‹ Plantes usuelles des Brasiliens (volume 2)Chapitre 66 sur 119 · PAUL L 2 4 D · texte numérisé non relu

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mens très-courts, persistans : anthères attachées par la base, linéaires-subulées , étroites , tétragones, biloculaires , tournées du côté du pistil, s'ouvrant au sommet par deux pores, marquées de rides transversales et ondulées , se détachant du filet. Sryce attaché au gynobase, placé entre les lobes de l'ovaire , subulé, strié. Sric- MATE terminal , à peine visible. Ovarre unique , composé de six ou plus souvent 7 lobes qui sont parfaitement distincts, obovés , trésobtus, uniloculaires, 1-spermes, attachés obliquement par leur base au sommet d’un gynobase très-court, en pyramide renversé et à six ou 7 angles. Je n’ai vu ni le fruit mür, m1 la semence.

Localités. Cette plante est commune dans le district de Minas- INovas, et dans la partie de la province des Mines appelée le déser& du Rio de $. Francisco. Elle croît au milieu des pâturages parsemés d'arbres toriueux et rabougris ( tabuletros cobertos ).

Usages. Les habitans des pays où se trouve cette: plante emploientson-écorce pour guérir les plaies des bestiaux causées par les piqüres des insectes. Il est à croire que cette écorce agit comme astringente ; et, dans ce cas, on pourrait probablement en faire usage pour les plaies des hommes, ainsi que l’on se sert chez nous d'@&l’écorce des quinquinas.

OBSERVATIONS BOTANIQUES. — S [. Caractères génériques. — Les caractères génériques du genre Gomphia doivent être tracés de la manière suivante : Ca- LICE le plus souvent coloré et-caduc , à cinq folioles ordinaïrement oblongues ; ‘ deux intérieures membraneuses sur les bords ; une demi- intérieure membra-

neuse d’un côté. PÉrALes au nombre de cinq, hypogynes, alternes avec les : divisions du calice, onguiculés, le plus souvent obovés , très-obtus , parfaite- | ment glabres, égaux, étalés, caducs. ErTAMiINEs au nombre de dix , hypogynes, insérées autour du gynobase, dressées, rapprochées les unes des autres ; cinq opposées aux pétales et cinq alternes avec eux : filamens trés-

courts, persistans «anthères attachées par la base, lineaires-subulées , étroites, tétragones, biloculaires , tournées vers le pisil, s’ouvrant par le sommet en deux pores, tombant trés-promptement. NecTAIRE nul. Ovarms unique ,

parfaitement glabre, quinquépartite | rarement 6-7-partite ; à divisions entière=

ment distinctes, obovées , très-obtuses, 1-loculaires » monosperines, obliquement attachés par leur base au sommet d’un gynobase en pyramide renversée, et le plus souvent à cinq angles qui répondent au milieu des divisions de l'ovaire. GYNOBASE composé d’un axe central déprimé supérieur, et d’un gynophore inférieur dont les limites sont impossibles à déterminer (x). Ovute attaché entre le gynobase et le péricarpe, au point le plus voisin du style. Sryie subule , attaché sur le gynobase entre les divisions de l'ovaire. Sricware terminal » a peine visible. Frurr composé du gynobase grossi et devenu succulent, et de 5, ou Par avortement, de 1 a 4 baïes attachées au sommet de ce même gynobase, par- Jaitement distinctes entre elles, obtuses; 1-spermes, formées par les divisions de l'ovaire qui ont pris de l'accroissement. SEMENcE ayant la méme Jorme que la baie. Técuuwsnr ProPRE membraneux. Périseerme nul. Emsrvon droit : co= tylédons grands, pais, elliptiques, très-obtus , convexés au dos, planes a la

face : radicule inférieure, atteignant lômbilie, fort courte, en forme de ma-

melon : plumule visible.

S IL. Du nom qu’il convient de donner aux divisions de l'aire gynobasique. — J’aiemployé quelque part le mot de coques pour désigner les portions de lovaire gynobasique, mais je crois devoir renoncer à cette expression, consacrée pour représenter les divisions closes et séparées d’un-fruit capsulaire (Ex. Malva, Sida, ete.). Le mot éréme , proposé dans un livre écrit avec autant d’élégance que de philosophie , n’a pas été adopté par les botanistes, parce qu'ils ont pensé que la terminologie ne devait point présenter une expression pour chaque modification d’organe. D'un autre côté, en me servant ailleurs du terme de lobe, je n'ai pas été rigoureusement exact . puisque ce terme né désigne véritablement qu’une division qui ne s'étend pas au-delà de moitié. C’est donc le mot division lui-même quil est plus convenable d'employer, précisément parce qu'il est plus vague , et qu'il peut être plus aisément modifié par des épithètes et des explications. L'habitude de décrire des plantes me démontre chaque jour mieux cette vérité , que les formes, variant à l'infini,

(1) Pour plus de détails sur la nature du Gynobase, voyez l'Histoire des plantes les plus remarquables du Brésil et du Paraguay, vol. 1, pag. 89 à 124.

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échappent souvent à la rigueurdes termes techniques, et qu'il y a plus d’avantage à simplifier la terminologie qu’à l’augmenter , parce-qu’alors on a plus de liberté pour avoir recours à des épithètes.: On sera ün peu plus long sans doute ; mais on peindra mieux, et le style deviendra moins barbare,

EXPLICATION DE LA FIGURE

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