‹ Plantes usuelles des Brasiliens (volume 2)Chapitre 17 sur 119 · N° XI · texte numérisé non relu

N° XI

Hybanthus ; etil est fort vraisemblable que si Jaquin lui-même eût eu d’autres Lonidium à décrire, il les eût rapportés au genre Hybanthus (1).

SIL. Des variétés de l’Tonidium Ipecacuanha.— Comme toutes les plantes qui croissent dans un grand nombre de localités différentes, l’Z. Jpecacuanha est sujet à une foule de modifications. Je n’ai indiqué que celles que j'ai remarquées dans les individus que j'ai trouvés au Brésil, et j'ai cru devoir les décrire successivement, en traitant de chaque organe, plutôt que de faire un long cataencore se serait trouvé probablement incomplet. J’ai

logue de variétés qui, | ce qu’elle présente des différences

cependant signalé la variété ëndecorum , par qui vont jusqu’à contrarier les caractères génériques.

N. B. Je ne dis rien ici de la synonymie que j’établis ici pour FZ. /pecacuanha, parce que je lai déjà discutée ailleurs. (PL. Rem. Bres. et Par. Intro-

duction , p. XXII.)

EXPLICATION DES FIGURES

1. Feuilles de diverses variétés. — 2. Une des divisions du calice. — 3. Le grand pétale

vu en dedans.—4. Pétale intermédiaire vu en dehors. — 5. Pétale supérieur. —6. Étamines.

— 7. Pistil. — 8. Fleur de la variété ëndecorum.

(x) Toutes les espèces citées ici doivent se trouver décrites dans la cinquième livraison des Plantes

les plus remarquables du Brésil et du Paraguay.

< ms.

D Z = A — = — æ em © em

FE. Blanchard.

nc ere

SPERMACOCE POAYA.

SPERMACOCE POAYA.

FAMILLE DES RUBIACÉES.

S. glaberrima ; foliis oblongo-ellipticis, basi Obtusis , apice acutis ; stipulis setaceo - Mmullifidis ; floribus Capilatis verlicillatisque ; Slaminibus exsertis.

Nom vulgaire : Poaya do Campo.

Description. Pranre glabre dans toutes ses parties. Racine blanche, un peu plus grosse qu’une plume de corbeau » d’un goût peu agréable qui rappelle celui du véritable Ipécacuanha ( Cephaelis Ipecacuanha ). Tice herbacée » Mais dure, ayant de 8 à 1} pouces, droite ou contournée , Simple, quadrangulaire, ordinairement d’un vert jaunâtre. Fevrrixs opposées, sessiles, longues de 10 à 22 lignes, larges de 5 à 9; oblongues-elliptiques , obtuses à la base, aiguës au sommet, d’un vert jaune ou rouge : nervure moyenne proéminente en dessous : nervures latérales au nombre de 12 et également proéminentes : goût des feuilles d’abord trésdoux, puis acide. Srrpurxs intermédiaires, divisées au-delà de moitié en lanières sétacées » longues de 3 à 5 lignes. Freurs disposées en tête terminale, eten même temps verücillées à l’aisselle des feuilles Supérieures : tête de fleurs terminale accompagnée de 2 à 6 feuilles, ovales, aiguës, beaucoup plus petites que celles de la tige, mais en même temps fort variables pour la grandeur : bractées fort petites, inégales , linéaires ou laciniées , à peu près membraneuses , placées entre les fleurs. Carice adhérent » long d’environ 3 à 4 lignes, turbiné, aplati, 4-Hide, couleur de lie de vin; à divisions profondes , oblongues, aiguës, un peuinégales. Cororre infondibuliforme, 4-lide, longue de 3 à 4 lignes, glabre en dehors » d’un bleu céleste ; à divisions semi-lancéolées » étalées ; chargées à la face de poils aplatis, nues à leur sommet. Éramrves au nombre de 4, sortantes, glabres, insérées au sommet du tube de la corolle et entre ses divisions : fi-

N° XIT. I

EN

L Eceng h À L \ À

“man RE EE

lets courts : anthères linéaires, assez longues, 2-lobées à la base, bleues , attachées au filet vers le tiers inférieur de leur dos , mobiles, tournées vers l'ovaire, à deux loges qui s'ouvrent longitudinalement. Necratre épigyne , elliptique, 2-partite. STYLE sortant, glabre , 2-fide ; à divisions contournées en dehors , stigmatiques à leur face. Ovarre adhérent, à deux loges monospermes : ovules elliptiques, à peu près ascendans, attachés à un placenta linéaire qui s’incruste dans une cavité occupant toute la longueur de leur face. Frurr (observé dans la variété 8.) , capsulaire, se séparant en deux coques dont chacune, s’ouvrant au sommet du côté intérieur, forme une sorte de cornet.

Localités. Cette plante est extrémement commune dans les pàturages naturels et élevés de la province des Mines. Elle fleurit de décembre en avril.

Var. 8. pubescens. Cette plante diffère du type principal par ses tiges souvent plus menues , pubescentes au sommet, quelquefois un peu rameuses , quelquefois aussi un peu ailées ; par ses feuilles rudes sur les bords, lésèrement pubescentes et seulement à 4 nervures, par ses stipules un peu pubescentes, découpées jusqu'à la base en lanières plus longues ; enfin par le calice pubescent, à divisions un peu rudes et ciliées.

Localités. Cette variété croît dans des contrées plus méridionales que la précédente. Je l'ai trouvée dans les pâturages naturels près l'habitation de Morongava , province de Saint-Paul, et ceux qui avoisinent la S'erra-de-S.-Xavier dans la province des Missions. Elle fleurit de janvier en avril.

Usages. Dans les parties des provinces de Minas-Geraes et de Saint-Paul où croît le Spermacoce Poaya, on substitue avec succès ses racines pilées au véritable fpécacuanha. Les feuilles sont fort remarquables par leur saveur d’abord très-douce, et ensuite acide ; on les emploie en décoction dans les coliques et les autres douleurs internes.

Observations botaniques. ST. Caractères adhérent, 4-fide, Cororrrin fondibulifor alternes avec les divisions de La Corolle , sortantes ou incluses : filets gréles, anthères linéaires ou elliptiques , attachées à Peu près par le milieu du dos ; MObilles 2-loculaires, s’ouvrant longitudinalement. Sryrr Simple ou 2-fide. Srxc- MATE €? tête quand le style est simple , et placé à la Jace de ses divisions quand d est Lifide. Necraire cpigyne , elliptique > déprimé , 2-partite. Oyaine 2-loculaire , à loges 2-spermes : ovules ascendans ou Presque ascenda sulaire, tantôt se divisant entièrement en deux coques parfait Ouvertes au sommet, tantôt se séparant par le milieu de la

génériques des Srermacoce. — CAr1cE me, hfide. Étamines au nombre de 4,

ns. Frurr Capement closes ou

carpe. Técumenr propre membraneux. PÉRISPERME charnu-corné. placé dans le périsperme , parallèle au plan de l'ombitie :

SIL. Calice. — Quelques auteurs ont attribué à celte plant mais il est évident qu'ils n’ont voulu parler que du limbe. En général, pour éviter toute équivoque, il ne faudrait Jamais dire, commeon l’a fait si souvent, qu’un calice adhérent est 2-5-/ ou 9-partite. En effet ces expressions indiquent que les divisions s'étendent jusqu’à la base, et cela ne saurait avoir lieu lorsque le calice est soudé avec l'ovaire.

S IT. Ovules. — Je montre ailleurs ( Plantes Les plus 7

Emsryon radicule inférieure.

e un calice 4-partite;

emarquables du les Rubiacées à feuilles verticit- ASSEZ profonde ; qu’un placenta ce placenta s’oblitère >» Ct que de graines des Galium , Rubia, etc.

ractère fort singulier se retrouve

la résulte ce creux qu’on observe à la face des On peut voir par ma description que ce ca

chez la plante que je fais connaître 101. Il contribue à Montrer combien sont intimes les rapports des Rubiacées à feuilles verticillées avec celles où les feuilles sont simplement opposées , le fruit 2-Sperme et capsulaire.

S IV. Afnités spécifiques du Spermacoce Poaya. — Cette plante est v d’une autre espèce évalement nouvelle qui croît dans les du village du district de Minas-Novas , la caractérise de la manière suivante :

SPERMACOCE GENTIANOIDES glaberrima ; caule sufjruticoso, ramoso ; foliis oblongis vel Ovato-oblongois seu ovatis , basi obtusis > apice aculissimis ; stipulis acuis , sphacelato-dentatis ; Jloribus capitatis et Sæpe simul verticillatis ; staminibus exsertirs.

Oisine A

Pälurages naturels

appelé Nossa-Senhora-da-Penha. Je

EXPLICATION DES FIGURES

Page 1