Dalea macrostacuya , T. V
D. Gaule fruticoso erecto , foliis sub octo-jugis, fobolis obloagis obtusis mucronulatis subtus pubescentibus et puncta tis, spica terminali cylindrica elongata densa , calycibus glandulosis margine interiori villosis , vexillo dorso barbato.
Hab. innova Hispania.
Descr. La tige est droite, ligneuse, glabre, rougeâtre, un peu tuberculée (peut-être l’échantillon que je décris et ligure
d’amÉrique. 7
n^est-il qu’un rameau). Les feuilles alternes , le pétiole eommun long de deux pouees, pubescent et tubereuleux ; les folioles, au nombre à peu près de l’y, pédicellées , oblongues ou ovales-oblongues , obtuses aux deux bouts, mucronées au sommet , glabres et sans veines en dessus ; plus pfdes , pubescentes et à nervure saillante à la surfaec inférieure, qui est en outre ponctuée par un grand nombre de glandes d’un rouge foncé ; ces folioles ont 4 à 5 lignes de long sur i 1/2 à 2 de large. L’épi est terminal, très-dense, un peu pédonculé et long de 4 pouces; les fleurs imbriquées; les bractées larges, ovales, acuminées, glabres , carinées , glanduleuses en dessous , de la longueur du calice qu’elles embrassent à sa base. Le caliee est à 5 lobes acuminés , sétaeés , glabre et luisant en dehors , chargé sur le bord intérieur et sur les dents de longs poils roussâtres, et entre les nervures , qui sont noires et au nombre de 10, de glandes saillantes, grosses et rougeâtres. La corolle paraît bleuâtre, du moins sur le sec. L’étendard dépasse de peu les dents du calice, il est barbu sur le dos, un peu au dessus de l’onglet et chargé à cette même place de glandes très-petites et fort nombreuses; les ailes, un peu plus longues que l’étendard , n’ont point de glandes , mais vers la base de leur limbe elles offrent entre leurs nervures de petites rides transversales ; la carène est plus longue que les ailes, et chargée à son sommet de deux petites glandes. Le légume est monosperme , pubescent ou tomenteux , et parsemé de glandes dans sa moitié supérieure. Le style velu, la graine brune.
Expl. des Figures, a. Fleur grossie. — h. Bracte'e. — c. Etendard.— é?. Aile. — e. Carène.. —f. Légume.
Dalea diffusa, T. VI.
D. glabra, ramosissima, ramulis filiformibus diffusis, floribus sparsis, peduncidis i-3 floris capillaribus , foliis 6-8 jugis, summis imi-jugis, fobolis minutis oblongis obtusis inpunctatis.
Hab. in nova llispania.
Descr. Cette espèce, remarquable par son élégance et par la délicatesse de toutes ses parties, est entièrement glabre, sa tige est un peu ligneuse , les rameaux alternes ouverts , leurs ramifications nombreuses, capillaires, diffuses, souvent dichotomes. Les feuilles de la tige et des premiers rameaux ont de 6 à 9 lignes de long, et sont composées de i3 à 17 folioles très-petites, obtuses à leurs deux bouts , et nullement ponctuées : ces folioles ont au plus I ligne de long sur i/3 de ligne de large. Les feuilles qui naissent à la base des dernières divisions des rameaux sont simplement trifoliées et sessiles. Les fleurs axillaires et terminales sont dépourvues de bractées et portées sur de longs pédoncules capillaires. Ces pédoncules communs ont environ un pouce de long, et portent une à trois fleurs, soutenues par des pédicelles plus courts que le calice. Celui-ci est conique à 5 dents arrondies très-obtuses, à 10 côtes entre lesquelles on remarque une série de glandes. L’étendard est très-court, jaunâtre, les ailes violettes et deux fois plus longues que le calice.
Elle m’a été communiquée par M. Pavon.
Explication, a. Fleur grossie.
d’amérique.
Dalea pülciiella, T. VIL
D. caille fruticoso, ramosissimo , erecto; ramis ramiilisqiie pubescentlbiis , tuberculatis ; foliis sub trijiigis , cincreo tomeiitosis ; foliolis obovatis, obtusis , subliis glandulosis ; spicis tcrminalibiis , brevibus ; calycibus villosis.
Ilab. circa St. Louis de Potosi. Floi^èbat decembri.
La tige est ligneuse, les rameaux droits et les jeunes surtout tomenteux et cendi'és , ils sont tous couverts de glandes fort nombreuses, couleur de safran , qui les rendent rudes et raboteux. Les feuilles sont petites , alternes composées de deux ou trois paires de folioles , couvertes d’un duvet épais et serré , blanchâtre sur les jeunes , cendré dans les adultes. Les folioles sont obovées , cunéiformes à leur base , obtuses à leur sommet, un peu épaisses , souvent pliées en deux , à peine longues d’une ligne ; la surface inférieure est ponctuée par des glandes nombreuses presque cachées par le duvet , la supérieure en est privée. Le rachis y compris le pétiole a 2 ou 3 lignes de long, il est tomenteux et glanduleux comme les folioles. Les stipules sont subulées , également tomenteuses. Les fleurs sont ramassées en épis capités , qui terminent tous les rameaux , ils sont un peu pédonculés, et leur axe est lanugineux et n’a que deux lignes de long. Ces fleurs sont sessiles, roses, mélangées de blanc et de jaune.
Les bractées sont larges , pliées , mucronées , extérieurement tomenteuses, pubescentes , velues intérieurement dans leur partie moyenne , et de la longueur du tube du calice. Celui-ci est
très-velu , à cinq dents linéaires subulées inégales , l’inférieure un peu plus longue que les autres ; l’intérieur est glabre , excepté à la gorge qui est velue , il est chargé de quelques glandes rares et à peine apparentes. L’étendard est arrondi, orné à son sommet d’une glande oblongue , il est un peu plus long que les ailes , et la carène est deux fois plus longue que lui. Le légume est monosperme , trapézoïde , velu antérieurement ; le style long et filiforme. La graine ovale , arrondie , conoïde à la place de la radicule. Les cotylédons ovales, planes; la radicule droite, tournée en haut.
Explication des Figures, a. Fleur grossie, — b. Bracle'e ouverte. — c. La même plie'e. — d. L’étendard. — e. Légume vu extérieurement.— y. Le même ouvert. — g. Graine. — h. Les cotylédons et la radicule. — i. Feuille un peu grossie et vue par dessous.
Dalea alopecürus, T. VIII.
D. Gaule erecto,. foliis sub 5, jugis-foliolis oblongo-ovalibus, acutis , villosis , spicis terminalibus , cylindiicis , villosissimis , longissime pedunculatis;. calycibus eglandulosis.
D. longipes. fl. Mexic. ic. ined.
llab. in Mexico, in las Cordilieras de Guchilapa.
La tige (ou peut-être les rameaux, car je ne possède pas le bas de la plante) est droite , et dans mes échantillons d’environ trois pieds de haut , herbacée, pileuse et striée. Les feuilles ont onze folioles , le pétiole commun est pileux , et de 3 pouces de long à peu près ; les folioles portées par des j)édicules très-courts sont oblongues, pointues aux deux bouts , velues , dépourvues
de glandes, elles ont 8 à lo lignes de long sur i de large, l’impaire est plus grande que les autres. Les stipules sont filiformes, di’oites, pileuses et longues de 4 à 5 lignes. LY‘pi supporté par un pédoncule terminal de plus d’un pied de longueur, est solitaire, cylindrique, obtus, très-dense, roux et velu, et a environ trois pouces de longueur. Le calice est chargé de poils roussâtres, sans glandes, à 5 dents subulées, noirâtres, un peu plus longues que le tube , l’inférieure est un peu plus longue que les autres , toutes sont ornées de longs poils qui les font paraître plumeuses. Les bractées sont étroites, linéaires, acuminées et subulées à leur sommet , leur base est glabre, pellucide à ses bords, sans glandes, le reste est chargé de poils roux plumeux. L’étendard est à peine de la longueur des dents du calice, blanc avec un bord violet à sa partie inférieure; les ailes violettes, un peu plus longues que l’étendard ; la carène est aussi violette, plus longue que les ailes, mais dépassant à peine la dent cabcinale inférieure. Les pétales sont tous privés de glandes.
SiMABA BaHIEiNSIS, T. IX.
S. fobis impari-pinnatis , tri-jugis, superioribus uni-jugis, simplicibusque ; foliobs obovato-cuneiformibus apice obtusissimis, mucrone obtuso apiculatis , margine revolutis , supra glabriusculis , subtus petiolisque pubescentibus ; paniculis compositis longitudine foliorum ; floribus glomeratis ; fructu muricato.
liai), circa Bahiam^ uhi detexit amie . Blanchet.
Les anciens rameaux sont recouverts d’une écorce grisâtre , gercée et cicatrisée par la chute des pétioles de l’année précé-
dente. Les jeunes rameaux sont anguleux , pubescens , l’épiderme d’une couleur brun-rougeâtre se détache facilement, ils portent 5 ou 6 feuilles , et sont terminés par la panicule. Les feuilles sont assez rapprochées les unes des autres, les pétioles des inférieures ont 5 à 6 pouces de long, et 3 ou 4 paires de folioles, celles qui viennent après diminuent de longueur en se rapprochant des fleurs et et n’ont que deux paires de foholes, puis sont seulement tiifoliolées, et les dernières sont quelquefois simples, mais alors elles ont trois nervures qui indiquent la soudure des trois folioles. Les foholes sont opposées à peu près égales entre elles , cunéiformes à leur base , très-obtuses à leur sommet, qui est souvent comme tronqué et même émarginé, avec un petit mucrone calleux et obtus, elles ont 2 pouces à 2 p. 1/2 de long sur i5 à 20 lignes de large; les veines latérales au nombre de 5 ou 6 de chaque côté de la nervure , anastomosées près des bords qui sont un peu repliés en-dessous. La surface supérieure est presque glabre , ce n’est qu’à la loupe que l’on y aperçoit quelques poils courts , rares , plus nombreux sur les nervures, l’inférieure est plus pâle, pubescente, veloutée. Les panicules sont terminales , à peine de la longueur des feuilles , composées, àrameaux ouverts et pubescens, les inférieurs sortant de l’aisselle d’une feuille, le plus souvent ternée ou simple, les autres munis à leur base seulement d’une petite stipule ovale ou linéaire , tonienteuse et caduque. Les fleurs sont ramassées au sommet des rameaux de la panicule, portées sur des pédoncules de moitié plus courts qu’elles, et tomenteux, ainsi que le calice qui est court et à 5 dents. Les pétales sont oljlongs, presque linéaires, verdâtres, veloutés à leurs deux faces, un peu obtus, 5
d’amérique.
ou 6 fois plus longs que le calice, c’est-à-dire qu’ils ont 5 lig. de long sur I lig. i/4 de large. Les étamines au nombre de lo, un peu plus courtes que la corolle, ont leurs anthères jaunes, ovales, supportées par des filets glabres, implantés chacun sur le mibeu du dos d’une écaille linéaire très-velue , bidentée à son sonunet. Les ovaires au nombre de 5, portés par un gynophore columniforme et réunis en tête, sont couverts de longs poils roux, les styles distincts à leur exti’ême base sont réunis en un seul , fdiforme, plus long que les étamines, glabre dans la moitié supérieure, et terminé par un stigmate punctiforme^ il doit bien y en avoir 5 , mais ils sont si peu développés qu’ils paraissent réunis en un seul. Le û uit ne présente qu’un seul carpelle, probablement par l’avortement des 4 autres; il est ovoïde, de la grossem' d’une petite noix, coriace, tout couvert de pointes obtuses ou mammelons coniques très-serrés, comme celui du Guazuma uhnifolia^ monosperme *, les cotylédons planes de la forme de ceux du haricot; dans ceux que j’ai pu observer, et qui n’étaient pas parvenus à leur maturité, ils étaient desséchés de manière à ne pouvoir les figurer ni les décrire exactement.
Nota. Cette espèce paraît avoir de grands rapports avec le S. tricliïlioides.^ St-Hil. Mais cette dernière a suivant l’auteur une panicule de i pieds et plus de longxieur, tandis que dans les nombreux et beaux échantillons que j’ai vus de ma plante, elles n’excèdent pas 5 pouces ; il en est de même des feuilles qui sont bien loin d’atteindre 12 à i8 pouces; mais un caractère plus précis est tiré de la forme de l’écaille staminifère ; dans le S. trichilioides elle est tronquée au sommet, et le filet de l’étamine
inséré près du sommet, et plus eourt qu’elle j dans le Bahiemis cette écaille est bidentée au sonmiet, le filet de l’étamine est inséré vers le milieu de sa longueur, et est aussi long qu’elle.
Brongniartia intermedia, T. X.
B. foliolis 6-9 jugis cum impari , ovali-oblongis , utrinque obtusis, apice mucronatis, supra-glabris ; ramis peliolisque villoso-pubescentibus ; leguminibus stipitatis.
Tlab. in montibits circa Mexico .
Les rameaux sont ligneux, arrondis, striés et de couleur cendrée, pubescens vers leur extrémité ainsi que les plus jeunes , par des poils mois et blanchâtres. Les feuilles alternes, de 4 pouces de long, en y comprenant le pétiole qui a trois lignes. Les folioles opposées, de 8 à g lignes de long sur 3 de large, glabres en dessus, pileuses en dessous sur la nervure médiane, obtuses aux deux bouts, mucronées au sommet, et portées sur des pétioles velus, d’une ligne de longueur. Les fleurs sont axillaires, solitaires ou géminées, pédonculées, le pédoncule est velu, long d^environ un pouce. Le calice est velu à 5 lolies, muni de deux bractées à sa base 5 les 3 lobes inférieurs sont allongés et profondément séparés, les 2 supérieurs soudés en un seul émarginé au sommet. Les étamines diadelpbes 9-1 de la longueur du calice. Je n’ai point vu la corolle qui manquait dans mes échantillons déjà en fruits. Le légume est pédonculé, cultriforme, droit, glabre, lisse, mucroné au sommet, de 3 pouces de long sur 9 lignes
d’amérique.
de large; la suture séniinifère est chargée d’une aile étroite, les valves carinées revêtues intérieurement d’une substance spongieuse blanchâtre. Le pédoncule soit stipe du légume est entouré du calice et dü faisceau d’étamines desséchés.
Les graines, au nombre de 4 à 6 dans chaque légume, sont ovales arrondies, lisses, luisantes et jaunâtres. Les cotylédons charnus, l’embryon droit, la radicule courte, conique, tournée vers le hyle.
Cette espèce diffère du B. Vodalyrîoides . H. B. R. par ses rameaux et ses pétioles velus et non glabres , ses folioles plus nombreuses, glabres en dessus, et non velues des deux côtés, et j)ar ses légumes fortement stipités.
Du B. mollis. IL B. K. par ses folioles plus nombreuses, trèsobtuses, non pointues, glabres et non pubescentes en dessus, et par le duvet des petits rameaux blanchâtre et non brun. Enfin de toutes deux par son cahce très- velu et non glabre.
Nota. Je n’ai vu de cette plante que des rameaux chargés de fruits, mais l’examen des légumes et des débris du calice et des étamines qui persistent en forme d’anneau autour de la base de ceux-ci, ainsi que les caractères de la graine ne me laissent aucun doute sur le genre y et d’après les différences que je viens de signaler , elle paraît ne pouvoir se rapporter ni à l’une ni à l’autre des deux espèces décrites.
Des graines détachées de ces échantillons ont fort bien levé chez M. Fontaine, l’un de nos plus habiles jardiniers-fleuristes; les pieds n’ont pas encore fleuri , mais ils sont vigoureux , et
font espérer que cette espèce, d’un genre encore fort rare, se répandra bientôt dans les jardins.
Obs. M. De Candolle, dans le Prodromus^ regarde le genre Brongniartia comme à peine distinct du Peraltea , et l’espèce que je viens de décrire me semble confirmer cette opinion, car elle a les légumes stipités des Brongniartia^ et la suture séminifère ailée des Peraltea ,• cette aile est bien moins apparente il est vrai que dans le Peraltea lupinoides , mais elle n’en existe pas moins, et dans le Peraltea oxjphjlla DG. à en juger d’après les fruits jeunes, les seuls que nous connaissions, elle paraît ne pas exister du tout.
Explication DES FiGur.ES. o. Graine vue extérieurement. — b. La même ouverte pour montrer la radicule.
Laplacea barbineryis, T. XI.
L. foliis obovatis, glabris, nervo subtus apice barbato; calycibus glabris.
Jlab. in Peruviaprope Guajaquil.
Les rameaux sont glabres, revêtus d’une écorce un peu subéreuse, les plus jeunes velus. Les feuilles alternes, sessiles, coriaces, glabres, ovales ou obovées de i5 à i8 lignes de long sur 6 à 8 de large, très-entières, d’un vert foncé en dessus, la nervure médiane enfoncée et velue dans les plus jeunes, elles sont ferrugineuses en dessous, avec une nervure médiane épaisse, saillante et ornée vers le sommet de la feuille d’une touffe de poils jaunes, le reste de lafeuille est parfaitement glabre, point luisant.
d’amérique.
mais paraît granuleux à la loupe ^ les veines sont à peine visibles sur les feuilles adultes, et eneore moins sur les jeunes. Les fleurs sont solitaires, axillaires, portées sur un pédoncule épais, incliné, et de moitié plus court que la feuille. Les sépales sont glabres , légèrement ciliés à leur bord supérieur, et ornés au sommet d’un pinceau de poils courts et jaunes, semblable a celui des feuilles, mais beaucoup plus petit. Je n’ai point vu les pétales ni les étamines. La capsule est velue , à 5 valves , à 5 loges ; les valves épaisses , ligneuses , triangulaires , lisses intérieurement , et de couleur de canelle, bi-mucronées au sommet, et déhiscentes jusque vers le milieu de leur longueur. Les graines sont oblongues, glabres, lisses , prolongées supérieurement en aile , fixées au nombre de deux dans chaque loge à un axe columniforme central pentagone.
Elle est voisine du L. spectalnlû^ïl. B. R. nov. gen. T. mais elle en est bien distincte par ses calices glabres et non soyeux, et par ses feuilles plus courtes , à nervure inférieure, barbue au sommet.
Explication de la Figure, a. Graine.
Ternstroejua Rüiziana, T. XII.
T, foliis ovato-oblongis, gianduloso serratis, basi subauriculatis, subamplexicaulibus; floribus solitariis , axillaribus.
Hob. in Peruvia prope Guajaquil.
Les rameaux sont anguleux , glabres ainsi que toutes les autres parties de la plante. Les feuilles alternes, sessiles, pointues, de 2 à 3 pouces de long sur i de large, veineuses et réticulées,
la nervure épaisse et très-saillante à la face inférieure , le limbe est dilaté à sa base, et surtout dans les supérieures , forme deux petites auricules qui embrassent en partie le rameau ^ de la base jusque vers le milieu de leur longueur elles sont très-entières , de là jusques au sommet elles sont dentées , les dents glanduleuses arrondies. Les fleurs sont axillaires , solitaires , portées par un pédoncule épais , anguleux , de moitié plus court que la feuille. Le calice est environné à sa base par 4 bractées concaves, dont les 2 extérieures sont carénées sur le dos. IjCS 5 sépales sont soudés à leur base. Les pétales, aussi au nombre de 5, sont de même soudés en tube à leur base. Les étamines nombreuses, le germe velu, le stigmate simple.
Elle est voisine du T. punctata aubl. T. 228. Mais on= l’en distingue au premier abord par ses feuilles sessiles et non pétiolées, pointues et non obtuses, dentelées par des glandes dans leur moitié supérieure seulement, et non pas ponctuées et glanduleuses dans tout leur contour.
Explication des Figures, a. Fleur avec son calice vue posle'rieuremenl. — b. La corolle avec les e'iamines. — c. Une e'tainine grossie. — d. Estivation des bracte'es. — e. Estivation des sepales.
Ternstroemia Pavoniana, T. XIII.
T. foliis parvis, crassis, utrinque lœvibus, obovatis, obtusis, emarginatis, obsolète serrulatis; pedunculis solitariis.
llab. in Veruvia.
Les rameaux sont nombreux , opposés et souvent verticillés , anguleux par la décurrence des pétioles, recouverts par une écorce
d’amérique.
cendrée et fendillée. Les feuilles sont nombreuses, de 8 à lo lignes de long, sur 5 à 'j lignes de large, supportées par de courts pétioles , épaisses, opaques et d’une consistance coriace , d’nne forme ovée on obovée, très-obtuses et plus ou moins émarginéesà leur sommet^ les bords légèrement dentelés et repliés en dessous ; la face supérieure luisante réticulée par des veines profondément enfoncées, l’inférieure lisse, presque sans veines apparentes, mais la nervure est épaisse et saillante. Les pétioles sont canaliculés en dessus, et ont à peine une ligne de long. Les fleurs sont axillaires , solitaires , portées par des pédoncules anguleux , courbés et épaissis au sommet , de la longueur des feuilles. Le calice est muni à sa base de deux bractées opposées, ovales-lancéolées, carénées, pointues, denticulées à leurs bords, trois fois plus courtes que lui et caduques. Les sépales au nombre de 5 sont orbiculaires, concaves, coriaces, égaux entre eux, les deux extérieurs ciliés, frangés. Les pétales également au nombre de 5, sont soudés à leur base. Les étamines nombreuses, environ loo, disposées sur plusieurs séries , attachées à l’extrême base des pétales , et trois fois plus courtes qiéeux^ les fllamens sont courts, réunis à leur base ; les anthères oblongues, aiguës-mucronées, immobiles, à 2 loges, s’ouvrant longitudinalement de chaque côté. Le stigmate simple et ohtus.
Elle est voisine du T. ?neridionalislj'in. dont elle diffère par ses feuilles plus courtes, denticulées et non très-entières, fortement veinées en dessus, tandis que dans la plante de lânné elles sont privées de veines.
Elle a aussi des rapports avec le T. carnosa Camb. Mais elle s’en distingue par ses feuilles lisses et non ponctuées et sca-
bres en dessous, par ses fleurs plus petites et par les sépales extérieurs, frangés ciliés, et non membraneux à leur bord.
Note. J’ai comparé ma plante dans l’herbier de M. Runtb avec l’échantillon du T. meridionalis décrit par lui dans les Nov. Gen. et Sp. ; dans l’herbier de M. De Candolle avec son T. hrevipes auquel il rapporte avec doute le T. meridionalis de Mutis ; avec son T. peduncularis auquel il rapporte également avec doute le T . meridionalis de Swartz , et avec la figure du T. meridionalis de la flore inédite du Mexique qui est le T, lineata DG. Je l’ai aussi comparée avec le T. carnosa Cambecèdes dans son propre herbier. Le T. pavoniana diflere de toutes ces espèces; elle pourrait peut-être se rapporter au T. quinquepartita R. Pav. Syst. i8o ; mais d’après la simple phrase des auteurs de la Flore du Pérou, il n’est pas possible de la reconnaître ; d^ ailleurs c’est de M. Pavon que j’ai reçu l’écbantillon que je décris, et sous le nom de T. pentapetala ce qui exprimerait le contraire de quinquepartita nom également faux, puisque les pétales sont soudées en godet à leur base; les étamines , quoique un peu plus ramassées devant le milieu des pétales, me paraissent en séries continues, et non en cinq phalanges distinctes.
Hibiscus Tampicensis, T. XIV.
H. pilis stellatis undique asper ; caule paniculato , virgato , foliis bastatis , lanceolatis , argutc serratis ; raineis lanceolatis , liasi cordatis ; florilms axillaribus terminalibusque ; pedunculis petiolo mùlto longioribus ; fructibus pentagonis, angulis subalatis bispidis.
liai, in Repiihlica Mejcicana, prope Tampico de las Tamaulipas. ubi detexit D. Berlandier. Florehat aprili.
La tige est herbacée, di oite ainsi que les rameaux, et connue ponctuée par des poils étoilés. Les feuilles caulinaircs longues de deux pouces et plus, sont étroites lancéolées, portées sur des pédoncules d’un pouce de long ; elles vont en diminuant de grandeur à mesure qu’elles sont plus élevées , et celles des derniers rameaux n’ont qu’une ou deux lignes de long , et sont à peine pétiolées ; toutes sont couvertes de poils étoilés , courts et très-nombreux qui les rendent pubescentes , vertes en-dessus , plus pâles en-dessous avec des nervures saillantes : on remarque sur cette même face inférieure des poils trilides plus longs que les autres et épars sur le duvet de poils étoilés. Les fleurs sont axillaires, soütaires, petites, portées sm’ des pédoncules un peu bispides , plus courts que la feuille sm’ la tige , et plus longs qu’elle sur les rameaux. Le calice est quinquélide, à lobes égaux, pointus, un peu pubescens, ciüés à leurs bords par des poils plus longs ; l’involucelle est de moitié plus court que les sépales à 7 ou 9 foboles sétacées et pileuses. La corolle deux fois plus longue que le calice, d’un jaune de soufre, et les pétales bispides en dehors par des poils longs et trilides. Les styles glabres. Le fruit, composé de 5 capsules bivalves et monospermes, est de la grosseur d’un pois \ les angles sont presque ailés et ciliés par des poils longs, simples et diaphanes insérés chacun sur un petit tubercule. Les semences sont à côtes, gris fauve, et couvertes de très-petits points élevés qui les rendent rudes au toucher.
11 appartient à la section des Pentasperjicm DC. et a des
rapports avec l’II. pentaspermum Bert. in DC. Prodr. i , p.447?iï^^is il s’en distingue facilement par ses feuilles beaucoup ])lus étroites, et par les poils de la tige et des rameaux courts et étoilés, et non simples comme dans la plante de Bertero.
Hibiscus Berlandierianus, T. XV.
H . tomentosus ^ foliis cordatis , subrotundo angulatis , acuminatis , reniote denticulatis ; involucello i o pbyllo , calyce breviore ; corollacalycem paulosuperante, capsula ovata, setosa.
Ilab. cum prœcedente.
Toute la plante est tomenteuse. La tige droite, ferme, épaisse et rameuse. Les feuilles grandes, de 6 pouces de long (je n’ai vu que les supérieures, dans le bas de la tige elles sont sans doute plus grandes encore), celles qui environnent les fleurs beaucoup jilus petites ; elles sont toutes arrondies et cordiformes à leur base, acuminées à leur sommet à 5 ou 7 nervures, un peu lobées, et chargées sur leurs bords de petites dents droites et écartées. La longueur des pétioles égale à peu près la moitié de celle de la famille. Les stipules sont petites, linéaires, subulées et droites. Les fleurs sont droites , axillaires , rapprochées au sonmiet de la tige ou des rameaux où elles forment une espèce de corymbe, dépassant un peu les feuilles et portées sur des pédoncules épais. L’involucelle est composé de 10 folioles linéaires, pointues, à une seule nervure, et libres jusqu’à leur base. Le calice est semi quinquéfide à lobes pointus, épais, et à 5 nervures. La corolle est un peu plus longue que le calice , d’une couleur blanchâtre ou jaune sale, autant que l’on en peut juger sur les échantillons
d^amÉrique.
desséchés ; les pétales sont épais , obtus , à sommet réfléclii , à 9 nervures, très-tomenteux en dehors, glabres en dedans, et d’environ 2 pouces de long. Les étamines de la longueur de la corolle. Les stigmates au nombre de 5, et d’un pourpre foncé. La capsule est ovale, jaunâtre, mucronée par la base persistante du style, tomenteuse et toute couverte en outre de poils longs, droits et piquans, elle est de la longueur du calice. Les graines nombreuses dans chaque loge sont arrondies , glabres et noirâtres.
Cette espèce appartient à la section des Abelmoschijs DC. et a beaucoup de rapports avee l’H. cljpeatum^ mais elle en est bien distinete par ses capsules ovales , point du tout tronquées au sommet.
Explication de la Figure. Calice dont une partie est enleve'e pour laisser voir le fruit..
Hibiscus lavateroides , T. XVI.
H. pilis stellatis totus conspersus ; foliis deltoideo-ovatis, acutis, basi truneatis, cordatisve, crenato dentatis; pedunculis folîorum longitudine , supra medium articulatis \ involucellis i o pbyllis, spathulatis, ealyee dimidio brevioribus; corollis pilosis, capsulis ovatis.
llah. cum prœcedente.
La racine est perpendieulaire presque simple. La tige de i à 2 pieds , simple ou peu rameuse , chargée ainsi que toute la plante de poils étoilés qui la rendent rude autoueher. Les feuilles sont distantes, portées sur des pétioles d’un à deux pouces de long, tantôt elles sont deltoïdes et pointues, tantôt ovales ou
plus ou moins arrondies , tronquées ou ëchancrées en coeur à leur hase, un peu plus longues que le pétiole à 5 ou 7 nervures, velues des deux côtés 5 à doubles dentelimes, les dents arrondies un j)eu mucronées. Les stipules petites, subulées, aculéiformes. Ijcs pédoncules sont axillaires , uniflores , dressés. Le calice seiniquinquéfide, à lobes aigus , munis de trois nervures; l’involucelle de 10 folioles très-dilatées au sommet, pointues, ouvertes et réfléchies après la fleuraison. La corolle est de la grandeur de celle du Lai^atera punctata , une fois et demie plus longue que le calice, rose ou purpurine, parsemée extérieurement de j)oils étoilés. Les étamines sont de la longueur de la corolle; le style quinquéfide au sommet, pileux, les stigmates capités. La capsule est ovale, de la longueur du calice à 5 loges; chaque loge renferme cinq semences réniformes , brunes , recouvertes de longs poils laineux blanchâtres.
Cette espèce appartient à la section des Bombicella DC. elle a tout-à-fait le port du Lavatera punctata et des affinités avec V Hibiscus hetulifolius. H. B. et K. Mais elle diffère de celui-ci par sa corolle qui surpasse de beaucoup la longueur du calice, qui est pourprée ou rose, et non blanche, chargée de poils étoilés et non glabres; par ses capsules ovales et non globuleuses, et enfin par ses styles pileux et non glabres.
Explication' des Figures, a. Section longitudinale de la corolle pour montrer la colonne des e'tainines — b. Pistil avec les 5 stigmates. — c. Graines.
d’améhique.
SOLANCM POGOGENÜM. T. XVII.
S. caule frutescente, ramis puberiilis gracilibus, foliis gemiiiis altcro minore petiolatis ovato oblongis integerrimis margine cibatis, floribiis axillaribus geminis parvis, calycibus post anthesiin valde accretis et uti pedunculi barba longa stipatis.
Ilalf. in Brasilia J provincia Bahiensi , Blanchet exsic. N° 2110.
Les rameaux sont alternes cylindriques, minces et pubescens. Les feuilles géminées ovales ou ovales-oblongues , acuminées au sommet qui est très-aigu, très- entières , d’une consistance mince et membraneuse , presque glabres à leurs deux faces , finement ciliées sur leurs bords , soutenues par des pétioles pubescens quatre fois plus courts qu’elles ; les deux feuilles qui naissent ensemble sur l’un des côtés des rameaux sont fort inégales entre elles , l’une étant de moitié plus petite que l’autre : les plus grandes ont 5 pouces 1/2 de long compris le pétiole. Les fleurs naissent dans l’aisselle formée par les deux feuilles et un jeune rameau, elles sont petites, portées sur des pédoncules de 2 lignes de long. Le calice est quinquéfide, très-court, ouvert, à segmens pointus, hérissés de quelques poils ; il n’a pas plus d’une ligne de diamètre dans la fleur épanouie. La corolle a 6 lignes de diamètre, elle est profondément découpée en 5 segmens ovales et pointus, glabres intérieurement et sur le dos, mais ornés en-dessous sur tout leui contour d’une bande de poils blancs très-apparens surtout dans le bouton oü ces poils dessinent 5 côtes velues. Les étamines,
beaucoup plus courtes que la corolle, ne sont point conniventes, l’anthère s’ouvre par deux fentes longitudinales et non par des pores, ce qui rapprocherait cette plante du fVitheringia ^ si ce genre doit être conservé. Le style est plus long que les étamines et terminé par un stigmate en tête. Après la chute de la corolle les pédoncules s’allongent de près d’un pouce , les calices s’accroissent dans la même proportion, ils ont alors un pouce de longueur ; dans cet état ils se couvrent de longs poils blancs, laineux, transparens, très-abondans , particulièrement à la base du calice et sur tout le pédoncule. La baie enfermée dans le calice est ovale, arrondie, rouge (du moins elle le paraît d’après les échantillons desséchés) , hérissée principalement au sommet de poils analogues à ceux des calices, mais rouges avant la maturité. Les graines sont nombreuses, comprimées, un peu anguleuses, très-fortement chagrinées ou plutôt alvéolées, étant couvertes de petites excavations dont les bords forment une espèce de réseau saillant.
SoLANÜM LUCIDUM. T. XVIII.
s. caule fruticoso inermi, foliis geminis ovato-oblongis acuminatis, glaberrimis, lucidis, altero minore; cymis axillaribus sessilibus.
a. Foliis sub obovato-lanceolatis. Blanchet, exsic. 2694.
p. Fohis elliptico lanceolatis, brevius petiolatis. Blanchet. N° 2179.
Hab. in provincia Baliiensis.
Les rameaux sont ligneux, cylindriques, revêtus d’une écorce
grise avec des lignes un peu saillantes provenant de la décurrence des bords des pétioles, mais qui ne sont sensibles que sur les vieux; ils sont glabres ainsi que toutes les parties de la plante. Les feuilles géminées sont un peu obovées et portées sur des pétioles de 4 à 6 lignes dans la var. elliptiques avec des pétioles de 2 à 3 lignes dans la var. p- dans les deux variétés elles sont acuminées et rétrécies en eoin à leur base , très-entières, lisses et luisantes à leurs deux faees; la nervure médiane émet de chaque côté 5 ou 6 nervures secondaires, arquées et saillantes en-dessus et en-dessous. Ces feuilles ont 4 à 5 pouces de long, sur 2 1 à 27 lignes de large; la petite est moitié moins grande et de même forme que l’autre. Les fleurs naissent en petites cymes sessiles à l’aisselle des deux feuilles ; chaque cyme ou plutôt chaque fascicule est composé de 5 à 8 fleurs, blanches, petites, dont le pédicule a 3 lignes de long. Le cabce est à 5 dents très-courtes ; la corolle, beaucoup plus grande que le calice, a 6 lignes de diamètre; elle est partagée jusqu’à sa base en 5 découpures lancéolées pointues. Les anthères sont ovales, arrondies, attachées par leur base à des filets aussi longs qu’elles, et s’ouvrent latéralement et non par des pores au sommet. Le style qui dépasse les étamines est un peu épaissi et claviforme. Je n’ai pas vu le fruit. Cette espèce ressemble beaucoup au 5. nudum H. B. R. ; mais dans ce dernier les cymes sont pédonculées et opposées aux feuilles.
SoLANUM Manoelii. T. XIX.
S. caule fruticoso aculeato tomeutoso , fohis alternis petiolatis sinuato répandis subacuminatis basi cordatis sepius inæ-
qualiter auriculatis subtus albido tomentosis, cymis paniculatis infra axillaribus multifloris dichotomo ramosissimis.
Ilab. in provincia Bahiensis. Blanchet exsic. N° iSg5.
Les rameaux sont ligneux, arrondis, un peu flexueux, couverts dans leur partie supérieure d’un duvet blanchâtre , épais et floconneux, composé de poils étoilés sessiles, qui se détache facilement, et laisse à découvert dans le bas l’épiderme qui est noirâtre, rude au toucher et muni d’aiguillons rares comprimés droits, horisontaux. Les feuilles (adultes) sont glabres, lisses et d’un vert foncé en-dessus, blanches et tomenteuses en-dessous, portées sur des pétioles également tomenteux, longs d’un pouce et demi canaliculés en-dessus, inermes ou ne portant qu’un ou deux aiguillons. Le limbe varie beaucoup dans sa forme étant plus ou moins élargi à sa base qui est toujours plus ou moins échancrée à l’insertion du pétiole ; tantôt il est légèrement cordiforme à côtés presque égaux et comme tronqués, tantôt il se prolonge en deux oreillettes arrondies et inégales, le sommet est toujours pointu et un peu acuminé, et les côtés offrent un ou deux larges sinus et autant d’angles arrondis et irréguliers. Les nervures et les veines sont imprimées à la face supérieure, et saillantes à l’inférieure oîi elles portent quelques aiguillons rares et qui souvent manquent entièrement. Dans mes échantillons, les plus grandes de ces feuilles ont 6 pouces de long sur 3 1/2 de large. Les panicules sont infra-axillaires, très-rameuses, dichotomes, tomenteuses comme les rameaux, et de la longueur des feuilles. Les fleurs alternes sur les dernières ramifications , portées sur des pédoncules particuliers de 6 à 8 lignes
d’amérique.
de long, pendans ou recourbés après la fleuraison, sont de moitié plus petites que celles du S. tuberosum. Le calice est profondément divisé en 5 segmens ovales, courts, micronés, tomenteux en-deliors, glabres en-dedans; il porte ({uelquefois, mais rarement, des aiguillons fort petits et peu nombreux. La corolle, 4 fois plus grande que le calice, a 9 lignes de diamètre ; elle est aussi tomenteuse extérieurement et glabre à l’intérieur ; elle paraît blanche du moins sur le sec. Les 5 anthères sont linéaires, glabres, égales entre elles, plus courtes que la corolle, s’ouvrent par deux pores au sommet, et sont portées sur des filets courts, mais bien apparens. Le style est glabre et plus long que les étamines. Je ne connais pas le fruit.
Observ. Il a les plus grands rapports avec le S. paniculatuni, mais les panicules sont latérales et point terminales comme on le dit de ce dernier qui ne m’est connu que par les descriptions.
SoLANUM PÜLUDOSUM. T. XX.
s. caule fruticoso aculeato tomentoso rufo, foliis alternis petiolatis ovatis acuminatis subangulatis subinermibus discoloribus subtus albido lomentosis, racemis simplicibus infra axillaribus.
Hab. in paludibus circa Bahiam. Blanchet^ ejcsic. N° 641.
Les rameaux sont cylindriques, ligneux, de la grosseur d’une plume d’oie, recouverts ainsi que les pétioles et les pédoncules d’un duvet tomenteux d’un beau roux doré, formé de poils
étoilés sessiles et armés d’aiguillons épars, quelquefois peu nombreux , comprimés , droits ou un peu recourbés , glabres , très-piquans, et de la même couleur que le duvet. Les feuilles sont ovales, arrondies ou un peu cunéiformes à leur base, pointues et acuminées à leur sommet, entières ou quelquefois légèrement sinueuses, et présentant alors un ou deux angles de chaque coté. Elles ont environ 4 ponces de long sur 2 de large, et sont portées sur des pétioles de 9 lignes de long. Leur face supérieure est glabre, comme grenue, mais point rude au toucher, à nervures et veines enfoncées, d’un vert sombre; l’inférieure est d’un blanc un peu jaunâtre, tomenteuse, à veines saillantes, la nervure médiane en émet 4 à 6 de chaque côté. Ces feuilles sont ordinairement dépourvues d^aiguillons, et ce n’est que fort rarement que l’on en rencontre quelques-uns et forts petits sur la côte principale ou sur la pétiole. Les fleurs sont roses , de la grandeur de celles du S. tuberosum , en grappes simples, unilatérales, un peu scorpioïdes, longues d’environ 2 pouces, supportées par des pédoncules partiels de i à I 1/2 ligne de long. Ces grappes naissent à peu près au milieu des entre-nœuds, et sont composées chacune de 6 à 10 fleurs. Le calice est semi quinquéfide à découpures lancéolées, pointues, munies d’une forte nervure dorsale, roux et tomenteux en-dehors, pubescent en-dedans. La corolle est trois fois plus grande que le calice , profondément découpée en 5 segmens lancéolés, glabres en-dedans, tomenteux en-dehors. Les étamines une fois plus longues que le calice, mais plus courtes que la corolle, sont conniventes, glabres, sillonnées, et s’ouvrent par deux pores au sommet qui va en s’amincissant. Le style
d’amérique.
dépasse un peu les étamines; il est glabre et terminé j)ar un stigmate déprimé et pubescent. Je n’ai pas vu les fruits.
SoLANÜM SPHÆROCARPUM. T. XXL
s. ramis glabris aculeatis, foliis pinnatifidis quiiupielobis ciliatis aculeatis supra pilis simplicibus parce villosis subtus glabris , racemis infra axillaribus paucifloris , calycibus aculeatis , baccis spliœricis.
Hab, in provincia Bahiensis. Blanchet^ exsic. N°
Les rameaux sont verts, à peine bgneux, fistuleux, glabres, chargés d’aiguillons subulés, droits, triangulaires, blanchâtres, très-inégaux, les uns ayant moins d’une ligne et les autres jusqu’à 4 lignes de longueur. Les feuilles sont alternes, portées sur de longs pétioles, divisées jusqu’à la moitié en 5 lobes irréguliers, lancéolés, pointus, ciliées à leurs bords, chargées endessus de poils épars, droits et simples, glabres en-dessous ; les nervures principales portent des aiguillons semblables à ceux des rameaux ; ils sont plus nombreux à la face inférieure et sur le pétiole ; celui-ci a 1 5 à 1 8 lignes de long ; le limbe de la feuille a environ 4 pouces de long sur 3 ou 4 de large, suivant que les lobes sont plus ou moins prolongés. Les fleurs sont blanches , petites et naissent sur les entre-nœuds en petites grappes ordinairement triflores, à pédoncules capillaires, munis de petits aiguillons et de quelques longs poils blancs ; ces trois fleurs en grappe m’ont paru mâles ; à la base de leur pédoncule commun naît solitaire sur un pédoncule un peu plus long que les premiers une fleur fertile; après la fleuraison, la
grappe de fleurs mâles se dessèche et tombe , et les rameaux fructifères ne portent que des fruits solitaires. Le calice est à 5 lobes triangulaires , courts , munis d’aiguillons et de quelques longs poils blancs et rares , ces derniers se retrouvent aussi sur la corolle qui est divisée en 5 lobes trois fois plus longs que les sépales ; ils ont 4^5 lignes de long. Le fruit est une baie jaune, lisse parfaitement sphérique et de la gTosseur d’une cerise , supportée par un pédicule cylindrique aiguillonné , un peu recourbé, qui s’est épaissi après la fleuraison ; le calice a pris peu d’accroissement, mais les aiguillons se sont épaissis sans s’allonger, et leur base s’est renflée. Les graines sont comprimées et chagrinées.
SoLANüM POLYTRICnCM. T. XXII.
S. ramis sub fruticosis aculeis subulatis horridis et pilis stellatis hispidulis, foliis circiunscriptione ovali oblongis utrinque acutis margine angulato répandis aculeatis ciliatis superne pilis stellatis hispidis inferne tomentosis, racemis suboppositifoliis scorpioideis , floribus longe pedicellatis secundis , calycibus dense tomentoso hispidis segmentis linearibus demum valde accretis.
Hab. circa Bahiam. Blanchet, exsic. N° i45.
Cette espèce a des rapports avec le S. crinitum de Lamk. Les rameaux que j^’en possède sont à peine ligneux, fistuleux , cylindriques, armés de piqiians droits, subulés, glabres, à base élargie, entremêlés, surtout dans le haut de la plante, de poils épars, droits, chacun desquels est terminé par une étoile à 4,
D AMKniQUK.
5 on 6 rayons. Les fcnilles sont alternes, i)ointncs an sommet, cnnéiformes à Icnr base, sinueuses, présentant 3 ou 4 angles de cliaqne côté ; elles ont -y à 8 pouces de long, sur une largeur de 3 1/2 à 4-) non compris le pétiole qui a un pouce de long environ. La face supérieure est parsemée de poils étoilés semblables à ceux des rameaux, et les nervures principales, ainsi (pic les pétioles d’aiguillons, plus ou moins nombreux et aussi forts que ceux des tiges. La face inférieure est couverte d’un duvet blanchâtre très-court et de poils blancs plus longs que le duvet et le plus souvent simples ; les nervures sont très-tomentenses et aiguillonnées. Ces feuilles sont ciliées par des poils étoilés appartenant à la face supérieure. Les fleurs viennent en grappes simples un peu plus longues que les pétioles dans leur complet développement, presque opposées aux feuilles, enroulées à leur sommet 5 le pédoncule commun esthispide, couvert de poils semblables à ceux des rameaux et de la face supérieure des feuilles ; les pédoncules particuliers sont unilatéraux et redressés j ils s’allongent successivement et acquièrent un pouce de longueur ; quand ils tombent ils laissent à leur insertion une cicatrice arrondie et blanche, outre des poils longs et étoilés, ils portent encore un duvet plus court semblable à celui du dessous des feuilles et qui est plus abondant près du calice. Celui-ci est à 5 divisions profondes, linéaires, aiguës; il a 6 lignes de diamètre au moment de la fleuraison, et acquiert ensuite un développement beaucoup plus considérable; dans mes échantillons qui n’offrent point encore de fruits murs, quelques-uns ont déjà deux pouces de diamètre; ils sont glabres intérieurement et couverts en-debors, dans leur jeunesse , d’un
duvet épais et roussâtre , composé de poils étoilés d’un aspect soyeux ; mais à mesure que le calice s’accroît , ces poils s’allongent , deviennent plus raides et forment une épaisse crinière au calice fructifère. La corolle est divisée jusqu’à sa base en 5 segments linéaires, pointus , deux fois plus longs que le calice, à une seule nervure, glabres en-dedans, chargés en-dehors, et surtout sur les bords, de longs poils étoilés ; elle paraît blanche sur le sec. Les étamines sont linéaires, sillonnées, glabres, de la longueur du calice, et s’ouvrent par deux pores au sommet ; le style est glabre, un peu plus long que les étamines.
SOL.ANÜM STAGNALE. T. XXIII.
S. tomentosum, caule ramoso aculeis rectis vabdis armato, foliis alternis petiolatis angulato répandis utrinque acutis in petiolum decurrentil)us parce aculeatis, racemis simplicibus infrafoliaceis brevibus subtrifloris.
Hah. in stagnis circa Bahîam. Bîanchet, exsic. iV® 2o85.
Les rameaux sont cylindi'iques, ligneux, couverts, ainsi que les feuilles, les pétioles, les caUces, et l’extérieur de la corolle, d’un duvet épais et cotonneux formé de poils étoilés, armés d’aiguillons épars, comprimés, di’oits ou légèrement recourbés, très-aigus, jaunâtres, et un peu tomenteux vers leur base ; ils sont longs de 3 à 5 lignes; ces mêmes aiguillons se retrouvent sur les pétioles et sur la principale nervure des feuilles à leur face inférieure ; mais ils sont très-rares et beaucoup plus petits à la face supérieure. Les feuilles sont grandes ; dans mes échantillons elles ont 7 à 8 pouces de long sur 4 à de large ,
d’amérique.
elles présentent de cliacpie coté le pins ordinairement 4 angles saillans })liis ou moins obtus, et autant de sinus plus ou moins arrondis et peu profonds *, elles sont plus pâles en-dessous où les veines sont fortement prononcées et saillantes j la nervure médiane émet de chaque côté 4 ou 5 veines principales ; les veines secondaires qui naissent de celles-ci forment un réseau à grandes mailles ; ces veines sont à peine visibles en-dessus. La base du limbe est décurreute sur le pétiole qui est ainsi ailé jusque près de sa base. Les pédoncules naissent dans les intervalles d’une feuille à l’autre, souvent à une égale distance de celle qui le précède et de celle qui le suit ; ils ont environ un pouce de long, sont recourbés au sommet où ils portent 3 ou 4 fleurs sessiles très-rapproebées ; celles-ci ont près de i pouces de diamètre ; le calice est à 5 divisions oblongues et obtuses , tomenteuses en-dedans comme en-dehors , les poils de la base sont longs et étoilés au sonunet. La corolle est profondément divisée en 5 lobes oblongs , un peu pointus , du double plus longs que les sépales, veinés, ti'ès-tomenteux endehors, glabres en-dedans, et paraît devoir être blanche. Les étamines, au nombre de 5, sont égales entre elles , de moitié plus courtes que le calice, glabres, épaisses, sillonnées au milieu , s’ouvrant au sommet par deux larges pores. L’ovaire est velu, le style glabre, plus long que les étamines, terminé par un stigmate évasé. Je ne connais pas les fruits.
Sida anomala. St.-Hil. var. Mexicana. Nob., T. XXIV.
S. caille cespitoso, foliis linearibus apice deiitatis, petiolis stipulisque ciliatis , floribus terminalibus capitato congestis involucratis, carpellis 5 — 7 monospermis bimucronatis tessellato rugosis. N.
S. caulihus si^ruticosis subsimplicibus, foliis erectis linearibus basi cordatis apice iridentato obtusis siiperne dentato serratis supra glabriusculis subtus pilosis scabris petiolo recurvata apice geniculato, capitulis involucratis , involucri foliolis linearibus, coccis apice birostratis rugosis submuricatis. St.-Hil. Flora Brasil. merid. p. 177, t. 33.
Hab. circa Tampico de Tamaulipas. Berlandier. Exsic.
Les tiges sont ligneuses à leur base, nombreuses, étalées, plus ou moins rameuses, longues de 5 à 6 pouces, et hispides par des poils étoilés et appliqués. Les feuilles sont alternes, distantes, plus longues que leur pétiole, étroites, linéaires, un peu échancrées en cœur à leur base, chargées à leur sommet d’un petit nombre de dents et le plus souvent simplement tridentées ; elles ont de 4 à 10 lignes de long, et à peine une ligne de large; la face supérieure est glabre , l’inférieure couverte de poils étoilés qui la rendent liispide. Le pétiole est de moitié plus court ipie la feuille, cilié par de longs poils simples, le plus souvent géminés ou fasciculés , implantés sur un petit tubercule, muni de deux stipules linéaires soudées à sa base, aussi longues ou plus
d’amérique.
longues que lui, également ciliées. Les fleurs sont réunies au nombre de deux à quatre au sommet des tiges et des rameaux, en têtes sessiles , environnées de stipules et de feuilles qui forment une collerette. Le calice est quinquélide à lobes pointus, couvert de poils étoilés épars , et d’autres poils plus longs et simples. La corolle ouverte a 9 à i o lignes de diamètre ; elle est trois fois plus grande que le calice, sur le sec elle paraît rose ou lilas. Les étamines sont jaunes, de moitié plus courtes que la corolle et les styles de la longueur des étamines. Les carpelles ont une ligne de long sur un peu moins de diamètre, terminés par deux becs courts, leur surface est réticulée par des veines épaisses, saillantes comme dans les Onohrjehis^ et muriquées sur leurs angles. Les graines sont noirâtres et revêtues d’un duvet tomenteux fort court.
Très-voisine du S. ciliata, cette espèce s’en distingue par ses feuilles plus longues, plus étroites, dont la dent terminale est plus longue que les deux latérales , tandis que dans le cïliata les deux dents latérales sont plus longues que l’intermédiaire.
Explication de la Table 21. a. Carpelle vu par le dos. — b. Carpelle vu de côte'. L’un et l’autre grossis.
N. B. J’avais d’abord regardé ce Sida comme nouveau , et j’en avais communiqué quelques échantillons sous le nom de S. involucrata ,• il me paraissait différer de l’espèce de la Flora Brasiliœ meridionalis par ses fleurs au moins deux fois plus
grandes, par ses feuilles plus étroites, ne portant (pi’nne ou deux dents de chaque côté, au lieu de cinq à huit, et surtout par les poils de la tige et des rameaux étoilés et appliqués dont M. St. -Hilaire ne parle pas dans la description, et qui dans la figure sont représentés simples et étalés*, mais ayant vu la plante elle-même dans l’herbier, déposé par l’auteur au Musée d’Ilistoirc Naturelle de Paris, je me suis convaincu (jue la mienne devait s’y rapporter comme simple variété.
Sida filiformis. T. XXV.
S. caulibus diffusis filiformibus ramosissimis pruinoso-pubescentibus, foliis parvis oblongo vel lanceolato-cordatis crenato dentatis, stipulis subulatis patulis, pedunculis petiolo longioribus, carpellis 5 monospermis rugosis bimucronatis.
Ilalf. circa Tampico de Tamaulipas. Berlandier exsic. N° 220.
Les tiges sont ligneuses à leur base, rameuses, filiformes, faibles, étalées, longues d’un pied et plus, couvertes, ainsi que toutes les autres parties de la plante, d’un duvet cendré extrêmement court, en partie dénudées de feuilles; celles-ci, quand la plante est avancée, ne se retrouvent plus qu’aux extrémités supérieures et sur les jeunes rameaux; elles sont petites, 2 à 4 lignes de long sur i ou 1/2 de large, ovales-oblongues, un peu élargies et cordiformes à leur base , presque obtuses au sommet , munies de chaque coté de 7 ou 8 crénelures, portées sur des pétioles de la même longueur que le limbe. Les stipules
OAMÉRiyUK.
sont fort petites, subulces, ouvertes, et même souvent réHcchies. Les fleurs sont axillaires, solitaires, portées sur des pédoncules filiformes, égaux aux feuilles, ou (jui les dépassent un })eu, articulés au sommet immédiatement sous le calice ; ces pédoncules persistent le long des rameaux après la chute du fruit et des feuilles. Le calice est pubescent à 5 lobes triangulaires pointus. Je n’ai pas vu la corolle. Le fruit est composé de 5 carpelles pubescens, monospermes, bossus, terminés [jar deux becs aigus , et chargés de plis rugueux , et transversaux sur le dos.
Cette espèce paraît voisine du S. dijfiisa , H. B. K. , mais elle en diffère par ses carpelles mucronés et non mutlques, par ses feuilles plus étroites, et par sa tige et ses rameaux couverts d’un duvet fort court et serré presque pulvérulent, et non de poils longs, mois et ouverts. Elle appartient, ainsi que la précédente, à la section des Malvinda. D. C.
Explication de la Table 25. a. Carpelle »u par le dos. — b. Carpelle vu de côte'. Tous les deux grossis.
Pl.^taxus Mexicanüs. T. XXVI.
P. foliis trilobis, lobis integerrimis acumiuatis, subtus etiam adultis albo tomentosis.
Hah. circa Mexico, Berlandier.
Les feuilles sont arrondies, un peu plus larges que longues , ayant envii’on 5 pouces 1/2 de long sur 6 de large, cà trois lobes peu profonds, acuminés, très-pointus; elles sont tronquées ou