‹ Plantes usuelles des Brasiliens (volume 2)Chapitre 16 sur 119 · N° XI. I · texte numérisé non relu

N° XI. I

de 3 à 6, ovales-lancéolées, plus rarement oblongues ou ovalesoblongues, aiguës aux deux bouts, dentées en scie, quelquefois presque glabres surtout dans le bas de la tige, plus souvent chargées de poils simplement épars, souvent aussi velues ou trèsvelues, principalement les supérieures : pétiole à peine long d'une ligne, plus ou moins velu , canaliculé en dessus , convexe en dessous. SrrPuLEs latérales, tantôt ovales-lancéolées , tantôt oblongues ou quelquefois linéaires-oblongues, acuminées, membraneuses , pourvues d’une nervure moyenne ; chargées de quelques poils , principalement sur les bords et la nervure. Freurs solitaires à l’aisselle des feuilles, tantôt sessiles ou presque sessiles, tantôt portées par un pédoncule velu qui atteint jusqu’à 4 lignes, et est chargé de deux bractées, de forme variable, à peu près semblables aux stipules : quand la fleur est sessile, les bractées existent encore, et se confondent alors avec les stipules. Cazrce 5-partite, mollement hérissé : divisions du calice inégales, oblongues-lancéolées , acuminées , semipinnatifides ; à lanières écartées, plus épaisses à leur sommet qui est tronqué. PÉTALES au nombre de 5, évidemment hypogynes : deux supérieurs à peu près égaux au calice, linéaires, obtus, un peu en faux, uninervés, minces, un peu barbus au sommet : deux intermédiaires un peu plus longs que le calice, oblongs-linéaires ou ovales-oblongs, à peine spatulés, tronqués ou très-obtus, chargés de 4 nervures, réfléchis à leur sommet qui est velu : l’inférieur très-grand, onguiculé , ascendant, ayant à peu près un pouce, trois fois plus long que le calice, velu en dehors; à onglet canaliculé, retréci au sommet, plus large à la base qui est concave; à lame longue d'environ 6 lignes , large de 4, transversalement elliptique, arrondie sur les côtés, munie d’une petite pointe terminale, décurrente à sa base sur l'onglet. Éramines au nombre de 5, évidemment hypogynes , à peu près inégales, dressées; deux 1inférieures à peine plus courtes : filets plus longs que les lobes de l’anthère, plus étroits, aplatis, entièrement glabres dans les étamines supérieures , courbés dans les étamines inférieures , épaissis au-dessus ou au-dessous du milieu dans les mêmes étamines, et

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Qarbus à leur base : anthères attachées par la base, aplaties , linéaires , 2-loculaires » bilobées à leur base, terminées par une membrane presque orbiculaire qui est moitié plus courte que les lobes, un peu échancrée au sommet, et de couleur safra épaissi de la base au sommet > ayant la forme d’un s, vel concave à son sommet qui est oblique. Sriomare à la surface de la partie concave du style. Oyatre très-velu, 1-loculaire » polysperme. Carsuze entourée du calice des pétales et des étamines qui persisient, ovale, 3-vone, plus épaisse sur les angles , aiguë, mollement velue, 1-loculaire, 9-12 sperme, s’ouvrant en 3 valves naviculaïres qui portent les semences dans leur milieu. SEMENCES ovoïdes-globuleuses, un peu comprimées, glabres d’une chalaze orbiculaire, tachetées de sillonnées d’un côté. Técuwmenz PRO l'intérieur membraneux , très-mi

immobiles ,

née. STyLE u à la base,

ii,

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> Creusées à leur sommet noir et de blanc, à peine PRE double ; l'extérieur crustacé :

nce. Omgrric terminal. Pérr- SPERME Charnu, jaunâtre. Empryon droit, placé dans l’axe du

sperme, et ayant à peu prés sa longueur : cotylédons transversalement elliptiques, 2-lobées au sommet : radicule arrondie dans ses Contours, un peu plus longue que les cotylédons, atteignant l’ombilic. |

Var. 8 indecorum. Frurrrrs assez généralement plus petites et plus ovales que dans le type. Pérares presque trois fois plus courts que le calice, linéaires, obtus, glabres, très-minces, à peu près semblables entre eux; un inférieur quelquefois un peu plus grand et oblong. Les trois éramrnes Supérieures stériles , presque égales, filiformes, extrémement étroites , aplaties, membraneuses > &labres, un peu spatulées : les deux inférieures fertiles ; à filets aplatis, étroits, à peu près filiformes » glabres; à anthères très-petites, à peu près elliptiques , terminées par une membrane courte, presque 3-angulaire. Style court » Courbé, aplati, glabre. Srremarr obtus.

péri-

: : Localités. Cette plante croît à Cayenne; elle valle sur toute la côte du Brésil, . jusqu’au Cap Frio ; mais on ne la

se trouve par interdepuis la rivière des Amazones revoit plus au midi de ce Cap.

je be. i

Usages. Tout le monde sait que les racines de cette plante sont

émétiques et peuvent remplacer celles du Cephaelis TIpecacuanha. À Fernambouc on les regarde comme le meilleur remède que l'on puisse employer dans les dysenteries. Enfin quelques habitans de la province de Rto- Grande-do-Norte , assurent que pour guérir radicalement ceux qui sont tourmentés de la goutte, il suffit de leur faire prendre pendant quelques jours une légère décoction de ces mêmes racines. Je ne pourrais citer aucun fait particulier qui vint à l'appui de cette dernière assertion; mais elle paraît a voir assez d'importance pour mériter l’attention des gens de l'art.

On vend souvent à la ville de S.-Salvador-de-Campos les racines de l’Zonidium Ipecacuanha pour remplacer l'Ipecacuanha véritable : quelques habitans du Cap Frio en vendent aussi de petites portions à Rio-de-Janeiro ; mais aujourd'hui aucun négociant du Brésil n’en envoie en Europe.

Observations botaniques. $ I. De deux genres qui doivent rentrer dans le genre Joxipruw. |

19 Pombalia. Vandelli qui ne connaissait d'autre Jonidium que l’Zpecacuanha , avait reconnu cette plante pour un genre distinct, et l’avait appelée Pombalia. Ventenat qui écrivit après le professeur de Coimbre, méprisa la loi conservatrice de l’antériorité, et substitua au mot de Pombalia celui d'Zonidium qui , ayant malheureusement passé dans un grand nombre de livres, ne pourrait être rejeté aujourd'hui, sans qu’on bouleversât toute la nomenclature. Frappé sans doute de cette infraction aux lois adoptées par les botanistes vraiment amis de la science, M. de Gingins a cru que le Pombalia pouvait être conservé , et qu'il ne serait pas nécessaire pour cela de supprimer l'Zonidium. Cela serait à désirer ; maïs nous sommes malheureusement {orcés de reconnaître qu'il y a identité parfaite , et M. de Gingins l’aurait incontestablement senti, s’il eût eu sous les yeux la suite des espèces brasiliennes. La différence du Pombalia et de l'Zonidium consisterait, d’apres M. de Gingins, en ce que Z calice du Pombalia serait très-grand, et à bords hérissés de pointes roides (echinatus); en ce que les filamens seraient plus longs que dans l'Ionidium ; Povaire très-velu , et le pédoncule non articulé. J'ai quatre espèces où le calice est pinnatifide ; maïs il en est une, l'Jonidium scariosum , dont les divisions sont entières au sommet , el celles des calices du setigerum ne présentent en tout que 5 à 6 lanières, Si le

calice des Zonidium villosissimum et 1pecacuanha est assez grand, celui du Scariosum ne lest pas plus que dans l’Zonidium lanatum , et le calice de l'Z. setigerum est aussi petit, et même beaucoup plus petit que dans beaucoup d’autres espèces , à divisions calicinales non découpées. Les Z. pecacuanha et villosissimum ont , il est vrai , la lame de leur pétale inférieur transversalement elliptique ; mais les Z. scariosum et setigerum offrent, avec un calice semblable ou à peu près semblable, une lame presque orbiculaire ; et d’un autre côté, VZ. Poaya, et une foule d’autres qui n’ont pas de découpures à leur calice, ont la lame de leur pétale inférieur transversalement elliptique. Il est incontestable que les étamines ont des filets très-sensibles dans les Z. Îpecacuanha et villosissimum ; mais les anthères sont sessiles dans 7. seligerum. Les Z. lanatum et Poaya qui ont le calice sans divisions offrent un ovaire velu comme l’Zpecacuanha ; les pédoncules de l’Z. seligerum sont articulés comme ceux de beaucoup d'espèces à calice non divisé ; enfin celui qui voudra consulter Le port des plantes dont il s'agit, ne pourra jamais se décider à séparer les Z. Pouya et lanatum, des I. Ipecacuanha et villosissimum , pas plus que V'Z. setiserum des TJ. commune et Sybaticum.

2° Hybanthus. J'aurais désiré conserver le genre Hybanthus de Jaquin , fondé sur lavortement de deux étamines, l'existence d’une glande | celle d'un pétale inférieur concave à sa base, enfin sur l’inflorescence et le port ; mais J'ayouerai franchement que je n’ai su quelles espèces rapporter à ce genre ; car ses faibles caractères se nuancent dans les Jonidium de Yune à l'autre espèce. Presque toutes celles du Brésil ont le pétale inférieur, concave à la base , et plusieurs des Zonidium de Ventenat présentent le même caractère d’une manière plus prononcée encore. L'avortement de deux ou plusieurs étamines est commune chez les f’iolacées » Comme l’a très-bien observé M. de Gingins ; mon savant ami M. Kunth et moi nous avons trouvé toutes les étamines stériles dans plusieurs }Vorsettia par conséquent dioïques ou polygames , et une simple variété de l’Zonidium Îpecacuanha présente deux anthères avortées. Sil’Æybanthus a une glande dans sa fleur, lZ. glutinosum en a deux, et personne ne le rapporte à l’//ybanthus dont il n’a point l’inflorescence. D’un autre côté V7. atropurpureum qui se rapproche de ce dernier par l'inflorescence , n’a ni glandes ni étamines stériles. Quant au port, celui de l’Hybanthus lui est certainement particulier; mais si les Zola diffèrent singulièrement des Zonidium pour la physionomie, ces derniers ne différent guêre moins entre eux, et, par exemple, mes Z. nanum, lanatum 3 Selipe rum et Dioibbosum ont bien peu de ressemblance dans le port. Ventenat, Jussieu , Persoon, Poiret, Ræmer et Schultes, n’ont point adopté le genre

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