PI,ANTE5 NOUVELLES
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légèrement cordifornies à leur ba«c, quelquefois même un peu cunéiformes, à liois nervures principales qui ne partent pas de la base, mais d’un demi-pouce environ au-dessus. Elles sont glabres et d’un vert gai en-dessus , à veines réticulées et enfoncées , les nervures sont saillantes à la face inférieure qui est couverte d’un duvet blanchâtre, épais, qui ne paraît point caduc. Les pétioles sont tomenteux, arrondis, point canaliculés, plus ou moins longs, mais toujours plus courts que la feuille. Les chatons femelles sont globuleux, de la grosseur de ceux du P. occidentalisé au nombre de deux, sessiles et distans sur un ])édoncule glabre, strié, de 6 pouces de long. L’ovaire est glabre, terminé par le style subulé et recourbé, entouré à sa base de poils longs d’un jaune roussâtre. Dans mes échantillons, les fleurs mâles et les stipules étaient déjà tombées.
Cette espèce me paraît distincte de toutes celles décrites et de leurs variétés par ses feuilles tomenteuses en-dessous et à loljes très-entiers, nullement dentés ni sinués.
Obs. Je dois prévenir que dans les douze planches de Convolvulacées qui suivent, comme elles n’ont été étudiées que sur le sec, il ne m’a pas toujours été possible de rendre bien exactement la forme des corolles ; le limbe, toujours plus ou moins déformé et collé par la dessiccation, ne reprend que très-difficilement sa forme naturelle. Malgré les soins que j’y ai apportés en les ramollissant dans l’eau chaude, je puisavoir commis quelques inexactitudes à cet égard, soit dans mes dessins, soit dans mes descriptions, mais dans tous les cas elles sont de peu d’importance.
d’amérique.
JaCQÜEMONTIA BLANCnETII. T. XXVII.
J. glabra, caule volubili scandente tereti striato, foliis petiolatis basi cordatis apice mucronato acuminatis integerrimis , pedimculis cymoso miiltifloris folio aqualibiis vel multo longioril)us , sepalis ovabbus obtusis.
Ilab. ad Sepes et m Sjhis, in provincia Bahiensis. Blanchet ^ exsic. n° io4, 564? ii65.
Les tiges sont minces, striées, grimpantes. Les feuilles cordiformes , plus ou moins profondément échancrées à leur base , très-entières, mucronées et acuminées à leur sommet, portées sur des pétioles un peu plus courts que le limbe, glabres à leurs deux faces , plus pales en dessous ; la nervure médiane émet de chaque côté 6 à 8 nervures latérales ; les plus grandes ont 3 pouces 1/2 de long sur 2 pouces i/4 dans leur plus grande largeur.
Les pédoncules sont axillaires, tantôt à peine de la longueur des feuilles , et souvent sur le même rameau 3 ou 4 fois plus longs que la feuille qui les accompagne; ils sont droits, redressés, et se terminent par une cime de 8 à 1 2 fleurs bleues , de la grandeur de celles du Convolvulus arvensis. Les sépales sont concaves, glabres, obtus, légèrement striés. Les étamines inégales, les plus longues ne dépassent pas le milieu de la corolle, le style plus long que les étamines, terminé par deux stigmates ovales planes. La capsule arrondie, glabre, à peine plus grande que le calice à deux valves et à deux loges , contenant chacune deux semences noires anguleuses.
Jacquemontia Subsessilis. T. XXVIII.
J . pubescens , caule volubili , foliis ovato cordalis longe acuminatis , cymis axillaribus multifloris brevissime pedunculatis.
Half. in provincia Bahiensis , ad ripas Jlurninum. Bl. eæsic. 2090.
Les tiges sont minces, cylindriques, striées, chargées de poils courts, étoilés, un peu roussâtres, qui les rendent pubescentes, ou même légèrement hispides , elles grimpent et s'entortillent aux plantes voisines. Les feuilles sont cordiformes , profondément écliancrées à leur base ; celles des jeunes rameaux le sont moins profondément , même quelquefois simplement tronquées , toujours terminées par une longue pointe très-aiguë , entières à leurs bords, parsemées de poils étoilés ou plutôt fasciculés plus abondants à la face inférieure , qui est aussi plus pâle. Ces feuilles ont environ 3 pouces de long sur i pouce i /a de large , et sont portées sur des pétioles ordinairement de moitié plus courts que le limbe, mais quelquefois presque aussi longs. Les fleurs sont blanches et réunies au nombre de 12a 1 5 en eimes axillaires , plus courtes que les pétioles , le pédoncule commun n’ayant que 3 ou 4 lignes de long, et les partiels i à 3 lignes. Le calice est glabre, à sépales ovales obtus, réfléchis et comme marcescents au sommet, il a un peu plus de 2 lignes de long. La corolle est glabre, 3 fois plus grande que le calice, campanulée, plissée, les lobes pointus terminés par un très-petit mucrone velu, les sinus très-larges. Les étamines sont velues à
d’amerique.
leur base, un peu plus courtes que les sinus des lobes de la corolle; les stigmates qui sont assez grands, pubescents arrondis, mais ne sont pas réellement planes , dépassent les étamines et les sinus, sans atteindre à la longueur des lobes. Je n^ai vu ni les capsules ni les graines.
Ipomæa eriocephala. T. XXIX.
I. tomentosa volubilis, scandens, foliis subcordiformibus mucronatis, floribus capitatis involucratis, capitidis lanuginosis longissime pedunculatis.
Hab. circa Bahiam. Blanchet exsic. 1978.
Les tiges sont cylindriques, grimpantes, volubiles, couvertes de poils courts jaunâtres , dirigés en arrière.
Les feuilles alternes , pétiolées , tantôt ovales , obtuses aux deux extrémités , mais toujours mucronées au sommet , plus souvent élargies à leur base , qui est alors légèrement échancrée ou tronquée ; pointues un peu acuminées au sommet ; les premières ont une longueur de 3 pouces et i p. 1/2 de large, les autres sur la même longueur ont 2 pouces de largeur. Les pétioles sont lanugineux et un peu plus courts que le limbe, celui-ci est couvert de poils couchés, un peu soyeux à la face inférieure , qui est d’un vert jaunâtre, la supérieure d’un vert plus foncé.
Les pédoncules sont axillaires , laineux , surtout à leur sommet, environ deux fois plus longs que les feuilles ; ils portent à leur extrémité une tête de fleurs serrées , compactes , entourées de longues bractées ovales , oblongues , acuminées , longues
d’un pouce, couvertes en dehors de longs poils soyeux, jauneroussâtre, glabres en dedans. Les fleurs sont blanches, d’après M. Blancbet; cependant elles paraissent pourprées dans les échantillons desséchés que j’ai sous les yeux; elles dépassent les bractées d’un pouce.
Les calices sont plus courts que les bractées à sépales lancéolés, égaux, aigus, glabres au dedans, couverts en dehors de longs poils soyeux , semblables à ceux des bractées , mais plus abondants.
Les corolles sont campanulées avec 5 cotes velues , qui se terminent chacune par un pinceau de poils en saillie sur le bord du limbe.
Les étamines de moitié plus courtes que la eorolle , ont leurs filaments subulés , élargis et barbus à leur base. Les stigmates capités de la longueur des étamines.
Je n’ai pas vu les capsules.
IpOMÆA MONTANA. T. XXX.
I. volubilis, scandens, tomentosa, foliis basi truncatis vel subcordatis ovatis trilobisve lobis acutis mucronatis , dentatis , floribus capitatis bracteatis luteis, pedunculo axillari longissimo.
Ilah. in montibus dictis Serra Jacobina. Blanchet exsic. n° 2533.
Les tiges sont minces , cylindriques , tomenteuses , et s’entortillent de droite à gauche autour des plantes voisines. Les feuilles alternes plus courtes que les entre-nœuds, et portées
sur des pétioles plus courts que le limbe, sont tronquées ou légèrement cordiformes à leur base, les unes, particulièrement les inférieures, sont simplement ovées, obtuses au sommet, munies de grandes dents, qui ordinairement en ont de plus petites entre elles, les autres sont trilobées à lobes ouverts ; celui du milieu plus grand ; dans celle-ci les dents sont mucronées, et chaque lobe est terminé par un mucrone subulé , long de près d’une ligne, les unes et les autres sont couvertes à leurs deux faces d’un duvet épais de poils cotonneux et grisâtres, de même que les pétioles ; les nervures, au nombre de 8 ou 9 de chaque coté de la médiane , sont plus saillantes en dessous ; les plus grandes de ces feuilles, dans mes échantillons, ont 2 p. 3 lig. de long sur 20 lignes de large ; dans celles qui sont trilobées, la largeur, prise entre les pointes des deux lobes latéraux, est égale à la longueur de la feuille.
Les fleurs sont en têtes serrées , portées sur des pédoncules axillaires droits, 2 ou 3 fois plus longs que les feuilles, tomenteux comme les tiges, et qui se bifurquent ou trifurquent un peu au sommet ; c’est sur ces divisions du pédoncule, que naissent les fleui'S sessiles, enveloppées de bractées lancéolées, pointues, laineuses, plus longues que les calices, et formant par leur réunion une tête serrée d’un pouce et demi de diamètre. Les sépales sont lancéolés , velus en dehors, glabres en dedans. La corolle jaune, glabre, dépassant peu les bractées, elle a environ 6 lignes de diamètre ; les étamines enfermées dans le tube, les anthères jaunes, le style de la longueur des étamines, les stigmates petits, globuleux.
Ipomæa floribunda. T. XXXI.
I. pubescens, caule volubili teretiusculo , foliis longe petiolatis cordatis acutis supra glabris subtus pubescentibus, floribus paniculatis , calycibus glabris bracteis deciduis stipatis , paniculis axillaribus et terminalibus multifloris folio longioribus.
Hab. in provincia Bahiensis. Blanchet exsic. 926.
Les fragments de tige ou de rameaux que je possède de cette plante, sont de la grosseur d’une forte plume d’oie, cylindriques, fistuleux, noirâtres, couverts, ainsi que les pétioles et les pédoncules, de petits poils jaunâtres, couchés et un peu créj)us, qui les rendent pubescents. Les feuilles sont exactement cordiformes, pointues au sommet , très-entières, glabres en dessus, excepté sur la nervure principale, qui émet de chaque côté 6 ou 7 nervures latérales, pubescentes et un peu soyeuses en dessous^ elles ont, dans la portion de tige que j’ai sous les yeux, 3 pouces 1/2 de long, sur un peu moins de 3 pouces de large , et sont portées par des pétioles un peu comprimés , de 4 pouces de long ; celles d’une sommité de tige ou de rameau , sont beaucoup plus petites, et leur pétiole est plus court que le limbe.
Les fleurs sont en panicules rameuses, longuement pédonculées , plus longues que les feuilles , les divisions de la panicule alternes dans le bas, opposées au sommet, souvent trichotomes, chargées d’un duvet plus abondant et plus blanc que le reste de la plante J les pédoncules particuliers sont d’abord très-courts, et munis à leur articulation de deux bractées lancéolées, velues
d’amérique.
en dehors, glabres en dedans, qui enveloppent le jeune bouton, et tombent longtemps avant son épanouissement.
Le calice est à 5 folioles , glabres , finement striées , obtuses , et terminées par un petit pinceau de poils ; leur longueur est de 5 lignes, et leur largeur de 3. Les corolles qui paraissent blanches sont campanulées , elles ont sur une largeur à peu près égale, i5 lignes de long, et sont presque entières sur leur bord, qui offre S.petits mucrones barbus.
Les étamines sont inégales entre elles , et atteignent à peine le mibeu de la corolle, les anthères ovales , oblongues , obtuses au sommet, sagittées, et à oreilles obtuses à leur base ; les filets, subulés dans les 3/4 de leur longueur, sont élargis et aplatis à leur base, qui est barbue par des poils capités. Le style, un peu plus long que les étamines, porte deux stigmates globuleux, divergents, papillés.
Je n’ai pas vu les fruits.
Ipomæa evolvuloides. T. XXXII.
I. caubbus filiformibus adscendentibus apice volübilibus pilosis, foliis parvis petiolatis cordifonnibus cuspidatis vel obtusiusculis cum mucrone utrinque tomentosis et pilosis, peduncubs bifloris folio multo longioribus.
Hab. circa Bahiam. Blanchet eæsic. n° 1876, 2o5o.
Cette espèce a le port d’un evolvulus. Les tiges, un peu ligneuses à leur base, émettent des rameaux de la grosseur d’une petite ficelle, d’abord redressés ou ascendents , puis deviennent volubiles; ils sont chargés de deux sortes de poils, les uns très-
courts, capités nombreux, les autres fort longs, étalés, blancs, transparents épars. Les feuilles sont alternes, fort petites, 3 ou 4 lignes de long, portées sur des pétioles souvent flexueux, un peu plus courts que le limbe ; elles varient dans leur forme ; tantôt elles sont exactement cordiformes , acuminées et cuspidées à leur sommet, élargies à leur base, tantôt presque ovales, obtuses, avec un petit mucrone ; leurs bords sont un peu sinueux ou simplement ondulés, souvent pliées en deux, mais elles sont toujours échancrées à leur base, munies d’une forte nervure en dessous , tomenteuses des deux côtés , et chargées en outre de poils blancs, plus longs, analogues à ceux des rameaux. Les pédoncules sont fdiformes, pubescents axillaires , ou naissent quelquefois un peu au-dessus dé l’aisselle, 4 ou 5 fois plus longs que les feuilles ; ils portent ordinairement deux fleurs pédonculées bleues. Le ealice est à cinq sépales ovales , lancéolés, acuminés, présentant les mêmes poils courts et capités, et les poils blancs de la tige ; ils sont longs d’une ligne et demie. La corolle est glabre, d’un beau bleu, campanulée, et a environ 6 lignes de long. Les étamines sont de moitié plus courtes que la corolle, les anthères blanches , les filets subulés , légèrement ciliés à leur base, qui est élargie.
Les stigmates très-rapprochés , ne formant qu^une seule tête arrondie bilobée. La capsule glabre, de la longueur du calice à 2 loges dispermes, les graines triangulaires arrondies sur le dos, noires, raboteuses, et les 3 arêtes ciliées par une petite membrane jaune frangée.
d’amérique.
KvOLVÜLüS FRANKENIOIDES. T. XXXIII.
E. caules luimerosi prostrati villosi siriipliclusculi , foliis oblique ovalibus villosis alternis dislicbis, floribus axillaribus binis ternisve siibsessilibus.
llab. in arenosis provincia Bahiensi . Blanchet eæsic. 1 15 et 2663.
La raeine est ligneuse, longue, descendante, émettant des libres presque simples. Elle produit à son collet un grand nombre de tiges couchées, souvent simples, quelquefois aussi redressées et rameuses, longues de 6 pouces à un pied, velues et un peu plus épaisses dans le haut qu’à leur base.
Les feuilles sont disposées sur deux rangs, ordinairement plus courtes que les entre-nœuds , velues à leurs deux faces , et ciliées à leurs bords par de longs poils mous et très-lins ; elles sont entières, presque sessiles, leurs pétioles étant extrêmement courts, obliquement ovales, leurs côtés n’étant pas égaux, l’inférieur est plus dilaté à sa base, et se rétrécit vers le sommet qui est un peu pointu et légèrement mucroné ; le côté supérieur est au eontraire plus court et moins dilaté près du pétiole , et un peu plus large vers la pointe, elles varient un peu , mais elles se rapprochent toujours plus ou moins de la forme repré- .sentée dans la lig. «, elles ont 5 à ’y 1. de long sur 3 ou 4 de large. La nervation des feuilles est aussi variable, la nervure ])rincipale émet de ehaque côté 2 ou 3 nervures latérales, dont la première paire part de la base ; souvent les autres manquent, et alors la feuille esttrinerve; ces nervures sont imprimées, mais
peu visibles à la face supérieure , saillantes et bien prononcées en dessous.
Les fleurs sont fasciculées au nombre de 2 , 3 ou 4 ^ à l’aisselle des feuilles dans presque toute la longueur des tiges ; elles paraissent presque sessiles , étant portées sur de très-courts pédicules ; les calices atteignent la moitié de la longueur de la feuille, et la corolle épanouie ne dépasse pas la pointe de celleci. Les sépales sont lancéolés, pointus, égaux entre eux et velus. La corolle bleu clair en entonnoir, le tube mince et fort étroit à sa base, s’épanouit en un limbe étalé à 5 côtes velues en dehors, et qui forment une étoile jaune en dedans.
Les étamines plus longues que le tube , le sont moins que le limbe j les anthères (fig. ô) sont linéaires, sagittées, jaunes, les filets filiformes presque capillaires. L’ovaire glabre , les styles bifides très-minces, comme les filets des étamines et de la même longueur qu’eux. La capsule arrondie , glabre , un peu plus petite que le calice. Les graines noirâtres , lisses.
Evolvdlus spkciosus. T. XXXIV.
E. tomentosus, villosus, caulibus numerosis erectis subsimplicibus, foliis pellucide punctatis inferioribus breviter petiolatis lato ovalibus utrinque obtusiusculis superioribus sessililius semi amplcxicaulibus basi sæpe cordatis, floribus pedunculatis solitariis axillaribus.
Ilab. la Serra Jacobina. M. Blanchet exsic. n° 2649.
Du collet de la racine naissent plusieurs tiges droites, ordinairement simples, fouillées dans toute leur longueur, cylindri-
ques ; elles sont, ainsi que toutes les parties de la plante, eouvertes d’un duvet tomenteux, jaunâtre , fort court, et de poils étales plus longs. Les feuilles sont alternes , plus longues que les entre-nœuds, celles du milieu de la tige sont les plus grandes, elles ont un pouee de long sur 8 lignes de large; les inférieures sont ovales, obtuses, ou légèrement pointues à leurs deux extrémités portées sur des pétioles d’une ligne à i lig. 1/2 de long ; celles de la moitié supérieure de la tige sont sessiles, plus élargies à leur base qui est souvent écbanerée en cœur ; enfin celles qui aecompagnent les fleurs sont semi-arnplexieaules, toutes sont criblées d’une multitude de petits points transparents, les uns arrondis , les autres oblongs , visibles même sans le seeours de la loupe.
Les fleurs sont solitaires dans les aisselles des feuilles, et oecupent le tiers supérieur des tiges , elles sont portées sur des pédoneules d’abord droits, et de la longueur de la feuille ou plus courts qu’elle, qui se tordent et même souvent se réfléehissent après la fleuraison. Le ealice est très-velu , à sépales lancéolés, pointus, longs de 3 lignes. La corolle est blanche en cloche, 4 fois plus grande que le calice , très-ouverte, à 5 lobes peu profonds, et à 5 côtes velues.
La capsule est glabre , plus petite que le calice , et contient deux graines noirâtres et lisses.
Les étamines dépassent de peu la longueur du calice, les filets sont très-courts , à peine de la longueur de l’anthère , qui est légèrement sagittée.
Les styles filiformes divisés jusqu’à leur base.
Evolvülos GVPSOPUILOIDES. T. XXXV.
E. sericeo, candicans, caulibus cæspitosis basi ramosis, ramis fdiformibus elongatis, rigidis apice corymbosis, foliis linearibus acutissimis , floribus subternis et subsessilibus ad apices ramuloriini.
llah. in deserto (Sertao) Bahiense. Blanchet eæsic. n° 2686.
Du collet d’une racine ligneuse, tortueuse, s’élèvent plusieurs tiges , courtes , mais qui dès leur base émettent plusieurs rameaux alternes, minces, allongés, ouverts, droits, soyeux, blanchâtres ; ces rameaux ont 6 à i o pouces de long , simj)les et feuillés dans leur moitié inférieure, ils poussent à leur partie supérieure plusieurs rameaux alternes, ouverts, droits, ellilés, terminés chacun par une petite tête de 2 ou 3 fleurs, presque sessiles ; le rameau central, qui est la continuation du rameau principal, est plus court que les autres , et les inférieurs souvent les plus longs; comme ils ne portent les uns et les autres que des feuilles plus petites et plus rares que dans le bas , leur ensemble forme une panicule corymbiforme , et donne à toute la plante le port du Gjpsophila saxifra^a.
Les feuilles sont nombreuses , plus longues que les entrenœuds , alternes , linéaires , très-aiguës , un peu flexueuses , soyeuses des deux cotés , mais plus blanches en dessous ; elles ont environ 6 lignes de long sur 1/2 ligne de large; celles des rameaux de la panicule sont plus petites , les dernières courtes et filiformes. Les fleurs, comme je l’ai déjà dit, sont réunies au nombre de 2 ou 3, à l’extrémité de ces derniers rameaux, ou
si l’on aime mieux , au sommet de pédoncules feuilles , longs de 2 pouces à 2 pouces 1/2; alternes, mais très-rapprochées , presque sessiles , munies à leur base de petites bractées ovales , aiguës, soyeuses, ainsi que les calices, dont les sépales sont ovales, aeuminés, ciliés, et ont environ 3 lignes de long. La corolle est bleu clair, avec 5 côtes velues en dehors , 3 fois plus grande que le calice ^ elle est infundibuliforme , et m’a paru à tube très-court, étranglé au-dessus de l’ovaire , divisée en son bord en 5 lobes peu profonds et arrondis.
Les étamines sont beaucoup plus courtes que la corolle, blanches, les anthères sagitlées. L’ovaire glabre^ les deux styles m’ont paru soudés à leur base, et ont ainsi l’apparence d’un seul style profondément divisé en 4 segments fdiformes.
La capsule est glabre, biloculaire, à cloison inconqilète, se divisant à sa maturité en 4 valves, et renfermant ordinairement 2 semences brunes, un peu raboteuses.
Evolvülüs elegans. T. XXXVI.
E. ramosissimus, sericeo argenteus, foliis minutis laneeolatis, floribus longe pedunculatis racemosis, corollis quinque partitis.
llab. in Serra Jacohina. Blanchet ejcsic. n° iS'jo.
Cette espèce, remarquable par ses rameaux nombreux, minces, eflilés , et par le duvet soyeux et argenté qui couvre ses feuilles, forme des touffes d’un pied à i pied 1/2 de haut. De la racine descendante et un peu tortueuse, naissent une ou plusieurs tiges ligneuses, droites, dont l’écorce est brune et crc-
vassée , et qui ont moins d’une ligne d’épaisseur • ces tiges émettent de longs rameaux filiformes , droits , rigides , ouverts sous un angle de 4o ^ degrés, plus longs que les tiges ; ces rameaux en émettent d’autres disposés de la même manière , les plus jeunes sont pubescents, blanchâtres, les plus anciens deviennent glabres dans le bas.
Les feuilles sont éparses, lancéolées, sessiles, aiguës au sommet, couvertes à leurs deux faces de poils blancs et soyeux, qui donnent à toute la plante un aspect argenté ; elles ont 3 lignes de long , sur une de large.
Les fleurs naissent à l’extrémité des rameaux, d’abord axillaires, et portées sur des pédoncules uniflores et capillaires , de près d’un pouce de long, les feuilles supérieures avortent, et se réduisent à une petite bractée fort courte et subulée, ce qui fait paraître chaque rameau terminé par une grappe lâche , nue et capillaire, composée de lo à 20 fleurs. Les pédoncules sont droits, ouverts comme les rameaux à 5o degrés, un peu velus, terminés par deux très-petites bractées ciliées , entre lesquelles naît une, et fort rarement deux fleurs pédicellées.
Le calice est petit, velu , à 5 sépales acuminés , d’une ligne de long. La corolle est d’un bleu clair, le tube de la longueur du calice , le limbe épanoui en roue de 4 lignes de diamètre , profondément découpé en 5 segments obtus , munis chacun sur le dos d’une ligue velue.
Ties étamines de moitié plus courtes que la corolle, les filets llexueux blancs, les anthères sagittées jaune clair. L’ovaire glabre, ainsi que les styles qui sont capillaires et bifides depuis le milieu. La capsule est un peu pointue, glabre, plus grande que
d’amÉrique.
le calice ; à sa maturité elle se fend en 4 valves , et ne contient qu’une semence ovale, brune et lisse.
Evolvulus eciuoides. T. XXXVII.
E. albido villosissimus , caulibus (ramis?) strictis foliosis ovalibus sessilibus, floribus dense spicatis.
Hab. in Serra Jacobin a. Blanchet exsic. n° 2 558.
Je ne connais point le bas de la plante; les tiges que j’en possède, et qui ne sont peut-être que des rameaux latéraux, ont un pied et plus de longueur ; elles sont ligneuses, droites, rigides, feuillées dans toute leur longueur, eouvertes, ainsi que toute la plante, de poils laineux, longs, blanchâtres, et se divisent vers leur extrémité supérieure, en quelques rameaux courts, feuillés comme la tige , terminés chaeun par un épi de fleurs épais et serré ; elles ont tout à fait le port de eertains Echium .
Les feuilles sont sessiles , éparses, plus eourtes que les entrenœuds , souvent fort rapprochées , nombreuses et presque imbriquées, ovales, un peu pointues au sommet, très-velues, les plus jeunes un peu soyeuses; leur longueur est de 8 à lo lignes, leur largeur de 4 à 5.
Les fleurs sont axillaires au sommet des rameaux , très-rapprochées , formant des épis feuillés, épais et serrés, longs de 2 pouees environ , et de près d’un pouce d’épaisseur ; ils s’allongent du double après la fleuraison , et sont alors un peu lâebes à leur base. Quelquefois la tige est simple, et ne porte qu’un seul épi terminal; quand elle se ramifie l’épi central est sessile, et plus court que les rameaux latéraux.
Les fleurs sont d^im beau bleu ; le caliee (fig. à 5 sépales linéaires, subulés, très-velus en dehors, longs de 3 lignes 1/2, })lus eourts que la feuille dans le bas de l’épi, de la même longueur qu elle dans le haut , ils sont munis à leur base d’une petite braetée eourte, subulée.
La eorolle (fig. b) est en entonnoir à tube fort grêle, de la longueur du ealiee qui s’épanouit en un limbe très-évasé , à 5 lobes arrondis, peu profonds, orné en dehors de 5 eûtes velues, (pii correspondent aux sinus des lobes.
Les étamines sont blanches, plus courtes que le bord de la corolle , les filets s’insèrent au sommet du tube , les anthères sagittées. Les styles filiformes plus longs que les étamines, bifides depuis leur milieu. L’ovaire glabre ; je n’ai pas vu les capsules.
Aniseia cernua. pi. XXXVIII.
A. herbacea, puhescens , volubilis, foliis petiolatis lineari lanceolatis integerrimis apice acute mucronatis , pedunculis I — 3 floris folia subbrevioribus , pedicellis post anthesin cernuis, sepalis exterioribus cordato ovatis acutis sericeo villosis, floribus albis.
Ilab. circa Bahiam. Blanchet exsic. 1944-
Les tigessont minces, volubiles, entrelacées, tordues sur ellesmêmes, cylindriques, pubescentes, à poils réfléchis.
Les feuilles sont étroites , allongées , lancéolées , linéaires , pointues aux deux bouts , mucronées et très-aiguës au sommet , portées sur des pétioles d’un demi-pouce de long, aplatis, canaliculés en dessus; elles ont environ 4 pouces de long sur 6 lig.
d’ AMÉRIQUE.
de large, les supérieures plus petites et presque sessiles, pubescentes à leurs deux faces , plus pâles en-dessous ; la nervure principale émet de chaque côté 7 ou 8 nervures latérales obliques , souvent très-peu visibles. Les pédoncules naissent à l’aisselle de chaque feuille et sont un peu plus courts qu’elle , filiformes , pubescents , à poils réfléchis comme ceux des tiges; ils portent à leur sommet 3 fleurs pédicellées , mais dont une ou deux avortent souvent , et alors ils paraissent uniflores ; dans ce cas la fleur qui persiste est portée sur un pédicelle court dhine ligne à une ligne et demie , muni de deux bractées linéaires à peu près de la même longueur que lui; quand les fleurs latérales se développent, leurs pédicelles s’allongent plus que le premier , et atteignent un demi pouce #de long ; ils sont aussi munis un peu au-dessous de la fleur de deux petites bractées linéaires. Le calice est , comme dans les autres espèces de ce genre , formé de 5 sépales. Les 2 extérieurs sont attachés au pédicule une demi-ligne au-dessus de leur base, qui est ainsi décurrente et un peu cordiforme ; ils ont 6 lignes de long sur 4 de large et sont marqués de nervures partant du point d’attache , et de veines réticulées , velus et soyeux en dehors , un peu moins en dedans. Le troisième sépale est d’une ligne plus court que les précédents , plus étroit , tronqué dans sa longueur et du côté intérieur. Les deux autres sont encore plus petits et linéaires. La corolle est blanche , campanulée , un peu plus longue que le calice. Les filets des étamines, insérés au milieu du tube de la corolle , élargis et ciliés à leur base , glabres et filiformes dans le reste de leur longueur , les anthères incluses et sagit-
tées. Le style, filiforme, glabre, de la longueur des étamines , terminé par un stigmate trilobé à lobes arrondis. La capsule est globuleuse , coriace , glabre et à 4 valves *, elle contient 4 graines ovales un peu comprimées , noirâtres , glabres excepté à leur ombilic , qui est chargé d’un duvet blanchâtie.
Ipomæa luxurians. T, XXXIX.
I. caule lignoso volubili scandente giabro ramis })ubescentibus, foliis petiolatis lanceolatis integris utrinque acutiusciilis mucronato-apiculatis internodiis longioribus supra glaluis subtus villosiusculis, pedimcidis axillaribus folio longioribus dichotomo-paniculatis, calicibus glabratis, sepalis obtusis, corollis campanulatis albis angulis rufo-villosis.
Ilab. in Sei'ra Açurua^ provinc. Bahien. Seciis flumina. Blanchet exsic. N°.
Les tiges sont grimpantes , volubiles , ligneuses , reeouvertes d’une écorce brun-noirâtre, glabres, excepté à leurs extrémités supérieures, qui sont pubescentes, de la grosseur d’une fieelle ordinaire. Elles émettent un grand nombre de rameaux pubescents. Les feuilles sont lancéolées, oblongues, entières mais un peu ondulées à leurs l)ords, pétiolées, terminées par un muerone long d’une ligne qui est le prolongement de la nervure médiane ; elles sont glaljres à leur faee supérieure , velues en-dessous dans leur jeunesse \ les poils disparaissent presque entièrement dans les adultes. Les feuilles caulinaires ont (dans mes échantillons) 3 pouces de long sur 1 5 lignes de large, non
d’amérique.
compris le pétiole qui a 6 ou 7 lignes ; il est velu et caualiculé eu-dessus. Celles des rameaux sont beaucoup plus petites. Toutes les sommités de la plante sont couvertes de fleurs, ear de l’aisselle de chaque feuille naît un pédoncule toujours plus long que celle-ci, cylindrique, pubescent, diebotome ou triebotome à son extrémité; ceux qui viennent sur la tige ou sur les forts rameaux se bifurquent deux ou trois fois, avec une fleur solitaire dans chacpie bifurcation; ceux des derniers rameaux ne portent souvent que 2 ou 3 fleurs. Toutes ces fleurs sont pédonculées avec de petites stipules velues et caduques à la base de chaque pédoncule, qui est tantôt plus long, tantôt plus court que le calice ; celui-ci est glabre , les sépales arrondis, très-obtus, légèrement ciliés sur leurs bords ; ils ont 4 lignes de long sur 3 de large. La corolle est large, campanulée, blanche, de 16 lignes de long, les cinq côtes chargées de poils roussâtres et brillants. Les étamines sont courtes, elles ne dépassent pas le tiers de la longueur de la corolle, les fdets sont droits, subulés, insérés au fond du tube, qui est très-court, et chargés à leur base de poils glanduleux ; les anthères linéaires, sagittées à leur base et fixées par le dos sur le filet. Le style filiforme , de la longueur des étamines. Les stigmates réunis en tetc globuleuse. La capsule à deux loges.
Explication des Figures, a. L’ovaire avec le style et stigmate. — b. Une étamine.
Evolvulus daphxoides. T. XL.
E. caille fruticoso ramoso , ramis virgatis pubescentibus, foliis sessilibus lineari lanceolatis utrinque obtusiusculis adultis glabratis , floribus axillaribus solitariis pedicellatis folio brevioribus.
Hah. in paludibus Itliabira dictis in provincia Bahieiisis. Blanchet exsic. N°. 28^5. -/
C’est un petit arbrisseau très-rameux, dont le bois est blanc et l’écorce brune. Les rameaux sont grêles , eiîilés , verdâtres, puljescents dans leur jeunesse, surtout à leur extrémité. Les feuilles sont alternes, plus longues que les entrenœuds, sessiles, lancéolées linéaires, obtuses, très-entières, longues de 12 à i3 lignes, larges de 2,1/2 à 3, un peu velues dans leur jeunesse, parfaitement glabres lorsqu’elles sont adultes , la nervure médiane légèrement imprimée en-dessus, très-saillante en-dessous, les nervures latérales en petit nombre et peu apparentes. Les fleurs sont ordinairement solitaires à Taisselle des feuilles , de moitié plus courtes que celles-ci, portées sur des pédoncules filiformes un peu velus de 2 à 3 lignes de long ; souvent aussi elles viennent trois ou quatre ensemble à l’extrémité d’un petit rameau avorté et simulent un petit coiymbe axillaire. Le calice est presque glabre ou chargé de quelques poils blancs et rares ; les sépales ovales, oljtus, légèrement ciliés à leurs bords, d’une ligne de long. La corolle est très-ouverte, presque en roue à tul)e très-court, à cinq lobes arrondis d’un bleu clair, le milieu blanc, les cotes velues en dehors; elle a (> lignes de diamètre. Les étamines sont saillantes, presque aussi longues que la corolle , les filets insérés au milieu du tube , filiformes , glabres ; les anthères jaunes, linéaires, sagittées. Les styles filiformes La capsule lisse, glabre, ovale et deux fois plus grande que le calice.
Cette plante porte dans le Certain ou Sertao de Babia le nom de Piqui.
fil
EvOLVÜLÜS r.NAPIlALIOIDES. T. XLI.
E. sericeo-argenteiis, caulibiis ramosis diffiisis liiiniifiisis ramisque foliis ovafo-corclatis aculis amplexicaulibiis clisticbis imbricatis dense tectis , floribiis axillaribiis breviter pedieellatis subternis folio brevioribns.
Ilab. in locis arenosis orientent spectantïbus prope Serra Açiirim. Blanchet exsic. 2826.
Cette es})èce qui croît dans un sable blanc quartzeux , et de préférence dans les lieux exposés au levant, est rameuse, diffuse, couchée, s’étend beaucoup sur le sol et est très-remarquable par les longs poils soyeux et argentés qui recouvrent toutes ses parties et lui donnent l’aspect de certains Gnaphalium. Les tiges sont ligneuses à leur base , les rameaux irréguliers, alternes , latéraux ou quelquefois ramassés et comme fasciculés à l’extrémité des tiges; ils sont ainsi que ces dernières entièrement couverts de feuilles sessiles, alternes, distiques, ouvertes, amplexicaules et imbriquées ; ces feuilles sont ovales-lancéolées, élargies et cordiformes à leur base , pointues au sommet , trèsentières , mar([uées en-dessus de 7 à 9 nervures qui partent de leur base, et que l’abondance des poils rend quelquefois peu visibles; elles ont environ un pouce de long sur 9 lignes de large au milieu des entre- nœuds, où elles sont les plus grandes; car elles vont en diminuant de grandeur aux deux extrémités, en sorte que celles de la base de chaque entre-nœud sont les plus })etites, celles du milieu les plus grandes, et qu’elles décroissent de nouveau jusqu’au-dessous du rameau qui suit; les rameaux eux-mêmes offrent la même disposition. Les fleurs naissent
deux ou trois ensemble aux aisselles des feuilles, dans toute la longeur des rameaux et des extrémités supérieures des tiges, presque sessiles, ou portées sur des pédoncules plus courts que le calice; celui-ci est quinquélide, très-soyeux, les sépales lancéolés, aigus, de 2 lignes de long. La corolle est infondibuliforme , d’un beau bleu avec le centre blanc , les cinq angles extérieurs ornés de longs j)oils blancs et soyeux, elle a un demi pouce de diamètre. Les étamines sont plus longues que le tube et plus courtes que le limbe ; les anthères linéaires , jaunes ; les filets filiformes, très-glabres et insérés au fond du tube. Les styles filiformes.
Physostemon intekmedium. T. XLII.
P. glaber, caule erecto, foliis lineari subulatis, petalis serrulatis, capsulis linearibus.
Hab. in Brasilia pj'ope villa di Barra et in arenosis vulgo Lencœs prope îtapiiam. Blanchet eæsic . N° . 1772.
La racine est perpendiculaire, blanchâtre, simple ou trèspeu rameuse. La tige droite , herljacée , simple ou rameuse dès sa base et haute de 8 à 10 pouces. Les feuilles alternes, trèsétroites presque filiformes, longues de 8 à 1 2 lignes. Les fleurs naissent sur presque toute la longueur de la tige et des rameaux ; elles sont axillaires , solitaires , portées s»ir des pédoncules capillaires de 6 lignes de long et un peu inclinées. Le calice est à 4 sépales, ovales, lancéolés, acuminés. La corolle a 4 pétales, deux fois plus grands que le calice, ovales, lancéolés, rétrécis en onglet à leur base, un peu obtus au sommet, irrégulièrement
d’amérique.
dcnticnlcs à leurs bords, de couleur jaune. Les étamines inégales; 4 qui sont de la longueur des pétales ont les fdets subulés et les anthères oblougues, recourbées en crosse sur elles-mêmes ; les 4 autres sont plus courtes que les pétales , leurs anthères de moitié plus petites que les précédentes, et leurs filets subulés et flexueux se terminent au-dessous de l’anthère par le renflement utriculifonne qui caractérise ce genre. Les capsules sont linéaires, pendantes, longues d’une pouce, larges d’une ligne, mucroiiées par le style ; elles renferment des graines fortement muriquées.
La description de cette espèce pourrait se résumer en peu de mots : elle a l’herbe du P. tenuifoliiim , et les capsules du lanceolatum. Elle diffère du premier par ses capsules linéaires et non ovales, et du second par ses feuilles beaucoup plus étroites et par ses pétales denticulés et non entiers.
NB. L’on nomme à Bahia Lencoes des espaces de sable blanc entourés de verdure qui, vus de loin, font l’effet de grands draps étendus sur la terre.
Explication des Figures, a. La fleur grossie. — b. La graine grossie.
Krameria latifolia. T. XLIII.
R.foliis inferioribus orbiculatis,intermediis subrotundo-ovatis, superioribus lato-lanceolatis, omnibus mucronato-spinosis villoso-pubescentibus, pedicellis axillaribus bibracteatis in raeemum longiun terminalem dispositis.
Ilab. in Brasilia prope villa di Barra. Blancliet rxsic.
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Les tiges sont grêles , étalées et couchées sur la terre , trèsrameuses, glabres, striées, rougeâtres et ligneuses à leur base. Les rameaux également grêles, étalés, couchés, striés mais velus. Les feuilles petites , alternes , portées sur des pétioles courts et épais, velues à leurs deux faces, terminées par une pointe subulée piquante et noirâtre ; elles sont épaisses , à bords un peu repliés en-dessous ; celles de la base des rameaux sont arrondies, orbiculaires , celles des extrémités supérieures lancéolées, et les intermédiaires passent graduellement de l’une de ces formes à l’autre. Les fleurs occupent la moitié supérieure de chaque rameau ; elles sont rouges, axillaires, portées sur des pédoncules plus longs que la feuille; ce pédoncule est muni de deux bractées lancéolées opposées, situées près de sa base ou quelquefois vers le milieu de sa longueur. Les sépales sont ovales , pointus, velus en dehors, rouges et au nombre de 4- Des 5 pétales les deux antérieurs sont ovales, arrondis, trois fois plus courts que les sépales, et un peu moins longs que les étamines; les trois autres sont unguiculés, rétrécis en filet mince, soudés à leur base et s’épanouissent en lame lancéolée et pointue, les deux latéraux plus larges, celui du milieu plus étroit. Les étamines au nombre de 4 1 dont deux intérieures [)lus courtes, les deux extérieures plus longues que l’onglet des pétales. Les anthères coniques, épaisses, orangées, ont leur sommet terminé par un petit godet blanc et frangé. Le fruit est globuleux, couvert de poils blancs laineux et armé d’une vingtaine d’épines fortes et très-piquantes.
Elle dilïere du K. iæina par ses rameaux allongés, faibles et couchés , par ses fruits munis d’épines plus épaisses et bien moins nombreuses; du R. secimdiflora dont elle a le port, par
ses pccloncules plus épais , plus courts , point unilatéraux , et de toutes deux par ses feuilles inférieures arrondies et non lancéolées ou linéaires. Elle ne peut non plus se rapporter au K. cistoidea de IIook-Arnot, ni à aucune de celles décrites par St-IIilaire.
Explication des Figures, a. Les étamines et les 3 pétales postérieurs. — h. L’ovaire avec les deux pétales antérieurs.
Dalea agastachya. T. XLIV.
D. tota cinereo-rufescente villosa, eglandulosa, caule basi suffruticoso erecto rainoso, foliis sub quadrijugis, foliolis obovatis obtusis, s})icis terminalibus cylindricis maximis densissiinis, floribus miuimis , bracteis latis ovatis longe cuspidatis caliceni duplo longioribus.
llah. in Texas. Berlandier. N°. 2002 Jlorehat Julio.
Je ne connais pas la partie inférieure de cette plante , mais d’après les échantillons que j’en possède elle paraît être ligneuse à sa base et s’élever à deux ou trois pieds. Les rameaux , les feuilles et les épis sont couverts de poils mous , lanugineux, cendrés, un peu rosissâtres particulièrement sur les épis. Les feuilles sont nombreuses, très-rapprochées, excepté vers la base des rameaux, qui sont dénudés; elles sont à 7 ou 9 folioles obovées ou ovales , obtuses , presque sessiles , opposées par paires sur un pétiole très-velu, long d’un à deux pouces; l’impaire n’est pas plus grande que les autres; la nervure médiane émet de chaque coté 3 ou 4 nervures secondaires ; elles ont ordinairement 6 lignes de long sur 4 de large. Les stipules sont subu-
lées. Les rameaux feuilles jusqu’à la base de l’épi; mais celui qui termine la tige est porté sur un pédoncule de 4 ou 5 pouces de long; ces épis sont cylindriques, obtus, velus et roussâtres, plus gros et plus touffus que dans aucune autre espèce de ce genre à moi connue; ils ont 9 lignes d’épaisseur et souvent plus de 4 pouces de long; ils sont couverts de fleurs imbriquées en spirales très-nombreuses et très-serrées. Les bractées sont larges, ovales , rétrécies en onglet à leur base , prolongées à leur sommet en une longue pointe aiguë , deux fois plus longues que le calice, très-velues et roussâtres sur le dos, glabres en dedans, nullement glanduleuses. Le calice est petit, campanulé, très-velu en dehors, glabre en dedans, à 5 dents subulées, sans glandes. La corolle, qui sur le sec paraît être blanche ou rose, est une fois plus grande que le calice ; elle n^en est pas moins une des plus petites du genre ; l’étendard est pédiculé, ovale, de la longueur de la carène. Le légume très-velu, la graine brune et lisse.
Cette espèce se distingue aisément de ses congénères par la grosseur de ses épis et la petitesse de ses fleurs.
Explication des Figures, a. La fleur grossie. — h. La bracte'e de grandeur naturelle. — c. Le calice idem. — d. Le le'gume idem. — e. La graine idem.
Dalea penicillata. T. XLV.
D. ramosissima glalira, foliolis 9 linearibus obtusis subtus glandulis nigris tuberculatis , spicis terminalibus laxiusculis, bracteis late ovatis mucronatis complicatis, glandulis nigris crebris tuberculato-pimctatis , calicibus villosissimis , dentibus subulatis plumosis bracteis longioribus, inter costas pellucidopunctatis.
d’amérique.
Ilah. in Texas. Inter Rio délia Trinidad et Bexar legit Berlandier. N°. i;47i 2023.
Cette espèce dont je ne connais pas les racines ni le bas de la j)lante se présente sous la forme d’un petit arbuste ligneux à bois blanc recouvert d’une écorce glal)re, lisse et jaunâtre, nu dans la j)artie inférieure, très-rameux dans le haut, les rameaux minces, feuillés et terminés cbacun par un épi de fleurs. Les feuilles sont alternes, pinnées à 9 folioles glabres, linéaires, obtuses, (pii se replient sur elles-mêmes en dessus; alors elles paraissent filiformes et ne montrent (jue leur face inférieure qui est toute parsemée de glandes noires et saillantes ; ces mêmes glandes sont moins nombreuses sur les pétioles et plus rares encore sur les rameaux. Les épis sont lâches, composés de 8 à i5 fleurs , souvent un peu flexueux. Sous chaque fleur est une bractée large, arrondie, mucronée , pliée en deux, glabre et couverte de glandes noires très-rapprochées ; elle enveloppe exactement le calice dans sa jeunesse ; avant l’épanouissement de la fleur celui-ci présente ses dents velues et plumeuses qui comme un pinceau soyeux s’échappent de la bractée, et par leur couleur jaunâtre contrastent agréablement avec celle-ci qui est prescpie noire. Le calice est très-velu en dehors, glabre en dedans, à cinfj dents plumeuses, subulées , presque égales entre elles et de la longueur du tube ; celui-ci est de la longueur de la bractée, à dix cotes saillantes; les intervalles de ces cotes offrent une série longitudinale de 4 glandes ovales, pellucides, trèsvisibles à l’œil nu, surtout à l’intérieur, où elles ne sont pas masquées par des poils. L’étendard est ovale, oblong, rétréci à sa base en onglet ; cet onglet est de la longueur des dents du
calice ; la carène également onguiculée est plus "petite et plus courte que l’étendard, les ailes ovales de la longueur des onglets des autres pétales. Je n’ai pas vu le légume mur, mais dans sa jeunesse il est très-velu.
Cette description se rapporte pour le port à l’exemplaire figuré sous I, et quant à la fructification à celui sous 1N°. 2, qui était plus avancé ; ce dernier qui offre tous les caractères que j’ai assignés à l’espèce diffère du précédent par une consistance plus herbacée, moins rigide, des tiges plus grêles, inclinées, moins rameuses , les feuilles planes et non-repliées en dessus, les glandes des bractées moins nombreuses. Ces différences tiennent probablement à l’âge de la plante ou à la localité. J’en ai vu plusieurs de l’une et de l’autre forme, et l’on ne peut pas les séparer; ce sont ces derniers (fig. 2) qui figurent sous le 2028 dans les collections de Mr. Berlandier; ils sont aussi du Texas, mais sans indication précise de localité.
Explication des Figdbes. a. La fleur munie de sa bracte'e. — b. La bracte'e plie'e comme elle se pre'sente sous la fleur. — c. Le calice vu en dehors. — d. Le même ouvert pour montrer la disposition des glandes.
Alsodeia bahiensis. T. XL VI.
A. ramulis tortuosis, foliis ovalibus obtuse acuminatis integerrimis glabris reticulato-venosis , paniculis subterminalibus, floribus pubescentibus, filamentis integerrimis glabris.
Hab. circa Bahiam. Blaiichet exsic. N°. 1476? ^49^-
Les rameaux sont tortueux, l’écorce grisâtre et gercée. Les feuilles alternes, ovales, plus ou moins pointues à leur base.
d’amérique.
()l)tiiscmciit acuiniiiées à leur sommet, réticulées en-dessous entre les nervures, glabres et luisantes, elles ont i pouce 1/2 à 3 pouces de long sur une largeur de 12 à 18 lignes. Les pétioles n’ont qu’une ou deux lignes de long et sont canaliculés en-dessus. Les stipules sont linéaires, pointues, de la longueur du pétiole, très-caduques. Les panicules rameuses, pul)escentes, terminales ou axillaires près de l’extrémité des rameaux. Les fleurs moins nombreuses que dans l’espèce suivante et de la meme grosseur. Les sépales pubescents sur toute leur surface, les extérieurs obtus, arrondis; les trois autres triangulaires. Les pétales une fois plus longs que les sépales, oblongs, élargis à la base, pubescents dans toute leur surface extérieure à l’exception des bords vers la base, intérieurement glabres dans leur moitié inférieure, et pubescents dans la moitié réfléchie. Les fdets des étamines presque de moitié plus courts que les pétales, lancéolés, glabres et entiers, marqués sur le dos d’une tache rougeâtre comme calleuse et qui correspond à la place qu’occupe l’anthère sur l’autre face; ils portent en outre à cette même base extérieure une petite écaille arrondie d’un rouge obscur ornée dans le centre d’une petite touffe de poils blancs. L’anthère placée à la base du filet est conique, terminée supérieurement par un petit filet court et pointu, elle est à deux loges qui s’ouvrent latéralement. L’ovaire est velu, le style glabre.
Cette espèce diffère de l’A. phjsiphora par ses fleurs en panicules , les filaments des étamines glabres et non barbus , les feuilles entières ; de l’A. racemosa par les filaments entiers et non dentés et les fleurs beaucoup plus grosses ; de l’A. pam-
culata par les filaments entiers, point barbus, et par la grosseur de ses fleurs.
Explication DES Figures, a. La fleur grossie. — i. üne e'iamine vue en dedans avec l’anthère. — c. L’e'tamine vue en dehors montrant la tache calleuse qui correspond à l'anthère et la petite e'caille silue'e à sa base.
Alsodeia floribunda. T. XL VII.
A. foliis ovato-lanceolatis obtuse acuminatis grosse laxetpie serratis glabris , floribus paniculatis , paniculis axillaribus terniinalibusque numerosis, fllamentis integris dorso glabris, sepalis petalisque dorso pubescentibus.
Hab. circa Bahiam. Blanchet exsic. N°. 1626.
Les rameaux sont cylindriques , recouverts d’une écorce grisâtre. Les feuilles alternes, ovales ou ovales-oblongues, bordées de dents lâches et obtuses, pointues à leur base, coriaces, très-glabres à leurs deux faces, vertes en-dessus, ferrugineuses en-dessous •, elles ont de 3 à 5 pouces de long sur i5 à 25 lignes de large, et sont portées par des pétioles de trois lignes, canaliculés en-dessus. Les fleurs sont disposées en panicules rameuses , solitaires ou plus souvent géminées et ternées dans les aisselles des feuilles et au sommet des rameaux; on peut les considérer peut-être comme des panicules solitaires qui se ramifient dès- leur base; elles sont plus courtes ou plus longues (pie les feuilles , suivant (pie celles-ci sont plus ou moins développées. Les rameaux de ces panicules sont alternes , pubescents ; à la base de chaque pédicelle floral on remarcpie deux petites écailles opposées , ovales , pointues et cadmpies ; ces pédicelles sont géniculés vers leur milieu et à peu près de la Ion-
d’ AMÉRIQUE. 71
giieur dos fleurs, qui ont deux lignes de long. Les sépales sont réunis à leur base, presque triangulaires, ])ubescents sur le dos et légèrement eiliés à leurs bords. Les pétales trois fois plus longs que le ealice, linéaires, reeourbés à leur sommet, entiers, pubescents sur le dos, glabres à leur base et sur les bords, qui sont très-légèrement eiliés , un peu pubeseents intérieurement dans leur moitié supérieure. Les filaments des étamines sont un peu plus courts que les pétales, glabres, pointus, connivents ])ar leurs sommets ; ils portent près de leur base l’anthère, qui est conique, terminée supérieurement par un filet court et pointu ; elle est à deux loges qui s’ouvrent sur les cotés ; une tache obscure sur le dos du filament correspond à la place que l’anthère occupe sur la face opposée. L’ovaire est velu ^ le style glabre, de la longueur des filets des étamines. Je n^ai pas vu les fruits.
Cette espèce diffère de l’A. pliysopliora Mart. par ses fleurs en panicules composées, par les filaments glabres et non barbus sur les dos , par les pétales et les sépales pubescents ; de l’A. racemosa Mart. par ses feuilles dentées, son inflorescence , les filaments non dentés, et par les fleurs beaucoup plus grandes ; de l’A. paniculata Mart. par ses feuilles dentées, les filaments entiers et les fleurs quatre fois plus grosses.
Explication des Ficubes. a, La fleur grossie. — b. Les e'iamines. — c. L’ovaire avec une étamine. — d. Une étamine.
Larrea mexicana. T. XL VIII.
L. foliis petiolatis bilobis villosis, lobis profundis extus rotundatis intus abcissis.
Hab. prope St-Louis di Potosi. Berlandier. N°. i362.
C’est lin petit arbuste diffus et très-rameux , qui paraît ne s’élever qu’à un ou deux pieds. Les tiges sont noueuses, recouvertes d’une écorce brune, velue. Les rameaux alternes, ouverts, géniculés et noueux, couverts de poils courts et dressés. Les feuilles sont opposées, très-nombreuses , stipulées , brièvement mais très-distinctement pétiolées , de la longueur des entre-nœuds vers le bas des rameaux , et plus longues qu’eux vers leurs extrémités , chargées à leurs deux faces de poils nombreux, courts, roides et couchés; elles ont 3 à 4 lignes de long sur 4^5 lignes de large , ordinairement pliées en deux; étendues , leur circonscription est arrondie , une large échancrure triangulaire, qui du sommet se prolonge au delà du milieu de la feuille , les partage en deux lobes pointus , arrondis en dehors, coupés en ligne droite en dedans, et marqués chacun de quatre nervures parallèles. Le pétiole n’a guère plus d’une demiligne de long. Les stipules sont triangulaires, un peu plus courtes que le pétiole et persistent sur les petits rameaux après la chiite des feuilles. Les fleurs qui naissent à l’extrémité des rameaux sont solitaires , axillaires et de la grandeur de celles du fraisier des bois ; elles sont portées sur des pédoncules de la longueur des feuilles. Le calice est à cinq sépales concaves, obtus, velus et soyeux en dehors, les deux extérieurs de moitié plus courts que les autres. La corolle a cinq pétales ovales lancéolés, obtus, glabres, très-entiers et plus grands que les sépales; elle paraît jaunâtre sur le sec, peut-être est-elle naturellement blanche. Les étamines, au nombre de dix, sont hy- ] )ogy nés , plus longues que l’ovaire; leurs filets sont subulés.
d’amérique.
cliacun (l’tMix porte à sa base interne une écaille membraneuse, bifide, de moitié pins courte que lui et trois fois plus large. Les anthères sont ovales, arrondies, s’ouvrant du coté intérieur par deux fentes longitudinales. L’ovaire est sphérique velu. Le stvle filiforme incliné , long d’une ligne et terminé par un stigmate petit et capité. Le fruit est formé de 5 capsules réunies, mais qui se séparent à la maturité; il est couvert de longs poils cendrés. Les carpelles sont monospermes. La semence, fixée par le centre à l’angle intérieur du carpelle, est oblongue, un })eu réniforme, d’un roux noirâtre; l’albumen corné, la radicule droite, les cotylédons oblongs et foliacés.
Obs. Elle ressemble beaucoup au Tj. dwaricata. Cav., mais elle en diffère par ses feuilles très-manifestement pétiolées et non-sessiles, et dont les lobes ne sont point divariqués.
Je crois que c’est la même plante figurée dans les Icônes Mex. ined. deMoc. et Sess. citée par De Candolle Prod. i, p. 706, I\°. 18, sous 7jjgop]ijUum tridentatum ^ du moins cette figure imparfaite quant aux feuilles que j’ai vue chez cet auteur , s’y rapporte bien , et je pense que c’est par quelque erreur typographique que la diagnose qu’il en donne indique les pétales tridentés; car dans la figure citée ils sont représentés entiers comme dans ma plante, et les autres détails de la fructification de cette figure conviennent aussi à la mienne.
Ayant mis infuser des feuilles de ceLarrea dans de l’eau pure, je la trouvai le lendemain couverte d’une pellicule d’un jaune d’or brillant, et l’ayant enlevée avec un papier blanc celui-ci en est resté comme doré.
Explication des Figures, a. üne feuille de'pliée et vue par-dessous. — b. Le fruit. — a:. ÜQ carpelle sépare'. — tf. Le même carpelle ouvert pour montrer la position de la
NOUVELLES PLANTES
graïae. — e. Section longitudinale de la graine. — J'. La radicule et les cotylédons. — g. Une e'tamine avec son écaille vue extérieurement. — h. Une étamine vue du côté intérieur.
SCLERIA MACROCARPA. T. XLIX.
S. culmis acute triangularibiis lævibiis glabris, foliis latis elongatis glabris margine lævibiis versus apicem pagina siiperiori scabris , vaginis triangularibiis siiperne trialatis angiilis retrorsiim scabriclis, ligiila ablireviata rotnndata glabra, paniculis axillaribns et terniinalibiis simplieibiis inferioribiis peclnnculatis siiperioribiis sessilibns, bracteis elongatis angustissiinis, pediinculis eoinplanato triangularibiis lævibiis , spicis fœminis unifloribus masciilis numerosioribns intermixtis, aebenio inagno lapideo gioboso lævi giabro nitido albo basi styli mneronato, disco trilobo margine cinnainoineo reflexo incrassato giabro adnato.
Hab. Bahia. Blanchet exsic. N°. 690.
Cette plante est robuste et paraît s’élever à plusieurs pieds, la tige dans le liant au-dessous des premières panicules a une épaisseur de 2 à 3 lignes, elle est triangulaire à angles aigus lisses et point aeeroebants, glabre. Les feuilles (supérieures) sont longues d’environ un pied sur i3 à i4 lignes de largeur, glalires et lisses à leurs deux faces et sur leurs bords , excepté vers leur extrémité cpii est acuminée et scabre en dessus; elles sont marquées de cinq nervures principales dont la médiane et les deux extérieures sont saillantes en-dessous et les deux intermédiaires saillantes en-dessus; la gaine est striée, glabre, et à trois ailes membraneuses saillantes qui vont en diminuant de-
d’amérique.
puis rorifice et s’évanouissent près de l’artieulation ; ees ailes sont seabres sur les bords 5 la languette est eourte , arrondie, point eiliée. Les panieules sont terminales et axillaires dans les eiiuj ou six dernières feuilles, redressées; elles forment par leur ensemble une grappe un peu inclinée à la maturité des graines et longue au moins d’un pied et demi. Les panieules inférieures sont ])édouculécs , les supérieures sessiles ; les pédoncules comprimés ; les axes triangulaires, glabres, verts, un peu rudes mais point accrocbants. Les rameaux de cbaque panicule son simj)les, plus ou moins redressés, munis à leur base d’une bractée étroite, presque sétacée , seabre et plus longue que le rameau. Les épilets femelles sont sessiles , unillores , les écailles en sont larges, concaves, munies au sommet d’un court niucrone, glabres ou légèrement pulvérulentes, à peine ciliées à lems bords, grisâtres et piquetées de ronge sanguin. Les épilets mâles sont solitaires et sessiles à la base des fleurs femelles, ou réunis deux ou trois ensemble à l’extrémité des petits rameaux; ils sont ovales, multiflores , les écailles extérieures élargies, mucronées, ciliées, pubescentes et stériles , les intérieures étroites, pellucides, rayées de rougeâtre, et renferment cbacune 2 ou 3 étamines dont les filets sont de la longueur de l’écaille. La graine est globuleuse ou ovi forme , dure, blanche, lisse et luisante, mucronée par la base du style, elle a trois lignes de long sur un peu plus de deux de large, et est très-adbérente au disque; celui-ci est brun rougeâtre foncé , à trois lobes ondulés et réfléchis de couleur cannelle.
Cryptocarpüs cordifoliüs. T. L.
C. füliis petiolatis basi profunde cordatis apice obtusissimis
NOUVELLES PLANTES d’amÉrIQUE.
emarginatisve crassiiisculis subtus tomentoso pulvenilentis, paniculis axillaribus elongatis , perigonio (piinque-dentato fructifero pyriformi.
Ilah. in Peruvia prope llajaquil.
Je ne possède de cette espèce que le fragment de tige ou de rameau dont je donne la figure. Cette tige? est couverte d’un duvetcourt, serré, pulvérulent et cendré qui revêt également les panicules et les feuilles particulièrement à leur surface inférieure où il est plus abondant. Les feuilles sont alternes, plus grandes que les entre-nœuds, cordiformes, obtuses et un peu émarginées à leur sommet, profondément écbancrées à leur base, longues de plus d’un pouce sur une largeur à peu près égale, portées sur des pétioles de six lignes. Il est probable que leurs dimensions sont plus grandes dans le bas de la plante et moindres dans le haut. Les panicules sont axillaires, étroites , solitaires, trois ou quatre fois plus longues que les feuilles ; leur axe est simple, les rameaux rapprochés, courts, très-rameux, presque glomeruliformes , tomenteux ainsi que les fleurs. Celles-ci ont une ligne de long. Le périgone est pyriforme à quatre divisions obtuses ; les étamines au nombre de 4 et saillantes ; le fruit noirâtre, glabre, pyriforme et inclus dans le périgone persistant.
Cette plante fait partie d’un herbier que j^ai acquis de M. Pavon , elle y est indiquée sous le nom de Chenopodium Sp. nov. et comme provenant de Hayaquil au Pérou; mais comme plusieurs des éticjuettes de cet auteur portent des localités évidèmment fausses, il reste toujoui s quelque doute sur le vrai lieu natal de celle-ci.
1) AMEUIQUE.
Bauiiima {Pauletia) Açüruana, t. LL
B. inermis, ramulis racemis folilsque corclatis, obtusiusculls, 5-'^ ncrviis hrcvissime petiolatis utrinqiie velutino hirsntis.
Ilab. in sjh’is cœduis niontium, i ulgo dictis Serra Acuriia, pnnnncia Bahiensis. Blanchet. Exsic. N° aSaS.
lies anciens rameaux sont cylindriques, glabres et grisâtres ; les jeunes, ainsi que les grappes de fleurs, les pétioles et les deux faces des feuilles, sont couverts de poils roussâtres, courts, étalés et doux au toucher. Les feuilles sont obovées, entières à leurs bords, écbancrées en cœur à leur base, obtuses et souvent un peu émarginées au sommet, avec un petit mucrone, à cinq nervures, réticulées, les veines et les nervures enfoncées en-dessus et saillantes à la face inférieure qui est plus pâle que la supérieure ^ elles ont environ deux pouces de long sur i4ou i5 lignes de large, et sont portées sur des pétioles très-courts. Les grappes sont terminales, nues dans leur partie supérieure, longues de trois à cinq pouces, et composées de i5 à 20 fleurs ternées ou géminées 5 les pédoncules ont six lignes de long. M. Blanchet dit qu’elles sont blanches, mais dans mes échantil Ions elles sont toutes détruites par les larves. Les boutons avant leur épanouissement sont longs de 18 lignes, pentagones, renflés aux deux extrémités, veloutés. Les étamines, au nombre de 10, dont 5 alternativement plus courtes, monadelphes à leur base et adhérentes au calice. L^ovaire est longuement stipité, le style allongé, terminé par un stigmate infondibuliforme, tronqué obliquement. Les légumes (jeunes encore dans mes exem-
plaires) sont linéaires, comprimés, droitsoucourbés, tomenteux, et ont dans cet état deux pouces de long, non compris leur pédicule, qui a plus d^un pouce, et le style dont il ne reste que des fragments’, leur largeur est à peine de deux lignes.
Voisine du Pauletia holophjlla. Bong. , elle en diffère par ses feuilles velues des deux côtés, non glabres en-dessus, à cinq nervures, très-rarement à sept, mais non à neuf ou onze, par ses pétioles longs d\me ligne et non de neuf.
Bauhlma {Pauletia) odoratissima, t. LU.
B. aculeata, glabra, foliis integris ol)longo, lanceolatis trinerviis, basi truncatis vel leviter cordatis, apice acuminatis et setoso mucronatis, racemis sub terminalibus bifloris, petalis oblongis longe stipitatis.
Hab in Brasilia, prope Nage, provincia Bahiensis. Blanchet. Exsic. N°^ 2010 et 2887.
Les vieux rameaux sont recouverts d’une écorce grise, et armés d’aiguillons crochus et recourbés, qui naissent à la base des feuilles, et persistent après la chute de celles-ci; les jeunes rameaux sont rougeâtres. Les entre-nœuds sont de la longueur des pétioles, qui ont de neuf lignes à un pouce de long, et supportent des feuilles lancéolées, entières, membraneuses, lisses et luisantes en-dessus, mates en-dessous, longues de trois à quatre pouces sur un et demi de large, tronquées ou un peu cordiformes à leur base, très-pointues au sommet qui se termine par un petit mucrone sétacé ; elles portent trois grandes nervures, qui parcourent toute la longueur de la feuille, et deux autres
D^AMÉRIQUË. '9
])iiis petites naissant également dn pétiole , ({ui atteignent promptement les Ijords du limbe où elles s’évanouissent; ces nervures sont enfoncées en-dessus et saillantes et pubescentes en-dessous, elles émettent un grand nombre de veines latérales. Les pétioles sont pubescents et munis à leur base de deux sti- ])ules sétacées et caduques, demoitié plus courtes qu’eux, etd^m aiguillon solitaire, comprimé et recourbé qui naît de coté et un peu au-dessous, presque entre le pétiole et l’ime des stipules; celui de la feuille suivante vient vis-à-vis du précédent, en sorte que tous les aiguillons sont disposés sur la même moitié <lu rameau. Les fleurs naissent vers l’extrémité des rameaux, en grappes biflores opposées aux feuilles ou tout à fait terminales. Le pédoncule commun est très-court et se partage en deux pédoncules particuliers, longs d’un pouce, munis, vers le tiers de leur longueur, de deux petites bractées courtes et subulées. Les fleurs sont grandes, blanches, très- odorantes ; le calice est glabre et se fend latéralement; les pétales sont glabres, entiers, stipités, longs de deux pouces, dont le limbe ne forme que les deux tiers; les étamines, un peu plus courtes que la corolle, sont inclinées ainsi que le pistil autour duquel elles forment à leur jjase une gaine courte ; les filaments sont chargés de quelques poils blancs dans leur moitié inférieure. I/ovaire est stipité, tomenteux, terminé par un style plus long que lui; le stigmate est bilobé. Les légumes sont comprimés, longs de cinq à SIX pouces sur huit lignes de large, pointus, supportés par un pédoncule d’un pouce, glabres en dehors et tomenteux intérieurement ; ils renferment six ou sept graines noires, lisses et fort aplaties.
Bauhlma {Caulotretus) flexüosa, t. LUI.
B. scandens, foliis cordatis ultra medium bilobisj lobis parailelis, obtusis novem nerviis, ramis teretibus apice flexuosis velu tinis cirrliiferis.
Hah. in Serra Açurua, provincia Bahiensis^ ad radices montium. Blanchet. N° 2853.
Cette espèce est grimpante, très-rameuse et remarquable par ses derniers rameaux fortement fléchis en zig-zag. Les tiges et les anciens rameaux sont cylindriques, recouverts d’une écorce grise gercée, et chargés de nombreux petits points blancs (stomates) . Les rameaux florifères ainsi que les vrilles , les pédicules et les calices, sont couverts de poils ferrugineux, soyeux et couchés; ceux qui terminent les principales branches sont allongés et fléchis en zig-zag à chaque articulation de chacune desquelles naît une feuille et une grappe de fleurs , dont les inférieures sont rameuses et les supérieures simples et fortement réfléchies en arriéré; elles sont munies à la base des fleurs d’une vrille simple, qui manque quelquefois ; les entre-nœuds sont longs d’un pouce et demi à deux pouces. Dans les rameaux latéraux, touffus et moins allongés que les autres, on observe bien aussi une disposition à se fléchir , mais souvent ils sont simplement redressés; j’ai figuré ces deux états dans la planche. Les feuilles sont alternes, cordiformes à leur base, partagées jusqu’aux deux tiers de leur longueur en deux lobes ovales, arrondis aux deux bouts, chacun à quatre nervures saillantes endessous, dont une au bord extérieur plus petite et moins appa-
d’ AMÉRIQUE. 8l
rente; la nervure médiane qui réunit les deux lobes, se termine par un mucrone sétacé de près d’une ligne de long. Chacun des folioles a 1 2 à 1 4 lignes de long sur 8 de large ; comme ils ne sont pas divergents, la feuille entière n’a que i6 lignes de large; elle est léticulée par les veines plus apparentes en-dessus, glabres, excepté sur les nervures de la face inférieure, qui est plus pâle que la supérieure. Le pétiole est mince, presque filiforme, et d’un quart plus court que la feuille. Les fleurs viennent en grappes axillaires et terminales, simples vers l’extrémité des rameaux et en panicules rameuses dans leur partie inférieure; les divisions de ces petites panicules étant accompagnées à leur base de très-petites feuilles, et le plus souvent d’une vrille simple, roulée en hélice, qui naît au-dessous de la première fleur. Chaque grappe est composée de i5 à fleurs blanches de quatre lignes de diamètre, portées sur des pédicelles d’une à deux lignes de loi>g. Le calice est court, à trois lobes obtus, couverts de poils couchés et ferrugineux. Les pétales, au nombre de cinq, sont stipités à limbe ovale et obtus, glabres, une fois plus longs que le calice. Les étamines, au nombre de dix, sont un peu plus courtes que les pétales, glabres et tout à fait libres; les anthères oblongues. L’ovaire est sessile, ovale, comprimé, couvert de poils pourprés; le style raide, épais, d’une ligne de long, terminé par un stigmate élargi en chapeau. Je n’ai pas vu les fruits.
ExjAicalion des ficjurcs. calice; 2. ovaire entouré des étamines; 3. pétale.
Evolvulus PHVLLANTHOIDES, t. LH .
E. suffruticosus, ramulis al ternis distichis patentibus pilis adpressis strigoso-villosis, foliis ovalibus utrumque obtusis pilosiusculis, floribus pedicellatis in ultimis axillis foliorinn i-3 et ad apices ramulornm subfasciculatis, corollis luteis.
Hab. in sylvis paludibus Olhos d’agua dictis^ provincia Bahiensis. Blanchet. Eæsic. N° 3ii6.
Cette espèce, qui paraît s’élever à une hauteur de plusieurs pieds, a le port de certains Phyllanthus; les rameaux sont minces, étalés, alternes, distiques, couverts de poils courts et couchés, qui les rendent âpres au toucher; les entre-nœuds sont distants d’un à deux pouces. Les feuilles sont alternes, ovales, obtuses au sommet avec un très-petit mucrone, obtuses ou trèslégèrement rétrécies à leur base, portées sur des pétioles extrêmement courts, parsemées des deux côtés de poils courts et couchés, à peine visibles à l’œil nu, plus nombreux en-dessous qu’en-dessus ; elles ne naissent que sur les petits rameaux ; les plus grandes en occupent le milieu, et ont 12 à i3 lignes de long sur 6 à 7 de large; elles décroissent rapidement vers les deux extrémités; celles du bas, près de l’insertion du rameau, sont beaucoup plus petites et plus arrondies ; celles de l’autre bout sont aussi plus petites que les intermédiaires et proportionnellement plus étroites. La nervure médiane émet de cha- (jue côté trois ou quatre nervures latérales, obliques. Les fleurs viennent au nombre de une à trois dans les aisselles des feuilles supérieures ; les dernières de ces feuilles étant réduites aux pro-
d’ AMÉRIQUE.
portions île simiiles Ijractées, et les fleurs se trouvant plus ra])- |)rochées, elles forment ainsi de petits fascicules à l’extrémité (les rameaux; elles sont petites et supportées par des pédicules d’une ligne de long, velus. Les sépales sont lancéolés et pointus sans être acuminés, velus et ciliés à leurs bords, de moitié plus courts que la corolle. Celle-ci est d’un jaune doré, le tube est court et évasé, le limbe de trois lignes de diamètre à cinq divisions peu profondes, ouvertes en étoile, chargées en dehors de longs poils droits et un peu raides. Les étamines sont saillantes, mais j)lus courtes que la corolle, les filets capillaires, les anthè- • res longues, minces, profondément sagittées à leur base, jaunes. Les styles filiformes, profondément bifides, les stigmates en massue. L^ovaire turbiné, glabre.
Cette espèce a des rapports avec l’E. latifolius et l’E. daphnoïdes; mais, indépendamment de la couleur de ses fleurs, elle en est bien distincte par la forme de ses feuilles point cordiformes ni tronquées à leur base comme dans le premier, ni allongées comme dans le second, et par ses fleurs la plupart terminales. En outre, ks sépales sont lancéolés et simplement pointus, tandis qu’ils sont très-acuminés dans l’E. latifolius^ et tout à fait obtus dans l’E. daplmoïdes.
Explication des figures. 1 . calice et corolle vus par-dessous ; 2. corolle avec les étamines et les pistils.
Adenobasidm obtusifolium, t. LV.
A. foliis obovatis obtusis sub emarginatis obsolète crenatis glabris.
Hab. circa Bahiain. Blanchet. Exsic. N° i65g.
Voici une seconde espèce de ce nouveau genre de la famille des Homalinées, institué par Presel.
Les rameaux sont nombreux, rapprochés, recouverts d^une écorce brune et gercée. Les feuilles alternes, obovées ou ovales, très-obtuses et souvent écbancrées au sommet, plus ou moins cunéiformes à leur base, d’une consistance ferme et un peu coriace, portées sur de courts pétioles ; elles ont environ deux pouces de long sur un et demi de large ; la nervure médiane est trèssaillante en-dessous ; elle émet de chaque coté sept ou huit nervures latérales également fort saillantes qui aboutissent chacune à une légère échancrure sur le bord du limbe, qui est ainsi un ])eu crénelée. Les fleurs sont disposées en petites panicules axillaires beaucoup plus courtes que la feuille ; chaque fleur est j)ortée sur un pédicelle de 3 à 4 lignes de long, muni à sa base d’une petite bractée pointue. Le calice est à 4 lobes larges et pointus, pubescent et comme pulvérulent à l’extérieur, blanchâtre, tomenteux en dedans. La glande qui enveloppe la base de l’ovaire, et qui n’est qu’un développement du torus, est également tomenteuse et couverte de petites excavations, dans lesquelles sont logées les bases des filets des étamines ; celles-ci sont au nombre d’environ 5o , plus longues que l’ovaire, mais plus courtes que le style; les filets sont cylindriques, tomenteux ; les anthères, de moitié pins courtes que les filets, sont pubescentes, ovales, à deux loges qui s’ouvrent depuis leur sommet jusqu’au milieu de leur longueur. L’ovaire est formé de (|uatre carpelles soudés ensemble, tomenteux, qui se prolongent en quatre styles soudés aussi en un seul plus long que l’ovaire,
d’amériqüe. 85
cl (|iii s’cpaiiüuisscnt au sommet eu (juatre stigmates courts. Je u’ai pas vu les fruits.
(jette espèce diffère de TA. salicifoUum. Presl. , par ses feuilles larges et ol)tuses, et par ses anthères courtes et non allongées.
Explication des figures : 1. calire; 2. Heur ouverte montranl le torus, dont la |tlu{)arl des étamines oiu été enlevées; 3. une étamine.
Tocoyena hirsüta, t. LVr. Nob. in DC. Prod. 4i P-
F. foliis ellipticis cuspidatis utrinque villosis, ciliatis.
Ilab. in Brasilia meridionali prope Rio de Janeiro. Raddi.
Les rameaux sont cylindriques, couverts d’une écorce grisâtre, marqués de cicatrices en fer à cheval provenant de la chute des pétioles ; ils sont plus ou moins hérissés de poiL grisâtres et deviennent glabres en vieillissant. Les feuilles sont opposées, rapprochées les unes des autres aux extrémités des rameaux, ovales, un peu acuminées et pointues, longues de 607 pouces, larges de 3 à 3 1/2, supportées par des pétioles de 9 à 10 lignes, canalicnlés en-dessns; elles sont épaisses, souvent un peu bulleuses, ciliées à leurs bords et chargées sur les deux faces de poils redressés assez nombreux, mais plus abondants sur les nervures. Les stipules sont larges à leur base, acuminées, pointues, glabres, de moitié plus courtes que le pétiole et caduques. Les fleurs ramassées au nombre de sept à huit et presque scssiles au sommet des rameaux. Le calice est turbiné, glabre, tronqué à son bord, qui est un peu évasé et muni de cinq petites dents
droites et pointues; il n’a que trois lignes de long. Le tube de la corolle est mince, grêle, long de cinq pouces ; le limbe a cinq divisions ovales, épaisses et coriaces, pulvérulentes sur les l)ords, longues d’un pouce. Les anthères et les stigmates sont saillants au-dessus de la gorge de la corolle. Cette plante devient toute noire par la dessiccation.
Ottonia Blanchetii.
Serronia acü3iinata. Nob. t. LVIÏ.
O. ramis striatis petiolis foliisque utrinque glabris, bis subæquilateris ovalibus apice longe acuminato angustatis basi cuneatis leviter inæqualibus membranaceis minutissime pellucido punctatis, pedicellis glabris fructum ellipticum tetragonum apice conicum brevioribus.
Hab. circa Baliiam. Blanchet.
Les rameaux sont cylindriques, striés, glabres comme toutes les parties de la plante, mais comprimés aux deux ou trois derniers entre-nœuds, ce qui est peut être un effet de la dessiccation. Les articulations sont noueuses, et à chacune d’elles il naît une feuille et une grappe de fleurs qui lui est opposée. Les feuilles sont alternes, membraneuses, d’un vert gai, à peine plus pâles en-dessous, rétrécies en coin à leur base, dont les deux l)ords sont un peu inégaux et acumiuées à leur sommet qui se termine par une pointe longue et obtuse, entières et un peu ondulées en leurs bords ; la nervure saillante en-dessous émet de chaque coté 7 ou 8 veines latérales; leur surface n’est
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luisante ni en-dessus ni en-dessous, elle n’est pas non plus ponctuée, mais, vues à la loupe , les feuilles paraissent criblées de points transparents fort petits et très-nombreux ; elles ont de quatre à cinq pouces et demi de long sur dix-buit à vingt lignes de large. Le pétiole, qui a deux lignes de long, est canaliculé et légèrement membraneux à ses bords ^ il embrasse la tige par sa base. Les stipules sont enroulées, pointues, opposées aux feuilles, et n’ont qu’une ligne et demie de long. Les grappes naissent au-dessous de la stipule, et avant la fleuraison elles ne dépassent pas la longueur du pétiole, mais fructifères elles ont trois pouces de long, et comme sur tous les échantillons des diverses espèces de ce genre que j’ai vus, on n’observe point d’intermédiaire entre ces jeunes grappes, en forme de chatons, de deux ou trois lignes de long des noeuds supérieurs, et les grappes chargées de fruits et considérablement allongées des nœuds qui les précèdent immédiatement. Ces grappes sont pédiculées, horizontales, droites ou courbées; le pédicule, quia trois lignes de long, est glabre et anguleux, ainsi que le rachis. Les pédicelles sont glabres, un peu épais, horizontaux, plus courts que le fruit. Celui-ci est long d’une ligne, elliptique, conique au sommet, à quatre sillons longitudinaux qui lui donnent une forme tétragone, terminé par 4 stigmates épais et courts, et muni à sa base de 4 points saillants qui sont les restes des étamines. Il est glabre, brun en-dehors, et sa section transversale montre un albumen blanc en forme de croix. Les bractées sont en capuchon comme dans les autres espèces et trèscourtes ; mais dans mes échantillons, dont la fructification est
bien avancée, elles sont flétries et en trop mauvais état pour pouvoir les figurer et les décrire couvenablemeiit.
Erplicaliondes firjnrn. I. Coupe Iransversale iJu fruit grossi.
Obs. J’avais d’abord nommé cette plante Serronia aciiminata^ et la planche où elle était figurée sous ee nom était gravée et les épreuves tirées depuis longtemps, lorsqu’ayant reçu le dernier cahier du Linnea de 1889 , j’ai vu <|ue le Serronia de Guillemain et Gaudiebaud était le meme genre que VOttonia de Sprengel, et en outre qu’il y en a plusieurs parmi celles décrites dans le nouveau travail du célèbre Kuntb sur les Pipéracées, dont les feuilles sont aussi très-acuminées, et par conséquent j’ai du adopter le nom du genre le plus ancien et changer le nom spécifique qui n’était plus eonvenable. Du reste, il me semble que l’espèce que je viens de décrire ne peut se rapporter à aucune de celles de Kuntb.
En voiei une autre qui ne me paraît non plus rentrer dans aucune de celles décrites, et que je nomme
Ottonia pteropoda.
O. ramis compressis striatis glabris, ramulis scabriusculis, foliis subæquilateris oblougis apice longe acumiuatis basi rotundatis æqualibus vel inæqualibus membranaceis supra giabi is subtus iii nervo et venis pulverulenlis obscure et minutissime pellucido puuctatis, petiolis membranaceo alatis ; raôemis erecfis, pedicellis birtellis fructum ovatum tetragonum triplo longioribus.
Hab. circa Bahiam. Blancliet. Eæsic. N° 1946-
d’ajiéuiquk. S9
Les rameaux sont striés el très-déeidémeut comprimés, surtout dans la moitié inférieure des entre-nœuds, qui ont (jnatre à cinq })onccs de long ; les supérieurs sont heancoup plus courts et un peu scahres. Les feuilles ovales, oWougucs, prcs([ue écpiilatéralcs, arrondies à leur hase, (pii est tantiit égale, tanti'it inégale, lin des bords du limb(‘ descendant (piebpicfois un ju'u plus lias (pic l’autre sur le pétiole, longuement aciiminées «à leur sommet, membraneuses, d^in vert gai, plus pâles en-dessous, entières, les bords légèrement ondulés, glabres des deux ci'^ités, à l’exception de la nervure et des veines principales qui sont saillantes et pulvérulentes en-dessons; la nervure médiane émet de chaque coté cinq veines aripiécs, et les veinules sont lâchement réticulées; elles ont environ (piatre pouces de long sur quinze lignes de large et ne sont point luisantes ; vues <â la loupe, elles jiaraisscnt criblées de points transparents fort petits et extrêmement nondireux. Le pétiole est long de ipiatre à six lignes, pulvérulent, bordé d’une membrane deux ou trois fois plus large que lui, un peu scaricuse, très-dilatée à sa liase, qui embrasse complètement la tige et qui se prolonge plus ou moins vers le sommet ; tantôt elle n’atteint que la moitié de la longueur du pétiole, tantôt elle arrive jusqu’au limlic de la feuille, et se termine alors par deux oreillettes arrondies ou même se continue avec lui et simule une feuille décurrente. Je dois faii e observœr que vers le sommet des rameaux cette membrane est souvent plus étroite, et même dans ([uehpies feuilles le pétiole paraît nu, tandis qu’il est d’autant plus fortement ailé ({ue les feuilles sont plus inférieures. Les stipules sont enrmdées, sid>ulées, pulvéndentcs, longues de deux ou trois lignes opposées
aux feuilles embrassant par leur base dilatée les jeunes rameaux axillaires. Les grappes de fleurs sont opposées aux feuilles, naissent au-dessous de la stipule, et avant la floraison sont un peu plus courtes qu’elles, ne présentant alors, comme dans les autres espèces qu’un chaton serré, cylindrique, d’une demiligne d’épaisseur, et presque sessile. Quand elles sont en fructification, elles sont redressées ou rarement divergentes, pédiculées et longues d’environ trois pouces. Le pédicule est long de trois ou ipiatre lignes, un peu pulvérulent ainsi que le ra- * cliis. Les pédicelles sont filiformes, longs de deux lignes, hérissés de petits poils courts et horizontaux, et sont implantés à angle droit sur le rachis. Le fruit est ovoïde, un peu conique au sommet, à quatre sillons larges et profonds qui le rendent tétragone 5 il n’a guère que le tiers de la longueur du pédicelle, et porte à sa hase les rudiments des quatre étamines, et à son sommet quatre stigmates courts et réfléchis. Ces fruits sont verdâtres, légèrement pulvérulents; l’albumen très-blanc présente une croix quand on le coupe en travers. Les bractées sont petites, éparses sur le rachis, en capuchon, membraneuses sur les bords, un peu pulvérulentes sur le dos, brièvement pétiolées et quatre fois plus courtes que les pédicelles.
Dorstenia longifolia, t. LVIIl.
D. Caulescens, caulilnis petiolisque pilis reflexis pubescentivillosis, foliis oblongo lanceolatis utrinque obtusis sub crenulatis glabris, pedunculis glabris elongatis, receptaculo ovali.
Ilab. in pi'ovincid Bahiensis. Blanchet exsic . N. i960.
DAMÉKIOlIlî. (JI
Cette espèce est caiilescenle, peut-être uiêiue grimpante, et les écliantillons cpie je prends [)üiir des sommités de tiges pourraient être des rameaux. Ces tiges sont de la grosseur d’une plume d’oie, fail)les, herbacées; les eutre-nœuds longs de deux » pouces à deux [)ouces et demi, chargés, ainsi que les pétioles, de poils mous, grisâtres, serrés et réfléchis. Les feuilles sont alternes, pétiolécs, lancéolées, glabres en-dessus, parsemées de quelques poils rares et courts à leur face iiiférieure. Les siq)érieures sont beaucoup plus grandes (|ue les autres ; elles ont huit à neuf pouces de long sur deux de large, non compris le pétiole qui a dix-huit lignes ; elles diminueut de grandeur en descendant, et celles qui sont situés aux quatrième et cinquième nœuds au-dessous du, sommet n’ont tout au plus que la moitié de ces dimensions. Elles ont les unes et les autres une cote saillante eu-dessous qui émet de chaque côté douze ou quinze nervures latérales et des veines réticulées ; leurs bords sont légèrement repliés eu-dessous, un peu ondulés et comme crénelés ; le limbe se termine au sommet par une pointe obtuse, et sa hase également rétrécie est imperceptiblement cordiforme. A la hase de chaque pétiole naissent deux bractées opposées, lancéolées, pointues, longues de trois à six ligues, ciliées à leurs bords, plus ou moins velues sur le dos et appliquées contre la tige. Les pédoncules sont axillaires, solitaires, longs de sept à huit pouces, un peu plus courts cependant que la feuille, glabres et droits; ils soutiennent un disque ovale couvert de fleurs mâles entremêlées de fleurs femelles ; il succède à ces dernières des graines gloljuleuses, un peu triangulaires et pointues au sommet, blanches et tuberculeuses, nichées dans l’épaisseur
fin réceptacle. Celui-ci a dix-huit lignes dans son plus grand axe sur douze de large et n’est pas attaché par le centre an pédoncule, mais celui-ci s’insère au quart à peu près de son diamètre.
Elle se distingue du D. elota^ Hook. ic. t. CCXX^ près de laquelle elle doit être placée, par ses réceptacles ovales et non quadrangulaires, dont le pédoncule s’insère près du hord et non au centre*, par ses feuilles plus longues, plus étroites, et dont les pétioles sont beaucoup plus longs que les stij)ules ; ce dernier caractère la distingue également du D. liispidaAw même auteur, qui en outre paraît avoir des pédoncules bien plus courts.
Du reste, quoique llooker dise que son D. elata est glabre, j’observe, sur l’échantillon que j’eu possède, et qui provient comme les siens de M. Gardner, 11° 62 1 , que la partie supérieure des tiges est couverte de poils grisâtres, appliqués et dirigés en arrière comme dans mon D. longifolia.
Explication des fgurcs. 1. réceplacie chargé de graines; 2. une graine délachée el grossie.
Dorstenia excentrica, t. LIX.
D. acaulis, foliis oblongis obovatisque obtusis basi cordatis subdenticulatis, receptaculis orbiculatis, pedunculo excentrico.
Ilab in Mexico circa Tampico de Tamaulipas. Bei landier. Exsic. N° 3o.
Le collet de la racine est renflé en tubercule ovale, de la grosseur d’une noisette, émettant en-dessous de grosses fibres
d’ AMÉRIQUE. 93
épaisses, jaunâtres, descendantes et latéralement d’antres fibres pins minces et rameuses; son sommet est garni d’écailles stipulaires membraneuses, triangnlaires d’nne ligne de long, d’entre lesquelles s’élèvent les pétioles et les pédoncnles. Les pétioles ont lin à deux ponces de long et sont pubescents; le limbe de la feuille est généralement ovale on oblong, souvent obové, obtus an sommet, écbancré en cœur à sa base, à bords entiers ou légèrement denticnlés, les nervures fortes et saillantes en-dessons, nn peu piibescentes, le reste de la feuille glabre, d’nne consistance ferme, rude au toucher, nn peu scabre des deux cotés, d’nne couleur pins pâle en-dessous ; il a deux 011 trois ponces de long sur nn à un et demi de large. Les pédoncnles naissent entre les feuilles ; ils sont à peu près de la longueur des pétioles et pnbescents comme eux ; ils ne s’insèrent point au centre du réceptacle , mais près de l’un des bords ; ces réceptacles sont orbiciilaires, denticnlés à leur contour, pubescents en-dessons, et portent nn mélange de fleurs mâles et de fleurs femelles; les anthères sont fort petites et les filets si courts qu’elles paraissent scssiles; les graines nichées dans la pulpe sont d’un beau blanc et tubereiileiises , elles ont un peu plus d’une demi-ligne de diamètre.
Cette espèce paraît très- voisine du D. brasilîensis. Lam. et du D. tuhicina. R. Pav. Mais elle diffère de la première par ses feuilles moins arrondies et par ses étamines fort courtes, tandis que Lamark attribue à la sienne des filets d’une ligne de longueur, et de la seconde par ses feuilles presque entières, non munies de doubles dentelures, et par ses pédoncules plus longs, moins épars et redressés, au lieu d’être reeourbés, comme
les représentent les auteurs du Flora peruviana ; de toutes deux par le réceptacle placé excentriquement sur le pédoncule, caractère dont Lamark ne parle point, et que l’on ne retrouve pas dans la figure du D. tuhicina.
Elle difïere encore de la plante que j’ai reçue du Brésil, qui lui ressemble beaucoup, et que je rapporte au D. brasiliensis par la surface supérieure des feuilles qui , vues à la loupe, paraissent finement chagrinées et sans aucun poil, tandis que celle de Bahia n’est point chagrinée et porte des poils assez longs sur cette même face supérieure.
Lüziola brasiliana, t. LX.
L. paniculis fœmineis subradicalibus ramis divaricatis inferioribus deflexis, cariopside striata.
Hab. in locis inundatis ad ripas Jlumine S. Francisco, prope Utinga. Blanchet. Exsic. N° 2^49*
Les racines, qui paraissent traçantes, émettent de petites touffes de tiges et de feuilles hautes d’environ un pied. Les feuilles sont linéaires, étroites, très-pointues, d’un vert tendre ; les radicales sont le plus souvent plus longues que les tiges, et dépassent les panicules mâles de plusieurs pouces; leur gaine est longue de quatre pouces, membraneuse à ses bords, striée, point renflée, la ligule blanche, diaphane, lancéolée, se terminant en pointe sétacée; elle a trois ou quatre lignes de long. Les tiges qui portent le panicule mâle sont munies de deux ou trois feuilles dont les gaines égalent les entre-nœuds ; celle de
D^AMÉIUQDE. f)5
la supérieure est longue de cjuatre à six pouces j le limbe est tantôt plus court, tantôt plus long que la gaine, et dépasse la panicule ou reste plus court qu’elle. La paiiiculc mâle est terminale, longue de deux à trois pouces , à rameaux capillaires redressés, pauciflores, quelques-uns imiflores et naissent trois ou quatre ensemble à chaque nœud; les pédicelles sont plus longs que les fleurs. Celles-ci n’ont point de glumc et sont composées de deux baies ovales, entières, un peu pointues, transparentes, d’un blanc d'abord rosé, et qui après la fleuraison prend une couleur jaune citron; elles renfermeiit des étamines à anthères linéaires d’un beau jaune doré, dont le nombre varie de huit à dix-huit. Le contraste de cette couleur d’or avec le rose tendre des baies donne à ces panicules un aspect d’autant plus agréable qu’il est bien rare dans la famille des graminées. Les anthères sont réunies en faisceau, d’abord presque sessiles et un peu plus courtes que les bâles; ce n’est qu’au moment de démission du pollen que leur fllet se développe, s’allonge, et les anthères alors pendent en-dehors des bâles et tomljent; ces filets sont d’une finesse extrême et plus courts que l’anthère, qui, dans cet état, est bifurquée à sa base. L’on n’aperçoit dans ces fleurs mâles aucun rudiment de pistil. Les fleurs femelles viennent en panicules radicales, solitaires, enveloppées, jusqu’à la naissance des premiers rameaux, dans la gaine des feuilles. Ces panicules ont environ trois pouces de long depuis le premier rameau à la pointe; ces rameaux sont alternes, distants, solitaires à chaque nœud, ramifiés deux ou trois fois, les inférieurs réfléchis. Les fleurs femelles sont beaucoup plus petites que les mâles; elles n’ont que 3/4 de ligne de long; elles sont ovales,
arrondies, pédicellées, également sans gl urnes et formées de deux baies égales, concaves, obtuses, striées, qui enveloppent le caryopse. Celui-ci est globuleux et tout cbargé de stries nombreuses, longitudinales ; il rappellerait tout à fait les graines de Chara, si ces stries étaient spirales.
Cette espèce diffère évidemment du L. perimana par ses fruits striés et non lisses \ en outre, elle n’a point les nœuds et les gaines renflés et radicifères, comme les indique Meyer Esseq. t. IL
Explication des figures, i. fleur mâle avant l’émission du pollen; 2. la même dont quelques étamines subsistent apres l’émission du pollen avec leurs fdets allongés; 5. caryopse.
Centrosema heptaphylla, t. LXI.
C. caille bumili ascendente snbflexnoso villoso pubescente, petiolis velutinis beptapbyllis, foliolis ovato-oblongis utrinque obtusis lateribus subparallelis apice mucronatis reticulatis, pedunculis axillaribus 1-2 floris folio brevioribus, leguminibus linearibus puberulis.
liai), in sabulosis ad ripas Jlumine S. Francisco, joro^è ütinga. Blanchet. Exsic. N° 2'jo5.
Les tiges ne s’élèvent guère qu’à six ou sept pouces; elles sont ascendantes, souvent flexueuses à chaque nœud, striées et plus ou moins chargées, ainsi que les pétioles et les pédoncules, de ])oils blancs, mous et étalés. Les pétioles sont plus longs cpie les entre-nœuds, nus dans le tiers ou la moitié de leur partie inférieure, et portent trois paires de folioles opposées,
d’améuique.
rapprochées avec une impaire. Ces folioles sont longues de neul lignes et larges de quatre, un peu incquilatérales , arrondies et presque tronquées aux deux extrémités, quehjuefois meme émarginées au sommet qui est muni d’un petit mucrone; les côtés sont droits et presque parallèles ; elles varient un peu dans leur forme, étant quelquefois un peu plus étroites à leur l)ase; mais le plus ordinairement elles représentent un parallélogramme dont les angles seraient arrondis ; elles sont d’une consistance ferme, réticulées, presque glabres en-dessus, d’un vert clair, plus pâles et velues en-dessous, les stipelles subulées. Les stipules ovales aiguës, pileuses en dehors, glabres en dedans, appliquées, marquées d’une douzaine de nervures, et longues de trois lignes. Les pédoncules sont axillaires, à peu près de la longueur de la partie nue du pétiole, simples et ne portant qu’une fleur, ou bifides dès leur base, et en portant deux. Celles-ci sont de la grandeur de celles du pisum sativum. Le calice est campanulé à cinq dents, dont l’inférieure est trois ou quatre fois plus longue que les autres, un peu pileuses 5 il est enveloppé par deux bractées opposées, ovales, pointues, semblables aux stipules , mais deux fois plus grandes et striées par des nervures du double plus nombreuses. L’étendart est grand, arrondi, échancré au sommet, chargé de poils courts, épars, plus serrés et plus nombreux sur la ligne médiane ; il porte , près de sa base , un éperon court , conique, obtus ; les ailes plus longues que la carène qui est saillante, arrondie, et suivant la forme des étamines , dont les neuf réunies en faisceau linéaire sont fortement courbées en demi-cercle. Le filet de la dixième
est filiforme, séparé jusqu’à sa base, et écarté des autres. Le style est de la longueur des étamines et velu. Les légumes linéaires droits , pointus , pubescents et terminés par le style persistant long de cinq à six lignes. Le légume lui-même a dixbuit lignes de long sur deux de large; la nervure qui accompagne chacune des sutures est bien marquée.
Explication des figures, a. Etendart vu de profil, de grandeur naturelle; b. Etamines et pistil , id.
COMMILOBIÜM ABRDPTÜM, t. LXII.
C. pubescens, foliis abrupte pinnatis foliolis io-i4 ovalibus apice emarginatis , paniculis foliosis terminalibus , ovario stipitato glabro.
Hab. in serra Açurua, provincia Bahiensis. Blanchet. Exsic. N° 2805.
Les feuilles sans impaire de cette élégante espèce la distinguent facilement des deux autres décrites par Bentham. C’est un arbre de moyenne taille , dont les anciens rameaux sont un peu anguleux et paraissent devoir être dénués de feuilles. Ceux de l’année sont grisâtres, parsemés de poils courts , ouverts , blanchâtres; ils ont environ un pied de long, sont chargés de feuilles pubescentes beaucoup plus longues que les entre-nœuds, très-rapprochées vers leur base , et terminées par une belle panicule de fleurs roses. Les feuilles supérieures et les inférieures sont plus courtes que les intermédiaires. Le pétiole commun
D AMKKIQUE.
<les plus grandes a trois pouces de long; il est cylindrique, j)oint canaliculé, sans stipules à sa base, et porte lo à 1 4 folioles pédicellécs, sans stipelles, ovales, quelquefois un peu ovées ou obovées , arrondies à leur base , obtuses et ccliancrées en cœur à leur soinniet, point mucronées, la nervure et les veines saillantes des deux cotés; celles-ci, au nombre de sept à huit de chaque côté de la nervure médiane, parallèles entre elles, anastomosées à leur extrémité, les veinules réticulées; ces folioles ont huit lignes de long sur six de large; les plus rapprochées de la base du pétiole sont plus petites et proportionnellement plus larges ; toutes sont criblées de glandes transparentes très-visibles à Fœil nu. La panicule est terminale, étalée, les rameaux inférieurs naissent de Faisselle d’une feuille, et sont eux-mêmes rameux , les supérieurs sont simples et nus à leur base. Chaque pédoncule commun porte huit à douze fleurs éparses, rarement subopposées ou subgéminées, soutenues par des pédicelles longs à peu près d’une ligne. Le calice est long de cinq lignes, le tube extrêmement court, les deux lobes supérieurs très-grands pétaliformes d^un rose un peu vineux, ovales, obtus, pubescents et appliqués sur la corolle qu’ils recouvrent complètement; ils sont eux-mêmes enveloppés dans leur jeunesse par deux bractées ovales, velues, mucronées, très-caduques, car elles tombent avant que le bouton ait atteint la moitié de sa grosseur. La lèvre inférieure du calice est très-courte, très-petite, divisée en trois lobes couverts de poils blancs, terminés par une petite pointe noire, calleuse et glanduliforme ; cette lèvre inférieure ne paraît à la vue sim-
})le que comme trois points blancs à la base des grandes ailes. La corolle est glabre, d\m rose violet, l’étendart plié en deux sur les ailes qui sont à peu près de même longueur que lui , obtuses, jaunes vers leur base qui est ridée transversalement, la carène parfaitement semblable aux ailes. Les étamines glabres au nombre de dix, monadelplies , la gaine fendue supérieurement, les filets libres dans leur moitié supérieure, subulés , les étamines arrondies , l’ovaire glabre un peu stipité, renfermant un seul ovule, le style filiforme.
Je ne connais pas les légumes.
Explication des figures, a. Les grandes ailes du calice ouvertes pour voir la corolle ; b. Pétales séparés; c. faisceau des étamines ouvert; d, ovaire.
Helicteres inyolucrata, t. LXIII.
H. decandra, ramis petiolis foliisque subtus pilis brevissimis stellatis cinereis pulverulento-tomentosis, foliis subrotundo ovalibus basi inæqualiter cordatis apice breviter acutis sub duplicato serratis supra pilis stellatis sparsis punctatis, pedunculis bifloris, calycibus cylindricis pulverulentis quinque dentatis basi stipulis latis integris eis multo brevioribus involucratis , petalis calyce longioribus dilatatis, gonophoro sulcato pilosiusculo calyce duplo longiore , capsulis tomentosis spiraliter contortis.
Hab. circa villa di Barra. Blanchet. Exsic. N° aôSa.
lot
d’amÉrique.
Les rameaux sont cylindriques, couverts de petits poils grisâtres un peu floconneux dans le haut. Les feuilles alternes, disti([ues, ovales arrondies, plus ou moins inéqiiilatérales , l’un des cotés étant presque toujours de deux à quatre lignes plus large que l’autre ; écliancrées en cœur à leur base , le sommet tantôt un peu acuminé, tantôt simplement pointu, quelquefois même tout à fait arrondi et obtus; leur contour est fortement denté, les dents inégales et arrondies, la surface supérieure est verte et comme ponctuée par de très-petits poils étoilés ; ces mêmes poils, plus nombreux et plus rapprochés sur la surface inférieure, la rendent pubescente et grisâtre ; ils sont également abondants sur les pétioles qui ont environ un pouce de long, et donnent naissance à cinq ou sept nervures principales, saillantes en-dessous, et un peu enfoncées en-dessus, la surface inférieure est en outre réticulée par de petites veinules qui paraissent transparentes vues à la loupe. Ces feuilles varient beaucoup dans leur grandeur; dans mes échantillons, les plus grandes ont 3 pouces 3/4 de long sur 3 de large; celles des extrémités supérieures des rameaux sont de moitié plus petites. Les stipules sont subulées , plus courtes que les pétioles et caduques. Les fleurs viennent sur de petits rameaux axillaires, feuillés, de la longueur des feuilles ou même plus courts. Les pédoncules sont opposés aux feuilles , solitaires , plus longs que le pétiole de la petite feuille qui leur est opposée ; ils portent à leur sommet deux fleurs dont les pédicelles ont à peine une ligne de long , munis chacun à leur base de deux larges bractées qui leur forment un involucre ; ces bractées ont cinq lignes
(le long sur quatre de large; elles sont entières ou un peu ondulées sur les bords, le plus souvent obtuses au sommet, ovales ou rhomboïdales et pubescentes à leurs deux faces, à nervures longitudinales peu visil^les. Les calices sont cylindriques, du double plus longs que les bractées. D’après le sec ils paraissent devoir être rouges ou rougeâtres ; leur bord est divisé en cinq dents triangulaires, longues d^une ligne, leur surface extérieure pulvérulente , l’intérieure glabre. Les pétales sont rouges incarnat; leur onglet filiforme et de la longueur du calice, porte à une ligne au-dessus de leur base deux appendices auriculaires opposés ouverts à angle droit, le limbe saillant de trois ou quatre lignes hors du calice est ovale, entier, légèrement cilié sur les bords. Le gonopbore est droit , roide, long de dix-huit lignes, rouge, marqué de quatre sillons qui lui donnent une forme carrée, hérissé de très-petits poils glanduleux rares et ouverts, à peine visibles sans le secours de la loupe ; il porte à son sommet un ovaire tomenteux muni de cinq styles capillaires plus longs que lui, souvent un peu tordus. Les étamines, au nombre de dix, ont leurs filets plus longs que l’ovaire, et plus courts que les styles, terminés par des anthères peltées; en outre de ces dix étamines fertiles qui forment le rang extérieur, il y a un rang intérieur de cinq filets stériles linéaires lancéolés plus courts que les autres. Le fruit est com- ])osé de cinq capsules pointues , pubescentes , grisâtres , contournées en spirale, ne formant qu’un tour et demi de spire.
Explication des figures, a. Pétale de grandeur naturelle; b. gonopliore /r/e/n ,• c. extrémité du gonopbore grossi avec une partie seulement des étamines fertiles et des filets stériles plus dilatés que les autres; d, ffuit de grandeur naturelle.
Dorstenia setosa, t. LXIV.
D. caille erecto folioso siiperne foliisquc pilis rigiclis patiilis setoso, füliis longe petiolatis oblongo lanceolatis aciimiiiatis basi cordatis, stipiilis setaceis, pedunculis axillaribiis petioso brevioribus, receptaculo peltato orbiculari margine dentato.
Habitat in provincid Babieiisis. Blanchet.
La racine est perpendiculaire , noueuse , garnie de paquets de fibres rougeâtres et rameuses. Les tiges, de la grosseur d’une plume d’oie, sont hautes de sept à huit pouces, lierljacées, droites, chargées surtout dans leur partie supérieure de poils ouverts , roides , pointus , transparents , tout à fait analogues à ceux des orties; elles sont feuillées dans les deux tiers de leur longueur, et nues à leur hase. Les feuilles alternes, jiétiolées, lancéolées , acuminées et pointues au sommet, rétrécies et échancrées en cœur à leur base, un peu ondulées sur les bords; les pétioles ont environ deux pouces de long, et sont hérissés des mêmes poils que la tige; le limbe a 4 â 6 pouces de long sur i 1/2 de large, parsemé à ses deux faces de poils écartés moins abondants que sur les pétioles, d’un vert gai en-dessus, un peu plus pâles en-dessous. Les stipules sétacées longues de deux â trois lignes , hispides et persistantes. Le pédoncule est axillaire, un peu plus court que le pétiole , hispide, et supporte un réceptacle orbiculaire , plane , de sept lignes de diamètre, chargé de fleurs serrées et nombreuses qui ne le couvrent pas en entier, mais laissent tout autour un rebord nu , large d’une demi-
ligne; le contour est muni extérieurement de dents écartées, courtes , coniques , terminées chacune par un petit faisceau de ])oiIs. Ces réceptacles sont attachés par leur centre au pédoncule. Les fleurs mâles m’ont paru occuper plus particulièrement la partie la plus extérieure du disque, et les femelles tout le centre. Les anthères sont fort petites, ovales, rougeâtres, ])resque sessiles. Les graines ont une demi-ligne de diamètre; elles sont arrondies , blanches et tuberculeuses.
Cette espèce est sans doute très- voisine du D. hispida Hook. , mais en paraît bien distincte par ses feuilles longuement pétiolées et cordiformes à leur hase, tandis que dans la plante de llooker cette hase est cunéiforme, et les pétioles très-courts.
Dans les échantillons que j’ai sous les yeux j’observe qu’ils ne portent chacun qu’un seul pédoncule floral, et qui naît un peu au-dessous du sommet de la tige de la troisième à la cinquième feuille en descendant; mais ces échantillons sont trop peu nombreux pour que je puisse indiquer ce caractère comme constant.
Chaque tige porte de dix à quinze feuilles.
Hiræa Blanchetiana , t. LXV.
H. foliis ovali oblongis acuminatis glabriusculis nervo medio subtus petiolisque apice biligulatis adpresse pubescentibus, umbellis axillaribus solitariis vel geminatis dichotomis suh qua-
ü’amÉrique. 105
iîrifloris, calycibus giandulosis, samaræ alis puberiilis lateralibus dorsali majoribus.
llab. in Giiianâ gallicâ.
Les rameaux sont cylindriques, finement striés et pubescents. Les feuilles ovales oblongues un peu acuminées, terminées par un petit mucrone pointu, très-glabres en-dessus, la cote saillante en-dessous, pubescente , et l’on observe en outre quelques poils rares et épars vers la base de la feuille ; les nervures latérales sont obliques parallèles , au nombre de huit à dix de chaque côté; ces feuilles ont environ quatre pouces de long sur dix-huit lignes de large; celles des rameaux secondaires sont beaucoup plus petites. Le pétiole qui a trois lignes de long est pubescent, canaliculé en-dessus, et porte à son sommet deux glandes subulées longues d’une ligne et demie. Les fleurs viennent en ombelles axillaires solitaires, ou quelquefois géminées, beaucoup plus courtes que les feuilles, simples ou dichotomes. Quand elles sont simples, un pédoncule d’une ou deux lignes de long , muni à son sommet de petites stipules triangulaires et pointues, porte trois ou quatre fleurs dont les pédicelles ont un demi-pouce de long. Lorsqu’elles sont dichotomes, le pédicule se divise en deux autres de la même longueur, soutenant chacun une ou plus ordinairement deux fleurs ; en sorte que dans les deux cas l’ombelle est le plus souvent quadriflore ; ces pédicules, ainsi que les bractées qui forment une trèspetite collerette à leurs divisions, sont pubescentes. Les sépales
sont ovales , obtus , piibescents , et portent ehaciin deux grosses glandes ovales, blanchâtres, glabres, très-saillantes. Dans l’échantillon que je décris les fleurs sont passées , et les fruits ne sont pas encore mûrs ; chaque carpelle porte une aile dorsale oblongue, aiguë, pubescente, d’un blanc jaunâtre; les ailes latérales sont plus grandes, larges, arrondies, aussi pubescentes, mais grises; il est probable qu’elles deviennent glabres dans leur entier développement.
Cette espèce a les plus grands rapports avec VH. fagifolia; les feuilles ont la même forme, la même consistance, la même nervation, les fleius disposées de la même manière, et le senl caractère qui l’en distingue nettement, c’est les glandes du calice qui manquent dans VH.fagifolia.
Obs. G^est par suite d’une transposition d’étiquettes que cette plante de la Guyane paraît sous le nom de II. Blanchetiana , qui devait être appliqué à l’espèce du Brésil que M. Ad. de Jussieu a nommé H. Moricandiana ; mais le synopsis des Malpighiacées de cet auteur ayant paru avant ce caliier, j’ai dû admettre ce changement pour ne pas introduire de la confusion dans la nomenclature.
J’ajouterai ici une autre espèce qui paraît bien distincte, mais dont je ne possède pas d’échantillon assez complet pour pouvoir la figurer et la décrire d’une manière satisfaisante.
d'amkrique.
H. BAHIENSIS.
H. Ibliis oblongo lanceolatis aciitis jimioribns villosis adultis glal)errimis , petiolis siib apice bilignlatis, iimbellis axillaribus solitariis cpiadrifloris , calycibus pid)esceiitibus glanduliferis , petalis fimbriato-denticulatis.
Hab. ad Nazareth das Farinbas, propè Babiam. lilanchet. Eæsic. N°3\i.
Cette espèee est très-voisine de la précédente , et encore pins de VH. Salzmanniana. A. Juss. ; elle a, comme cette dernière, des rameaux glabres, striés par des cotes saillantes, les feuilles sont allongées, rétrécies à leurs deux bouts, très-pointues au sommet; elles ont quatre pouces de long sur quatorze à quinze lignes de large; elles sont couvertes, dans leur jeunesse, de poils longs, mous et blanchâtres; mais dans leur entier développement elles deviennent entièrement glabres; le pétiole qui est canaliculé en-dessus, et long de quatre lignes, porte, aux deux tiers de sa longueur, deux glandes longues, subulées, plus distantes du limbe que dans VII. Blaiichetiana . Les ombelles sont solitaires dans les aisselles des feuilles; le pédoncule long de trois lignes et pubescent, porte à son sommet une collerette de petites lu actées courtes et aiguës, et quatre fleurs dont les pédicelles également pubescents ont six lignes de long. Le calice est obtus, et chaque sépale est muni de deux
glandes saillantes ovales. Les pétales sont onguiculées à limbe arrondi denté et comme frangé à son contour, glabres, trois fois plus grands que le calice.
Heteropterys cordifolia, t. LXVI.
H. foliis magnis cordato-ovatis acutis suprà glabris subtus ferrugineo pubescentibus , paniculis axillaribus ferrugineo-tomentosis, calyce eglanduloso, samaræ ala longa ascendente. Hab. in provincid Bahiensis. Blancliet. Eæsic. N° i6o4-
Les rameaux sont hexagones, tordus, ce qui indique que cette plante est sarmenteuse ou grimpante, ferrugineux. Les feuilles sont opposées dans le bas , et subopposées dans le haut ; elles sont grandes, larges, ovales, pointues et obliquement mucronées à leur sommet, cordiformes à leur base, les oreilles arrondies se prolongent au-delà du pétiole qui est très-court et épais ^ elles ont sept pouces et plus de long sur quatre à cinq pouces de large ; leur surface est un peu bullée , la supérieure est glabre, d’un vert foncé à cotes et nervures enfoncées; celles-ci sont au nombre de six à sept de chaque côté ; l’inférieure est chargée de poils étoilés ferrugineux, plus abondants sur les nervures qui sont très-saillantes, et tout à fait tomenteuses, les veines réticulées , le bord du limbe replié en-dessous. Les panicules sont axillaires , plus courtes que les feuilles , tonienteu-
SCS, ferrugineuses coninie la tige et les nervures de la face inférieure des feuilles^ elles se rainilient en pédoncules courts opposés on subopposés, pauciflores, munis à leur base et à celle des ])édicelles de petites bractées cucullées, enveloppées par le^' j)oils ferrugineux mêlés de glandes noires glabres arrondies. Je n’ai pas vu les fleurs , et d’après l’échantillon en fruits que je })ossède, il paraîtrait que deux des carpelles avortent habituellement; car je n’en trouve qu’un seul dans chaque calice; celui-ci est tomenteux , semiquinquéfide à lobes obtus et sans glandes. Les samares sont pubescents sur les cotés striés , et se prolongent en une aile droite ; ils ont trois lignes de long , et l’aile en a dix-huit.
Malpighia peruviana, t. LXVII.
M. foliis ovali-lanceolatis basi acutis apice obtuse acuminatis glaberrimis, iimbellis sub sexfloris glabris, calyce lo-glanduloso.
Malpighia lucida. Pav. in litt. non Swartz.
Ilab. in Peruviâ.
L’écorce des rameaux est d’un gris rougeâtre, irrégulièrement striée ; les bourgeons couverts de poils roides, dont quelques-uns se retrouvent épars sur les très-jeunes feuilles. Cellesci, une fois développées , n’en conservent aucune trace; elles
sont ovales-lancéolées , aiguës à leur base, très-entières, un ])en ondulées sur les bords , plus on moins aeuminées an sommet qui est obtus ; elles sont d’un vert gai , membraneuses et luisantes, les plus grandes ont quatre pouces de long sur seize à dix-sept lignes de large ; leur pétiole est extrêmement court , la cote saillante en-dessus comme en-dessous émet de chaque côté sept ou huit nervures latérales. Les ombelles sont axillaires, opposées, beaucoup plus courtes que les feuilles, ayant à peine un pouce de long; elles portent ordinairement six fleurs, ilont les pédicelles à peu près de la même longueur que le pédicule commun, sont quelquefois réunis au sommet de celui-ci, mais plus souvent étagés et opposés, munis, chacun à sa base, d’une petite bractée lancéolée, pointue et velue, et un peu au-dessus de leur base au quart de leur longueur, de deux autres bractées semblables aux précédentes, mais encore plus petites. Le calice est glabre à sépales ovales, obtus, chargés cbacim de deux grosses glandes ovales qui le recouvrent entièrement. Les pétales sont onguiculés , les onglets plus longs que le calice, le limbe arrondi , quatre d’entre eux sont entiers au sommet et dans la plus grande partie de leur contour, dentés seulement à leur base, qui est un peu cordiforme, le cinquième est lacéré dans tout son pourtour, et point échancré à sa base. Les étamines sont soudées entre elles à leur base , les filets un peu plus longs que le calice, les anthères grosses et jaunes ; l’ovaire glabre; les styles dépassent à peine les étamines. Je ne connais pas le fruit.
d’amérique.
J’ai reçu cette plante de M. Pavon, sous le nom de Malpi- ^hia liicidaj ce n’est [)oint le M. lucitla de Swartz , et ([uoiqne cette dernière ait passé dans le genre Bjrsonima , j’ai cm devoir elianger le nom de Pavon qui n’a point été publié [)onr éviter tonte confusion.
Explication des figures, a. Fleur grossie.
Malpighia tomentosa, t. LXVIII.
M. foliis ovatis suprà glabriuscnlis snbtus rainulisque tomentosis, iimbellis axillaribus pedunculatis solitariis quadrifloris, calycibus giandulosis.
Malpighia tonientosa. Pav. in litt.
Hab. in Peruviâ.
Les anciens rameaux sont eylindriqnes à écorce grise, glabre, un peu gereée; les jeunes sont opposés assez courts, mais plus longs que les entre-nœuds , chargés, ainsi que la panicule et la lace inférieure, des feuilles de poils courts tomenteux, d’un gris jaunâtre; ils ne portent ordinairement que deux ou trois paires de feuilles à l’aisselle de chacune desquelles naît une ombelle de fleurs. Les feuilles de la première paire naissent à la base du rameau, et sont ordinairement plus petites que les autres et plus arrondies ; elles n’ont souvent que sept ou huit lignes de long sur cinq de large, obtuses et même émarginées au sommet;
celles de la paire suivante sont de même forme, mais du double plus grandes, et les dernières tantôt plus grandes que les secondes, tantôt plus petites, sont toujours plus pointues. Ces feuilles sont presque entièrement glabres en-dessus, finement réticulées, point luisantes, tomenteuses en-dessous. Les pétioles ont une ligne et demie de long. Les ombelles sont solitaires dans l’aisselle de chaque feuille, plus courtes que celle-ci. Leur pédoncule commun a quatre lignes de long, et porte à son sommet quatre fleurs soutenues chacune par un pédicelle long de deux à trois lignes, muni un peu au-dessus de sa base de deux petites bractées opposées, pointues; des bractées semblables s’observent en outre au sommet du pédoncule, au-dessous des pédicelles particuliers. Les sépales sont ovales, obtus, velus, munis de deux grosses glandes ovales , glabres , de couleur de cire. Les pétales sont stipités, étalés, les onglets minces et linéaires, plus longs que le calice, sortent des sinus de celui-ci et se réfléchissent en-dehors de la fleur; le limbe est arrondi, pres- (pie orbiculaire , légèrement cordiforme à l’insertion de l’onglet, denticulé sur les bords, sans nervures. L^ovaire est ovale, glabre, ainsi que les styles. Les étamines un peu plus longues que le calice, et un peu plus courtes que les styles, sont réunies en anneau à leur base et glabres. Les capsules que je n’ai pas vues en maturité sont en forme de poire renversée, glabres , et sur le sec paraissent noirâtres.
Explication des figures, a. Fleur grossie ; b. ovaire ; c. trois des e'tamines pour montrer leur mode de re'union à leur base.
ü AMKRIQÜE.
Berberis trifoliolata , t. LXLX.
B. spinis nullis, foliis trifoliatis, foliolis siniiato dentatis spinosis, pedunculis erectis raceiiiosis paucifloris.
liai), in Respublicâ mexicanâ, inter Laredo et Bejar. Legit Berlandier. Meuse martio florebat.
C’est un arbrisseau raineux, dont le bois est jaune, et l’écorce des rameaux grise cendrée et gercée longitudinalement. Les l)ourgeons sont enveloppés d’écailles d’un rouge noirâtre, pointues, imbriquées, qui sont les bases des pétioles avortés, et qui persistent à la base des rameaux. Les feuilles sont alternes ou quelquefois subfasciculées , pétiolées ; le pétiole est rond , dur, rigide, jaunâtre et long d’un pouce à i pouce 1/2. Sa base est dilatée et membraneuse sur les bords qui portent de chaque côté deux appendices sétacés spinuliformes ; il se dilate à son sommet en un petit disque sur lequel s'articulent les trois folioles \ cellesci sont longues d’un à deux pouces, lancéolées, fermes, coriaces, glabres, lisses, sinuées, soit armées de chaque coté de deux à trois dents ouvertes à angle droit, triangulaire, se terminant, ainsi que le sommet de la feuille, par une pointe épineuse ; les bords sont épais en bourrelet un peu replié en-dessous. Les pédoncules sortent des bourgeons écailleux et axillaires ; ils sont de la longueur des pétioles , et portent trois à cinq fleurs jaunes, dont les pédicelles sont opposés par paires ou ternés au sommet,
plus longs que le diamètre de la fleur; ils mesurent environ quatre lignes, et chacun est muni à sa base d’une bractée étroite linéaire, longue d’une ligne ou quelquefois de deux petites feuilles entières ou dentées à la paire inférieure.
Le calice est à six sépales, dont les trois intérieurs sont larges et arrondis, presque orbiculaires ; les trois extérieurs ovales, obtus, environnés à leur base par trois bractéoles plus courtes qu’eux, dont deux sont lancéolées, pointues, et la troisième un peu plus grande, ovale, obtuse. Les pétales, au nombre de six , sont plus étroits que les sépales , et portent à leur base deux glandes oblongues peu apparentes. Les étamines sont opposées aux pétales, édentées, le filet élargi, l’antbère adnée biloculaire s’ouvrant par une valve blanchâtre qui se roule sur elle-même de la base au sommet. Les baies que je n’ai pas vues dans leur état de maturité sont à trois graines.
Explication des figures, a. Le calice vu par dessous avec ses trois bracte'oles; b. l’étamine place'e devant le pe'tale; c. une anthère avec la valve ouverte; d. le pétiole privé de ses folioles pour montrer les appendices de la base et le disque du sommel.
Ipomea ai.biflora , t. LXX.
I. caule repente tereti piloso hispidulo, foliis sessilibus 5-lobis, lobis in inferioribus oblongo lanceolatis eroso dentatis in superioribus lineari filiformibus integerrimis , pedunculo brevi sub 3-floro, sepalis lanceolatis aeuminatis glabris, eorolla infundibuliformi-campanulata alba.
Uab. in provincid Bahiensis, prope Igregia Velila. Jîlanchet. Eæsic. N° 333o.
Les tiges sont longues, couchées, flagellirornies , simples ou rameuses de la grosseur d’une petite ficelle, chargées de poils courts, roides, ouverts, cpii les rendent très-âpres au toucher. Les feuilles sont absolument sessiles, divisées jusqu’à leur hase en cinq lobes atténués et pointus à leurs deux extrémités. Dans la partie inférieure de la tige ces lobes sont lancéolés, longs de quinze lignes sur deux de large, munis de quelques dents rares, irrégulières et très-saillantes ; celles de la partie moyenne sont linéaires 5 elles n’ont qu’une ligne de large, et les supérieures sont presque filiformes : toutes sont fermes, un peu épaisses, souvent pliées en deux dans leur longueur, presque glabres ou munies seulement de quelques poils épars analogues à ceux des tiges, plus abondants dans la partie supérieure des tiges et des rameaux. Les pédoncules sont axillaires, plus courts que les feuilles, un peu hispides , et portent trois fleurs pédonculées, dont une ou deux avortent souvent 5 en sorte qu’ils paraissent quelquefois biflores, et plus fréquemment uniflores ; chaque pédicule particulier est long de deux à trois lignes, muni à sa base d’une bractée subulée moins longue que lui. Le calice est glabre, les sépales lancéolés, acuminés et très-aigus au sommet , membraneux sur les bords , lisses et sans nervures , les deux extérieurs un peu plus courts que les trois autres; ils ont six lignes de long sur une et demie de large. La corolle est longue d’un pouce, blanche, glabre. Les fdets des étamines
son! un peu velus dans leur partie inférieure, (pii est dilatée et soudée à la eorolle sur une longueur de trois lignes; la partie libre est filiforme , glabre et de la longueur du tube; les anthères sont jaunes linéaires, mais se eontonrnent en sjiirale serrée après rémission du pollen , et prennent alors une forme ovale globuleuse. L’ovaire est glabre , le style plus long que les étamines, capillaire; le stigmate à deux lobes arrondis grnmeiix, la capsule ovale, lisse, d’un tiers plus courte (pie le calice; les graines ovales, assez grosses, deux lignes et demie de long sur deux de large, couvertes d’un duvet épais velouté d’un brun foncé tirant sur le pourpre violet.
Cette espèce a de grands rapports avec \ l. Jlagellaris dont elle a le port, sauf cependant (pie celui-ci paraît être volubile, et celle-là seulement rampante; mais elle s’en distingue par ses tiges liispides et non glabres ; les lobes des feuilles moins nombreux , les bractées des pédoncules moins longues que les pédicelles, tandis (pie dans VL Jlagellaris ils sont plus longs qu’eux. En outre, dans mes échantillons de V I . Jlagellaris toutes les feuilles sont pétiolées, et les pétioles ont même souvent jus(pi’à lin pouce de long, tandis que dans 1’/. alhijlora ils sont absolument mils. Elle se distingue de VI. delphinoides., avec laquelle elle a aussi des rapports par ses fleurs blanches et non pourpres .
n’vMliRIQÜF.
Styrax subcordatüm, t, LXXl.
S. foliis late-ovatis apice breviter et obtuse acuminatis basi siiljcordatis supra glabris lucidis subtus cano tomentellis , raceniis axdlaribus numerosissimis folio brevioribus, calycibus petalis pedunculisque tomentellis cano flavescentibus.
Hab. in Brasilia prov. Bahiensis. Blanchet Exsic. 3248.
C’est un arbre qui s’élève à quinze ou vingt pieds. Les rameaux sont chargés, surtout à leur extrémité, de poils étoilés tomenteux blanchâtres et roux sur les bourgeons. Les feuilles sont très-rapprochées , longues de trois à quatre pouces sur deux et demi à trois pouces de large;, le sommet quelquefois obtus, mais plus souvent rétréci en une pointe courte et obtuse ; leur plus grande largeur est au tiers de leur longueur ; elles sont obtuses ou tronquées et souvent même un peu cordées à leur base, glabres lisses et luisantes à leur face supérieure, blanches et tomenteuses en dessous^ les veines obliques au nombre de cinq ou six de chaque côté, enfoncées en dessus, saillantes en dessous et un peu ferrugineuses dans les jeunes. Les pétioles sont longs de trois à cinq lignes, canaliculés en dessus. Les grappes de fleurs naissent aux aisselles de presque toutes les feuilles dans la partie supérieure des rameaux, et sont par conséquent très-nombreuses, les entrenœuds n’ayant en général qu’un pouce ou un