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remarquer dans ce genre. Les pétales en effet paraissent sous la forme de lames ou de filets membraneux, d’abord à peine percepübles, long-temps trop petits pour se joindre par leurs bords (de même que cela a lieu dans les Géranium , les Malvées, etc.). Lorsqu'ils ont acquis assez de largeur pour s’imbriquer (par exemple dans le 7°. majus), ce sont les deux pétales insérés sur l’éperon qui recouvrent jes trois autres, dont la préfloraison est tordue. Observons que ce sont ces trois derniers pétales qui, ordinairement plus petits, avortent quelquefois complètement, notamment dans l'espèce qui nous occupe. Observons encore que les pétales extérieurs dans la préfloraison répondent ici aux divisions extérieures du calice : c’est une loi qui paraît générale. Dans les espèces de T'ropæolum, où les pétales sont grands, ils se présentent irrégulièrement chiffonnés à leur sommet avant la floraison : quelques auteurs avaient, pour désigner cette disposition, proposé le nom de préfloraison chiffonnée (præfloratio corrugata ). Mais ce doit être la situation relative des pétales dans le bouton qui constitue la préfloraison, et non l'apparence de chaque pétale en particulier ; eten conséquence ce mode et ce nom ne nous paraissent pas devoir être admis. Quant au T°. pentaphyllum , ses deux pétales, qui ne se touchent par leurs bords à aucune époque , se montrent dans le bouton chacun plissé sur lui-même dans sa longueur. A l’époque où la fleur s’ouvre, les pétales s’étalent : ils ont acquis leur parfait développement, ainsi que les filets que nous avons vus primitivement dressés et qui se recourbent alors. La déhiscence des
anthères a déjà eu heu.
EXPLICATION DES FIGURES
1. Fleur entière vue en dessus. — 2. Fleur vue de profil et coupée longitudinalement. — 3. Anthère. — 4. Coupe longitudinale de l'ovaire.
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COCCULUS PLATYPHYLLA.
| GOCCULUS À LARGES FEUILLES.
C. foliis laté cordifornubus, obsoletè crenatis, subtus tomentosis incanis.
Nom vulgaire : Butua.
Description. Tirer ligneuse, grimpante; cylindrique, striée, glabre à la base ; légèrement aplatie, presque anguleuse, tomenteuse , ferrugineuse au sommet. Frurrces alternes, longues d’environ 3 1/2 à 6 pouces, larges de 41 /2 à 6 pouces, cordiformes, plus ou moins obtuses, légèrement crénelées, glabres en dessus, tomenteuses et blanchätres en dessous, et marquées de nervures proéminentes et brunes; pétioles longs d'environ 3-5 pouces, aplatis, striés, légèrement tomenteux, bruns, insérés environ une ligne en dedans du bord inférieur de la feuille.
Localités. On trouve cette plante dans les forêts de la partie septrionale de la province de Minas-Géraes, dans le district de Minas- Novas.
Étymologie. Il est très - vraisemblable que le mot Butua appartient à la langue des Guaranis, et l’on ne saurait guère douter qu’il n'ait une origine commune avec le mot Æbuta, appliqué, par les habitans de la Guyane, à une plante voisine du Butua du Brésil. Tandis qu'à fort peu de distance de la côte on trouve des langues entièrement différentes du guarani, cet idiome, descendant du Paraguay, s'étend sur le littoral dans une immense étendue de pays en s’avançant fort loin vers le nord, et éprouvant en même temps de grandes modifications. Le peu que nous avons eu occasion d’entre-