‹ Plantes usuelles des Brasiliens (volume 2)Chapitre 65 sur 119 · RER TE · texte numérisé non relu

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1 1/2 à 2 pouces, et par conséquent plus courtes que la feuille, pédonculées, chargées de bractées : branches des panicules assez étalées : bractées fort petites, courtes, à peu près ovales, larges à la base, concaves, membraneuses sur les bords. PrRÉFLoRAïISoN : un pétale extérieur; deux semi-extérieurs ; le 4° recouvert par les bords, nu au dos : étamines droites. Carice fort petit, quadripartite, persistant ; à divisions ovales, obtuses, larges à la base, un peu membraneuses sur les bords. PÉrazEs au nombre de 4, hypogynés, alternes avec les divisions du calice, lancéolées-ovales, obtus, Concaves, blanchâtres. Rupimenr d’étamine absolument nul. Gynorutre très-court, hémisphérique, de consistance glanduleuse , chargé d’un ou quelquefois de 2 ovaires. SryLes en nonîÿre égal à celui des ovaires, presque aussi longs qu'eux, épais, arqués. STiGMATES en nombre égal à celui des styles. terminaux, obtus, obscurément trilobés. Ovaires ovoides-globuleux , obseurément 3-gones , plus arrondis du côté où le S$iyle est arqué , n’offrant intérieurement qu’une loge 2-Sperme. Ovures presque globuleux, suspendus l’un à ‘côté de lauire à la paroi du péricarpe, du côté qui regarde le centre dela fleur. Carsure ayant environ 2 lig. de longueur, irrégulièrement globuleuse, un peu comprimée, rétrécie en pédicelle, un peu ridée, cendrée, terminée par le style persistant : endocarpe crustacé, mince, se détachant du sarcOCarpe avec élasticité, et se séparant en deux valves qui se roulent sur ellesmêmes. Je n'ai pas vu la semence. Inprvrnus mazes. Cazrcr 4-partite, à ‘divisions obtuses. Pérares au nombre de 4, hypogynes, alternes avec les divisions du calice, ovales - lancéolés, obus. Éramines au nombre de 4, hypogynes, alternes avec les pétales. Un RuDIMENT DE »isriL au centre de la fleur (1).

Localités. Cet arbre est commun. dans toute la partie orien-

(Ga) Je dois regretter de ne pouvoir pas m'étendre davantage sur les fleurs mâles; mais le voyageur west pas toujours maître de son temps, et ce sont les seuls détails que j'aie notés.

tale de la province de Rio grande do Sul. Je Vai trouvé depuis les limites de celle de Sainte-Catherine jusqu'aux anciennes frontières espagnoles. Il fleurit en hiver.

Usages. Les habitans du pays où croît le Coentrilho prétendent que son écorce réduite en poudre guérit”les maux d'oreille. Ce remède est évidemment un de ceux qu’une pratique éclairée ne manquera pas de rejeter; mais, pour être estimé, l’arbregdont il s’agit n’a pas besoin qu'on lui prête des vertus imaginaires. Quand il vient dans les forêts, il s'élève; comme je*l’ai dit, à une grande hauteur ,- et il fournit un bois dur, excellent pour

+ , la construction.

ORSERVATIONS BOTANIQUES. — Caractères génériques — Le genre Zanthoxylum, tel qu'il a été conçu par les botanistes modernes, Kunth, de Candole, Adrien de Jussieu ét moi, embrasse le Zanihoxylum et le Fagara de Linné , les Zanthoxylum, Fagara et Ochroxylum de Schreber, le Langsdorflia de Leandro do Sacramento, enfin les Zanthoxylum, Fagara, Pohlana et Ochroxylum de Nees et Martius. Ses caractères doivent être tracés de la manière suivante : FLeurs dioiques. GAïICE petit, persistant, à quatre, cinq, ou plus rarement , trois , six ou neuf divisions profondes. P£TALES en nombre égal à celui des divisions du calice, alternes avec elles, hypogynes, semblables entre eux, caducs, rarement nuls. — Freurs MALES hypogynes. ÉTamines en nombre égal à celui des pétales : filamens libres, subulés: anthères attachées par le dos, mobiles, bifides à la base , tournées vers l'ovaire , biloculaires, s’ouvrant longiütudinalement. RuDIMENT DE rISTIL OÙ DE Gyno- PHORE existant souvent au centre de la fleur. — ViEuURS FEMELLES. ÉTAMINES nulles ou réduites à de simples rudimens. Ovaires au nombre d’un ou deux , ou rarement davantage, libres ou plus rarement adhérens par l'angle qui regarde le centre de la fleur, uniloculaires, dispermes, attachés à un gynoplhore court et le plus souvent globuleux. Ovures suspendus, attachés l’un à côté de l’autre à la paroi du péricarpe, du côté qui regarde le centre de la Jleur. SryLes en nombre égal a celui des ovaires, libres, plus rarement soudés ou quelquefois adhérens par leurs stigmates. CoQuEs au nombre d’une , deux

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ou rarement davantage , libres ou rarement adhérentes par l'angle qui regarde le centre de la fleur, sessiles ou pédicellées, monospermes, bivalves : péricarpe; crustacé ou coriace, se détachant de la partie extérieure du péricarpe et bivalve comme elle. SemExCE à peu près globuleuse, noire, luisante. Oxrvic placé dans le bord de la semence. TÉGUMENT PROPRE double ; l'extérieur crustacé, épais , souvent rempli d’un suc térébinthacé. PÉRISPERME charnu; mince. Emsrvon droit, placé dans l’ate du périsperme : cotylédons grands, planes, orbiculaires ou elliptiques-orbiculaires : radicule-petite, supérieureg atteignant presque l’ombilic (1).

EXPLICATION DES FIGURES

1, Fleur femelle. — 2. Calice. — 3. Pétale. — 4. Pistil. — 5. Coque.

(1) Si l’on veut avoir des détails sur la famille des Rutacées, à laquelle appartient le genre Zanthoxylum, on peut consulter l'Histoire des plantes les plus remarquables du Brésil et du Paraguay,

| Vol. I, et le Flora Brasiliæ meridionalis , vol. I, p.74 et suiv.

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GOMPHIA HEXASPERMA.

GOMPHIA A SIX SEMENCES.

FAMILLE DES OCHNACÉES.

G. glaberrima ; caule arborescente; cortice suberoso ; foliis oblongo-lanceolatis | acuminatissimis , obsoletè serratis, basi acumineque integerrimis, subius aveniis ;ÿ paniculis terminalibus ; ovario 6-7-partito.

Description. PETiT ARBRE tortueux, rameux, glabre dans toutes ,ses parties , à écorce subéreuse. Feurzres alternes, simples, longues d'environ quatre pouces et demi, larges d’un pouce et demi, d’une consistance Coriace, oblongues-lancéolées, très-acuminées, fort aiguës, obtuses à leur origine, obscurément dentées en scie, parfaitement entiéres*à la base ainsi qu’à la pointe qui les termine; nervure moyenne proéminente principalement en dessous ; les latérales nombreuses , fines, convergentes, visibles à la surface supérieure de la feuille , mais ne s’aperceyant point en dessous : pétiole long d'environ 3 lig., convexe en dessous, canaliculé en des-

sus. STIPULES au nombre de deux , naissant à l’aisselle de lä feuille,e

très-caduques. Pantcures terminales, ‘presque sessiles, lonstfes d'environ 4 à 5 pouces : rameaux de la panicule étalés, anguleux : pédicelles longs d’environ 3 lig., anguleux. Cazrcr à cinq folioles oblongues , d’un jaune verdâtre ; deux intérieures membraneuses sur les bords; une demi-intérieure membraneuse d’un seul côté. Pérares au nombre de cinq, hypogynes, alternes avec les folioles du calice, onguiculés, obovés-orbiculaires, très-obtus, égaux, étalés, d’un jaune doré, caducs. Éramines àu nombre de dix, hypogynes , attachées autour du gynobase, dressées, rapprochées; cinq opposées aux pétales, et cinq alternes avec eux : fila-

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