‹ Plantes fourrangèresChapitre 8 sur 168 · PRÉFACE. XI · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XI

12840 kilomètres carrés de trèfle; S 250 de luzerne; 7 2iiO de sainfoin el 1 380 de mélanges divers.

Les fourrages annuels comprennent 1 9S0 kilomètres carrés de vesces ou plantes analogues ; 2 490 de trèfle incarnat ; 1 '200 de mais ; 1 800 de choux fouiTagers ; 440 de seigle vert et d'escourgeon el 300 de plantes diverses.

Enfm la superlicfe cultivée en plantes sarclées fourragères se répai'tit de la manière suivante : 3 910 kilomèti-es carrés de faettei'aves fourragères; 720 de carottes; 130 de panais; 1 710 de navets, raves et tumeps; et enlin 460 de racines diverses comme les rutabagas, tes topinambours, etc.

Depuis que nous possédons des documents précis sur les surfaces cultivées en plantes fourragères, et sur les produits <]u'elles donnent, pour les causes que nous avons signalées plus haut, on constate une extension de cette culture et un accmissement de son intensité.

C'est ainsi que de 1840 à 1892, en un demi-siècle, l'étendue des prairies naturelles et des herbages, avec les prairies temporaires à base de graminées, s'est accrue de 39 180 kilomètres carrés. Pendant le même laps de temps, la superficie des prairies artificielles s'est augmentée de 16 460 kilomètres carrés, en passant de IS 760 h 32 220. Elle a par conséquent plus que doublé.

Les renseignements relatifs au.\ racines fourragères remontent seulement k 1862. En trente ans, leur étendue a passé de 3860 kilomètres carrés à 12!i20, augmentant donc de 8660. €'est un accroissement de plus de 300 p. 100. Il est évident que, dans cette voie, le dernier mot n'est pas dît, et que les

Srogrès constante de l'agriculture amèneront fatalement un éveloppement <le plus en plus grand de cette branche de la production foui'ragere.

L'intensité de la production a suivi une marche ascendante marquée. Les praines naturelles, comprenant les herbages de plaine et de coteaux, donnaient en 1840 un rendement total de 10 millions et demi de tonnes métriques de foin ; il était €n 1882 de 18 millions et demi de tonnes. C'est une augmentation de 80 p. 100 environ, tandis que la surface ne croit que de 41 p. tOO.

Pour les praines artificielles, en y comprenant le ti-èlle incarnat, les produits passent de 4 723 700 tonnes de foin à 13 4801100, de 1840 à 1882. L'excédent de production (luî atteint S ".H 000 tonnes eslde près de 200 p. 100, tandisque l'augmentation des surfaces n'est que de 100 p. 100.

Il en est de même pour les racines fourragères. Leur produit brut de 1862 à 1882 a augmenté de 370 p. 100, tandis que la superllciecroissaitseulementde200p. 100.

La valeur des produits s'est aussi généralement accrue

ANN-ÉES.

Ir.

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