‹ Plantes usuelles des Brasiliens (volume 2)Chapitre 40 sur 119 · ARMOR 8 "NAPENE PER TT AE LE · texte numérisé non relu

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Ce n’est pas seulement dans la médecine domestique que l'on fait usages de cette plante. Ses tiges très-flexibles fournissent d’excellens liens, et dans quelques cantons de l’intérieur, on s'en sert principalement pour attacher ensemble les diverses pièces des charpentes. Traitées comme l’osier, elles pourraient le remplacer, et l’on en ferait également des paniers et des

corbeilles.

Observations botaniques. — SI. Caractères génériques. — Ayant étudié avec

attention plusieurs espèces de Davilla, je puis tracer les caractères de ce genre avec plus d’exactitude que ne l'avait fait Vandelli. Je les exprimerai de la manière suivante : CALICE trés-négal, croissant avec le fruit; à 5 folioles étalees et disposées sur trois rangs ; l'une inférieure , très-petite ; deux intermédiaires , plus grandes et opposées ; deux supérieures , également opposées; fort grandes ot très-concaves. Pérares 1-6, hypogynes, alternes avec les divisions du calice, un peu onguiculés, le plus souvent en cœur renversé, caduques. Étanixes nombreuses, hypogynes, glabres, persistantes : filamens filiformes, un peu aplatis, le plus ordinairement épaissis au sommet : anthères continues , immobiles , tournées vers les pétales , 2-loculaires , petites, comprimées ; connectif ordinairement assez large à la base; loges le plus souvent obliques, s'ouvrant longitudinalement sur le côté. Ovarres solitaires ou au nombre de deux à trois, uniloculaires , 2-spermes , parfaitement glabres. Ovurss attachés au fond de la loge au moyen d'un cordon ombilical court et cylindrique. STYLES en nombre égal à celui des ovaires, flexueux , épaissis au sommet, parfailement glabres , persistans. STIGMATES.€7 nombre égal à celui des styles, peltés, ombiliqués. Fruits 1-3, capsulaires, indéluscens ou irrégulièrement déchirés par les semences müûres ; renfermés dans les folioles supérieures du calice qui, pendant la maturation, se sont appliquées l'une contre l'autre à la manière de deux valves, et qui sont devenues tres-grandes, fort concaves et crustacées. Sewexce le plus souvent solitaire (par l'avortement d'un des ovules), obtuse , arilée : arile presque complet, ouvert seulement a l'extrémité supérieure , appliqué sur la semence , mais ne lui adhérant pas. Omæiric placé dans le bord de la semence. TécumenrT PROPRE crustacé. PÉRISPERME grand , charnu. Emsrvon droit, très-petit, placé dans la base du périsperme : radicule inférieure , tournée obliquement vers l’ombilic.

SIL Différences des genres Davilla et T'etracera.—La séparation des sexes n’établit aucune différence entre les Davilla et les Tetracera, puisqu'il est

exes | est

des espèces de ce dernier genre qui ont des fleurs hermaphrodites, telles que

le 7! elongata. Le nombre des ovaires auquel M. de Candole attachait de l'importance ‘parce qu'il ne connaissait ce caractère que par la description de Vandelli, le nombre des ovaires, dis-je, ne peut non plus être employé pour faire distinguer les deux genres: car le Davilla rugosa à quelquefois 2 et 5 ovaires ; les D. angustifoliu, elliptica et castanefolia en ont deux; le macrophylla n’en a qu'un, et le fexuosa souvent 3. Le siigmate pelté et ombiliqué des Davilla aidera mieux à les faire reconnaître. Leurs fruits indéhiscens ou irrégulièrement déchirés fournissent aussi un très-bon diagnosüc. Le nombre des ovules et leur adnexion en présente un plus important encore. Enfin le caractère différentiel que lon peut saisir le plus facilement est offert par le calice, non-seulement quand il recouvre le fruit, mais lors même que la fleur est encore ouverte. La disposition des folioles calicinales, telle que je l'ai décrite dans mes caractères génériques , servira à faire distinguer sans peine plusieurs Davilla, confondus dans les herbiers avec les T'etracera, entre autres le D. multflora, qui avait été décrit sous le nom de 7°. mulliflora. (Voy. Dec. Syst. I, p. 400.) |

S IT. Du nombre des pétales dans le genre Davilla. — Comme Vellozo ne connaissait que le D. rugosa, il attribuait à tout le genre une corolle composée de 2 à 3 pétales ; mais qrekyuss espèces en ont 5, et le D. eZliptica en a d’un à six.

S IV. Tige du Davilla rugosa. — Vellozo avait eu soin de dire dans ses manuscrits que la tige de cette espèce était sarmenteuse et grimpante; mais Vandelli s’est contenté de tracer les caractères du genre. Il ne faut donc pas s'étonner si le savant auteur du Systema, qui n'avait sous les yeux qu’un fragment incomplet, a éprouvé quelque incertitude sur la nature de la tige, et sil a dit tantôt que cette plante était un arbre et tantôt qu’elle formait un arbrisseau.

$S V. De la fleur du D. rugosa. —M. de Candole, en décrivant la fleur du D. rugosa (Syst. I, p. 405), a très-bien retracé ce qu'il voyait. Mais ce sont

des fruits plus ou moins avancés que présente l'échantillon qu’il avait sous

les yeux. Les véritables fleurs ne sont ni verdâtres ni roussâtres ; elles ont des pétales d'un beau jaune, et leur calice est étalé.

S VI Histoire du fruit dans le D. rugosa. — Les folioles supérieures du calice, ouvertes comme les autres pendant la floraison, se rapprochent peu à peu après l’émission du pollen, s'appliquent l’une contre l’autre, et recouvrent le jeune fruit; elles croissent avec lui, deviennent ovales d’ Fe qu'elles étaient auparavant; elles se creusent; elles prennent üne consis-

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