N° XXII
et ont bientôt l'apparence d’une caps mürit protégé par elles : à l’époque de la maturité, elles s’ou tomber la capsule, et ensuite elles se referment.
S VIL. Synonyme ; affinités spécifiques. Il serait difficile de dire lequel des deux noms spécifiques 7ugosa et Brasiliana convient le mieux à la plante dont il s’agit ici. Mais la Loi de lantériorité prescrit de donner la préférence
et que le second n'a été proposé qu'en
au premier, puisqu'il date de 1811, 1818. M. Kuntb, en décrivant sous le nom de 2. Brasiliana , une espèce rapportée d'Amérique par M. de Humboldt, avait déjà fait sentir qu’elle
différait du fragment conservé dans l'herbier de M. de Jussieu. La comparaison que j'ai faite de mes nombreux échantillons avec la plante de la Nouvelle-Andalousie m'a prouvé que celle-ci formait une espèce particulière que l’on distinguera facilement de celle du Brésil à ses rameaux el ses pédoncules qui, vus à l'œil nu, ne paraissent potnt hérissés ; à ses feuilles très-sensiblement plus larges, bien plus arrondies à la base, et dont les veines sont rétieulées ; à ses pétioles plutôt soyeux qu hérissés ; enfin aux divisions supérieures du calice qui dans le fruit sont plus petites, orbiculaires et non ovales.
Ï, est intermédiaire entre le D. rugosa et
Le D. elliptica décrit au n° XXII le D. Kunthit, nom que devra naturellement porter à l'avenir la plante de
Ja Nouvelle-Andalousie.
ule bivalve. Le fruit
tance crüstacée ; vrent, laissent
EXPLICATION DES FIGURES
sie. — 3. Pétale grossie. — 4, Une étamine vue du — 7. Coupe de l'ovaire. — 8. Fruit envefigure de grandeur naturelle. — 9. Fruit
1. Bouton très-grossi. — 2. Fleur gros côté du dos. — 5. id. vue de face. — 6. Pistil. sions supérieures du calice :
loppé par les divi istant. — 10. Semence grossie.
surmonté du style pers
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DAVILLA ELLIPTICA.
DAVILLA ELLIPTIQUE.
FAMILLE DES DILLENPACÉES.
D). ramulis hirtellis ; foliis ellipticis, utrinquè obtusissimis, integerrumis ; Crustaceo-Ccoriaceis , Supra sCabris et glabris, subtus pubescentibus reticulatimque venosis; petiolo subtüs villoso; racemis htrsuto-villosis , bracteolatis ; Calycibus sericeis ; petalis 1-6, sub- Obcordatis ; pistillis gemints. |
Nom vulgaire : Gambaïbinha.
Description. Arbrisseau à tige droite, haute de de irès-rameuse , rameaux rougeatres , un peu hérissés nes, Sans stipules , longues d’un pouce à deux pouce de 6 à 18 lignes, elliptiques, trèsfaitement entières, un peu roulée
ux à trois pieds, - Feurres alters et demi, larges obtuses aux deux extrémités > par- S sur les bords, d’une consistance coriace et en même temps crustacée, rudes au toucher à la surface supérieure qui est en outre glabre et luisante, pubescentes à la surface inférieure dont les veines sont disposées en réseau : pétiole long de 6 lignes. Grapres tout à la fois terminales et axillaires , composées, chargées de bractéoles et légèrement hérissées : bractéoles longues d'environ 2 lignes, ovales, aiguës, V croissant avec le fruit ; bord étalées, disposées s
elues. Cazrce très-inégal, à 5 folioles orbiculaires > Soyeuses, d’aur trois rangs; une inférieure très-petite ; deux intermédiaires plus grandes et opposées ; deux supérieures également opposées, très-grandes, fort concaves. PéraLes au nombre de 3 à 6, le plus souvent de % hypogynes, alternes avec les folioles du calice, oblongs , en cœur renversé » lécèrement dentés, glares , jaunes. Érawrnes hypogynes , nombreuses > parfaitement N° XXIITI.
glabres, persistantes : filamens filiformes , un peu aplatis, graduellement épaissis à leur sommet : anthères immobiles, tournées vers les pétales, petites , comprimées, à peu pres orbiculaires et à deux loges; connectif assez large , à peine prolongé en une très-petite pointe; loges obliques , écartées à leur base, s’ouvrant longitudinalement sur les côtés. SryLEs en nombre égal à celui des ovaires, terminaux, flexueux, s’épaississant de la base au sommet, très-glabres, persistans. STIGMATES EN nombre égal à celui des styles, terminaux, peltés. Ovatres au nombre de deux, glabres, 1-loculaires, 2-spermes. Ovures dressés, attachés au fond de la loge par le moyen d'un cordon ombilical fort court. Fruzrs capsulaires, obovés, très-obtus , 1-loculaires, 2-spermes où plus souvent 1-spermes par avortement, renfermés entre les folioles supérieures du calice, qui ont pris de accroissement pendant la maturation, se sont appliquées l'une contre l’autre à la manière de deux valves, et sont devenues longues d'environ 6 L., orbiculaires-ovales , très-concaves , fort obtuses , crustacées, simplement un peu pubescentes, un peu rudes au toucher, jaunâtres. Je n’ai pas vu les semences dans l’état de maturité
parfaite ;
Localité. Cette espèce se trouve dans le district de Minas Novas, au milieu de ces espèces de buissons qu'on appelle carascos. Je l'ai trouvée au mois de mai avec des fleurs et des fruits.
Etymologie. La ressemblance qu'a cette espèce avec le D. rugosa lui à fait donner, comme à elle, le nom de Cambaïbinha. J'ai expliqué le sens de ce mot au n° XXII.
Usages. Dans le pays où croît cette plante, on l’emploie comme vulnéraire, et puisqu'elle est astringente, il est évident que l'on fait une juste"application de ses propriétés.
Observations botaniques. Préfloraison. — Le Davilla elliptica, comme les attres Davilla, comme les Tetracera, V Empedoclea , les Doliocarpus , les Cura-
tella, présente dans Hà préfloraison une corolle arrangée de manière que
le sommet de chaque pétale est recouvert par le sommet creusé en forme de cuillère du pétale Jatéral ou opposé.
EXPLICATION DES FIGURES
1. Bouton grossi. — 2. Les deux. fruits accompagnés d’une des divisions supérieures
du calice.
PL.XXHI
EE. Blancharc. Lith. de Langlume
CURATELLA GAMBAIBA.
CURATELLA ÇAMBAÏBA.
FAMILLE DES DILLEÉNIACÉES.
C. ramulis tomentosis ; foliis ellipticis, latis, obtusis, plus minus rotundo-dentatis , suprä scabris pilisque stellatis compersis, subtus tomentosts ; racemis lateralibus, compositis ; pedicellis calycibusquewillosis ; petalis valdè caducis. :
Nom vulgaire : Cambaïba. |
Description. ARBRE tortueux, petit ou d’une grandeur médiocre: Jeunes rameaux cotonneux (1). Frurres alternes, sans stipules, longues de 3 à G pouces, larges de 2 à 4, très-obtuses, variables pour la forme, largement elliptiques ou elliptiques-ovales, quelquefois elhptiques-orbiculaires ou bien encore presque orbiculaires , à peine échancrées en cœur à leur base, sinuées ou un peu dentées, rudes au toucher à la surface supérieure qui est parsemée de poils étoilés, veinées en réseau à la surface inférieure qui est cotonneuse; les plus Jeunes laineuses ; nervure moyenne proéminente en dessous et même en dessus ; les latérales parallèles, également proéminentes en dessus et en dessous, se prolongeant en une très-petite pointe au-delà du bord de la feuille : pétiole long d’environ 3-4 1., ailé, plus large au sommet, Cotonneux sur les deux faces, convexe en dessous, canaliculé à la surface supérieure : les feuilles tombent chaque année pendant la sécheresse. GRappes sessiles, composées , rameuses surtout dans le bas, longues de 2 pouces et demi à 3 pouces, naissant sur le vieux bois d'un bourgeon écailleux : axe et rameaux aplatis,
(1) Je me sers dans toute cette description du mot cotonneur , comme l’équivalent de tomentosus. . . ÉnS Res -