de semence que l'on emploie par hectare.

On doit chercher à faire durer le sainfoin le plus longtemps possible en plein rapport, car l'amélioration que cette plante procure au sol est en raison de sa durée. Pour arriver à ce-.

Cioogle

IM SA-INFOm.

i-ésulUt, il ne faut pas le négliger une Tois qu'il est bien pris «l en rapport. Les soins qu'il réclame sont des plus simples. Ils consistent, par quelques travaux intelligemment faits, A empficher l'envahissement des mauvaises herbes. Pour cela, À partir de la deuxième année de l'ensemencement, on devra, tous les ans, au printemps, et tant que durera la prairie, pratiquer un hersage très énei^ique qui détruira les plantes adventices dans leur premier développement. Tous les ans aussi, à partir de cette époque, on plâtrera à la dose que nous avons indiquée pour la luzerne, dans les terrains oîi le pl&tre «st eflicoce. Tous les ans aussi on appliquera des engrais j)olassiques et des superphosphates, si le sol est mal pourvu de ces éléments de fertilité.

La récolte du sainfoin se fait à la floraison, quand les premières graines commencent à se former. La première imnée, à l'automne, pour les semis de printemps, on ne doit ni pâturer ni faucher les jeunes pousses. Le collet dépasse alors souvent la surface du sol de 2 à 3 centimètres et s'il était tranché par la dent du bétail ou par la faux, le plant mourrait.

Au commencement de l'automne, le sainfoin donne un regain qui est peu abondant. II est souvent avantageux de le faire p&lurer par les chevaux et par les bètes bovines ; mais il faut bien se garder d'y faire paitre les moutons, qui, rongeant le collet, empêcheraient la repousse de la plante.

Le produit annuel du sainfoin se compose d'une bonne <^upe et d'un regain équivalent au quart de celle-ci. Lacoupe de l'automne de la première année d'un sainfoin semé en même temps qu'une céréale d'hiver, donne la même quantité que le regain. Comme pour la luzerne, le produit va d'abord croissant dans les premières années, puis il décroH «nsuite. Le rendement total annuel en foin sec est de 40 à 50 quintaux métriques.

Le rendement en graines est de 600 a 1 000 kilogrammes à l'hectare.

La durée du sainfoin varie entre trois et sept ans. Elle est subordonnée k la richesse des couches profondes en principes alimentaires. En général toutefois il vit moins longtemps

LUPULINIf. 14»

que la luzerne. On a intérêt à en prolonger la durée autant que possible. Toutefois, aussitôt que les signes de décrépitude se font remarquer, Il Taut sans hésiter défricher la prairie sous peine de perdre tout le bénéfice de l'amélioration que celte

plante procupe à la terre. Le défrichement se fait comme

pour la luzerne. , ^.''TiiiiA "

LDPDLIHE :(Me(/icoflO lupulina). [, MVA^'^Ç-^

La lupuljne ou minette est une luzerne b IsannuelIeT^aBift ' — '■" les fleurs jaunes et 1res petites sont réunies en un épi ovale. Elle a les tiges couchées, et dépasse rarement 33 centimètresde hauteur. Elle croît spontanément dans les terrains légers calcaires ou sablo-calcaires.

Elle est loin de donner des produits comparables à ceux du trèfle ou de la luzerne, mais elle a l'avantage de croître parfaitement sur les terrains secs où ceux-là ne léussissent pas. Elle rend peu de fom mai« elle forme d evcellenis pâturages parce qu elle repousse sans ces^e sous la dent des animau\ Elle forme surtout des pâturages de piemier ordre pour le* moutons et n expose pas les animaux a la météoi isation

Elle présente la composition sui\ante

Eau 79 0

Matière sèche 21 0

Albuminoldes i '

AiDides 0 S

Grsjsse 0 8j

Hsdrates de carbone 8 ï

Cellulose brute 6 9

Cendres 1 5

La minette convient plu tJit aux régions froides ou tempéi-ées de la France qu'à celles du Midi. La sécheresse de ces dernières et l'excès de chaleur l'empêchent d'y prendre tout son développement.

Elle réussit dans presque tous les sols. Elle présente l'avantage de donner des produits passables dans les sables aridesoù il n'y a rien à attendre de la luzerne, et dans les calcaires trop pauvres pour nourrir convenablement le sainfoin.

*,50 AJONC BpinEUX.

On la 8ème dans les céréales d'automne ou de printemps, comme le Irèfle, à raison de SO à 2S kilogrammes par hectare.

En général on la fiùt pâturer. Si elle devient assez forte

pour qu'on la fauche, elle fournit jusqu'à 30 quintaux de foin par hectare. Cultivée pour la graine, elle rend de 3 à 4 quintaux.

AJONC ÉPINEUX [Uleœ europaeus}.

L'ajonc épineux appartient h la famille des légumineuses. 11 a les racines pivotantes et profondes, et développe d'abondants rameaux garnis de pointes. C'est une plante améliorante qui agit à la manière de la luzerne et du trèfle, pour enrichir le sol en azote.

L'ajonc s'accommode de tous les climats de la France ; mais c'est particulièrement dans les départements de l'Ouest qu'il se développe vigoureusement. Il réussit dans les sols de tgualité médiocre qui ne seraient .«(usceptibles de porter ni trèfle, ni luzerne, il les améliore et les céréales qui lui succèdent donnent ordinairement plusieurs récoltes productives. Il se plait surtout dans les lei-res ai^ileuses profondes.

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