‹ Plantes usuelles des Brasiliens (volume 2)Chapitre 13 sur 119 · N° IX. I · texte numérisé non relu

N° IX. I

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cœur , réfléchie : pétale inférieur très-grand, onguiculé, velu en dehors; à onglet canaliculé, plus large à la base, un peu plus long que la lame ; à lame large d'environ 11 lignes, transversalement elliptique, échancrée en cœur, arrondie sur les côtés. Éramines au nombre de 5, hypogynes , un peu inégales : filet un peu plus long que l’anthère, étroit, aplati : anthère aplatie, orbiculaire-elliptique, dont la face est tournée du côté de l’ovaire, et dont les loges s'ouvrent longitudinalement; chaque anthère se termine par une membrane fort petite, beaucoup plus étroite qu'elle, un peu tron- quée et denticulée; dans les deux étamines inférieures qui sont un peu plus courtes, le filament est épaissi à son sommet. SryLe courbé en $s, épais , glabre, tronqué horizontalement au sommet. SricmarTE terminal, petit, en mamelon. Ovaïre ovoïde, très-velu, 1-loculaire, 8-9-sperme : ovules pariétaux, attachés sur trois lignes, sans placenta particulier. Je n’ai pas vu le fruit.

Localités. Cette plante est commune à l’ouest du Rio-de-S.-Francisco, dans les pâturages naturels (campos) de la province de Minas-Geraes, et ceux de la partie méridionale de la province de Goyaz, principalement auprès de Paracatu , de Santa-Luzia-de- Goyaz, de Meia-ponte, etc. Je l'ai trouvée en fleur depuis le mois d'avril jusqu'au mois d'août. |

Usages. Les habitans du pays où croît la plante que je viens de décrire la substituent avec succès au Cephaelis, qui ne se trouve pas chez eux. Tantôt ils emploient la racine de l’Zonidium Poay a sans la mélanger, et tantôtils la mélent au tartrate de potasse et d’antimoine, comme on fait ailleurs pour l’Ipecacuanha véritable. Mais ce n’est pas seulement comme émétique qu'on administre l’ Zonidium Poaya ; à d’autres doses il devient un évacuant, et 12 vintems ou Kil.0,0003/40 de sa racine purgent un adulte. | Cette plante confirme les propriétés émétiques que l’on a reconnues aux Violacées, et il est à croire qu’en faisant quelques expériences, on retrouvera ces propriétés à un degré plus ou moins

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éminent dans les nombreuses espèces de cette famille que fournissent les différentes parties du Brésil.

Observations botaniques. Le genre Ioxiniuu Vent. (Hybanthus Jacq.—Pombalia Vand.—ZTonidium, Hybanthus, et Pombalia Gin. ) présente les caractères suivans : CALICE profondément 5-partite dont les divisions ne sont ni prolongées au-dessous de leur base ni entièrement séparées. PÉrArEs au nombre de cinq , périgynes ou plus rarement hypogynes , très-inégaux ; l’inférieur plus grand, onguiculé, sans éperon , à onglet ordinairement plus large et concave à la base, rétréci au sommet. Éramies au nombre de cinq , insérées comme les pétales, et alternes avec eux : filets libres ou soudés , le plus souvent courts , quelquefois nuls : anthères aplaties, membraneuses au sommet, attachées par la base, immobiles , tournées vers le pisul, biloculaires et s’ouvrant longitudinalement : les connectifs ou les filamens des anthères inférieurs le plus souvent bossus ou munis d’un appendice plus ou moins sensible. Srvve courbé , épaissi au sommet , persistant. STIGMATE un peu latéral, Ovaire libre, sessile , olygosperme ou polysperme : ovules attachés a trois placentas pariétaux. Carsuze entourée du calice , des pétales et des étamines qui persistent , uniloculaire , olygosperme ou polysperme , s’ouvrant en trois valves étalees , plus épaissies sur le dos, portant les semences dans leur milieu. Semences petites , horizontales, ovales-globuleuses, creusées au sommet d’une chalaze orbiculaire et ridée ; quelquefois relevées d'un côté d'une ligne proéminente ( raphe ) : ombilic un peu latéral, rarement tout-à- fait terminal. TécumenT ProrPRE double ; l'extérieur crustacé, l’intérieur membraneux , adhérent au périsperme. PérisPeRME charnu. EMBRYON axile, droit, ayant presque la même longueur que le périsperme : cotylédons planes : radicule aboutissant presque à l’ombilic, le plus souvent obliquement et quelquefois directement. -

N. B. En décrivant l’Zonidium Ipecacuanha , je dirai quelles sont les raisons qui obligent de réunir les genres Zonidium , Pombalia et Hybanthus. On trouvera aussi des dissertations sur les organes les plus importans des /onidium , et en général des Violacées dans la 6: livraison de mon Âistoire des plantes les plus remarquables du Brésil et du Paraguay.

EXPLICATION DES FIGURES

1. Un des pétales supérieurs vu en dehors. — 2. Un des pétales intermédiaires vu en dedans. — 3. Le grand pétale vu en dedans. — 4. Les étamines. — 5. Calice et pistil.

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-E. Blanchard.

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CONOHORIA LOBOLOBO.

CONORI LOBOLOBO.

C. foliis alternis et suboppositis , in apice ramulorum confertis, oblongo-lanceolatis, anguslis obsoletè serratis ; racemis simplicibus; pedicellis puberulis ; squamulis vix manifestis ad basin slaminum ; ovario villoso ; ovulis basi placentarum affixis.

Nom vulgaire : Lobolobo.

Description. ArBRissEAU rameux, dont l'écorce est le plus souvent d'un gris blanchâtre, et dont les rameaux sont quelquefois légèrement pubescens au sommet. FeuiLLES très-rapprochées principalement à l'extrémité des rameaux, opposées et alternes tout à la fois, longues d’un pouce et demi à trois pouces, larges de 6 à 12 lignes, oblongues-lancéolées, étroites , aiguës au sommet, un peu aiguës ou plus souvent tronquées à la base, glabres, veinées ct bordées de dents qui sont écartées, peu sensibles et noirâtres : pétiole irès-court, pubescent, convexe en dessous, canaliculé en dessus. Deux Srrpures latérales, scarieuses , fort petites, ovales-lancéolées, aiguës, pubescentes, caduques. Freurs blanches, longues d’environ deux lignes , pédicellées, réunies en grappes simples, axillaires ou terminales : grappes le plus souvent solitaires quand elles naissent à Vaisselle des feuilles, le plus souvent fasciculées quand elles sont terminales. Péponcuze de la grappe court, chargé à sa base de peütes bractées , ovales-aigués, le plus souvent embriquées. Axe de la grappe continu avec le pédoncule. Pénicerres longs d'environ 2 lignes, le plus souvent tournés du même côté, légèrement courbés , articulés un peu au-dessus de la base, accompagnés inférieurement de trois bractées fort petites, scarieuses , ovales-aiguës , couleur de rouille, dont une extérieure est portée sur l’axe même, et les deux autres sur le pédicelle ; le plus souvent ces dernières semblent naître au même point que l’extérieur, quelquefois elles sont placées

l’une au-dessus de l’autre. Le pédoncule de la grappe, l'axe, les

pédicelles, et les bractées sont légèrement pubescens. Cazice pro-

fondément 5-partite, un peu charnu ; dont les divisions sont ovales, aiguës , très-finement ciliées, blanches, un peu rougeätres au sommet. PÉrALEs au nombre de 5 ; hypogynes, alternes avec les divisions du calice, égaux , dressés, ovales-lancéolés, rapprochés en forme de cloche, acuminés, beaucoup plus longs que le calice, roulés en dehors au sommet. Éramines au nombre de 5 x hypogynes , alternes avec les pétales, dressées : filets trés-courts , aplatis, à peine soudés entre eux et avec le bas des pétales, chargés extérieurement d’une écaille très-petite et arrondie : anthères attachées par la base, immobiles , tournées vers le pistil, 2-loculaires, s'ouvrant longitudinalement par les côtés, membraneuses sur les bords et au sommet, d’une couleur fauve, paraissant , avec la membrane ter -minale, ovales-lancéolées, acuminées : membrane terminale continue avec tout le dos de l’anthère , et égalant ses loges en longueur : loges de l’anthère se terminant antérieurement par deux soies. blanches. Sryce glabre. Sricware terminal, obtus. Ovarne ovoïde- globuleux , trilobé, velu, 1-loculaire, 3-sperme : ovules péritropes, attachés à la base de trois placentas semi-cylindriques, qui naissent des angles de l'ovaire. Carsuce à trois valves, dont chacune porte une semence dans son milieu.

Localités. Cette plante est commune dans les bois montueux des environs de Rto-de-Janeiro.

Avec la plante que je viens de décrire, on peut en confondre une autre qui lui ressemble beaucoup, mais qui cependant en est distincte et se caractérise de la manière suivante :

CONOHORIA CASTANEFOLIA. +

CONORI A FEUILLES DE CHATAIGNIER.

C. foliis alternis et suboppositis , 1n apice ramulorum confertis, oblongo -lanceolatis , manifesté serratis, mucronulatis ; ovario

villosissimo; ovulis ex apice placentarum pendulis.

Cette espèce diffère de la précédente par ses feuilles qui ne sont

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