‹ Plantes nouvelles d'AmériqueChapitre 8 sur 9 · PLANTES NOUVEL! ES · texte numérisé non relu

PLANTES NOUVEL! ES

pouce et demi, et les rameaux secondaires étant eux-mêmes très-rapprochés. Elles sont de moitié plus courtes que les feuilles, simples et composées d’environ huit fleurs, portées chacune sur un pédicelle anguleux de la longueur du bouton ^ celui-ci , lorsqu’il est prêt à s’épanouir, a six lignes de long et présente cinq côtes saillantes à la commissure des pétales^ le calice est campanulé à bord tronqué, muni de cinq petites dents ^ il a deux lignes de long : l’on observe à sa base une petite bractée linéaire cylindrique, mais qui plus souvent est située plus bas sur le pédicelle ou plus fréquemment encore manque tout à fait. La base du pédicelle est aussi munie dune bractée semblable, mais plus longue, très-caduque, qui se développe quelquefois en petite feuille. Toutes les parties de la grappe sont couvertes d’un duvet extrêmement court, d’un blanc plus jaunâtre que le dessous des feuilles, mais point ferrugineux. Les pétales sont blancs, linéaires, obtus, un peu pubescents ou plutôt pulvérulents en dedans et légèrment soudés seulement à leur extrême base. Les étamines un peu plus courtes que les pétales, les blets dilatés comme dans les autres espèces sont de même longueur que l’anthère et ornés un peu au-dessous du point d’insertion de celle-ci, d’une touffe de poils soyeux, redressés, d’un jaune pâle. L’ovaire est tomenteux, le style glabre, dépassant un peu les étamines et s’allongeant davantage après la fleuraison.

Explication des figures, a. Le faisceau d’étamines ouvert; b. le calice coupé laissant voir l'ovaire.

n AMERIQUi:.

Pavoînia prostrata, t. LXXIl.

P. fructicosa, tomentosa, prostrata, foliis hastato-quinqiie lohis aciitis serratis pellucido piinctatis, floribus solitariis terminalibus liiteis, calyce exteriore polypbyllo plumoso interiorc longiore, carpellis bitiiberculatis.

Hab. in dumetis circa Japira. Blanchet Exsic. N° 3149^ et in prov. Alagoas. Gardner Exsic. N° 1244.

Les tiges sont ligneuses, couchées sur la terre, cylindriques, de la grosseur d’une plume à écrire, striées, rougeâtres du côté exposé à la lumière et vertes du côté opposé, chargées de poils étoilés qui les rendent rudes au toucher^ elles émettent des rameaux axillaires, alternes, très-ouverts, divariqués. Les lèuilles sont à cinq lobes pointus, triangulaires, dentés, les dents tantôt aiguëes, tantôt arrondies en crenelures^ le lobe du milieu est plus grand et plus allongé que les autres : l’iin des deux inférieurs se développe souvent plus que celui qui lui est opposé et se partage de manière à rendre la feuille irrégulière et à six lobes;, elles ont deux à trois pouces de long sur autant de large, portées sur un pétiole canaliculé en dessus, long d’un pouce et quart ; les supérieures sont beaucoup plus petites; elles sont vertes en dessus, chargées de poils étoilés nioux et doux au toucher, surtout à la face inférieure qui est plus pâle et plus abondamment tomenteuse; les ner-

PLANTES NOUVELf.ES

vures sont saillantes, les veines lâchement réticulées^ les intervalles criblés de petits points transparents, qui ne sont visibles qu’à la loupe. Les stipules sont velues, subulées, caduques. Les fleurs naissent à l’extrémité des rameaux, aux aisselles des dernières feuilles, qui sont souvent très-petites, soutenues par des pédoncules d’un pouce de long, tomenteux, articulés vers le milieu ^ le calice extérieur est composé de quinze à dix-huit folioles linéaires subulées, plumeuses, longues de huit à neuf lignes 5 l’intérieur est à cinq sépales presque transparents, blanchâtres, marqués de quatre à cinq nervures longitudinales vertes^ il est toujours plus court que l’extérieur, mais dans des proportions qui varient d’un quart aux trois quarts. La corolle est jaune et d’un pouce et demi de diamètre à peu près. Les carpelles, qui ont trois lignes de long sur une et demie de large, sont triangulaires, pubescents, ornés de rides transversales dentelées, ainsi que la suture médiane, et ont de chaque côté, aux deux tiers de leur longueur, en partant de la base, une saillie mucroniforme. La graine qui a la même forme que le carpelle est lisse, pubescente vers sa base et d’un rouge brun.

Explication des figures, a. Carpelle vu par sa face interne ; b. le même vu par sa face extérieure; c. le même vu de profil.

Pavopua geminiflora, t. LXXIII.

P. fruticosa, pilosa, foliis cordatis longe acuminatis dupli-

n’AMKiuQiir;.

cato dentatis pclliicido punctatis, pedunculis axillaribiis subgeminis elongatis unifloris, calyce cxtcriore octopliyllo interiore longiore, carpellis glabris venoso-rcticulatis sub apice inucronatis.

Uah. circa Bahiam. Blanchel Exsic. N° 944, 1354.

Les rameaux sont ligneux, chargés surtout dans leur partie supérieure de petits poils courts très-simples, un peu crépus, ferrugineux, et de longs poils blanchâtres étalés, également simples^ ces mêmes poils se retrouvent aussi sur les pétioles, les pédoncules et les calices extérieurs. Dans leur partie inférieure dénudée de feuilles, les rameaux deviennent presque glabres, et l’écorce qui est un peu rougeâtre est réticulée par de fines striés anastomosées. Les pétioles sont striés, pileux surtout a leur sommet, longs de deux pouces, munis à leur base de deux stipules linéaires pileuses, longues de trois lignes qui persistent quelque temps après la chute de la feuille celleci est cordiforme, longuement acuminée à son sommet, dentée, les dents inégales, arrondies avec un petit mucrone;, elles sont parsemées en dessus de poils rares, simples, courts et peu apparents, excepté sur les nervures, pubescentes en dessous, à sept nervures pileuses^ elles ont ordinairement trois pouces de long sur deux de large ^ mais celles des petits rameaux avortés, qui paraissent à presque toutes les aisselles, sont beaucoup moins grandes et n'atteignent souvent qu’un pouce ou un pouce et demi de long, compris le pétiole. Les fleurs garnissent toute la partie supérieure de la tige et des rameaux et

sont supportées par des pédoncules uniflores, droits, raides, quoique minces, pileux, articulés aux deux tiers de leur longueur, plus longs que le pétiole, mais plus courts que la feuille et ordinairement géminés à chaque aisselle. Le calice extérieur est composé de huit à dix folioles étalées, linéaires, suhulées, puhescentes et pileuses comme les rameaux. Le calice intérieur de moitié plus court que l’extérieur, est blanchâtre, pubescent, partagé jusqu’au milieu en cinq lobes ovales, pointus, marqués de trois fortes nervures vertes très-pileuses. La enrôle est jaune, très-ouverte de quinze lignes de diamètre, parsemée en dedans et en dehors de petits poils étoilés, distants. Les carpelles de la longueur des sépales sont triangulaires, bombés et arrondis sur le dos, réticulés par des veines saillantes surtout sur les côtés et munis à leur sommet, un peu au-dessus de leur point d’attache , d’une pointe spinuliforme comprimée, droite, qui est la continuation de la nervure médiane ^ ces carpelles ont trois lignes de long. La graine est d’un brun noirâtre, couverte de petites rides rouges, saillantes, interrompues et arquées sur les côtés, droites et parallèles sur le dos, oïl elles forment de fort jolies stries.

Explication des /igures. a. Capelle vu de côté; b. le même vu par le dos.

Pavoxia varians, t. LXXIV.

P. velutino-tomentosa foliis cordatis profonde quinque-

l) AMKHIQUE.

lohis lohis obtusis denticiilatis in siniibiis limbo ampliato superne tlcxo iindulalis pellucido-punctatis, peduncLdis sub iinirtoris lollo longioribiis, calyce exteriore 8-10 pliyllo foliolis subidatis interiore breviore, carpellis glabris reticulatis trispinosis.

Hab. in Brasilia prope Japira in durnetis. Blanchet Exsic.

iVo 31.48.

Cette plante s’élève à la hauteur de quatre ou cinq pieds. Les rameaux sont herbacés , fistuleux , cylindriques , droits et élancés^ ils sont couverts, ainsi que toutes les parties de la plante, excepté les corolles et les carpelles, d’un duvet épais court, velouté, grisâtre, formé de poils étoilés. Les entrenœuds sont plus courts que les feuilles^ celles-ci sont alternes, pétiolées, arrondies, profondément découpées en cinq lobes obtus un peu ondulés et crénelés;, les crénelures munies sur les bords de petites dents écartées, saillantes a angle droit; le lobe du milieu est un peu plus grand que les deux latéraux, et les deux inférieurs sont quelquefois divisés, et alors la feuille est à sept lobes; la base est profondément échancrée, et l’échancrure est fermée par les lobes qui se croisent l’im sur l’autre ; les sinus des lobes sont arrondis, mais le limbe y étant trop développé pour l’écartement des lobes, il se replie en dessus comme dans le inalva crispa et montre ainsi dans chaque sinus, surtout dans les feuilles supérieures, une collerette ou fraise d’un aspect élégant. Les pétioles sont de la longueur du lobe du milieu, et les lobes inférieurs des-

cendent jusqu’au milieu du pétiole: du reste, la grandeur des feuilles est très-variable^ dans mes échantillons, les plus grandes ont cinq pouces et demi de long, y compris le pétiole, sur quatre de large , mais celles du bas de la plante sont probablement beaucoup plus grandes, car elles décroissent rapidement en se rapprochant du sommet des rameaux, oii les dernières ont à peine un pouce de long. Les nervures principales sont épaisses et saillantes à la face inférieure, qui est plus pâle que la supérieure ; le limbe est criblé de petits points transparents. Les stipules subulées très-caduques. Les pédoncules sont axillaires, uniflores, de la longueur du pétiole dans la partie inférieure des rameaux, et plus longs que les feuilles dans la partie supérieure;, à côté de chaque pédoncule et de la même aisselle naît souvent un petit rameau nud grêle, portant à son sommet deux à quatre fleurs ramassées, munies à la base de leur pédicule de petites feuilles très-peu développées et qui simulent ainsi vin pédoncule multiflore. La fleur est articulée sur le pédoncule à deux lignes de distance du calice; celui-ci (l’intérieur) est à cinq lobes triangulaires pointus, marqués de trois à cinq nervures; par une disposition analogue à celle que nous avons signalée dans les feuilles, les sinus forment une espèce de cornet, soit bosse arrondie très-saillante; le calice extérieur est formé de huit à dix folioles linéaires, presque subulées, de moitié plus courtes que le calice intérieur. La corolle est jaune, très-ouverte, de deux pouces de diamètre. Le style a un pouce de long et se termine par dix stigmates comme dans les autres espèces; les étamines sont disposées

I) AMIillIQUi;.

en plusieurs étages autour du style. Le fruit est formé de ciutj carpelles uu peu plus longs que le calice, glabres, réticulés, convexes sur le dos, se prolongeant au sommet en une fort(* épine et munis en outre de chaque côté, un peu au-dessous de leur milieu, d’une épine droite horizontale^ dans le fruit enveloppé du calice les cinq épines supérieures se prolongent d’une ligne au moins au delà des sépales qui sont appliqués sur lui, et les épines latérales sont saillantes à la base des sinus du calice, comme dans P. spinifex»^ mais un peu plus épaisses et moins longues que dans cette dernière espèce. Chaque carpelle contient une graine rougeâtre, pointue aux deux bouts, arrondie sur le dos, avec deux gibbosités saillantes qui correspondent aux deux épines latérales des carpelles.

Cette espèce présente une variété remarquable.

P. varians v. subintegrifolia.

Les feuilles, au lieu d’être profondément découpées, comme je les ai décrites ci-dessus, et de former ces sinus réfléchis, sont simplement à cinq angles et même quelquefois à trois peu prononcés;, du reste, même toment velouté, même disposition et entière similitude dans les fleurs et les fruits.

Explication des figures, a. Calice fructifère de grandeur naturelle; b. carpelle vu de ■cote; c. le même vu ])ai- le dos.

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ZORNIA SERICEA, t. LXXV.

Z. bifoliolata, sericeo canescens, eglandulosa, foliolis lanceolatis acutis, bracteis nervosis aciitis basi obtuse auriculatis, leguminibus quadri-articulatis villosis et aculeatis bracteis longioribus.

Hah. in serra Jacohina. Blanchet. Exsic. N° 2690 et 3873.

Les rameaux sont cylindriques, minces, élancés, rameux, couverts ainsi que les feuilles et les bractées de poils blanchâtres, soyeux, les entrenœuds beaucoup plus longs que les feuilles^ celles-ci sont composées de deux folioles lancéolées, pointues au sommet, partagées inégalement par une nervure très-saillante en dessous, le côté intérieur étant plus étroit et l'extérieur plus dilaté et arrondi à sa base ^ elles ne sont ni glanduleuses, ni perforées^ elles ont douze à quinze lignes de long sur cinq à six de large; le pétiole est un peu plus court que les folioles. Les stipules sont lancéolées, pointues, striées, se prolongeant en bas en pointe lancéolée; elles représentent une navette fixée par son milieu à la base du pétiole et appliquées contre la tige, et sont caduques. Les épis terminent les rameaux et sont composés de six à neuf paires de bractées ovales, obliques, longues de huit à neuf lignes, larges de quatre, pointues au sommet, prolongées obliquement au-dessous de leur point d’insertion en

d’amérique.

oreille arrondie, striées sur le dos par six à sept nervures saillantes^ elles sont, ainsi que les feuilles, dépourvues de glandes^ les aréoles formées par les veinules, vues à la loupe, sont bien translucides, mais ce ne sont pas des points glanduleux et transparents, comme l’on en voit dans beaucoup d’autres espèces. Les fleurs sont jaunes, saillantes latéralement hors des bractées, quoique de moitié plus courtes que celles-ci ^ l’étendard glabre, un peu plus long que les ailes et la carène^ le calice strié, velu. Le légume est à quatre articles velus et couverts sur leur disque d’aiguillons subulés, droits, hispides, à poils dirigés en arrière ^ ceux de ces aiguillons les plus rapprochés du centre du disque sont les plus courts, et les plus extérieurs ont une longueur égale à un demi-diamètre du légume ^ le dernier article est mucroné et dépasse le sommet des bractées qui l’enveloppent.

ZORNIA FLEMMINGIOIDES, t. LXXVI.

Z. quadrifoliolata, suffruticosa, glabra, glandulis pellucidis crebris tota conspersa, foliolis ovato cuneiformibus obtusis mucronulatis, bracteis late ovalibus basi obliquis margine ciliatis.

Hab. in serra Jacobina. Blanchet Exsic. N° 3670.

Les tiges sont ligneuses, rameuses; l’écorce brune, glanduleuse; les rameaux dénudés à leur partie inférieure et

NUrvi.LI.KS PLANTKS

garnis clans la supérieure de feuilles nombreuses, rapprochées, les pétioles étant plus longs que les entrenœuds. Ces pétioles glanduleux, comme les rameaux, sont longs de deux à trois lignes, arrondis, à peine canaliculés en dessus, munis à leur base de deux stipules lancéolées, pointues, auriculées, glanduleuses et caduques^ ils portent à leur sommet quatre folioles digitées, fermes, un peu épaisses, cunéiformes à leur base, obtuses à leur sommet, avec un petit mucrone pointu, très-glabres, à l’exception de cjuelques petits poils blancs autour du mucrone, criblées de glandes transparentes, saillantes, formant a leurs deux faces une granulation très-visible à l’œil nud, et en outre on ol)serve à leur surface supérieure, entre les glandes, des petits points noirs opaques, qui ne sont visibles qu’à la loupe;, les deux folioles du milieu ont huit à douze lignes de long sur quatre à cinq de large; les deux latérales sont presque de moitié plus petites. Les épis sont solitaires aux aisselles des feuilles supérieures, au nombre de trois ou quatre sur chacpie rameau , longs d’environ deux pouces au moment de la fleuraison et par conséquent dépassant de beaucoup les feuilles; leur rachis est flexueux et pileux; les bractées membraneuses, imbriquées, longues de sept lignes, larges de quatre à cinq, arrondies au sommet et à leur base, cjui est oblique, le bord extérieur étant plus large et plus prononcé cpie l’autre, mais ne formant pas d’auricule; glabres, excepté leurs bords, c|ui sont ornés d’une frange de poils blancs, criblées comme les feuilles de glandes transparentes, striées par dix ou douze nervures longitudinales presque parallèles, peu mar-

I) AMlUiKJl L.

qiiécs. Ces épis, par la forme et la disposition des bractées, rappellent en pins petit ceux du Flemmingia strobilacea. Les tleiirs sont jaunes, saillantes hors des bractées. Le calice blanchâtre, glabre, chargé de glandes d’un jaune orangé, à cinq dents peu profondes, dont quatre sont obtuses, et l’inférieure aiguë, avec quelques poils blancs à la pointe. La corolle glabre, sans glandes, l’étendard a sept lignes de long^ il dépasse de deux lignes les ailes, qui sont de même longueur que la carène \ l’ovaire est pileux aux sutures. Je n’ai pas vu les légumes.

ZoRXIA GARDNERIANA, t. LXXVIL

Z. quadrifoliolata, suft’ruticosa, ramosissima, pubescens^ foliolis oljovato-linearibus minutissime punctatis et parce pertusis, bracteis ovalibus appendiculatis utrinque obtusis pellucido punctatis, leguminibus tri-quadri articulatis glandulosis aculeis retrorsum seabris breviusculis obsitis.

Hah. in Brasilia^ prov. Piauhi. Gardner Exsic. N° 2102.

Les tiges sont ligneuses, un peu flexueuses, pubescentes ainsi que les rameaux qui sont nombreux, alternes, distiques. Les feuilles à quatre folioles digitées, oblongues-linéaires, rétrécies à leur base, presque obtuses, mais mucronées à leur sommet, glabres et à nervure médiane enfoncée en dessus, légèrement velues en dessous, surtout à la nervure qui est

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saillante^ elles sont couvertes sur les deux faces de points noirs opaques et de quelques glandes translucides^ elles ont dix lignes de long sur deux de large ^ le pétiole a trois lignes de long ^ celles des rameaux et de l’extrémité de la tige sont plus petites^ les deux folioles latérales sont un peu plus courtes que celles du milieu. Les stipules sont obliques, ovales, larges d’une ligne et demie à leur point d'insertion, terminées en pointe aiguë à leur sommet et prolongées à leur base en oreillette obtuse \ elles ont environ trois lignes de long et sont glanduleuses et un peu velues sur le dos. Les épis qui terminent tous les rameaux sont composés de dix à quatorze fleurs le rachis flexueux et pubescent i les bractées lâchement imbriquées, ovales, obtuses au sommet, arrondies en bas, d’un vert très-pâle, ornées sur le dos de nervures parallèles et de veinules anastomosées, criblées de glandes transparentes, ciliées surtout vers leur sommet par des poils blancs et mous ^ elles n’ont que quatre lignes de long sur deux et demie de large. Le légume dépasse de fort peu les bractées il est composé de trois ou quatre articles^ la suture supérieure droite, l’inférieure festonée, le dernier article mucroné â son sommet, munis d’aiguillons faibles, dont les plus longs ne dépassent pas le demidiamètre du légume^ ces aiguillons naissent sur les veines qui sont saillantes et lâchement réticulées^ les interstices sont ornés de petites glandes arrondies, transparentes, jaunes, qui ressemblent à de petites goutelettes d’ambre.

I) AIMliRIQUK.

ZoRNIA VIRGATA, t. LXXVllI.

Z. quadrifoliolata, glabra, caule elongato rigide virgato superne aphyllo, foliis breve petiolatis, foliolis lariceolato-linearibiis acutis glanduloso-punctatis, spicis terminalibus panicidatis, bracteis latis obtusis basi oblique auriculatis quinque at septem nerviis reticulatis pellucido piinctatis , leguminibus biarticulatis in disco longe aculeatis bracteis brevioribus.

H ah. in Brasilia e Gardnerianis sed (schedulâ deperdita) locus natalis incerlus.

La plante est entièrement glabre. L’échantillon que je possède et qui a trois pieds et demi de long, offre une tige (ou peut-être seulement un rameau) simple, droite, ferme, striée et fistuleuse, feuillée dans sa moitié inférieure, nue dans la partie supérieure, qui ne présente que des stipules assez écartées entre elles et semblables à celles qui accompagnent les feuilles^ elles sont lancéolées, aiguës, à nervures parallèles, longues de six lignes au-dessus de leur point d'insertion et se prolongent à leur base en une oreillette longue de trois lignes et sont criblées de glandes transparentes. Le pétiole n’a que deux lignes de long et porte à son sommet quatre folioles redressées, allongées, linéaires, rétrécies à leur base et pointues a leur sommet, deux ou trois fois plus longues que les entrenœuds; les deux du milieu ont deux pouces et demi de

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long et trois lignes de large;, les deux latérales sont un peu plus courtes; la nervure est forte et saillante en dessous; les veines obliques peu nombreuses et peu apparentes ; elles sont ponctuées à leurs deux faces par des glandes les unes opaques, les autres translucides. La tige se termine par cinq ou six épis pédonculés, alternes, munis chacun à leur base de deux stipules appliquées semblables à celles décrites plus haut; ils sont donc axillaires, mais les feuilles avortent; ils portent chacun cinq à sept fleurs; les bractées sont d’un vert pâle, membraneuses, larges, ovales, obtuses, obliquement auriculées à leur base, distiques, imbriquées, longues de huit à neuf lignes compris l’oreillette qui en a deux, larges de cinq lignes; celles de la base de l’épi un peu plus écartées et un peu plus petites que les autres, marquées de cinq à sept nervures longitudinales et de veines réticulées, criblées de glandes transparentes. Je n’ai pas vu les fleurs. Les légumes, renfermés dans les bractées, sont formés de deux articles ovales, comprimés, glabres, réticulés et armés d’aiguillons subulés assez longs, qui portent des petits poils très-courts, dirigés en arrière; ces aiguillons naissent tous sur les nervures et point sur les bords, soit sutures du légume qui est mucroné à son sommet.

ZoRNlA TEXÜIFOLIA, t. LXXJX.

.Z. quadrifoliolata, erecta, ramosa, caule glabro tereti, fo-

D .VMJiiilQl'E.

llülis filit’ormibiis petiolo longioribus, spicis elongatis Iaxis tonieiiloso-pubescentibus. bracteis oblique lanceolatis brevissime appcniliculatis striatis pelliicidopunctatis, legiiminibus sub quadri-aiiiculatis reticulatis villosis parce aculeatis,

Hab, in Brasilia prope S. Thorné prov. Bahiensis. Blanchel liæsic. N° 5794.

Les échantillons que je possède ne sont que des sommités : ils ont quinze pouces de long et permettent de croire que cette plante s’élève au moins à deux ou trois pieds. Les tiges sont minces, arrondies, fermes, rigides, un peu fistuleuses* elles émettent des rameaux alternes plusieurs fois subdivisés . et terminés par les épis. Ces rameaux sont tous axillaires., mais les feuilles tombant de bonne heure, ils sont, à l’exception des plus jeunes, dénudés à leur base. Les feuilles sont à quatre folioles glabres, ponctuées, extrêmement étroites., pliées en deux, ce qui les rend tout à fait filiformes, longues de neuf à quinze lignes le pétiole a deux ou trois lignes de long. Les stipules sont fort petites, lancéolées, pointues, non appendiculées et tellement fugaces, que j’en ai à peine trouvé quelques traces sur mes échantillons^ elles m’ont paru un peu amplexicaules, et le rameau les détache et les entraîne avec lui en se développant. Les épis sont axillaires et terminaux, composés de dix à quinze fleurs distinctes, point embriquées;, les bractées étant plus courtes que les entrenoeuds, elles n’ont que deux lignes et demie de long sur une de large. Le rachis est couvert de poils blancs, courts et étalés. Les bractées sont

lancéolées, un peu cultriformes, le bord intérieur étant droit et l’extérieur convexe, légèrement pointues à leur sommet, obtuses à leur base qui se termine par un appendice extrêmement court ^ elles sont striées par sept à neuf nervures parallèles , dont les intervalles sont occupés chacun par une série de glandes transparentes visibles à l’œil nud à la face intérieure, mais moins apparentes à l’extérieure, à cause des poils qui la recouvrent. Le calice est pellucide , un peu velu;, la lèvre supérieure obtuse et élargie, l’inférieure étroite, pointue et presque aussi longue que les bractées. La corolle jaune, très-saillante; l’étendard un peu velu sur le dos; la carène glabre, fortement fléchie au milieu et de la longueur de l’étendard. Le légume est deux ou trois fois plus long que les bractées, le plus souvent de quatre articles semi-orbiculaires, velus, réticulés, glanduleux et armés de très-petits aiguillons courts qui ne sont point saillants sur le pourtour du légume et même manquent fréquemment.

E.rpliratiou des figures, a. Bractée vue en dedans grossie ; h. légume grossi.

Evolvülus heliciirysoides, t. LXXX.

E. albido sericeo villosissimus, caulibus erectis, foliis ovalilanceolatis acutis, floribus capitatis foliis arcte imbricatis circumdatis.

Hah. in serra Jacohina. Blanchet Exsic. N° 3632.

Cette espèce a de très-grands rapports avec VE, echioides ;

d’amkrique.

elle a, comme cette dernière, les tiges et les rameaux ligneux, le plus souvent dichotomes ou tricliotomes , velus ainsi que les feuilles^ mais elle en diffère par ses poils plus soyeux, les l’euilles plus pointues, et surtout par ses fleurs disposées a l’extrémité des rameaux et à leurs bifurcations en têtes, soit capitules et non en épis^ ces têtes de fleurs sont environnées de plusieurs rangs de feuilles imbriquées et serrées, plus longues que les calices, et qui rappellent les capitules de certains HeUchrysmn. La corolle est bleue, à cinq lobes, saillante en dehors du capitule et prolongée en un tube très-mince, de la longueur du calice comme dans Vechioides. Les étamines plus courtes que la corolle , les anthères sagittées, les filaments capillaires, insérés un peu au-dessus du milieu du tube. Le style filiforme deux fois bifide.

Evolvulus jacobinus, t. LXXXI.

E. caulibus cespitosis filiformibus basi suffVuticosis pubescentibus simplicibus vel parce ramosis, foliis sessilibus ovatolanceolatis basi rotundatis apice acutis villosis, floribus axillaribus subsolitariis folia sub æquantibus.

Hah. in serra Jacohina. Blanchet Exsic. N° 3630.

D’une racine ligneuse s’élèvent un grand nombre de tiges cylindriques, filiformes, mais fermes et droites, pubescentes, blanchâtres dans leur partie supérieure, feuillées dans toute

leur longueur, le plus souvent simples, mais émettant quelquefois des rameaux irréguliers, divariqués presque à angle droit. Les feuilles sont ovoïdes-lancéolées, un peu plus larges vers leur base, qui est arrondie, le sommet pointu, surtout dans les supérieures, chagrinées à leurs deux faces, qui sont plus ou moins couvertes de poils blanchâtres assez longs, qui rendent un peu difficile à observer les points transparents oblongs dont elles sont parsemées. Les plus grandes ont cinq lignes de long sur deux et demie de large et sont situées vers le milieu de la tige, d’oîi elles vont en diminuant vers les deux extrémités, en sorte que les premières à la base des tiges, ainsi que les dernières à leur extrémité, n’ont plus que deux lignes de longueur. Elles sont à peu près égales aux entrenœuds, ou même un peu plus courtes que ceux-ci dans la partie moyenne et inférieure de la tige, plus rapprochées dans la supérieure et souvent tournées toutes du même côté. Les Heurs naissent aux aisselles des feuilles presque toujours solitaires, sur un pédoncule velu, filiforme, plus ou moins tordu ou recourbé et ordinairement plus court que la feuille. Le calice a deux lignes de long, à cinq sépales acuminés, velus et ponctués de petites lignes transparentes. La corolle bleue, deux fois plus longue que le calice , à cinq lobes et à cinq raies velues en dehors, le tuhe nul ou excessivement court. Les étamines courtes, les filets capillaires, insérés près de la base de la corolle. La capsule glabre, globuleuse, de la longueur du calice.

Très-rapprochée de VE. thymiflorus Chois., cette espèce

l)’A.MÉRIQUf:.

s’eii distingue ])ar ses tiges plus minces, filiformes et par ses tleurs solitaires.

Evolvulus coudatus, t. LXXXII.

E. villosus, caulibus numerosis clongatis dehilibiis sparse ramosis, foliis pellucido-piiiictatis sessilibus cordatis, floribiis axillaribiis subsolitariis, pedunculis filiformibiis folio longioribus.

Hab. in Brasilia. Gardner (Piaulii) Eæsic. N° 2258.

La racine est horizontale, ligneuse;, elle émet plusieurs tiges herbacées, fistulenses, longues d’un ou deu.x pieds, cylindriques, minces, faibles, étalées, irrégulièrement rameuses; les rameaux supérieurs filiformes, chargés plus abondamment (jue la tige de poils blanchâtres, étalés, plus longs que le diamètre des rameaux. Les feuilles sont de la longueur des entrenœuds; celles de la tige ont huit à neuf lignes de long sur cinq de large, leur sommet est obtus et elles sont échancrées en cœur à leur base ; celles des rameaux et des extrémités supérieures des tiges sont un peu pointues et de moitié plus petites, toutes sont à trois nervures, entières, parsemées à leurs deux faces de poils rares semblables à ceux des tiges et ciliées; vues à la loupe, elles paraissent criblées de petits points oblongs transparents. Les fleurs naissent aux aisselles de toutes les feuilles des rameaux et de quelques-unes de celles

de la tige^ elles sont solitaires ou quelquefois géminées^ les pédoncules uniflores, filiformes, velus, longs de cinq à six lignes ; comme ils sont partout d’une longueur à peu près uniforme, ceux peu nombreux qui occupent la partie moyenne des tiges se trouvent un peu plus courts que la feuille , mais tous ceux des rameaux sont presque du double plus longs qu’elle. Le calice est à cinq sépales lancéolés, étroits, trèspointus, égaux entre eux, couverts de poils longs étalés comme ceux des rameaux i ils n’ont point de nervure et sont perforés de points transparents comme ceux des feuilles , mais plus allongés^ ils ont une ligne et demie de long. La corolle d’un beau bleu a cinq à six lignes de diamètre^ le tube est nul ou extrêmement court, le limbe partagé jusqu’au milieu en cinq divisions larges et arrondies et velu extérieurement au-dessous des sinus des lobes. Les étamines jaunes, de moitié plus courtes que la corolle. La capsule arrondie, glabre, un peu plus courte que le calice. Les graines, que je n’ai pas vues en état de maturité, sont au nombre de quatre et m’ont paru très-finement ponctuées.

Cette espèce se rapproche beaucoup de VE. speciosus par la forme et la ponctuation des feuilles, la disposition des fleurs, etc. ^ mais elle s’en distingue facilement par l’absence d’un duvet tomenteux, par ses tiges plus minces, faibles, diffuses et rameuses et non droites, par ses fleurs et surtout ses calices beaucoup plus petits et dont les pédoncules sont filiformes et plus longs que les feuilles.

d’aMÉRIQI’E.

EvOLVULUS LIINOIDES, t. LXXXIII.

E. caulibiis friiticosis, ramosissimis, ramis filiformibus virfifatis glabriusculis, foliis sessilibiis angiisto-linearibus utrinque acutis supra glabriusciilis subtiis sericeo argenteis, pedunculis axillaribus folio subæqualibus sub unifloris, corollis quinqiie partitis.

Ilab. in prov. Bahiensis loco dicto Pouço d'Areia. Blanchel Exsic. No 5898.

Je ne possède que des sommités de cette plante (qui paraît former un petit buisson toulFu d’un port élégant), dont les tiges très-rameuses sont minces, droites, recouvertes d’une écorce brune, glabre et luisante^ les rameaux sont droits, élancés, filiformes, pubescents vers leur sommet, garnis de feuilles nombreuses, linéaires, fort étroites, d’un pouce et demi de long sur une ligne ou une ligne et demie de large, pointues aux deux bouts, glabres ou parsemées de quelques poils rares en dessus, couvertes en dessous de poils couchés, longs, soyeux et d’un blanc argenté, munies d’une seule nervure saillante à la face inférieure, à peine apparente à la supérieure et sans veines ni nervures latérales. Ces feuilles sont en gé-

néral trois fois plus longues que les entrenœuds;, aux aisselles des huit ou dix supérieures de chaque rameau naissent les pédoncules qui sont filiformes, tantôt un peu plus longs.

tantôt un peu plus courts que la feuille, supportant ordinairement une seule fleur et rarement deux ou trois ^ le pédoncule est articulé à une ligne au-dessous de la fleur et l’articulation est munie de deux petits stipules^ le pédicelle souvent fléchi au moment de la floraison. Le calice est long d’une ligne, campanulé, velu, à cinq dents beaucoup plus courtes que le tube. La corolle est bleue, de quatre à cinq lignes de diamètre;, le tube court, ne dépassant pas le bord du calice; le limbe partagé jusqu’à la gorge en cinq découpures obtuses, velues sur le dos. Les filets des étamines sont filiformes ; les anthères ovales-oblongues, atteignant le milieu du limbe; les styles filiformes, plus longs que les étamines.

Explication des figures. Fleur grossie.

Evolvulus pterocaulon, t. L XXXIV.

E. totus sordide lanuginoso-villosus, caule ramoso basi suff'ruticoso, ramis erectis strictiuscidis, foliis lanceolatis acutis basi in caule ramisque longe alato decurrentibus, spicis terminalibus solitariis vel aggregatis, bracteis lanceolato-subulatis laciniisque calycinis setaceis dense villosis.

Hab. inprov. Bahlensis., prope Tamandua. Blanchet Eæ.üc.

Cette espèce, très-voisine de \'E. pterygophyllus et de l’E.

d’amérique.

niveus Mail., par ses feuilles déeurrentes , me paraît bien distinclc de l’une et de l’autre;, elle n’est ni d’un vert gai, ni peu velue comme le premier, ni blanche comme le second, mais couverte sur toutes ses parties de poils grisâtres ou d’un blanc sale, très-toulfus, longs et laineux. Ses tiges sont ligneuses, épaisses d’une ligne, un peu anguleuses à leur base par les traces des bords décurrents des feuilles qui ont disparu et recouvertes d’un épiderme brun, presque glabre ; plus haut, elles sont couvertes de feuilles alternes, lancéolées, aiguës et même acuminées, longues d’un pouce sur trois lignes de large, dont les bords se prolongent en ailes longuement déeurrentes; les rameaux sont garnis vers leur base de feuilles semblables et qui sont, comme celles de la tige, deux fois plus longues que les entre-nœuds, mais qui, diminuant progressivement de grandeur en s’écartant davantage, finissent par n’avoir plus que deux ou trois lignes de long et par être séparées par des intervalles de un à deux pouces, en sorte que plus de la moitié supérieure des rameaux est presque nue. Les fleurs sont réunies à l’extrémité des rameaux en épis compactes , lagopoides, longs d’un pouce à un pouce et demi, épais de six à neuf lignes, solitaires ou plus rarement agrégés au nombre de deux ou trois plus ou moins pédonculés. Le calice a un tube court et cinq dents sétacées, au moins quatre fois plus longues que le tube, ornées de longs poils blanchâtres; elles ont deux lignes de long; la bractée est ovale-lancéolée à sa base et se termine par une longue pointe sétacée, semblable aux divisions du calice et un peu plus longue qu’elles. La co-

rolle est bleue ^ le tube grêle, un peu plus court que les dents du calice ; le limbe velu extérieurement et de cinq à six lignes de diamètre; les capsules arrondies, glabres, de la grosseur d’une graine de chanvre.

Explication des figures, a. Capsule dans le calice, grossie, double de nature.

SlPHOCAMPYLÜS TnOMESIANUS, t. LXXXV.

S. caule (seu ramo) herbaceo crasso nervoso-angulato puberulo medulla farcto, foliis imbricatis sessilibus alternis ovatis basi subcordatis apice obtusiusculis margine calloso-dentatis valde nervosis et reticulato venosis glabris, pedicellis folio brevioribus calyceque turbinato hirtello-pubescentibus, corolla tubulosa curvula hirtello pubescente, staminibus exsertis glabris 2 inferioribus barbatis.

Hah. in Brasilia prope S. Thomè prov. Bahiensis. Blanchet Exsic. N° 3796.

Les échantillons assez nombreux que j’en ai reçus sont tous des extrémités de tiges ou de rameaux d’environ un pied de long, droits, simples, herbacés (mais peut-être ligneux dans le bas de la plante) , remplis de moelle, anguleux par la décurrence des bords des feuilles, presque glabres dans le bas, pubescents dans le haut par de petits poils horizontaux raides et très-courts. Ces rameaux sont épais et à un pied au-dessous du sommet n’ont pas moins de trois à quatre lignes de dia-

d’amérioui:.

mètre ^ ils sont couverts dans toute leur longueur de feuilles ovées, scssiles, alternes, très-rapprocliées et imbriquées, longues de deux pouces sur treize à quatorze lignes de large, les supérieures de moitié plus petites, et les inférieures (que nous ne connaissons pas) probablement beaucoup plus grandes la surface supérieure est très-glabre, luisante, les nervures et les veines enfoncées^ l’inférieure a une côte forte et saillante ainsi que les nervures au nombre de trois à quatre de chaque coté dont les inférieures partent de la base, et l’on y découvre à la loupe de très-petits poils raides et rares qui les rendent un peu âpres au toucliei elles sont légèrement cordées a leur base et les bords un peu repliés en dessous, dentés en scie, les dents calleuses, le sommet paraît mucroné par l’effet du repli à droite et à gauche. Les fleurs sont solitaires à l’aisselle de chaque feuille le pédicule, de moitié plus court que celle-ci, est chargé ainsi que les calices et les corolles des mêmes petits poils courts, raides et droits que l’on remarque sur la tige. Le calice est turbiné à cinq fortes nervures, et a cinq dents droites, lancéolées, pointues, de la longueur du tube, les sinus tronqués^ il a, y compris les dents, cinq lignes de long. La corolle est tubulée, étroite, longue de deux pouces, les divisions pointues^ sur le sec je ne puis en reconnaître la couleur. Les étamines saillantes , glabres, les deux inférieures barbues au sommet. Le style filiforme, un peu épaissi au sommet. Les stigmates ovales, planes et velus en dessous, saillants hors du faisceau d’étamines. La capsule coriace, bivalve, biloculaire.

Cette espèce paraît avoir de très-grands rapports avec le

S. imbricatum Chain, et Schl., mais elle a les tiges bien pins fortes que ce dernier, et les feuilles éparses ne formant point des verticilles ou des demi-verticilles , absolument sessiles et même un peu amplexicaules.

Patagonula bahiensis, t. LXXXVI.

P. ramis subdicbotomis divaricatis, foliis lanceolatis obovatisque acutis vel obtusissimis apice mucronulatis integerrimis vel raro dentibus callosis vix conspicuis versus apicem instructis, supra glabris, subtus pilis beteromorpbis pubescentibus, paniculis amplis, divaricatis.

Hah. ad radices montimn serra Açurura in provincia Bahiensis. Blanchet Exsic. N° 2855, 2902.

C’est un arbrisseau peu élevé à rameaux ordinairement plusieurs fois dichotomes, a écorce grise et finement striée. Les feuilles alternes, mais souvent très-rapprocbées au sommet des derniers rameaux où elles paraissent presque opposées^ elles sont supportées par des pétioles très-courts , d’une ligne de long, canaliculés en dessus^ leur forme est assez variable, les unes sont ovales-lancéolées, pointues au sommet avec un très-petit mucrone les autres, obovées, très-obtuses et même quelquefois légèrement émarginées, en général très-entières à leurs bords ^ cependant quelques-unes offrent de très-petites dents rares et mucroniformes qui ne sont que le prolongement en saillie de quelques-unes des nervures ou des veines^ leur

D A Mj; U tou F..

longueur est de deux pouees à deux pouces et quart, et leur largeur varie de huit à dix-huit lignes^ leur surface supérieure est verte, glabre et un peu luisante^ la nervure médiane et les nervures secondaires, au nombre de huit à dix de chaque coté, enfoncées, mais fortes et saillantes à la face inférieure qui est couverte d’un duvet court, serré, d’un blanc sale, lequel est parsemé de poils blancs plus épais, couchés, qui rappellent par leur disposition ceux de certaines melastomacées. Les panicules qui terminent tous les jeunes rameaux ont trois à quatre pouces de long, leurs divisions très-divariquées, dichotomes, couvertes d’un duvet très-court, pulvérulent, un peu ferrugineux. Les fleurs sont blanches, supportées par de très-courts pédicelles sur les dernières divisions des panicules, qui sont un peu scorpioïdes •, elles ont deux lignes de diamètre. Le calice est partagé jusqu’au milieu en cinq divisions obtuses, pulvérulentes, alternes avec celles de la corolle et de moitié plus courtes que celle-ci, qui est profondément découpée en cinq lobes ovales, pointus et glabres. Les étamines sont plus longues que la corolle^ l’ovaire glabre, conique, surmonté d’un style assez épais, deux fois bifurqué^ après la floraison, le calice s’accroît considérablement. Dans mes échantillons, où le fruit est loin d’être mûr, il offre cinq sépales soudés à leur base de sept à huit lignes de long, larges de deux lignes au-dessous du sommet qui est pointu, se rétrécissant vers le bas en forme de spatule : dans cet état ils sont réticulés.

Explication des figures, a. Fleur vue en dedans; b. fleur vue en dessous; c. portion inférieure de la feuille vue à la loupe.

ri6

Heliotropium strictissimum, t. LXXXVII.

H. lotuin pilis crectis incanescens, foliis sessilibus crebris lineari-oblongis erectis acutis margine revolutis, spicis densifions sessilibus termiiialibiis solitariis siibgeminisve , bracteis oblongo-acuminatis flore subæqualibus, lobis calycinis oblongolanceolatis uno latiore, tubo corollæ longitiidine calycis supeine extus piloso, nucibus externe pubescentibiis.

Hah. in serra Jacobina. Blanchet Exsic. N° 5402.

Cette plante se présente sous deux formes très-diflerentes par le port. Dans l’une, les tiges sont hautes de six à douze pouces, droites, simples ou rameuses, les rameaux alternes, dressés, simples ou bifurqués^ dans l’autre, les tiges sont inclinées ou couchées, émettant des rameaux très-nombreux, fort rapprochés (les entre-nœuds n’ayant que six à douze lignes de long), la plupart opposés, mais tous redressés du même côté de la tige. Dans l’une et l’autre forme, les tiges sont ligneuses, surtout vers le bas^ le bois blanc, extérieurement de couleur cannelle ^ l’épiderme, qui est pileux comme tout le reste de la plante, se fend d'une feuille à l’autre et se détache facilement, en sorte que la partie inférieure des tiges et même des rameaux est souvent tout à fait dénudée. Les poils qui recouvrent toute la plante sont longs, redressés, blanchâtres et implantés chacun sur un petit tubercule. Les feuilles des tiges ont

d’amkuioüe. 147

six à sept lignes de long, celles des rameaux quatre a cinq, toujours plus longues que les entre-nœuds^ elles sont alternes, sessiles, ovales-oblongues, mais paraissent linéaires par la contraction des bords qui sont repliés en dessous, pointues à leur sommet, couvertes également de poils à leurs deux faces;, la nervure médiane forte et très-saillante à l’inférieure. Les épis terminent les tiges et tous les rameaux, ils sont presque toujours solitaires et très-rarement géminés, feuillés jusqu’à leur base; d’abord courts et roulés en crosse à leur sommet, ils s’allongent sous la fructification et acquièrent une longueur de trois pouces à trois pouces et demi. Les fleurs sont disposées sur deux rangs d’un seul côté du rachis, très-serrées, petites, blanches, munies de bractées de la longueur et de la forme des sépales. Le calice est divisé jusqu’à sa base en cinq sépales ovales-oblongs, pointus, velus sur le dos, ciliés à leurs bords, dont l’un est plus long que les quatre autres, longs d’une ligne, redressés et serrés contre le tube de la corolle pendant la floraison, ouverts en étoile après la chute des graines et longs alors d’une ligne et demie. Le tube de la corolle est glabre à sa base et intérieurement , il ne dépasse pas le calice; le limbe est à cinq lobes triangulaires, velus en dehors. Les anthères sont insérées à la partie moyenne du tube. Le style s’épanouit à son sommet en un disque ctipuliforme, supportant un stigmate conique. Le fruit est de moitié plus court que le calice, formé de quatre nucules arrondies et pubescentes sur le dos ; les faces de l’angle interne sont glabres et offrent chacune une fossette arrondie comme dans VH. occellaturn.

Explication des f gares, a. Corolle grossie; h. fruit grossi avec le style et le stigmate ; c. nuculle vue par sa face interne et grossie.

CORÜIA LEÜCOr.EPIIALA , t. LXXXVIII.

C. ramis teretibiis, juiiioribus petiolis pediinculisque tomeiito brevi cano vestitis et pilis longioribus hirto-setosis, loliis petiolatis ovato-lanceolatis basi sæpius cuneatis margine serratis supra setoso-scabriusculis subtus pallidioribus et pilis luollioribus sub-pubescentibus, pedunculis sub-terrninalibus eapitulo multo longiorilîus, calyeibus conicis in capitulum globosuui arcte collectis-dentibus triangularibus tomentosis, corolla magna alba.

llab. in serra Acurua. Blanchet Exsic. iV° 2854, 3880.

L’écorce des anciens rameaux est glabre, d’un brun noirâtre et striée^ les jeunes sontrevetus, ainsi que les pétioles et les péduncules, d’un duvet très-court, serré et blanchâtre, et de poils étalés beaucoup plus longs, souvent un peu ferrugineux vers les extrémités des rameaux et particulièrement sur les pédoncules, plus ou moins abondants. Les feuilles varient beaucoup dans leur grandeur et dans leur forme plus ou moins allongée^ sur quelques échantillons elles sont ovales-oblongues et ont quatre à cinq pouces de long sur dix-huit à vingt et une lignes de large, pointues aux deux bouts, avec un pétiole de six à neuf lignes, canaliculé en-dessus, et la nervure

I) AMKCIKJUK.

médiane émet liuit à dix nervures secondaires obliques j sur d’autres elles sont presque obtuses aux deux extrémités, de moitié plus petites, proportionnellement plus larges et à six à sept nervures. Elles sont dentées en scie sur leurs bords, excepté vers leur base, les dents mucronées, très-variables^ sur le même rameau l’on voit des feuilles de même grandeur, dont les unes sont munies de chaque côté de vingt-huit à trentequatre dents et d'autres qui n’en ont que douze à quatorze. La surface supérieure est chargée de poils blancs, épars, couchés, qui la rend âpre au toucher^ l’inférieure est plus pâle, couverte de poils plus mous et plus courts, quelquefois très-serrés et très-ahondants, surtout dans les jeunes feuilles qui sont presque tomenteuses, quelquefois assez rares pour que dans son entier développement la feuille soit à peine pubescente. Les pédoncules sont droits, latéraux, quoiqu’ils paraissent le plus souvent terminaux, les rameaux qui partent de leur base se développant rarement comme je les ai figurés, mais on en voit toujours le rudiment^ leur longueur varie de deux à cinq pouces, et par conséquent ils sont tantôt plus courts, tantôt beaucoup plus longs que les feuilles;, toujours revêtus du duvet court et blanchâtre dont nous avons parlé, mais les poils longs et étalés, souvent très-abondants, manquent quelquefois entièrement; ils portent à leur sommet une tête arrondie, de la grosseur d’une noisette, composée de trente à quarante fleurs sessiles, extrêmement serrées. Les calices sont pentagones, glabres intérieurement, longs d’environ trois lignes ; le tube en coin à dix nervures, tantôt presque glabre,

tantôt pubescent^ le limbe esta cinq dents, à estivation valvaire, très-toinenteuses en-dehors et souvent, outre ce duvet blanchâtre, parsemées de petits poils noirs comme dans quelques espèces d’ Astragales. Les corolles, dont cinq ou six s’épanouissent à la fois sur le même capitule, sont grandes (au moins un pouce de long), blanches, campanulées à cinq divisions arrondies, glabres en dedans et en dehors. Les étamines sont inégales, attachées au fond de la corolle, des deux tiers plus courtes que celle-ci et à moitié adnées^ les anthères sagittées. L’ovaire est glabre^ le style deux fois plus long que les étamines et trois fois plus long que le calice, filiforme, deux fois bifurqué;, quelquefois les deux premières branches se bifurquent immédiatement et le style paraît alors quadrifide. L’axe sur lequel reposent les fleurs est ovale et aréolé, il faut donc considérer ces têtes comme des épis très-raccourcis.

Cette espèce paraît très-voisine du C. païens , mais elle en diffère par plusieurs caractères, entre autres par sa corolle glabre et non velue intérieurement, par ses étamines beaucoup plus courtes que la corolle et attachées au fond du tube et non à son orifice, etc.

Explication des figures, a. Calice ouvert avec l’ovaire et le style; b. le même va extérieurement; c. le même avant l’épanouissement.

ICHTYOTHERE CURVIFOLIA, t. LXXXIX.

J. herbacea, glaberrima, caule striato, ramis oppositis, fo-

u’AMÉlliyl!!:.

liis sessilibiis 3-5 nervis elongatis sub-integerrimis basi subcorflatis sæpe plicatis et curvatis.

Hab. in Brasilia ad J gregia velha. Blanchet Exsic. N° 3318.

La tige, qui paraît s’élever de huit à quinze pouces, est herbacée, glabre ainsi que toute la plante, droite, striée, rameuse;, les rameaux axillaires et opposés. Les feuilles sont sessiles, légèrement cordées à leur base, longues de trois à cinq pouces, larges de huit à neuf lignes, longuement rétrécies à leur sommet, trincrves; les veines réticulées, celles des rameaux de moitié plus petites; les deux inférieures caulinaires sont courtes etol»tuses, ordinairement très-entières; cependant sur quelques échantillons elles sont munies sur leurs bords de dents rares, peu saillantes et obtuses; sur les rameaux et sur les tiges peu rameuses ces feuilles ont une tendance remarquable à se plier en deux et à se recourber en demicercle. Les capitules sont blancs, réunis trois à six ensemble aux sommets des tiges et des rameaux, presque sessiles entre les deux feuilles terminales. Chaque capitule est composé de deux à trois fleurs extérieures , femelles et fertiles , et de vingt à trente fleurs intérieures stériles; il est muni à sa base d’un involucre formé de trois écailles fort petites. Les écailles des fleurs femelles sont larges, arrondies, concaves, entières, marquées en dehors et en dedans de quinze à vingt stries longitudinales, saillantes des deux côtés; celles des fleurs stériles qui viennent après sont un peu rhomboïdales, rétrécies à leur base, marquées sur le dos de cinq

stries ou nervures qui se réunissent vers le haut, entourées d’un large bord membraneux, frangé;, les écailles supérieures sont un peu plus allongées, également membraneuses el frangées sur les bords, mais n’ont que trois nervures. Lee fleurs stériles sont tubuleuses, à cinq dents; les étamines peu saillantes hors du tube, dentées à leur base ; le style simple en massue, pubescent, plus long que les étamines. Dans les fleurs femelles l’ovaire est ovale, un peu comprimé, surmonté d’une petite corolle en forme de gaine courte, garnie extérieurement de quelques poils crépus ; le style est glabre, les stigmates divergents, pulvérulents et canaliculés à leur face intérieure. L’akène dans son état de maturité est rugueux et tuberculeux, recouvert d’un épidferme blanchâtre et enveloppé à moitié par l’écaille dans laquelle il est niché comme dans une capsule.

Cette espèce est extrêmement voisine de 1’/. suffruticosa^ Gardn. ; mais elle m’en paraît distincte, parce que sa tige est décidément herbacée et non sous-ligneuse; que les feuilles sont bien moins dentées et trinerves et non triplinerves ; dans la plante de Gardner, les deux nervures latérales naissent alternativement à des hauteurs différentes sur la nervure médiane, tandis que dans mon espèce les trois nervures, larges et bien prononcées, ainsi que les deux autres extérieures quand elles existent, naissent toutes de la base de la feuille; ce caractère me paraît décisif; celui tiré de la courbure de la feuille l’est beaucoup moins, car si dans quelques échantillons elles sont toutes pliées en deux et courbées de manière à offrir

u'amériqüe. 153

une section de cercle, sur quelques autres elles sont planes et peu ou point recourbées.

Explication des figures, a. Fleur femelle; b. fleur stérile ; c. akène mûr; d. écaille des fleurs fertiles ; e. écaille des fleurs stériles inférieures ; f. écaille des fleurs stériles supérieures.

Bela^gera denticulata, tab. XC.

B. foliis trifoliolatis, foliolis obovatis basi cuneatis denticulatis glabris, ovariis albido tomentosis.

Ilah. in sylins^ prov. Bahiensis. Blanchel. Exsic. N° 32b3.

Arbrisseau de cinq à six pieds de haut. Les rameaux trèsrapprochés et touffus vers les extrémités des branches sont opposés, revêtus d’une écorce gris-noirâtre^ les dernières divisions qui portent les feuilles et les fleurs sont un peu comprimées et élargies aux articulations. Les feuilles sont à trois folioles, glabres à leurs deux faees, la côte saillante en dessous, creusée en dessus, les nervures parallèles, dix à douze de chaque côté, les veines peu apparentes formant un réseau très-fin et très-serré, les bords dentés, les dents courtes et petites. Ces folioles varient un peu dans leur forme qui est cependant toujours rétrécie en coin à leur base^ eelle du milieu, plus grande que les autres, est distinctement pétiolée, les latérales sessiles ou presque sessiles à côtés égaux et symétriques^ elles sont généralement obovées et obtuses avec une petite pointe à leur

loi

sommet et ont deux pouces de long sur quatorze lignes de large ^ quelquefois elles sont un peu plus étroites et plus pointues^ mais elles me paraissent constamment différentes de celles du B. glabra^ avec lequel cette espèce a de très-grands rapports, en ce que la foliole du milieu est rétrécie en pétiole court mais sensible, et que les folioles latérales sont aussi rétrécies en coin et ont leurs deux côtés égaux ^ tandis que dans le B. glahra les folioles latérales ne sont point rétrécies en coin et ont leur côté extérieur plus développé que l’intérieur^ les dentelures sont aussi beaucoup moins profondes. Les grappes de fleurs sont solitaires aux aisselles des feuilles, très-nombreuses, deux ou trois fois plus longues que la feuille, c’est-àdire. qu elles ont trois à quatre pouces de long^ le rachis est un peu velu^ les pédicules pubescents, longs de deux lignes, articulés un peu au-dessus de leur base et munis à cette articulation d’une petite manchette de poils. Le calice est pubescent et grisâtre surtout en dedans et sur les bords ^ le bouton est un peu plus allongé et plus pointu que dans le B. glahra. Les étamines plus longues que le calice. L’ovaire ovale, couvert de poils laineux, très-touffus, blanchâtres les styles glabres.

L’échantillon du B. glahra avec lequel j’ai comparé ma plante provient des collections de M. Claussen sous N° 524.

Dipteracanthus bahiensis, tab. XCl.

I). Fruticosus, caulibus geniculato-effusis articulis longis

tctragonls adultioribus glahrescentibus ad angulos tubercidatis juvenilibus dense veliitino-pubescentibus, foliis ovali ovatove oblongis obtusis in petiolum brevem deciirrentibiis juvenilibus subtilissime holosericeis adultis glahrescentibus, floribus axillaribus geminis subsessilibus, bracteolis nullis, calycibus laciniis setaceis pubescentibus, corollæ tubo faucibus anguste obeonicis paulo breviore.

Hah. in prov. Bahiensis. Blanchet Exsic. IV° 262, 466.

Les tiges sont ligneuses, diffuses^ rameuses, glabres, noueuses, l’écorce d’un gris blanchâtre, parsemée de lenticelles saillantes;, les rameaux opposés, inégaux; à chaque articulation l’un des deux est ordinairement heaucoup plus fort et plus long que l’autre. Les feuilles sont ovales ou un peu ovées, oblongues, obtuses, entières à leurs bords, rétrécies à leur base en un pétiole court, canaliculé; elles ont dix-huit à vingt lignes de long sur huit à neuf de large, les supérieures sont de moitié plus petites; la nervure médiane émet de chaque côté quatre à cinq nervures secondaires, obliques et peu saillantes. Dans leur jeunesse, les feuilles et les rameaux sont couverts de poils courts, cendrés, que ces parties perdent en vieillissant. Les fleurs sont géminées et presque sessiles dans les aisselles des feuilles supérieures. Le calice est pileux, divisé jusqu’à sa base en cinq lanières subulées, longues de trois lignes. La corolle est infondibuliforme, pubescente, longue de dix-huit lignes (sur le sec elle paraît violette); le tuhe est étroit, il a cinq lignes de long, et s'évase subitement en gorge

PLANTrS NOUVELLES

canipanifonne longue de sept lignes et large de quatre;, le limbe est à cinq divisions larges, arrondies, presque égales entre elles, légèrement ciliées à leur bord et de douze à treize lignes de diamètre, veinées et parsemées ainsi que la gorge de petites glandes transparentes, visibles à la loupe. Les étamines sont glabres, les anthères sagittées, la plus longue paire n’atteint que le milieu de la gorge. La capsule est ovale, un peu pointue aux deux bouts, pileuse, glanduleuse vers son sommet, de la longueur du calice, terminée par le style qui est persistant, grêle, pileux et qui après la floraison atteint une longueur d’un pouce. Elle contient deux semences orbiculaires et comprimées.

Cette plante est variable dans son port; dans quelquesuns de mes exemplaires la tige est couchée et même radicante, les rameaux longs de six à huit pouces, ouverts à angle droit; elle paraît s’élever à un pied ou un pied et demi; d’autres exemplaires, quoique complets, ne s’élèvent qu’à deux à trois pouces; la tige est droite et pousse près de sa base deux ou trois rameaux simples et redressés.

Jacobixia (gen. nov. Acanthacearum).

Calyx magnus, herbaceus, profunde quinquefidus, laciniis a^qualibus, acuminatis. Corolla ringens, labio superiore recto, oblongo-lineari, inferiore cuneiformi, apice dilatato trifldo laciniis subæqualibus oblongis obtusis; palato æquali. Stamina

d’amérique.

2 longitudine labii siiperioris. Antlieræ bilocellatæ oblongæ, basi profimde sagittatæ, locellis in connectivo angusto parallellis U troque basi calcarato altero paulo demissiore. Stylus apice Iiamatus. Stigma capitatum transversim bilobum lobis ovatis obtusis arcte conniventibus inferiore paulo longiore. Capsula a basi usque ad medium fere depressa plana transversim undiilato-rugosa, bine compressa bilocularis ad originem dissepimenti tetrasperma;, semina discoidea, calloso-marginata, glabra et lævia ^ retinaculis validis truncatis suffulta.

Inflorescencia : Pedunculi in angulis foliorum superiorum 1-2 flori, bracteolis duabus parvis sub flore instructi (1).

Jacobinia lepida, tab. XCII.

J. frutescens, glabra, ramis rectis, foliis ovali-oblongis obtusis sub-coriaceis utrinque punctatis nitentibus , floribus magnis coccineis.

Hab. in Brasilia^ prov. Bahiensis. Blanchet. Ponça d'A-

(1) Ces nouvelles Acanlliacées^ que je publie, ont été examinées par M. Nees d’Esenbeck, qui s’occupe en ce moment de la monographie de cette famille; il a eu la complaisance d’en faire les diagnoses, afin qu’elles fussent en harmonie avec son travail général ; il a , de même , fixé les caractères du genre Jacobinia et je lui en témoigne ici ma sincère reconnaissance.

Je complais en figurer un plus grand nombre , mais je me suis abstenu pour toutes celles dont l’état des échantillons ne m’a pas permis de reconnaître (assez distinctement) la forme des corolles pour en donner un dessin correct.

reia. iV® 3908. Jqreqia Felha. N° 5441. Solidada in suivis. No 3279.

C’est un arbrisseau qui paraît devoir s’élever à quelques pieds, et dont je ne possède que des rameaux^ ceux-ci sont cylindriques, striés, simples ou bifurqués vers leur sommet. Les feuilles sont opposées, pétiolées, ovales ou ovales-oblongues, obtuses, très-entières, marginées, glabres, excepté les supérieures qui, dans leur jeunesse surtout, sont ciliées à leurs bords, luisantes, un peu coriaces ^ la nervure médiane épaisse et saillante en dessous, émettant de chaque côté cinq à six nervures secondaires ^ elles sont d'un beau vert gai, un peu plus pâle en dessous et finement ponctuées a leurs deux faces. Le pétiole a trois lignes de long, le limbe trois pouces à trois pouces et demi sur quinze lignes de large. Dans les échantillons d’Jgregia Velha que j’ai lieu de croire recueillis dans un site montueux et plus sec, les feuilles sont plus épaisses, plus coriaces, plus petites et plus arrondies^ les plus grandes n’ont que deux pouces de long sur quatorze à quinze lignes de large ^ elles sont aussi plus fortement ciliées par des poils blancs raides qui s’étendent aussi sur les nervures et sont abondants sur l’extrémité des rameaux. Les fleurs naissent dans les aisselles des deux ou trois dernières paires de feuilles, sur des pédoncules droits uni ou biflores, de la longueur a peu près du pétiole 5 elles sont plus longues ou plus courtes que les feuilles suivant que ces dernières sont plus ou moins développées. Le calice est long d’un pouce, d’un vert clair, divisé

d’amériqüe.

jusqu’à sa base en cinq lanières égales, acuminées, minces, membraneuses, ciliées, glabres ou parsemées sur le dos de petits poils rares, courts et couchés. La corolle est rouge et de deux pouces de long, à tube droit plus long que le calice, glabre, ou munie extérieurement sur ses divisions de quelques poils courts et étalés ^ la lèvre supérieure est droite, oblonguelinéaire, tronquée au sommet^ l’inférieure a trois lobes larges, oblongs, obtus. Les étamines saillantes, de la longueur de la lèvre supérieure, glabres^ les anthères jaunes, longues de trois lignes. Le style dépasse un peu la lèvre supérieure. La capsule est plus courte que le calice, glabre, comprimée dans sa moitié inférieure qui est ornée de rides transversales ondulées, la moitié supérieure renflée, sillonnée de rides longitudinales anastomosées, un sillon profond règne surJe dosç, elle est à deux loges dispermes. Les graines orbiculaires, planes, lisses, marginées, blanchâtres, retenues chacune par un fort crochet canaliculé et tronqué.

Explication des figures, a. Capsule entr’ouverte avec les graines et le style persistant sur l’une des valves, grandeur naturelle; h. valve de la capsule vue extérieurement ; c. valve de la capsule vue en dedans.

Herpetacanthus loxgiflorus, t. XCIII.

H. caule suffruticoso inferne granulato-aspero apicem versus strigiloso-pubescente, foliis oblongo-ovalibus utrinque attenuatis glabris, spica terminali composita densa, bracteis

cuspidulatis acutisve, corolla bractea duplo longiore pubescente.

Hah. in sylvis opacis prov. Bahiensis. Blanchet Exsic. No 3130, A.

Les tiges (ou rameaux) dont je ne possède que des sommités, sont cylindriques, granuleuses, pubescentes vers le haut, de couleur, brune; elles paraissent dichotomes à leur extrémité supérieure, parce que Taxe central se développe peu ou avorte tout à fait, et que les deux rameaux latéraux et florifères prennent beaucoup plus de développement. Les entre-nœuds ont deux a trois pouces et sont plus courts que les feuilles. Celles-ci sont oyales-oblongues, rétrécies à leurs deux bouts, pétiolées, membraneuses, glabres à leurs deux faces, opaques en dessus et luisantes en dessous, la nervure médiane, saillante à la face inférieure, émet de chaque côté sept à neuf nervures secondaires obliques, courbées, les veines sont réticulés; dans mes échantillons, les plus grandes des feuilles ont sept pouces de long compris le pétiole (qui a sept à neuf lignes) sur deux pouces à deux pouces un quart dans leur plus grande largeur, les supérieures sont plus petites, quelquefois à peu près égales entre elles au même nœud, mais le plus souvent, l’une des deux beaucoup plus petite que celle qui lui est opposée. Les épis sont rameux à leur base ou plus exactement peut-être géminés ou ternés à l’extrémité des rameaux, longs de trois à quatre pouces, compactes, à peu près égaux aux feuilles qui les accompagnent; les bractées sont

d’amérique.

imbriquées sur trois rangs, sessiles, ovales, pointues, aiguës ou cuspidées à leur sommet, trinervcs, ciliées à leurs bords, glabres en dessus, légèrement pileuses en dessous, principalement sur les nervures, longues de dix lignes, larges de cinq. Les fleurs sont violettes, deux fois plus longues que les bractées, pileuses extérieurement, le tube est étroit, les divisions linéaires, la lèvre supérieure droite, entière, atténuée et recourbée en dehors au sommet, rinférieure pendante, tricuspidée à son extrémité. Les anthères saillantes, presque de la longueur des lèvres, les filets filiformes, glabres, attachés à un meme point au milieu du tube, une paire dépassant l’autre de toute la longueur des anthères^ celles-ci sont versatiles, linéaires et ont à peine une ligne de long. Le style est filiforme, glabre, de la longueur des étamines^ le stygmate est bilobé. Le calice est à cinq divisions profondes, subulées, pileuses, il n’a que deux lignes de long, et sa base est munie d’une bracteole linéaire longue de quatre lignes. Je n’ai pas vu les capsules.

Strobiloraciiis Blanchetiana, tab. XCIV.

S. herbacea glabra, bracteis oblongis brevimucronulatis, foliis oblongis in petiolum alatum decurrentibus.

Hah. circa Bahiam. Blanchet Exsic. 759, 2086.

La tige est herbacée (je n’en possède que des sommités).

glabre, épaisse, charnue, et paraît cylindrique. Les feuilles sont grandes, membraneuses, glabres, ovales-oblongues, acuminées au sommet, rétrécies à leur base et décurrentes sur le pétiole, dont la partie nue a moins d’un pouce de long et se prolonge sur la feuille en une côte épaisse, saillante en dessous, qui émet de chaque côté quinze à dix-huit nervures obliques assez fortes. Ces feuilles ont douze pouces de long sur quatre de large. Dans d’autres échantillons elles sont plus allongées et ont quinze à seize pouces de long sur une largeur de trois et demi à quatre pouces. Les épis sont presque sessiles à l’extrémité des tiges, ternés, celui du centre terminal, les deux latéraux axillaires, mais ces derniers avortent quelquefois, et alors il n’y a qu’un seul épi, terminal, remarquable par ses belles couleurs jaune et rose et par ses dimensions, car il a environ un pied de long et un pouce et demi d’épaisseur. Les bractées sont embriquées sur quatre rangs, linguiformes, glabres, pointues au sommet, marquées de sept nervures parallèles et longues d’un pouce et demi ^ M. Blanchet m’écrit qu’elles sont jaune et rose^ ces couleurs sont fort altérées dans les échantillons desséchés, mais je crois distinguer qu’elles sont d’abord jaunes et que les plus jeunes au sommet de l’épi sont entièrement de cette couleur, puis que la partie supérieure et visible de chaque bractée se colore en rose et qu’ainsi, lorsque la fleuraison est un peu avancée, la sommité de l’épi est jaune, et le reste est plus ou moins mélangé de jaune et de rose. Les fleurs sont solitaires à l’aisselle des bractées^ le calice est glabre, long d’un pouce, divisé jusqu’à

d’ AMÉRIQUE.

sa base en cinq lanières étroites, très-aiguës, plus courtes que le tube de la corolle. Celle-ci est jaune, saillante d’un pouce en dehors des bractées, pubescente en dehors, glabre en dedans excepté au bas du tube qui est muni autour de l’ovaire de poils touffus^ le tube est grêle, la lèvre supérieure droite, concave , obtuse , l’inférieure réfléchie , cunéiforme , divisée en trois lobes oblongs et obtus. Les étamines sont de la longueur de la lèvre supérieure, égales entre elles, une paire est insérée à la base de cette même lèvre, les deux autres étamines sont opposées aux lobes latéraux de la lèvre inférieure;, les fdets sont assex forts, glabres, les anthères linéaires renfermées dans la concavité de la lèvre supérieure. Le style est capillaire, un peu pileux vers son sommet , le stigmate large et pelté. Je ne connais pas les fruits.

Les feuilles, quoique minces et membraneuses, sont couvertes, comme dans la précédente (^Herpetacanthus longiflorus')^ de jeunes cryptogames, ce qui indique qu’elle croît aussi dans les forêts sombres et humides , et que si on l’introduisait dans nos jardins, il conviendrait de le placer dans une serre si orchidées.

Dipteracanthus Blanchetianus , tab. XC\.

D. caule humili hirsuto, foliis oblongis obtusis in petiolum brevem attenuatis repando subdentatis supra subtusque in costis pilosis infimis obovatis, floribus axillaribus subgeminis

sessilibus, bracteolis millis, calycis laciniis lineari-setosis hirsutissimis corolla infundibuliformi tiibo faucis æqiiante, fructii oblongo pubescente tetraspermo.

Hah. ad Jgregia V elha. Blanchet Exsic. N° 3454.

C’est 'une petite espèce voisine du D. geminiflorus^ dont la tige n’a que deux ou trois pouces de haut, est simple ou rameuse, ligneuse à sa base, et couverte de poils blanchâtres longs et étalés. Les feuilles sont sessiles, opposées, ovalesoblongnes, les plus grandes ont un pouce de long sur un demipouce de large, elles sont souvent, sur le même échantillon, plus étroites ou plus larges, très-obtuses ou un peu pointues, chargées sur leurs deux faces et principalement sur leurs bords de poils semblables à ceux des tiges, et en outre de très-petits poils courts et couchés, presque entières ou légèrement dentées et ondulés à leurs bords. La nervure médiane, saillante en dessous, donne naissance, de chaque côté, à cinq ou six nervures secondaires. Les fleurs sont géminées ou plus souvent solitaires et sessiles dans les aisselles des feuilles supérieures. Le calice est partagé en cinq lanières linéaires subulées, égales entre elles, chargées des deux espèces de poils décrites plus haut, ils ont six ou sept lignes de long^ le tube de la corolle est de la longueur du calice, et s’élargit au delà en une gorge de huit à neuf lignes^ elle s’épanouit en un limbe à cinq divisions étalées, arrondies, émarginées au sommet, de quinze lignes de diamètre. La fleur est ainsi presque aussi grande que le reste de la plante, elle est violette et légèrement pubescente.

d’amériqüe.

Les étamines sont courtes, les filets glabres, insérés au haut (lu tube, la plus grande paire, qui dépasse l’autre de la longueur des anthères, n’atteint cependant pas le milieu de la gorge. Le style est un peu plus long que les étamines et se termine par un stigmate à deux lobes planes et oblongs. La capsule est un peu plus courte que le calice, oblongue, pointue aux deux bouts et pubescente.

Thyrsacanthus ramosissimus, tab. XCVI.

T. fruticosus, caule ramisque teretiusculis striatis, foliis ovato-lanceolatis obtusis subsessibus parvis, thyrsulis in ramis terminalibus parvis scabris compositis, corolla bilabiata limbo brevi, staminibus sterilibus nullis.

Hah. in dumetis serra Acurura. Blanchet Exsic. N° 2893.

C’est un arbrisseau très-rameux, les rameaux cylindriques, finement striés, de la grosseur d’une plume de pigeon, légèrement pubescents, les entre-nœuds longs d’un à deux pouces^ les feivilles sont opposées, ovales, lancéolées, presque sessiles, obtuses, très-glabres, la nervure médiane saillante en dessous, les nervures secondaires au nombre de deux ou trois de chaque côté, arquées, vues à la loupe, les deux faces sont ponctuées ou plutôt chagrinées par des points saillants très-rapprochés, elles ont un pouce de long sur cinq lignes de large, les supérieures sont de moitié plus petites. Les fleurs sont ramassées en thyrses très-courts (un pouce au plus) et grêles à l’extré-

IGG

mité des rameaux. Le calice n’a que deux lignes de long, il est pubescent, conique, divisé jusqu’au milieu en cinq dents lancéolées, subulées, pointues, et qui se recourbent un peu en dehors. La corolle est d’un beau rouge, longue de quinze lignes, droite, pubescente en dehors dans sa moitié inférieure, le tube est très-court, la gorge a huit à neuf lignes de long et se termine en bas par un petit sac ou éperon là où finit le véritable tube^ la lèvre supérieure est étroite, entière, pointue, longue de quatre lignes^ la lèvre inférieure est à trois lobes, les deux latéraux oblongs très-obtus, l’intermédiaire pointu et situé un peu plus bas que les deux latéraux, c’està-dire que l’échancrure qui divise ces trois lobes est si profonde que les deux lobes latéraux paraissent appartenir aussi bien à la lèvre supérieure qu’à l’inférieure. Les étamines, au nombre de deux, sont insérées à la poche dont j’ai parlé, les filaments sont glabres, applatis et, dans la fleur complètement développée, dépassent d’une ou deux lignes l’extrémité de la lèvre supérieure. Sur le petit nombre de fleurs que j’ai pu observer dans cet état, elles étaient toujours dépourvues d’antbè res, celles-ci que je n’ai pu retrouver que dans le bouton, ont leurs deux loges réunies vers le haut par un connectif très-court et sont séparées et presque divergentes dans leur moitié inférieure. L’ovaire est légèrement pubescent, le style filiforme, pubescent à sa base, glabre dans le reste de sa longueur qui égale à peu près celle des étamines. Je ne connais pas les fruits.

Explication des figures, a. Calice; b. corolle; c. étamines clans le bouton.

1) AMKIMOUK.

PROCKIA VILLOSA, t. XCVII.

P. rainulis, foliis inflorescentia que villosis, foliis ovatis acutis grosse serratis, stipiilis semi-cordatis glanduloso dentatis, racemis pauclfloris teriiiinalibiis, floribus apetalis, sepalis sex inæqualibiis.

Hah. in Brasilia prope Tarnandua. Blanchel Exsic. N° 3852.

Les anciens rameaux sont bruns, striés, glabres et plus ou moins chargés de lenticelles ovales assez grosses. Les rameaux de l’année sont velus;, les feuilles alternes ovales ou ovoïdes, pointues et même acuminées à leur sommet, tronquées ou quelquefois légèrement écliancrées en cœur à leur base, régulièrement dentées en scie, les dents fortes pointues au nombre de dix à quinze de chaque côté, velues et d’un vert grisâtre en dessous, plus foncées et parsemées de poils moins abondants en dessus ; le pétiole, qui a deux ou trois lignes de long, s’épanouit à son sommet en trois ou cinq nervures principales, les veines sont réticulées. Les feuilles de l’extrémité supérieure des rameaux sont les plus grandes, elles ont jusqu’à trois pouces et demi de long sur à peu près deux de large , les inférieures sont souvent de moitié plus petites. Les stipules sont opposées à la base du pétiole et à peu près de la longueur de celui-ci, semi-cordées, les inférieures plus petites et obtuses, les supérieures plus grandes, acuminées, fortement dentées en scie, les dents glanduleuses. Chaque rameau est terminé

par une panicule de deux à quatre fleurs, les pedicelles alternes longs d’un pouce, munis à leur base et un peu au-dessus de leur base de bractées linéaires, pointues, entières. Les calices sont à six sépales inégaux, ovales, pointus, soudés a leur base, dont les trois extérieurs plus grands ont quatre lignes de long, les trois autres alternes avec ceux-là sont de moitié plus petits;, les uns et les autres sont couverts extérieurement et intérieurement de poils grisâtres, plus longs et plus abondants sur le dos et à la base des trois extérieurs. Les étamines sont très-nombreuses, un peu plus longues que le calice, les filets glabres, filiformes, paraissent rouges sur le sec, les anthères jaunes, petites et arrondies. Le style droit, un peu épais, dépasse à peine les étamines et se termine par un style tronqué. Je ne connais pas les capsules.

CuPHEA PULCHRA, t. XCVIII.

C. caille fruticoso ramosissimo pubescente, foliis sessilibus ovato-lanceolatis aciitis basi sub-cordatis pubescentibus, racemis terminalibus, floribus apetalis, calycibus pubescenti-glutinosis 12-striatis, staminibiis 10-12 ad faucem tubi, filamenta brévia basi lanata.

Hah. in serra Jacobina. Blanchet Exsic. iV®2603.

C’est un arbrisseau fort élégant dont les nombreux rameaux sont tous terminés par une grappe de belles fleurs rouges. Ces

ü’amériqüe.

rameaux sont cylindriques, recouverts d’une écorce brune, pubescente, presque tomenteuse qui se détache facilement, et la base de la tige en est dénudée. Les feuilles sont opposées, ovales-lancéolées, pointues à leur sommet, sessiles et un peu en cœur à leur base, pubescentes particulièrement en dessous sur les nervures, la côte saillante à la face inférieure, les nervures au nombre de sept à neuf de chaque côté ^ les plus grandes de ces feuilles ont quinze à dix-huit lignes de long sur cinq à six de large ^ les entre-nœuds sont généralement de moitié plus courts. Les grappes de fleurs sont terminales, pubescentes, glutineuses, longues de deux à trois pouces, composées d’une vingtaine de fleurs naissant deux ou trois ensemble à l’aisselle d’une bractée semblable aux feuilles de deux à trois lignes de long dans le bas de la grappe et beaucoup plus petites vers le sommet^ les pédicelles sont longs de deux lignes, pubesccnts, portant un peu au-dessous de la fleur deux petites bractéoles opposées. Le calice est long de neuf lignes, d’un beau rouge vermillon, excepté à son orifice qui est verdâtre, marqué de douze stries couvertes en dehors et en dedans de petits poils un peu glutineux ^ l’éperon est arrondi, obtus, long d’une ligne ou un peu plus^ l’orifice est tronqué, les nervures y forment des petits dents peu saillantes. Les pétales nuis. Les étamines, au nombre de dix à douze, sont insérées à la gorge du tube, très-courtes, les filets laineux a leur base. L’ovaire est glabre, le style filiforme, velu, un peu saillant hors du calice;, celui-ci se fend souvent de lui-même de bas en haut et s’ouvre complètement de manière à mettre à nud l'ovaire

et le style ^ comme dans toutes ces fleurs ainsi ouvertes, l’ovaire était ouvert aussi et dépourvu d’ovules^ je pense que ce phénomène est dû à la piqûre de quelque insecte.

Lavoisiera reticulata, t. XCIX.

L. fruticosa, ramosissima, tota pilis brevibus capitato-glandulosis glutinosis conspersa,ramis sub tetragonis, foliis quadrifariam imbricatis integerrimis oblongis sessilibus basi multinerviis semiamplexicaulibus apice obtusiusculis reticulato venosis, floribus terminalibus solitariis sessilibus, calyce tubo ovato globoso costato lobis sex lanceolatis acutis cilialis longiore, antlieris 12 dissimilibus.

Hah. in montibus ad Jgregia V elha. Blanchet Exsic.

No 3533.

C’est un arbuste à rameaux nombreux, toulFus, très-rapprochés vers les extrémités des branches, obscurément tctragones, couverts de poils serrés, courts, droits et glanduleux; ces mêmes poils se retrouvent sur les calices et sur les feuilles quoique moins abondants sur celles-ci qui sont un peu visqueuses surtout vers le sommet des rameaux. Ces feuilles sont d’un vert gai, ovales-oblongues, longues de dix-huit lignes sur six de large, imbriquées sur quatre rangs, semi-amplexicaules et multinerves à leur base; la nervure médiane et les deux les plus rapprochées des bords se prolongent seules jusqu’au

d’ami; lUQUü.

sommet qui est obtus ^ les veines sont enfoneées en dessus, saillantes en dessous et forment un réseau fortement prononcé. Les fleurs sont sessilcs et solitaires à l’extrémité des rameaux, mais souvent deux autres petits rameaux également florifères naissent à la base de la première fleur et le fruit de celle-ci persiste dans la dichotomie. Le calice est ovale ou turbiné et devient tout à fait globuleux et a six côtes arrondies, le limbe est campanulé à six lobes lancéolés, ciliés et caduques. La corolle est grande, couleur de rose et a près de deux pouces de diamètre, les pétales élargis et à peine émarginés à leur sommet. Les étamines, au nombre de douze, de moitié plus courtes que les pétales, ont les filets rouges, les anthères jaunes et les connectifs alternativement de moitié plus courts les uns que les autres. L’ovaire n’est point réellement libre, il est si fortement appliqué au calice que dans la fleur on ne peut pas les séparer^ ce caractère éloignerait beaucoup cette plante du genre auquel je la rapporte et dont elle a le port et tous les autres caractères;, cependant dans le fruit on peut détacher le calice, au moins dans la plus grande partie supérieure, et découvrir la capsule qui est pubescente, tandis que la partie de l’ovaire qui est visible dans la fleur est glabre et conique ; le style est beaucoup plus court que les étamines, en massue et pileux. La capsule est globuleuse, à six côtes comme celles d’un melon et s’ouvre par sa base en six valves. Ella a trois lignes de diamètre et contient un très-grand nombre de graines oblongues, anguleuses, presque trigones.

RnOPALA Tuomesiana, t. C.

R. foliis alternis integerrimis ellipticis apice obtusis basi attenualis niargine revolutis coriaceis utrinque glabris supra satiirate viridibus nitidis subtiis fuscescentibiis opacis racemo axillari æqualibus vel brevioribus, rachi et pedicellis fulvovillosis, periantbii foliolis glabris, germine ferrugineo pubescente.

Hah. prope S. Thomè. Blanchet Exsic. N° 3578.

Les rameaux sont cylindriques, les plus jeunes recouverts d’un duvet court ferrugineux. Les feuilles nombreuses, rapprochées (les entre-nœuds étant toujours plus courts que les pétioles), alternes, quoique quelques-unes paraissent opposées, ovales, obtuses à leur sommet, rétrécies en coin à leur base, les bords un peu repliés en dessous et décurrents sur le pétiole, coriaces, glabres, les veines lâches réticulées, saillantes sur lés deux faces, la supérieure luisante, d’un vert foncé, l’inférieure plus pâle etmatte, souvent d’une couleur un peu brune ^ les plus grandes de ces feuilles ont deux pouces de long sur un et demi de large, non compris le pétiole qui est d’environ un pouce. Les grappes sont axillaires, droites, presque sessiles, solitaires ou géminées à chaque aisselle, plus longues que les feuilles, elles ont de deux à quatre pouces de long. Le rachis et les pédicelles sont couverts du même

d’améiuquk.

duvet roux que les jeunes rameaux;, les pedicelles sont géminés et ont à peine une ligne de long, les entre-nœuds sont à peu près de la même longueur qu’eux , ensorte que les grappes les plus courtes se composent d’une cinquantaine de fleurs et les plus longues d’une centaine. Le bouton de la fleur est en massue. Dans la fleur épanouie, qui paraît rougeâtre d’après le sec, les divisions du périanthe ou sépales sont linéaires, glabres, obtuses, recourbées en dehors, les anthères blanches, situées au-dessous de l’extrémité du sépale et pendantes par le recourbement de celui-ci. L’ovaire est ferrugineux, le style glabre, saillant, claviforme.

Cette espèce paraît se rapprocher beaucoup du R. ohtusata Klotz. Linn. lo, jo. 74 ; mais elle s’en distingue par ses feuilles plus petites, par les rachis et les pédicelles pubescenls et non glabres et par l’ovaire ferrugineux et non blanchâtre.

TABLE ALPHABETIQUE. .

Pago.

Adenobasiuni oblusum .... 83.

Alsodeia bahiensis 68.

floribunda 70.

Aniseia cernua .36.

Bauhiniaaçuruana 77.

flexuosa 80.

odoraiissima 78.

Belangera denticidata 153.

Berberis trifoliolata 113.

Brongniarlia inlermedia. . . . 14.

Centrosema heptaphylla . . . 96.

Commilobium abruptum . . . 98.

Copaifera hymenæfolia. ... 1 .

Cordia leucocepliala 148.

Cryplocarpus cordifolius. . . 73.

Cuphea pulclira 168.

Dalea agaslachya.. . 65.

alopecurus 10.

diffusa 8.

macroslachya 6.

penicillata.'l . . .P 66.

psoraleoides 5.

pulchella 9.

trifoliolata 3.

Dipteracantlius bahiensis. . . 134.

Blanchetianus 163.

Page.

PI

Dorstenia excentrica

longifolia. ..;...

setosa

Evolvulus cordatus

daplinoides

echioides

elegans

frankenioides . . .

gnaphalioides . . .

gypsophylloides. .

helychrysoides . .

jacobinus

linoides

phyllanthoides . .

pterocaulon

speciosus

Ilelicteres involucrata

Ileliolropium slriciissimuni .

Ilerpetacanlhus longiflorus .

Heteropteryvcordifolia. . . .

Hibiscus Berlandierianiis. . .

lavatcroides

tampicensis

Iliræa bahiensis

Blanchetiana

Jacobinia lepida

PI

176 PLANTES NOUVELLES d’aMÉRIQUE.

Psg«.

PI

Page.

PI

Jacquemontia Blanclielii . . .

Rhopala thoniesiana

subsessilis. . .

Scleria macrocarpa

Ichlyothere curvifolia

ISO.

Sida anomala

Ipomæa albiflora

filiformis

eriocepliala

Simaba bahiehsis

evolvuloides

Sipliocampylus ihomesianiis.

floribunda

Solaniim lucidum

luxurians

Manoelii

montana

paludosum

Krameria lalifolia

pogogenum

Laplacea barbinervis

polytrichuni

Larrea niexicana

spliærocarpum . . .

Lavoisiera reliculata

stagnale

laiziola brasiliana

Strobiloracbis Blancheiiana .

Malpighia periiviana

Styrax subcordalum

lonienlosa

Ternstroeniia Pavoniana . . .

üllonia acuminata

Ruiziana

pteropoda

Thyrsacanlhus ramosissimus.

Paiagoniila baliiensis

Tocoyena hirsiUa

Pavonia geminiflora

prosirata

Zornia fleniniingioides ....

varians

Gardneriana

Pliysosiemon inlermediiim

sericea

Plalanus mexicanus

lenuifolia

Prockia villosa

virgata

roPAO’ElU

TBirOLITUI

DALEA

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